@Pascal L
’’ Dieu a au moins l’avantage de remplir une case’’
L’idée de divinité(s) est venue à l’aube de l’humanité pour expliquer les phénomènes inexpliqués. Plus la connaissance avance, plus le domaine attribué au divin reflue.
Reste ce que vous indiquez : la ’’cause première’’, l’intention créatrice et l’établissement des lois de la physique qui vont ordonnancer le monde (création dynamique et continue de l’univers).
L’alternative purement scientiste étant que pendant des éternités, des évènements aléatoires se produisent dans le ’’vide’’, mettant en oeuvre des particules, et qu’au bout d’un nombre quasi infini de ’’tentatives’’ une combinaison de caractéristiques permettant un univers viable est survenue. Einstein disait que Dieu ne joue pas aux dés, mais s’il n’y a pas de Dieu, il ne peut alors rester que les dès.
L’idée d’une ’’conscience’’ immanente au niveau des particules élémentaires ne peut être qu’une métaphore, car une conscience nécessite une complexité structurelle sans commune mesure. Congédier Dieu pour le remplacer par une conscience dans un nuage de quarks, c’est donc une religion de quarkers 
Dans l’hypothèse de Dieu en tant que cause première, reste à établir quelle est l’intention. Les religions abrahamiques considèrent que l’objectif divin est que l’intelligence émerge en bout de chaine (métaphore du dernier jour de la création), c’est à dire l’homme, son esprit et libre arbitre étant à l’image de Dieu, il peut choisir le bien ou le mal dans ses actions et son choix d’adhérer au message divin, considéré par ces religions comme ayant été révélé. Pour le christianisme, la révélation annoncée par les prophètes est accomplie par Jésus.
Donc à la question de l’article ’’à quoi sert Jésus’’, la réponse dépendra de la foi de chacun : un Sauveur, ou un modèle moral, ou un mythe instrumentalisé par les puissants.