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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Inception de Christopher Nolan

Inception de Christopher Nolan

Ce film annoncé comme l’événement cinématographique de l’été, sinon de l’année, est une déception sans pareille. Les effets spéciaux et un budget fastueux ne parviennent pas à sauver cet opus de son imagerie confuse et pompeuse.


Dom Cobb est un voleur confirmé, le meilleur dans l’art périlleux de l’extraction ("inception" en anglais). L’extraction consiste à s’approprier les secrets précieux d’une personne, enfouis au plus profond de l’inconscient pendant qu’elle rêve et que l’esprit est le plus vulnérable. Le milieu de l’espionnage industriel convoite Cobb pour ses talents.

Dom Cobb est alors un fugitif recherché parce qu’on croit qu’il a assassiné sa femme. Une ultime mission pourrait lui permettre de retrouver sa vie antérieure et de revenir chez lui, auprès de sa famille. Sa tache, et celle de son équipe, serait, non de subtiliser une idée, mais d’en implanter une dans l’esprit d’un jeune industriel dont le père vient de mourir et dont la concurrence souhaiterait qu’il détruise l’empire. Si Cobb parvenait au but fixé par le magnat japonais, qui a recours à ses services, il serait parvenu au crime parfait. Soit un crime exécuté par la victime elle-même. D’autant que Cobb a déjà réalisé cette prouesse sur sa propre femme, en la persuadant que ce qu’elle vit est irréel. Cette idée d’existence virtuelle rongera la jeune femme au point qu’elle se jettera par la fenêtre, peut-être pour tenter de se réveiller...Concept séduisant et très à la mode dans notre monde moderne, où nombre de personnes se croient manipulées par l’opinion et les pouvoirs en place. Cependant, aucune stratégie n’a pu préparer Cobb et son équipe à un ennemi aussi dangereux, qui semble avoir toujours une mesure d’avance.

Marion Cotillard. Warner Bros. France


Certes, l’idée était intéressante, encore qu’il soit difficile de transcrire l’abstrait en images. Pour y parvenir, il aurait fallu la traiter de façon plus lisible, plus sobre, plus simple. Ici la technique et les effets spéciaux sont à ce point envahissants que l’émotion et l’envoûtement sont quasi impossibles, même lorsque le cinéaste nous révèle le talon d’Achille de son héros : le suicide de sa femme et l’éloignement de ses enfants. Ces quelques scènes réussies, grâce à l’interprétation de Leonardo DiCaprio, sont malheureusement noyées sous un déluge de bruit, de scènes désordonnées et sans suite qui nuisent à la compréhension et à l’adhésion du spectateur. On a le sentiment, non d’évoluer dans un songe, mais de se débattre dans un cauchemar violent et fatalement incohérent. Est-ce là le rêve supposé du XXIe siècle ? Et dire que quelques critiques parlent déjà de chef-d’oeuvre. Christopher Nolan serait-il arrivé à leur implanter dans le cerveau qu’il est l’auteur du film le plus intelligent et audacieux jamais réalisé ? Serions-nous en pleine confusion et quelques scènes originales suffisent-elles à sauver cet opus de son impact désespérément brouillon et pompeux, dont les personnages n’ont aucune chair, aucune crédibilité, aucune réalité ? Et que sont allés faire dans ce foutoir l’excellent acteur DiCaprio et la charmante Marion Cotillard qui ne sont pas parvenus à atténuer la désillusion provoquée en moi par cette projection ? C’était le début de l’après-midi, il pleuvait... J’aurais mieux fait d’aller marcher sous la pluie en compagnie des mouettes et des goélands.
 

