@Opposition contrôlée
En fin de compte, ambition (=espoir) et peur sont presque équivalents. La peur de mourir d’un virus mortel peut être associée à l’espoir de ne pas en mourir (et accepter n’importe quoi pour réaliser cet espoir). Un système pyramidal prend bien soin de laisser à chacun un peu d’espoir (par exemple en médiatisant au maximum des pauvres qui réussissent) sinon personne n’accepterait d’être larbin. Finalement c’est effectivement l’espoir de vouloir s’en sortir qui crée le larbin et donne le pouvoir à la tête. Quand on n’espère rien, on est libre et ingouvernable.
Et rouler les gens en leur donnant de faux espoirs n’est pas si dangereux : car ce n’est qu’en vieillissant qu’ils constatent qu’ils se sont fait rouler : mais les vieux ne sont pas agressifs, on peut même les piquer pour leur bien, ils en redemandent.
Il y a quand même un autre problème. Si la société ne créait aucune peur et forcément peu d’espoirs (ce qui serait la normalité en somme, ce qu’un esprit sain devrait recherché), alors la majorité serait amorphe, insatisfaite. Pour moi, c’est une forme de sadisme, d’impuissance (de décadence) : la misère des uns fait la motivation des autres. Et un exemple concret est l’explosion de l’URSS : pas de prostitution, pas de SDF ou de chômeurs avant la dislocation, mais cette normalité n’est pas motivante, beaucoup ont déchanté avec le capitalisme (et ont permis à d’autres d’être plus motivés).
Ma conclusion, c’est le sadisme qui règne dans un système pyramidal. Un chef ne pourra jamais être bon, car il faut être fou (ou sadique) pour croire qu’on va bien mener les autres en commençant par leur supprimer ... leur liberté.