@chantecler
L’Auteur n’a pas tort tout de même au niveau des malfaçons, elles sont hélas bien réelles.
« La conception d’une centrale nucléaire sur le papier et sa réalisation potentielles sont liées »
J’ai au début de mon parcours professionnel, participé (certes infiniment peu) à la partie papier et bien après à une partie réalisation.
Je n’ai qu’un seul mot à dire à ce sujet ; Edifiant !
Je ne compte plus le nombre de fois, ou j’ai vu des conceptions faisant fi de la réalisation, ce qui à chaque fois se termine par un combat entre les parties, qui peut hélas commencer très tôt. Se résumant globalement à
« J’ai pensé, vous faites !. Oui mais vous avez oublié ça, mal vu ci ! Avec en réponse c’est vous le sachant vous auriez en tenir compte et vous avez signé, vous devez faire point barre. L’ultime étant c’est moi le client....)
Rajoutez à cela, sur la partie conception, la mise à jour des règles, des normes, etc, liées aux »incidents« nucléaires et vous obtenez en partie une difficulté importante de réalisation des matériaux et quand à leur assemblage n’en parlons pas.
Il existe un monde entre la conception et la réalisation. J’ai souvent vu dans ma carrière des évolutions que je qualifie de »laboratoire« . Certes elles étaient innovantes et difficilement critiquables car amenant du progrès.
Mais quand il s’est agit de les mettre en oeuvre »sur le terrain« , la reproduction des conditions de »pressions et températures" comme l’ont dit, se sont révélés pour certaines, difficile, voire impossible.
Dans les difficiles, certaines malgré l’innovation ont été abandonnées soit à cause de leur délai de mise en oeuvre mais plus souvent par le surcoût.
Pour moi, l’EPR est l’exemple d’une brillance d’esprit déphasée de la réalisation.