Leonardo DiCaprio. Warner Bros. France

Nous sommes confrontés en permanence à un délire onirique où plusieurs rêves, à divers stades de profondeur, s’emboîtent les uns dans les autres. Pour nous convaincre du bien-fondé de sa démonstration, Christopher Nolan ne lésine pas sur les effets spéciaux, les combats en apesanteur, les constructions virtuelles qui s’écroulent et tous les truquages possibles et imaginables que la technique est désormais capable de concrétiser, cela redondants et apocalyptiques à souhait. Sans compter avec la musique tout aussi redondante et appuyée qui est censée accompagner notre plongée en apnée dans ce labyrinthe assourdissant et ubuesque. Oui la musique agresse autant nos oreilles que les images embrouillent notre esprit. Les spectateurs français se laisseront-ils séduire par ce déluge de technologie qui a nécessité des sommes colossales et bénéficié d’une médiatisation incroyable - je dirais d’une propagande - et dont la mission n’est autre que de nous en jeter plein la vue. Raté. Le colosse aux pieds d’argile accouche d’un nain.


Moyenne des avis sur cet article :  2.79/5   (29 votes)




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19 réactions à cet article    


  • buenavista 22 juillet 2010 10:56

    Hello,

    J’ai vue le film hier et je suis en complet désacord avec l’article. Ca faisait longtemps que je ne m’étais pas régalé comme ca au ciné !!!

    Bye


    • ankhepher 22 juillet 2010 12:49

      Bonjour,


      je suis entièrement d’accord avec l’article, trop long(au bout de deux heures de film, la fin paraissait encore très lointaine), et la fin est tellement bâclée !!!, beaucoup de bruits(dés le début, les tympans en prennent un sérieux coup), mal ficelé : la soi disant importance du totem qu’Ellen Page n’utilise jamais en fin de compte, devoir aller dans la tête d’un grand financier pour qu’il détruise son patrimoine pour en faire profiter un autre, c’est un peu tirer par les cheveux, et beaucoup d’autres détails..., je ne suis pas contre l’idée d’implantation d’idée dans l’inconscient collectif(ce qui se fait déjà, sans que personne ne s’en rende compte, je crois pour absence de totem !!! lol !!!).
      De gros moyens, les effets ne sont pas si terrible que ça à la final, j’ai réussi à suivre les différents niveaux, mais c’est quand même l’embrouille total, je parle moi au niveau d’esprits simple qui croient en prendre plein la vue, l’idée leur a été planté, que va t il germer.... ???

      Ça me fait penser à un baromètre qui mesurerait l’acceptation aveugle du publique, et pouvoir encore mieux lui suggérer, ou lui imposer de façon insidieuse des idées...

      A bientôt.

      • eSka 22 juillet 2010 12:59
        Je n’avais jamais pris le temps de m’inscrire sur un quelconque site d’information pour réagir à une critique ou à un article, mais devant un tel flot de critique convenues pour affirmer votre originalité/supériorité face à la vox populi et au reste de la critique. Il était inconcevable que je n’y réagisse pas.

        Le commencement sera aisé, et j’attaquerais donc par la première chose que l’on découvre d’un film : son titre. Quelque soit la langue dans laquelle vous avez vu ce film (j’espère pour vous en francais, étant donné les capacitiés linguistiques dont vous faites preuve dans la simple évocation du titre), « Inception » ne signifie pas du tout Extraction comme vous l’affirmez avec un naturel abérant. Une simple vérification sur un traducteur francais-anglais vous aurait permis de découvrir que « Inception » signifie « début » ou « commencement », soit l’implantation d’une idée (l’exact opposé de ce que vous dites). Je commence dès la lecture de cette phrase à douter de votre compréhension du film.

        Bien heureux je suis, d’être déjà allé voir le film, car il vous manque une qualité indispensable aux critiques de qualités : ne pas trop dévoiler l’intrigue, au risque d’émousser le plaisir du futur spectateur.

        Je ne vous remercie pas, dès votre deuxième paragraphe, de dévoiler une des clés du film : le fait que noter héros, Cobb a déjà effectué une Inception sur sa femme décédée. Quel bonheur de lire après 10 lignes, LA révélation des 10 dernières minutes du film ! Et comme si ça ne suffisait pas, vous en dévoilez également le contenu (de l’Inception) ! 

