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Accueil du site > Tribune Libre > Bayrou : après Produire, Instruire

Bayrou : après Produire, Instruire

Nous ne pouvons que nous demander comment les Français peuvent départager les candidats en toute connaissance de cause. Même si Internet existe, ce n'est qu'un miroir déformant où les plus actifs, les plus militants ont une audience sans proportion avec ce qu'ils représentent parmi l'ensemble des Français. Sans jugement sur Mélenchon, car ce n'est pas ici le débat, il suffit de voir qu'il est à 8 % environ dans les sondages et ici à 23,7 % soit 3 fois son score potentiel réel et Bayrou n'est qu'à 7,6 soit un peu plus de la moitié, ce qui fait un écart déformant de plus de 5 fois. Il ne s'agit là que de vote bien sûr, et non de l'ensemble des lecteurs. Mais surtout, c'est la télévision et la radio, sans compter les grands journaux qui se divisent aujourd'hui en deux catégories : les pro Sarkozy et les pro Hollande, or ces journaux ne sont soumis à aucune règle. Mais ils ont en commun qu'ils favorisent, en plus, pour ces deux catégories les deux candidats par une accumulation d'articles invraisemblables. Jusqu'à 3 ou 4 en une pour Sarkozy, et beaucoup plus si nous y ajoutons toues les ministres et caciques UMP, sur Le Figaro. Il y a non seulement la quantité mais le contenu, avec tous les bruits de couloir, les insinuations, les analyses bidonnées. Et ceci joue à plein en ce moment.

Samedi, lors d'une réunion programmatique à la maison de la Chimie Bayrou a proposé une trentaine d'orientations pour l'éducation. Nous l'avons vu, le CSA a comptabilisé que France 2 avait offert à Hollande près de 40 % de temps d'antenne. C'est énorme. Hier soir, samedi, alors que le moins que l'on puisse dire c'est que ce que dit Bayrou sur l'éducation est d'un intérêt certain pour éclairer le choix des électeurs, pas un mot dans les grands titres. Il faut ajouter que le mot Instruire est le deuxième du triptyque Produire, Instruire et Construire. C'est un pilier des plus importants, ce n'est pas un détail, ni dans le programme, ni pour les Français. Donc non seulement pas un mot dans les titres à France 2 alors que Hollande a bénéficié de 40 % de temps d'antenne en janvier et que l'équité voudrait qu'il y ait un rétablissement en faveur des défavorisés, mais en plus une phrase tirée du contexte, qui n'a rien à voir avec le thème dans laquelle, Bayrou prédit la catastrophe si le programme de François Hollande était appliqué - un bon petit coup politicard, car, certes il l'a dit, mais ceci n'est pas le sujet principal car ceci n'est absolument pas nouveau, cette phase ne nous apprend rien car il le dit depuis que le PS a sorti son programme, donc rien de nouveau sous le soleil, mais bien une petite phrase pour le plomber - ensuite juste un passage filmé de moins d'une minute. L'information est ensuite noyée par un reportage de plus de 3 mn sur Poutou et Arthaud qui à eux deux représentent 1 % des intentions de vote. Or on ne peut qu'être parfaitement d'accord que l'on fasse ce reportage, il pouvait être passé à 13 heures car le temps d'antenne étant réduit à 35 mn pour les informations, il est encore plus réduit pour la politique et si France 2 disposait dans ce journal de 4 mn, elles auraient dû être consacrée à Bayrou pour la double raison du déficit et de l'intérêt majeur de ces propositions. Car en plus du déficit du temps d'antenne, il y a ensuite quand on le donne et pour quel sujet. Si on le répartit entre pleine heure d'écoute pour l'un et dans les périodes creuses pour l'autre, si on donne la parole pour un point essentiel du programme pour l'un et si on ne relève que la petite phrase pour l'autre, alors on biaise l'information à nouveau.

Ainsi, il y a ce problème. Mais il y en a un autre. Nous électeurs, nous devrions choisir à partir de quelques critères : le candidat est-il crédible ou non, constant ou non, rassembleur ou diviseur, et quelles sont les mesures préconisées dans les domaines essentiels ?

