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Commentaire de Hervé Hum

sur Les FOURMIS ont-elles quelque chose à nous apprendre ? Ou bien le savons-nous déjà ?


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Hervé Hum Hervé Hum 30 juin 2022 15:27

article qui renvoi à mes propres articles, notamment le 1er intitulé, « la fourmi dans la fourmilière ».

Dans celui-ci, j’écris que si on considère la fourmilière en tant qu’individu, alors les fourmis sont pour elle des cellules et non des individus à part entière.

La fourmi étant un individu particulier qu’entre les fourmis elles mêmes, mais dès lors où elles considèrent la fourmilière, alors, elles ne sont que des cellules et qui doivent impérativement coopérer entre elles dans le sens de l’intérêt collectif ou général définit par la fourmilière selon les conditions de son environnement et non selon les conditions particulières de chaque fourmi. Les fourmis savent naturellement que l’intérêt général est la somme des utilités particulière et en aucun cas la somme des intérêts particuliers. Savent logiquement que la somme des intérêts particuliers signifie l’absence d’intérêt général, sauf si l’intérêt particulier est subordonné à l’intérêt général, donc, qu’il se trouve dans son utilité particulière.

Autrement dit, où la relation causale entre l’utilité particulière (qui n’existe que vis à vis de la collectivité, puisque vis à vis de soi cela n’a aucun sens) et l’intérêt particulier (l’intérêt général plaçant chacun vis à vis de son utilité) place l’utilité devant l’intérêt particulier.

De fait, le principe selon lequel l’individu perd son individualité particulière vis à vis de la collectivité auquel il appartient se retrouve chez l’humain et cela donne au stade actuel le citoyen pris dans sa collectivité qu’est la nation.

Sauf un détail que vous relevez sans pouvoir aller au delà de sa simple évocation, le fait qu’à la différence des fourmis, l’humain est son propre prédateur et qui dans une fourmilière reviendrait à avoir un cancer.

Ainsi, vous pouvez observer que les individus composant un pays laissent de coté leurs rivalités lorsqu’une menace extérieure se présente. De telle sorte que l’effet d’échelle joue à plein, puisque la menace extérieure est vu comme une menace de mort ou d’aliénation, tandis que la rivalité intérieure ne consiste pas (forcément) à tuer la collectivité, mais à définir son mode hiérarchique.

Bref, un principe est invariant fondamentalement (dans ses conditions d’existence), mais chaque échelle a sa propre forme. Ici, je ne crois pas que les fourmis d’une même fourmilière ont l’habitude de s’exploiter et/ou de s’entretuer ! C’est que (entre autres différences) toutes les fourmis s’identifient totalement à leur fourmilière, d’autant qu’elles ne peuvent survivre sans elle, tandis qu’un humain peut facilement changer d’identité voir n’en reconnaître aucune sans pour autant en mourir. Et voir dans la nation qu’un instrument de domination de ses congénères.


Enfin, les fourmilières peuvent coopérer entre elles, mais le plus souvent elles se font la guerre, car si à l’intérieur d’une collectivité quelconque (quelle que soit l’échelle) la coopération est l’ordre premier, directeur, vis à vis de l’extérieur c’est la compétition qui est l’ordre premier et où la coopération est l’exception, dépendant des conditions environnementales.


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