@pemile
Parce que vous pensez qu’il n’y a pas eu d’action de démarchage pour attirer l’Ukraine dans le giron occidental ? La progression vers l’Est de l’emprise UE/OTAN résulte d’une stratégie, on a enjoint les peuples occidentaux, à la ’’solidarité européenne’’ pour les ’’arrimer à la démocratie’’, etc.. L’objectif est de renforcer la puissance du bloc occidental et de réduire celle de la Russie. Pourquoi pas, mais il faut peser les conséquences de chaque étape sur notre sécurité et celle du continent, et l’Ukraine était clairement une ligne rouge, comme si la Russie entrainait le Canada dans son bloc de défense.
On pouvait parfaitement passer des accords de coopération sans intégration à nos instances économiques, et des accords de garantie militaire de souveraineté. Or on peut le constater, c’est bien la perspective d’une intégration de l’Ukraine à l’OTAN qui a été le déclencheur, lancée en 2008 mais mise alors en sommeil (notamment France et Allemagne avaient repoussé), réactivé après Maïdan. Et c’est une relance plus accentuée encore en 2021 qui a allumé la mèche (après le dernier déplacement de Macron à Moscou début février, le commentaire côté russe est que Macron ne pouvait pas prendre d’engagement pour l’OTAN).
Désormais des pays comme les Pays Baltes ou la Finlande se sentent menacés, et il y a hostilité ouverte de la Russie à l’encontre de tout l’occident, alors que nos pays trouvaient intérêt à une détente et coopération. On a bradé nos intérêts, et ça n’a certainement pas été bénéfique pour l’Ukraine qui a de nombreuses victimes, une partie de sa population exilée, ses infrastructures et certaines villes en ruine, et qui sera fatalement en partie démembrée.