Tous nos modèles économiques sont faux et sont du niveau de la théorie des épicycles en astronomie. Ce n’est pas nouveau.
Les pénuries alimentaires contemporaines ne sont pas nouvelles. Sur les 7 premières années de ce siècle, six furent déficitaires au niveau mondial et comme on avait eu l’idée absurde de passer au « zéro stock flux tendus » (pour économiser le coût du stockage) en 2007, ces stocks connurent un plus bas niveau historique depuis des décennies.
Avec les cultures de céréales/soja destinées à finir à 90% en chaleur dans l’atmosphère (via le bétail) on nourrirait plus d’un milliard d’humains. Un tiers de l’énorme récolte de maïs aux USA fini dans les réservoirs des automobiles, 4x4 y compris.
Une poignée de gros exportateurs pour une humanité croissante qui aspire à imiter notre modèle viandard complètement imbécile (il faut 7 fois plus de terres, eau, énergie pour nourrir un non végétarien).
Les cours des céréales objet de spéculation boursière et peu importe si le coût de l’alimentation, dérisoire dans le budget occidental comparé au passé récent (années 1960), fait passer la part dans un budget haïtien de 50% à 80%.
On est aussi crétin pour gérer la sécurité alimentaire de l’humanité que pour gérer une épidémie mineure.
On a mis en place tous les ingrédients pour un scénario catastrophe dans un futur que personne n’aura prévu (la faute à « pas d’bol » comme toujours), même si (pour les riches) on a encore des cartes majeures à jouer pour gérer ce problème.