        « Concept séduisant et très à la mode dans notre monde moderne, où nombre de personnes se croient manipulées par l’opinion et les pouvoirs en place. » Y a-t’il vraiment un lien avec la vie « virtuelle » rêvée de la femme de Cobb ou bien souhaitiez-vous juste lancer sous nos yeux un constat d’une originalité folle (oui, c’est ironique) pour nous montrez que Oui, vous avez tout compris au monde qui vous entoure ?

        « Cependant, aucune stratégie n’a pu préparer Cobb et son équipe à un ennemi aussi dangereux, qui semble avoir toujours une mesure d’avance. » Vous avez dû ici faire une ellipse ou bien avez vous rêvé le morceau de prose qui définirait quel serait le mystérieux ennemi auquel vous faites ici référence.

        « Pour y parvenir, il aurait fallu la traiter de façon plus lisible, plus sobre, plus simple. » Cette phrase résume pour moi l’ensemble de votre critique du film : il faut plus de sobriété et moins d’effets spéciaux. Je peux concevoir que vous préfériez les films avec une trame plus simple et des effets de manche moins tape-à-l’oeil, mais à quoi bon vous attendiez-vous en allant voir un des plus gros blockbusters de l’été ? Du cinéma d’auteur ?

        « scènes désordonnées et sans suite » vous avez peut-etre perdu le fil car il y a 3 niveaux de narration simultanés et imbriqués, mais les scènes ne sont absolument pas désordonnées, et la suite en est tout à fait logique (sauf exception avec les incursions du subconscient de Cobb).

        Votre dernier paragraphe est le clou du spectacle. Vous y parlez, enfin, de l’idée de rêves imbriqués, qui est la clé de voute de ce film. Je désespérais de vous voir aborder le vrai sujet. Bravo, cela tient en 1 ligne et demi !

        Je passerai rapidement sur vos commentaires sur le budget titanesque du film.. Sans plaisanter ? Ils avaient un peu d’argent pour ce film ? Jamais on n’y eut cru !

        Et quelle magnifique conclusion vous nous offrez : « Raté. Le colosse aux pieds d’argile accouche d’un nain. » N’ayant eu aucun mal à suivre l’intrigue du film, je me pensais capable de comprendre votre discours. Mais là, vous m’avez perdu. Quel est donc ce colosse aux pieds d’argile ? Bref, vous avez raison, finir sur une référence culturelle donne l’air intelligent !

        Ce n’est pas parce que vous n’avez pas aimé le film, que vous devez gâcher le plaisir des futurs spectateurs en dévoilant le film par anticipation. Que diable vous est-il passé par la tête pour dévoiler ainsi les secrets du film ? La critique s’apprend, visiblement vous vous êtes perdu dans le deuxième ou le troisième niveau des limbes et n’avez jamais atteint la fin de cet apprentissage !

        « C’était le début de l’après-midi, il pleuvait... J’aurais mieux fait d’aller marcher sous la pluie en compagnie des mouettes et des goélands. » [Que d’écrire cette critique]

        • Armelle Barguillet Hauteloire Armelle Barguillet Hauteloire 22 juillet 2010 15:04

          Musima, je suis absolument de votre avis. Nous sommes entrés dans l’ère de la bouffe industielle et du cinéma industriel. Les américains nous ont contaminé avec les MagDo et maintenant avec ce cinéma commercial à gros budgets, sans compter bien d’autres choses. Mais, ce qui est le plus affligeant, c’est de constater que beaucoup de Français se laissent séduire par cette politique du profit et cette société décervelée.


        • eSka 22 juillet 2010 17:02

          Vous avez tout à fait raison Armelle, montrons l’exemple aux fans de malciné (en référence à la malbouffe), soyons plus intelligents qu’eux, et racontons leur la fin du film avant qu’ils n’aillent le voir pour bien les décourager... Et racontons aussi les fins de livre tant qu’à faire... Ça nous permettra de zapper encore plus vite... C’est de notre époque !