Nous aurions au total deux types de critères pour choisir : la personnalité et le programme. Libre à chacun de nous de donner la prépondérance à la personnalité et son histoire personnelle ou au programme. Il me paraît impossible que nous en aimions ou apprécions ou en sommes d'accord avec, et dans l'une et dans l'autre, 100 %.

Mais pour faire le choix parmi les programmes, encore faudrait-il que les relais d'opinions nous fassent ce qui est leur métier, des articles point par point, relever les incohérences, les aspects divergents et convergents. Malheureusement ce n'est pas ce qu'ils font. Ils ne font que des analyses politiciennes, et au lieu de nous porter vers le haut, ils nous entraînent vers le bas.

Lorsque l'on est, comme moi, engagé, on a forcément une pente naturelle. De Hollande j'ai remarqué des contradictions difficilement niables, et de son programme je ne connais que les grandes lignes, donc je ne me permets que des critiques de ce que je connais, mais je préfère plutôt défendre les positions de Bayrou. Cependant, il y en a de Bayrou que je n'apprécie pas, comme récemment sa défense du statut d'auto-entrepreneur que j'avais fortement critiqué, et je crois à raison, car les faits ont démonté son échec patent pour un coût astronomique, et je n'ai pas changé d'avis, même si Bayrou le défend, et je l'ai dit au MoDem. Si Hollande propose la suppression de la Cour de Justice de la République, je suis pour à 100 %. 

Donc que font les journalistes ? Parlent-ils du programme Instruire dans le fond ? Non, ils disent que Bayrou visent les électeurs de l'Education Nationale car 30% auraient voté pour lui en 2007. Peut-on voir plus par le petit bout de la lorgnette que cela ? Donc tous ceux qui ont travaillé à ce programme, l'engagement de Bayrou pour l'Education, depuis qu'il est en culottes courtes quand il faisait de l'alphabétisation, lors qu'il fut par deux fois président de l'institut contre l'illettrisme dans les années 90, le fait que déjà en 2007 il proposait que pas un enfant ne devait entrer en sixième sans savoir ni lire ni écrire, rien de tout cela ne compte. Non. Pour ces journalistes, il ne s'agit que d'un coup électoral. En fait ce n'est qu'un procès d'intention et c'est terriblement insultant pour tous ceux qui ont préparé ce programme. C'est considérer que tout le monde n'est que politicard. En fait ils font la projection de leur monde à eux. Ils ne sont plus journalistes, ils ne sont que des avatars des politiques les plus politiciens. Et ils ne sont pas à une contradiction près - ce qui m'amuse du reste c'est que cela va donner du mal à ceux qui disent que Bayrou n'est ni à gauche, ni à gauche - puisqu'ils n'ont eu de cesse de nous prouver que Bayrou droitisait son discours - ce qui est factuellement faux, car ce qu'il dit aujourd'hui était déjà écrit en août dans Etat d'urgence avant la campagne et son évolution - et ils affirment sans même regarder par dessus leur épaule ce qu'ils ont dit hier, donc le contraire aujourd'hui : Bayrou veut satisfaire les enseignants majoritairement à gauche. Selon eux il serait donc suicidaire, car il ne pourrait être présent au second tour qu'en étant un candidat de substitution à droite battant Hollande à la place de Sarkozy. Mais il faudrait qu'ils choisissent : ou Bayrou se droitise et il n'est - comme le crient beaucoup ici - qu'un sous-marin de Sarkozy - ce qui est à mourir de rire quand il a été couronné le plus anti-sarkosiste primaire de tous et que dans tous ses discours, tous ses discours, il répète inlassablement, que ce quinquennat a été catastrophique - ou il se gauchise pour les enseignants. Je sais déjà une réponse : il navigue. Mais ça c'est pour ceux qui n'ont qu'un œil et qui avancent à cloche pied, qui sont si sclérosés qu'ils sont incapables d'imaginer que l'on pusse avoir des idées variées suivant les sujets, eux n'ont pas d'idées, ils n'ont que des mots : droite/gauche. La dialectique, ce qui est sa définition. Le monde n'est pas en couleur, il est en noir et blanc. J'aimerais bien savoir, s'ils ont plusieurs enfants, comment ils les voient. Comment ils arrivent à appréhender que l'un aime le bleu et l'autre le rouge, que l'un aime le sucre et l'autre le sel, mais que les deux aiment le Seigneur des anneaux, nager, par exemple. Ils doivent avoir de sacrés problèmes car selon eux soit ils sont du côté de ceux qui aiment le sel soit de ceux qui aiment le sucre, mais ne peuvent tous deux aimer la natation. Cela serait trop étrange. Font-ils alors partie de la même famille ? Vont-ils ostraciser l'un ou l'autre ? Le bânir ?

