Sauf que de mon point de vue il s’agit d’une énorme erreur stratégique, car si il ne se prononçait pas franchement pour Hollande ou à défaut voter contre Sarkozy, Bayrou aura validé qu’il joue en politicien et non avec ses convictions.
Le précédent de 2002, est une épine dans le pied pour Bayrou, car il n’y a pas eu d’équivoques et de tergiversations à cette époque.
Effectivement Sarkozy est le candidat de l’UMP et non du FN, cependant les discours de Bayrou sont très hostile à la récupération de la parole du parti d’extrême droite parmi les rangs de la droite dite « démocratique ».
Hollande se tait pour ne pas froisser les électeurs du modem, mais si il s’avérait que Bayrou refusait de faire un choix, je suis a peu près certains (et j’en serai) que les communicants de gauche ne vont pas faire dans la dentelle avec Bayrou.
Cela pourrait tenir en une question :
« Comment a-t-on pu prendre le risque de voir la France basculée dans un régime rappelant les heures les plus sombre de son histoire par pur calcul politique ? »
Et pour appuyer là où ça fait mal :
- « Ce genre de décision républicaine nécessite-t-elle une seule seconde d’hésitation ? »
- « La gauche serait-elle seule capable de mettre en parenthèse l’idéologie pour l’intérêt de la nation ? »
Je continue ?