          Il est de bon ton, dans une sphère pseudo-intellectualisante de vouloir donner du sens à toute chose. Or, le cinéma, pour un très grand nombre de personnes, est un divertissement. Et que demander d’autre à un divertissement, que de nous distraire ?

          Je suis allé voir ce film pour me changer les idées, contrat rempli. Point.

        • ykpaiha ykpaiha 22 juillet 2010 16:14

          « Inception je n’irais pas le voir, j’attendrais qu’il vienne à moi. »
          Hé Hé !!
          Hadopi veille c’a a été créé pour c’a !! et si ce n’est pas suffisant d’autres accords « jackpot » vous solliciterons vos biffetons.
          Je me suis meme laissé dire que l’ONU" en panne d’idée va instaurer un Mc DO day... il faut bien sauver le soldat US.
          Quand au film par lui meme . Un tas de ponsifs bien dégoulinant, et des acteurs dont on se demande s’ils sont fait de chair et d’os mais plutot de botox élevés par Monsento...


        • buenavista 22 juillet 2010 16:21

          Je pense pas qu’il y ait une quelquonque philo derière ce film. A mon avis, il n’est pas non plus dur à comprendre et il ne vise pas le public nombriliste intelectuel. Ou du moins ceux qui se croient intelligent.

          Par contre c’est fichtrement un bon film !!! J’ai deconnecté du monde réel pendant 2H22 ! C’est probalement le bonheur d’être un idiot sensible aux blockbusters americano-francais ! Mais j’avoue que ca faisait longtemps qu’un blockbuster ne m’avais pas blockbusté !!!


          • goc goc 23 juillet 2010 04:21

            Par contre c’est fichtrement un bon film !!! J’ai deconnecté du monde réel pendant 2H22 ! C’est probalement le bonheur d’être un idiot sensible aux blockbusters americano-francais

            il est bien là le problème
            vous vous allez au ciné pour vous distraire, et le ciné en profite pour y faire passer ses messages de consommation, et surtout y inculquer sournoisement les grands principes de l’ultra libéralisme (même Avatar en est un des exemples sous couvert de pseudo-écologie pour neuneus)

            et puis n’oubliez pas aussi que si vous reconnaissez que le ciné vous permet de vous déconnecter du monde réel, c’est le but premier de ce genre de cinéma : être une soupape de sécurité destiné à empêcher l’inéluctable révolte du citoyen face à un monde minable, fliqué, et détruisant toutes les valeurs fondamentales d’une société en pleine déliquescence, pour le seul profit de quelques grosses fortunes et autres dictateurs du nouvel ordre mondial


          • Armelle Barguillet Hauteloire Armelle Barguillet Hauteloire 22 juillet 2010 18:59

            à eSka :

            L’ennui est que le film n’est même pas parvenu à me distraire : il ne m’a ni amusé, ni intéressé, ni charmé, ni époustouflé, ni bluffé ; je ne suis restée dans la salle que parce que je voulais assurer une critique honnête pour mon blog. Et ma critique est simplement honnête. Je n’ai pas aimé du tout. 


            • Lorenzaccio Lorenzaccio 22 juillet 2010 19:18

              Si beaucoup de Français se laissent séduire par cette « politique du profit et cette société décervelée » comme vous le dites peut-être qu’ils ont de bonnes raisons, non ? 

              Ce film par exemple plutôt que pompeux et confus m’a semblé à la fois impressionnant et doté d’un scénario plus complexe que la moyenne des blockbusters américains et peut être que comme la majorité des Français je vais au cinéma pour me distraire et que s’est exactement ce que nous apporte ce film. 
              Je ne peux que conseiller à ceux qui ne l’ont pas vus d’aller le voir plutôt que d’être dehors seul sous la pluie (si ils n’ont pas été dégoutté par le fait de se voir dévoiler toute l’intrigue qui est le principal intérêt de ce film).

