@ L’Auteur.
« Je vais, là, devoir être très explicite : lorsqu’un pays, une société, une civilisation, en vient à légaliser l’euthanasie, il perd à mes yeux tout droit au respect. Il devient dès lors non seulement légitime, mais souhaitable, de le détruire ; afin qu’autre chose, un autre pays, une autre société, une autre civilisation, ait une chance d’advenir. » (Michel Houellebecq, »Le Figaro« du 5 avril 2021). »
Absolument pas d’accord avec ce point de vue, ou est exploitée la définition de l’euthanasie.
Pour un peuple, avoir dans sa législation, une loi touchant à « l’euthanasie » dans le cadre unique de la fin de vie est plutôt une preuve d’évolution que de régression, le « malade » ayant enfin le droit pour une fois dans sa vie de décider de sa propre existence.
Evidemment que ce principe va à l’encontre de la religion chrétienne, nous n’attendons plus que l’être suprême décide de nous rappeler, mais d’aller à lui serein.
Une fin de vie libre et choisie est peut être le droit le plus fondamental de l’être humain, elle s’oppose évidemment à l’acharnement thérapeutique qui est hélas un peu trop souvent pratiqué brisant le fameux serment d’Hippocrate ou violant une partie de l’article 14 de la charte européenne d’éthique médicale ou le médecin doit respecter la volonté du patient.
Alors qu’aujourd’hui il s’arroge le droit d’en décider autrement sous des prétextes par moment plus ou moins fallacieux (perte de conscience, ignorance thérapeutique, etc).
Evidemment qu’une fin de vie libre et choisie se doit d’être encadrée par des textes, définissant non pas les moyens mais les causes pouvant être l’objet de la demande (incurabilité, souffrance, etc, etc). Evidemment aussi que ce choix doit être fait en pleine conscience et avant.
Bien sur qu’aux moments ultimes les être proches, souvent préfèrent que la personne reste encore un peu plus longtemps, et abondent dans le maintien de la vie à tout prix, sentiment un peu égoïste ne respectant pas ou interprétant en leur faveur la pensée du « malade », n’acceptant pas le départ de l’autre.
Sachant une fin inéluctable, est il déraisonnable de vouloir partir dignement juste avant la ou les dégradations ultimes connues, vous conduisant à la mort, je ne pense pas.
Les détracteurs de cette proposition arguerons que tout est possible, et prendrons comme exemple des cas extrêmes de « guérison » en vous jetant à la figure ;
— Si on vous avait écouté, à l’heure d’aujourd’hui il serait mort !!!!!
Est ce une « énième » loi contre l’acharnement thérapeutique, dont aujourd’hui on
peut s’exempter par le DMP (dont je ne suis absolument pas sur qu’il soit lu par le praticien avant d’appliquer son traitement) Probable, mais le problème reste d’actualité. Avoir ou non le droit de décider de sa fin (hors suicide) lorsque que l’ont est atteint par des maladies incurables, ou maladies dont l’issue est connues depuis bien longtemps me paraît raisonnable.