Bayrou a donc proposé, à l'issue d'une journée de mise en place, une trentaine d'orientations pour l'Education Nationale. C'est lui qui a instauré le thème Produire en France. Et juste au passage, j'ai mis ci-dessous pour les plus sceptiques, ceux qui ricanent, ceux qui glosent, ceux qui sont si péremptoires comme quoi ce n'est qu'utopie, une image comparative. A gauche la plus grande partie d'une brique de lait distribuée par une des plus grandes chaînes de magasins française, jusqu'à, je suppose, la troisième semaine de janvier 2012 et à droite la même brique mais distribuée après. La différence ? Toute simple : Producteurs français. En réfléchissant un tout petit peu on y voit sans aucune contestation possible ce que cette idée a fait comme chemin. Cette chaîne a donc décidé - pour vendre, non ?- de modifier tout le paquet visuel de sa brique de lait. Ceci a des conséquence importantes : d'une part tous les acheteurs de cette chaîne vont voir que cette idée a progressé, cela va donc agir sur eux en plus de leur possible motivation préexistence, et ensuite cela va agir sur les concurrents et c'est exactement le genre d'entraînement auquel a pensé Bayrou. Son idée est donc la bonne.

Instruire n'est pas une lubie électorale chez Bayrou, elle vient de loin. Elle était déjà centrale - avec la dette - en 2007. Depuis si longtemps que cela fait partie de lui, - et n'a-t-il pas été enseignant ? - il a à cœur de considérer que l'instruction est l'essentiel de ce qui peut dans la société, donner une chance à tous. Si vous vous souvenez il s'est battu cotre la libéralisation de la carte scolaire. Il s'est battu car il voulait et veut que ce soit la même école d'excellence partout en France alors qu'en libérant la carte scolaire on en fait qu'accroître les inégalités. En fait Bayrou est dans l'état d'esprit de Jules Ferry, même si cela en fait rigoler plus d'un. Il a toujours défendu cette idée que l'instruction est un droit et que cette instruction devait être la meilleure qui soit. Pour tous. Et gratuite.

J'en vois venir beaucoup : et la loi Falloux ? et qu'est-ce qu'il a fait quand il était ministre de l'Education Nationale entre 1993 et 1997 ?

Il y a une légende bien ancrée comme quoi il n'aurait rien fait. Pour l'UMP il n'a fait que plier devant les syndicats, un lâche et un mou. Pour la bonne gauche c'est un suppôt catholique de la défense du privé.