              • anamal 22 juillet 2010 19:32

                Je suis totalement de l’avis de eSka, même sur le dernier forum pour ado attardé on a le respect du lecteur et on cache par des balises « spoiler » le dévoilement de certains moments clés de l’intrigue d’un film.
                La critique aigre de l’auteur le pousse même à gâcher le plaisir du futur spectateur, ça vole vraiment bien bas.

                J’ai pris la peine de m’inscrire pour poster cet unique message concernant cette critique inepte et ulcérée, la qualité des article est vraiment médiocre !


                • Francis Cambrousse 22 juillet 2010 20:24

                  ... tout ce blabla possède un côté rassurant et souvent oublié par les temps qui courent : la critique de cinéma est un métier. Quant à l’orthographe... c’est une politesse qu’il convient de défendre. Amis du café du commerce, continuez de bavarder... sans moi.


                  • Bart 22 juillet 2010 20:55

                    +1 pour eSka

                    C’est du grand n’importe quoi de dévoiler l’intrigue d’un film dans une critique !
                    Je me suis moi aussi tout juste inscrit sur Agora afin de pouvoir réagir.....et surtout remercier eSka pour son long commentaire qui m’a bien fait sourire, et tellement vrai.

                    Armelle, si vous ne pouvez parvenir à partager les raisons pour lesquelles vous aimez ou n’aimez pas un film (ou un livre), sans en dévoiler l’intrigue à vos lecteurs, peut-être devriez -vous songer à poster sur d’autres sujets, comme les mouettes ou les goélands. 
                    Allez +1 pour vous aussi parce qu’au final c’est pas si grave et puis vous m’avez aussi fait sourire avec votre traduction d’inception.
                    Le film a en effet dû être un peu compliqué a saisir, tout repose sur l’idée de « conception » (dans l’acception du mot la plus « utérine » qu’il soit....puisqu’il s’agit bien ici de faire « germer » une idée dans un esprit) alors que vous deviez être tout occupée à chercher le rapport avec une quelconque extraction.
                    L’extraction elle n’arrive qu’après 2 h22 , c’est le moment ou vous quittez la salle de cinéma pour ensuite pourrir le plaisir des autres.


                    • Elyodor 22 juillet 2010 22:51

                      +1 pour eSka et +1 pour Bart : je me suis moi aussi tout juste inscrite sur Agora afin de réagir

                      Madame, vous avez le droit d’exprimer votre point de vue mais, je suis d’accord avec eSka et Bart, dévoiler l’intrigue de ce film (qui, soit dit en passant m’a « époustouflée ! ») en à peine 24 heures après sa sortie, c’est manquer totalement de respect et de psychologie à « ces masses manipulables et abruties par la culture américaine » comme vous le laissez entendre. Vos propos, je trouve, sont d’une condescendance sans pareille. Pour une personne qui se dit journaliste et psychologue de surcroît, vous en êtes l’antithèse. Vous vous croyez avoir la primeur de faire partie de l’élite intellectuelle de la nation, Madame, je devine en vous une journaliste / psy refoulée et une chauvine.

                      Je tiens à dire que, en matière de ciné, j’ai des goûts très hétéroclites. Selon mes humeurs, je peux me regarder des vieux films français avec les dialogues d’Audiard tout comme Un jour sur Terre ou des films d’auteurs israéliens ou égyptiens, Forrest Gump, ou Agora d’Amenabar (peplum philosophique) ou Lettres d’amour en Somalie de F. Mitterand et avoir envie d’aller voir Yo Tambien qui est sorti en même temps que Inception. Quoiqu’il en soit Madame, j’ai payé 11,80 € pour Inception (en salle Imax en VOST), je me suis fait très plaisir, et je n’ai eu qu’une envie en sortant : retourner le voir.


                      • buenavista 23 juillet 2010 08:18

                        Hello goc,

                        Mais la société n’est pas si moche ! Je pense dailleurs que la presse, critique ...etc... se concentre bien plus souvent sur le negatif que sur le positif... La preuve en est c’est article.

