@Lynwec
C’est dommage que vous n’ayez cité que l’introduction du texte. Je soulève une question dans cette introduction et je développe la réponse ensuite.
"Nous savons tous en effet que les directions de ces organisations sont
fermement opposées au Frexit.
Il s’agit pour nous d’exprimer le plus clairement possible les
aspirations de la masse des travailleurs afin de les diriger
vers la prise du pouvoir. La sortie de l’UE est une aspiration
populaire. Rappelons que le peuple a clairement indiqué lors du
référendum de 2005 qu’il ne veut pas de cette UE. Il avait pourtant
subi une propagande effrénée relevant du bourrage de crâne.
Toutes les radios, les télés et les journaux n’avaient fait que de
vanter les avantages de l’UE en prédisant d’ailleurs que le vote
pour le « Oui » allait l’emporter.
Par ailleurs, les travailleurs n’ont pas d’autres solutions
pour se mobiliser massivement que de
le faire dans le cadre de leurs organisations traditionnelles quel que
soit d’ailleurs ce qu’ils en pensent. Ils aspirent à l’unité
de leurs organisations. Le bilan de la dernière élection présidentielle
est de ce point de vue clair. S’il y avait eu un seul candidat
à la place de Hamon et de Mélenchon, il aurait été élu. Les
travailleurs veulent cette unité.
Il n’y a donc de contradiction que pour ceux qui ne raisonnent
qu’avec la logique formelle. Or, les marxistes manient la
dialectique. Il n’y a pas de contradiction, par exemple, entre les états
« solide », « liquide » et « gazeux ».
L’eau est un liquide qui peut être solide (la glace) ou gazeux (la
vapeur d’eau). Ce n’est qu’une question de température. La dialectique
est dans la nature comme disait Engels.
Elle est aussi, et surtout, dans la lutte des classes. En proposant un
gouvernement PCF/PS/FI qui organise
la sortie de l’UE, nous voulons « faire monter la température ». Nous
n’adressons pas cette demande aux seules directions des
organisations mais aussi à l’ensemble des travailleurs et des
militants. C’est la voie qui permet de
les mener vers la victoire car, si les directions-traitres leur barrent
le chemin, ils devront les bousculer.
Elles devront céder ou d’autres prendront leur place.
C’est ainsi que se regroupe et se forme une avant-garde."