Tout d'abord, quand il était ministre de l'Education Nationale, il a réglé, à l'époque, le problème du voile à l'école, par juste une circulaire et c'est la raison pour laquelle il a voté contre la loi concernant ce problème au sein des établissements scolaires en pensant que pour le peu de cas qu'il y avait une loi était stigmatisante et inadaptée, et que ce qu'il avait fait avait réglé le problème sans drames. Mais, ce que l'on sait moins, c'est qu'il avait engagé en même temps une action avec les assistance sociales pour qu'elles aillent expliquer auprès des familles la raison de cette règle de la laïcité à l'école. Le traitement par circulaire de septembre 1994 du voile islamique à l'école, avant la loi, c'est donc lui : « Lʼécole est, par excellence, le lieu dʼéducation et dʼintégration où tous les enfants se retrouvent pour apprendre à vivre ensemble et à se respecter. À la porte de lʼécole doivent sʼarrêter toutes les discriminations, quʼelles soient de sexe, de culture ou de religion. Cet idéal laïc et national est la substance même de lʼécole de la République et le fondement du devoir dʼéducation civique qui est le sien. Cʼest pourquoi il nʼest pas possible dʼaccepter à lʼécole la présence et la multiplication de signes si ostentatoires que leur signification est précisément de séparer certains des élèves des règles de vie commune de lʼécole. » « En quelques mois, ce que jʼespérais sʼest vérifié. Le nombre des voiles a été divisé par dix. Sans quʼune seule fois les jeunes musulmanes, comme croyantes, ne soient injuriées ou blessées  ». Mais qu'a-t-il fait d'autre ? Le baccalauréat actuel, c'est lui. Les langues vivantes dans le primaire c'est lui. La semestrialisation à l'Université, c'est lui. Le semestre d'orientation à l'Université la première année, c'est lui. Les universités de professionnalisation technologique, c'est lui. La validation des acquis, c'est lui. Les études dirigées avec accompagnement des professeurs pour les 6é et 5é, c'est lui. La réforme des classes préparatoires, c'est lui. Une question alors : Pourquoi quand Jospin est arrivé au pouvoir n'a-t-il pas fait réformer tout ce qui est encore valable aujourd'hui depuis 15 ans ? Et une autre question : pourquoi comme l'ont montré toues les sondages la cote de satisfaction de Bayrou auprès des parents d'élèves fut-elle la plus élevée de tous les ministres, de ses prédécesseurs et de ses successeurs ? Mêmes sondages pour tous. Pourquoi ? On revisite le passé avec les yeux d'aujourd'hui et de façon partisane, mais à l'époque ce n'est pas du tout l'avis des parents d'élèves.

Venons en à la loi Falloux. Il y en a qui ont des slogans faciles à la place de la réflexion. Un d'eux est le suivant : à école privée, financement privé. Cela paraît si juste que peu discutent ou alors se sentent en porte-à-faux. Ce n'est pas mon cas. Je ne me sens absolument pas en porte-à-faux et ce sont les inventeurs de cette formule qui ont un véritable problème et avec la démocratie et avec la République. La République doit fournir à tous ses enfants une éducation gratuite et obligatoire. Il n'est nulle part indiqué que cette éducation soit d'Etat. Ceci est un premier point. Ensuite j'aimerais bien savoir si tous les prosélytes de cette formule vont chez le médecin. Et s'ils vont chez le médecin, libéral, s'ils payent l'intégralité de la consultation (privée) sans en être remboursés (assimilable à l'Etat). Je ne parle pas là des dépassements d'honoraire, non du simple médecin libéral. Ils trouvent tout à fait normal qu'ils soient remboursés car ils ont cotisé, tout simplement. Ils ont cotisé, ils choisissent leur médecin et sont remboursés. Je ne les entends ni dire A médecin privé, financements privés, ni ne les vois refuser les remboursements. Alors ce qu'ils trouvent juste et normal pour eux et leur médecin, ne le trouvent pas normal pour l'Education Nationale. Or tout Français qui paye des impôts directs (IR) et indirects (TVA) a droit, un droit absolu, à le même montant financier par enfant. Dans ce système des enfants de familles défavorisés qui ne payent pas d'IR, qui même par leur TVA acquittée ne payent pas 10 % du coût de l'enseignement de leur enfant ont le droit à cette éducation. C'est juste. Un autre Français qui par ses impôts directs et indirects payent cinq fois le coût de l'éducation de ses enfants a le droit à ce même enseignement pour ses enfants, même s'il surpaye cet enseignement. Ensuite que cette somme identique par enfant soit allouée à un établissement public ou privé n'est pas du ressort de l'Etat mais de la liberté individuelle. Ou alors nous sommes dans un état totalitaire. Il ne s'agit nullement là de favoriser le privé, qui serait de donner plus - et cela serait parfaitement injuste et si des parents veulent des écoles hors de prix c'est leur affaire - mais d'être équitable et de donner par enfant la même chose. Comme on rembourse pour chacun la même chose y compris pour un malade de longue durée qui dans sa vie n'aura jamais cotisé suffisamment pour payer un pour cent des dépenses qu'il fait. Et cela est la solidarité, et cela est la justice. Les tenants du slogan à école privée fond privés sont anti-républicains et anti-démocrates. Ce sont par ailleurs des idéologues. Dans la loi Falloux qui a été déclarée anticonstitutionnelle - ce qui est un mauvais point pour Bayrou - a rassemblée dans la rue entre 800 000 et un million de Français, quand Bayrou a décidé de s'en occuper. Il s'agissait seulement de permettre aux municipalités de faire des travaux de rénovation pour des établissements qui tombaient en ruine. Oh le grand scandale ! Eviter que des toits tombent sur la tête des élèves était le scandale du siècle ! En plus ces dogmatiques anti-privé oublient sans doute que nombre de ces écoles sont sous-contrat ce qui leur impose de respecter le programme de l'Education Nationale. Ceci est donc un procès facile, de mauvaise foi. De plus Bayrou a reconnu qu'il avait commis une erreur dans sa démarche car la loi fut anti-constitutionnelle et qu'il n'avait pas assez ni consulté ni expliqué.

