Bonjour Xavier Dupret,
Je dois avouer que je n’ai pas lu tout votre article (pardonnez-moi)
qui me semble dépasser le cadre régulier des contributions à AG. Permettez-moi cependant
une remarque :
Il me semble que réduire, dans un pays, le temps de travail sans
réduire le niveau de vie des salariés conduirait à augmenter les coûts d’activité,
de production donc entraînerait des pertes de parts de marché dans le
cadre du grand marché planétaire, en voie d’instauration, caractérisé par la
libre circulation des marchandises, des services et des capitaux.
Une façon d’échapper à cela pourrait consister à trouver
des gains de productivité. Hélas, même dans ce cas, lesdits gains seraient rapidement
copiés dans d’autres pays sans réduction du temps de travail (car la loi
de l’exploitation maximale de l’homme par l’homme primera), si bien qu’il y
aurait encore et toujours perte de parts de marché.
Il me semble donc que la décision de réduire le temps de
travail est quasiment incompatible avec le concept de grand marché mondial qui transfère
le pouvoir politique au monde économique, qui met en concurrence les salariés
au niveau planétaire. La décision de
réduire le temps de travail devra être collective ET planétaire, ou ne sera pas,
donc ne sera pas, à l’image de ce que l’on observe aujourd’hui sur
l’impossible accord de réduction des émissions des gaz à effet de serre.
Expliquez-moi, s’il vous plaît, où est l’erreur de
raisonnement puisque vous êtes économiste. Merci d’avance.