@Eric F
« Aucun autre pays de l’UE n’a un budget social de 32% du PIB comme la France ni la semaine de 35 heures, les taux d’imposition diffèrent selon les pays, etc. »
Ceci est à considérer dans son contexte particulier pour chaque Nation. Tout est question de point de vue. L’Etat peut assurer un haut niveau de « services publics », ceux-ci étant payés par les impôts (divers et variés). Ou bien assurer un bas niveau de services publics, avec une réduction évidente de ses dépenses. Les citoyens réglant rubis sur l’ongle, au secteur « privé », les prestations des marchés abandonnés par l’Etat.
En Suisse, par exemple, les trains de montagne fonctionnent avec une grande régularité, même si, durant certains créneaux horaires, les wagons sont presque vides. C’est un « service public ». Dans le « privé », les « créneaux horaires » non « rentables » sont supprimés. C’est ce qui distingue un service « public » d’une « prestation payante ». Seule la « rentabilité » est prise en considération.
Une système de retraite par « capitalisation » profite à des « sociétés privées d’investissement ». Les « retraites » deviennent, par conséquent, un secteur financier comme un autre. Les retraites, gérées par l’Etat, n’ont pas cette obligation de produire des profits.
Il faudrait tout mettre sur la table et bien y réfléchir. Dès que l’économie financiarisée « captatrice » entre dans le bal, c’est pour réaliser des profits. Un Etat souverain, lui, rend un service public.
On peut toujours venir dire que l’Etat « dépense trop d’argent » pour ses services publics et faire alors miroiter que le secteur privé fera « mieux ». C’est simplement le « citoyen » qui paiera, finalement, l’addition. Et celle-ci sera plus élevée parce qu’il y aura des « profits » à nourrir. Dans l’absolu, l’Etat ne fait pas de profits. S’il en fait, il peut toujours les ré-investir dans ses services publics ou des actions sociales.
Mais la « concurrence libre et non faussée », si chère à l’Union européenne, est devenue une caractéristique incontournable de la direction économique prise par l’UE. A ce titre, l’Etat français n’est plus « autorisé » à soutenir certaines activités économiques. C’est d’une grande débilité.
Les exemples des « autoroutes » ou de la « française des jeux » est simplement une affaire déconcertante. Tout ce qui rapporte à l’Etat, qui pourrait être ré-investi au service de la Nation, doit être privatisé, au nom de la sainte concurrence libre et non faussée, et tout ce qui coûte à l’Etat doit réduire sa voilure. Les services publics passent à la trappe.
Par conséquent un budget « social » de 32% du PIB, ou la semaine des 35 heures n’est certainement pas un problème si l’Etat reste « maitre » de ses recettes. Dans le contexte de l’Union européenne ceci est devenu impossible.
Il est « beau » le droit européen.
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