Que propose Bayrou ?

Vous aurez en fin d'article les 30 orientation pour Instruire.

Bayrou veut redonner du lustre à l'Education Nationale afin d'en refaire une des premières au monde en agissant par le pragmatisme et la confiance. Il veut redonner confiance aux Français dans leur école en voulant en faire un sanctuaire de calme et de respect. Il veut que les Français en respectant à nouveau les enseignants et en leur faisant ainsi confiance leur redonne un goût à leur métier. Pour cela il veut agir à plusieurs niveaux. Par exemple, en diminuant toute la paperasserie pour donner plus de temps aux enseignants, il veut faire entrer à l'école d'anciens professeurs pour apporter leur aide et arrondir leur retraite ainsi que des étudiants avec une bourse, il veut diminuer le temps scolaire et permettre aux enfants de faire leur devoirs sur place (et aidés comme vu plus haut). Pour que les Français retrouvent cette confiance il faudra un contrat d'objectif avec les enseignants afin que la sanctuarisation de ce ministère (il ne sera pas touché par les économies) ait en compensation des résultats. Il fera faire une étude afin d'appliquer au niveau national, loin de tout dogme, les méthodes pédagogiques qui réussissent le mieux. Pour la charge en élèves des classes il propose une modification importante : dans les classes de meilleur niveau il y aura plus d'élèves que dans les classes à moins bon niveau. Au plus jeune âge il propose que 50 % du temps soit réservés à l'apprentissage de l'écrit, tout comme, non seulement aucun élève ne pourra arriver en sixième sans maîtriser la lecture et l'écriture, mais il y aura du rattrapage pour les autres. Faire ainsi le meilleur enseignement possible dans une ambiance calme et respectueuse devrait avoir pour corolaire de ramener au public beaucoup de ceux qui l'ont fui et de ceux qui se ruinent en cours particuliers. Une autre idée est la création - idée et non une imposition, une voie de réflexion - d'un baccalauréat d'excellence qui n'impose plus le choix entre la voie scientifique et celle litterraire.

Pour finir Bayrou voit l'importance du numérique dans l'éducation, l'importance d'apprendre les codes de vie en société afin d'éviter les incompréhensions et les violences, l'incursion au sein de l'école d'étudiants en médecine afin de tenter de régler les problèmes de drogue et d'alcoolisme des jeunes, regarder de plus près comment améliorer l'accueil des handicapés, l'ouverture des établissements pour des cours du soir et enfin, ailleurs, il avait évoqué, cette fois-ci pour le contenu, un éveil et un enseignement à et de l'écologie.