                        Faut pas bouder son plaisir : Viva la revolucion !

                        Bye


                        • goc goc 23 juillet 2010 12:44

                          Salut Buenavista

                          Mais la société n’est pas si moche  !

                          vous avez regarder trop de films, vous en arrivez à être déconnecté définitivement de la vie , ou alors vous faites partie des 1% de français privilégiés qui vivent dans une bulle digne de la Nomenclatura soviétique


                        • Halman Halman 23 juillet 2010 10:31

                          Le problème des scénaristes de SF ces derniers temps est qu’ils manquent totalement d’imagination, ils ne savent plus créer.

                          Alors ils pillent les bons vieux livres et les nouvelles de SF des années 50/60/70.

                          Comme la plupart des gens sont incultes en SF ils ne reconnaissent pas du Huxley, du Orwell ou du Clarke.

                          Alors les metteurs en scène en rajoutent des couches de dialogues et d’effets spéciaux insipides et ça donne les blocks busters actuels.

                          Un des plus flagrant est Matrix dans le genre.

                          Tous ne sont que du réchauffé et du mal compris avec des effets spéciaux bien lourds.


                          • goc goc 23 juillet 2010 12:38

                            tout à fait de votre avis

                            et puis tout le monde ne peut pas être Kubrick, qui avait fait le contraire, c’est à dire, faire d’un livre de SF assez moyen, un chef-d’œuvre


                          • Elyodor 23 juillet 2010 19:56

                            Bonjour goc,

                            Je suis d’accord avec Buenavista concernant la presse, les médias qui se concentrent bien plus souvent sur le négatif que sur le positif. Ca fait vendre au même titre que la télé-réalité. Parce qu’ils savent très bien interpeller le côté voyeur et consommateur de « gossips » et catastrophisme qui sommeille en chacun de nous. Et pourtant, il arrive de très belles choses et oeuvres dans le Monde dont on ne parle pas ou dont on aura inséré un entrefilet de 3 lignes dans un journal. Il est indéniable que le Monde va mal selon ton échelle de ta vie sur cette Terre mais que fais-tu à ton niveau pour le rendre meilleur ?
                            « Etre de son temps, comprendre son temps, vivre avec son temps est indispensable pour le rendre meilleur. » a dit Léon Harmel. De plus à l’échelle de l’Histoire, tu n’as pas connu les guerres, les génocides, voire des catastrophes naturelles.

                            Et je ne fais pas partie des 1% de français privilégiés qui vivent dans une bulle digne de la Nomenclatura soviétique. Mes parents métis français viennent d’un pays colonisé par la France, qui a été opprimé, qui a connu des guerres, des deuils et qui a été « lâché » par cette France et dont on se garde bien d’en colporter tous les détails en en faisant un sujet tabou comme l’Algérie. Et ça nous arrange bien d’en rejeter toute la faute aux Américains, c’est tellement facile alors que la France avait une énorme responsabilité. Mes parents orphelins tous les deux n’en ont pas été amers pour autant parce qu’ils ont compris très tôt que leur plus grand héritage, c’est 2 sangs, 3 cultures qui coulent dans leurs veines ; la troisième culture étant « citoyens du mone ». Ils m’ont appris la philosophie orientale et celle-ci me rend plus riche que l’argent ou le désir de possession.

                            Et j’aime à citer Winston Churchill « A pessimist sees the difficulty in every opportunity ; an optimist sees the oppotunity in every difficulty. »

                            Voilà goc, ouvre un peu plus grande cette carapace de pessimisme et émerveille-toi d’un chant d’oiseau, de l’odeur de l’herbe après la pluie, du rire d’un enfant, du ciel bleu et infini ... Aies plus de compassion vis-à-vis de tes semblables et fais le deuil du monde parfait. Il n’existe pas car c’est un monde humain avec ses zones d’ombre et de lumière. Et, oui, nous vivons une époque intéressante !

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