@PascalDemoriane
Bonsoir Pascal,
Le terme « poutinolâtre » que j’ai employé concerne l’admiration inconditionnelle pour Poutine que nous retrouvons souvent sur AgoraVox. Nombre d’intervenants n’ont jamais émis la moindre critique le concernant. Souvent ces mêmes intervenants se disent de « gauche ». Je suis en droit d’attendre de personnes qui prétendent être plus ou moins socialisantes qu’elles m’expliquent pourquoi ils admirent, par exemple, un archi-milliardaire qui a en plus accumulé sa richesse par des méthodes de gangster comme les 60 autres oligarques russes. Je veux dire par là que, avant même de parler de la crise ukrainienne, il y a lieu, pour le moins, d’avoir des jugements nuancés sur cette personne. Or, de nuances, je n’en trouve aucune. Je ne trouve que des louanges pour des actes tout de même critiquables. Il a décidé d’envahir un pays. Je demande à tous ceux, et ils sont nombreux sur AgoraVox, qui approuvent cela s’il y a d’autres cas où ils approuvent l’invasion d’un pays. Je ne crains pas de faire de l’anti-poutinisme. Tu pourrais même dire de l’anti-poutinisme-primaire. Je pense beaucoup de mal de lui comme pour tous les autres dictateurs. Je n’ai jamais vu autant de personnes vanter les mérites d’un dictateur. Ils n’ont apparemment aucune gêne à se trouver pleinement d’accord sur ce point avec toute une extrême-droite mondiale. J’avais déjà eu à faire cette démonstration pour el-Assad. Je suis prêt à recommencer pour Poutine. Je tiens à dire que je déteste ce dictateur autant que tous les autres et que je tiens, sur ce point, à me démarquer de tous les groupes et militants d’extrême-droite. Cependant je refuse les amalgames. Il n’y a aucune Russophobie chez moi. Il faut cesser cela. Il est tout de même possible de critiquer des dictateurs comme Hitler, Staline ou Franco sans se faire traiter respectivement de germanophe, russophobe ou hispanophobe.
Je ne comprends pas tout ce que tu dis. Tu utilises souvent le pronom très indéfini « on ». Il semble que dans ton esprit, il sert souvent à désigner les français. Or, tu sais très bien que je ne vois pas d’intérêt commun entre Bernard Arnault et une femme de ménage par exemple. Je préfère parler de lutte de classe. La concurrence entre le capitalisme français et le capitalisme allemand n’a d’intérêt que si nous parlons des travailleurs des deux pays.
Je m’en tiens-là pour ce soir. Je reviendrai demain.