Comme dit plus haut vous pouvez lire l'intégralité des orientations, ce qui ne me paraît pas un effort insurmontable et qui est une base pour critiquer ce qui est le rôle du débat démocratique et non de faire du délit de sale gueule ou du procès d'intention.

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Dans la vidéo ci-dessous Bayrou développe les raisons qui l'ont amené à faire ces orientations en collaboration avec une centaine de contributeurs.

 

1- Il faut un contrat de progrès entre l’école et la nation. Ce contrat doit garantir les moyens existants, et préciser les objectifs que la nation assigne à l’école. Le progrès que nous nous assignons, il doit être vérifiable. C’est pourquoi je fixe un objectif : que dans les cinq ans, l’école française entre dans les dix premiers du classement international pour la compréhension de l’écrit, le calcul, les connaissances scientifiques, et la lutte contre les disparités sociales.

2- Au lieu d’être dans la « réformite », il faut un plan de progrès continu, inscrit dans le long terme. Pour vraiment changer les choses, il faut cesser d’aller en fausses « réformes » en fausses « réformes », qui ne changent rien sur le fond, mais déstabilisent perpétuellement l’éducation nationale et le moral, la confiance professionnelle des enseignants et des parents. C’est de la fausse monnaie.

3- Refaire de l’école un lieu d’où la violence est exclue et où le respect est la règle.

4- Il faut restaurer la confiance de la nation dans ses enseignants. Je ne suis pas pour qu’on remette en cause le décret des années 50 qui définit le statut des enseignants. La définition du temps de travail est légitime. Il peut être réaménagé sur la base du volontariat, on peut faciliter si on le souhaite une présence plus longue dans l’établissement, par exemple en construisant des bureaux, mais les procès doivent cesser.

5- Les concours de recrutement nationaux sont la voie la plus républicaine et la plus légitime pour sélectionner les enseignants du second degré. Ils sont anonymes, ils sont justes, ils permettent de juger de la qualité d’une génération de candidats. Ils font partie de la fierté des corps d’enseignants en leur garantissant une légitimité.

6- La reconstruction d’une année de formation, en alternance avec l’exercice dans la classe, est impérative et étroitement liée au contrat de progrès de l’éducation nationale. Il s’agit du moyen de familiariser les enseignants recrutés et débutants avec l’expérience de leurs collègues plus expérimentés et assurés. Il s’agit d’armer les jeunes enseignants et de leur faire gagner des années d’expérience.

7- La notation pédagogique des enseignants doit être assurée par des évaluateurs (corps d’inspection ou autres) expérimentés, de la même qualification au moins, de la même discipline et non par le chef d’établissement étranger à la discipline enseignée. Au demeurant, il n’y a rien à changer. Le chef d’établissement évalue déjà les capacités et les qualités des enseignants, individuellement, et son évaluation représente 40% de la note attribuée. J’ajoute que plus on trouvera d’éléments objectifs pour assurer l’évaluation, et plus j’approuverai.

8- Arrêter avec les surcharges administratives, la multiplication de réunions, l’avalanche des livrets de compétences. À l’école, comme dans tous les autres secteurs d’activité, la surcharge paperassière étouffe, asphyxie, et ne sert à rien. Idem avec les circulaires de toute nature !

9- D’abord les bases et les bases d’abord ! Il n’est aucune chance de réussite pour un élève qui n’a pas la maîtrise des fondamentaux. Je proposerai que tant que cela est nécessaire 50 % du temps scolaire à l’école primaire soit consacré à la maîtrise de l’écrit, comme on dit actif et passif, et à la langue française, en sa beauté à découvrir, à ce qu’elle peut exprimer de nuances, de richesses, en son vocabulaire. C’est un bagage pour la vie.

10- Les principales difficultés des élèves très jeunes sont psychoaffectives. Elles ne sont pas, la plupart du temps, d’ordre pédagogique ou de l’ordre des « capacités » comme on dit. Les repérer tôt, par une formation et un réseau adapté, c’est donner une chance de les résoudre, soit au sein de l’école, soit plus souvent encore auprès des pédopsychiatres.

11- Le premier lieu de l’éducation, c’est la famille. Favoriser la mise en place « d’écoles de parents » associatives pour aider ceux qui ont des difficultés à accompagner leurs enfants.

12- La question des méthodes pédagogiques doit être tranchée non pas par l’idéologie, mais par l’évaluation des résultats. Ne croyez pas que comme tous les parents et tous les enseignants, je n’ai pas une opinion que je crois solide et nourrie par l’expérience. Par exemple, je pense que la question des méthodes de lecture devrait être tranchée depuis longtemps : en effet le clavier, avec lequel désormais toute personne vit, le clavier ce n’est pas global, c’est lettre par lettre. Et donc du son à la lettre, de la lettre à la syllabe, de la syllabe au mot, cela me paraît devoir être la démarche désormais indiscutable. C’est une opinion personnelle, je la trouve pertinente. Mais ce n’est ni au gouvernement ni au président de la République de trancher des méthodes d’apprentissage. C’est à la classe, aux résultats effectifs, à condition qu’aucune méthode ne se voie exclue pour raisons idéologiques.

13- Aucun élève ne doit entrer au collège sans qu’il soit garanti qu’il maîtrise la lecture et l’écriture. S’il est en défaut, une pédagogie adaptée doit lui permettre de reconstruire son rapport à l’écrit. Le but n’est pas d’exclure, mais d’intégrer les élèves qui, autrement, seront perdus dans leur scolarité.

14- Pour prévenir ces échecs, il faut penser le nombre d’élèves par classe en fonction de la réalité de la classe. À classe difficile, petit nombre d’élèves, à classe équilibrée et de bon niveau, plus grand nombre d’élèves.

15- Le collège doit être diversifié. Il est normal et juste que la nation veuille garantir un bagage à tous les enfants. Mais ce bagage de connaissances et de méthode ne peut être apporté dans l’uniformité. Pour un certain nombre d’élèves, en situation de rejet de l’école, un « collège hors les murs », avec des pédagogies adaptées, doit permettre une reconstruction et le retour, s’ils le souhaitent, à la voie classique.

16- Dans chaque discipline, le « apprendre à apprendre » et le retour assidu aux bases doivent servir de socle. Les programmes doivent être écrits avec les enseignants en imposant la faisabilité sans précipitation, et la simplicité. Je propose qu’un débat parlementaire permette d’exposer à la nation le principe des programmes et leur lisibilité. 17- Informer les élèves sur ce qu’ils ne maîtrisent pas : les codes de comportement, d’habillement, de langage, les chemins de la confiance en soi.

18- Les rythmes scolaires doivent être reconstruits. Il n’est pas normal que l’école française soit celle qui concentre le plus d’heures sur le moins de jours de classe. Les horaires des élèves, devoirs compris, ne doivent pas dépasser une charge horaire d’une trentaine d’heures par semaine, ce qui veut dire un allègement des horaires pour un grand nombre d’élèves. Les heures ainsi gagnées seront utiles aux enseignants pour le travail en commun, aux établissements pour des programmes au choix.

19- Les devoirs doivent être faits dans le cadre de l’établissement, sous la surveillance de tuteurs, les enseignants de l’établissement s’ils le souhaitent, des enseignants à la retraite, des étudiants qui recevront une bourse pour se familiariser ainsi avec l’enseignement et servir de « grands frères », de tuteurs et d’appui aux élèves plus jeunes. Ces bourses de tutorat doivent être offertes à coût réduit, aisément accessibles. Elles pourront être offertes, en complément de leur retraite, à des enseignants qui voudront encore servir. Elles accroîtront la présence des adultes dans les établissements.

20- Donner aux chefs d’établissement des possibilités nouvelles : recrutement direct des remplaçants, gestion d’un volume d’heures pour organiser des soutiens individualisés ou en petit groupe.

21- L’enseignement professionnel doit reposer non pas sur l’élimination mais sur la vocation, par la découverte des métiers, par l’alternance ou l’apprentissage.

22- Information sur les métiers tout au long du collège, découverte des entreprises et des chantiers, pour que les élèves découvrent ce que sont ces activités qu’ils n’ont jamais rencontrées. C’était déjà l’idée du stage en 3e que nous avons créé en 1995.

23- Un plan de développement de l’apprentissage et de l’alternance. Question : qu'est-ce qui bloque ? Pour les entreprises, du côté de l’éducation, destination de la taxe d’apprentissage. 

24- Contre la double pénurie de scientifiques et de littéraires, réfléchir à l’organisation des baccalauréats, notamment la réflexion sur un baccalauréat d’excellence générale, à la fois littéraire et scientifique.

25- Refonder l’articulation entre enseignement secondaire et enseignement supérieur, c’est une clé pour lutter contre l’échec des premiers cycles à l’université. L’université, c’est la connaissance que l’on se construit autant qu’on la reçoit, c’est la recherche, dès les premières années, c’est un exercice d’autonomie. Il faut former à cette autonomie en terminale, refondée en une véritable « propédeutique ».

26- L’orientation, c’est une ardente obligation. On doit y préparer tout au long de l’enseignement secondaire et d’abord à l’entrée de l’université, par une information objective sur les sorties d’étude dans la formation considérée.

27- Assurer la scolarisation des enfants en situation de handicap. Des progrès ont été faits. Mais des obstacles demeurent. Beaucoup d’enseignants se sentent démunis. Cette question sera abordée dans le cadre d’une conférence nationale sur le handicap.

28- Plan santé, addictions, cannabis, alcool, mobilisation des étudiants en médecine dans tous les établissements scolaires de l’enseignement secondaire.

29- Réflexion générale sur l’éducation numérique. Très importante pour l’avenir. Il n’y a pas d’éducation entièrement dématérialisée, et déshumanisée, mais les ressources du e-learning sont pour l’avenir un immense enrichissement des possibilités de formation et de découverte.

30- Ouvrir les établissements en dehors des heures de cours à la demande d’éducation de la société. Une « école du soir », à la demande, avec une contribution modeste des apprenants, doit être ouverte dans tous les établissements du second degré. L’initiative viendra de la demande de

 

 

Il nous reste un peu moins de trois mois pour nous débarrasser de ce pouvoir. Faisons notre Révolution en 2012, et avant si possible.

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Si vous êtes intéressés par les textes ci-dessous, vous pouvez les retrouver en cliquant sur les liens et ce totalement gratuitement car il est hors de question que je touche un Kopek sur le dos de la Sarkozye qui, étant le règne du bling bling et de l’argent roi et corrupteur, sera combattue par son contraire : la gratuité (ou en compensation faire un don à Agoravox ou vous abonnez à Médiapart). Pour simple information, si vous êtes sur iPhone ou iPad, sans flash, en haut de la page dans le bandeau vous pouvez télécharger les textes en pdf, et pour tous les diffuser le plus possible autour de vous. Pour le télécharger il y a un onglet sous le texte. Il faut vous inscrire à Issuu ce qui permet aussi de télécharger tous les textes nombreux et intéressants de ce site. Sinon vous pouvez toujours vous désinscrire ensuite. Si tout cela vous gêne je pourrais vous les envoyer par e-mail ([email protected]). Le texte sur Woerth est régulièrement mis à jour (aujourd’hui 22é version du 22 janvier 2012) :
 N’oublions jamais :
  • l’affaire Karachi
  • l'affaire Takieddine (patrimoine de 40 m€ non imposé, Karachigate, SAWARI II, MIKSA (350 millions d'euros), contrats avec la Libye notamment d'espionnage de la population avec l'appui d'une entreprise française et commissions occultes, tractations obscures avec la Syrie, la protection qu'il a ou a, eu selon Mediapart, de la DGSE
  • l’affaire GDF
  • l’affaire Tapie, enrichie d'évasion fiscale du magot vers la Belgique
  • l’affaire Clearstream
  • l’affaire Bettencourt
  • les affaires Wildenstein
  • l'affaire César
  • l'affaire Pleyel
  • l’affaire de Compiègne
  • l’affaire Peugeot
  • l'affaire Abdallah Senoussi, bras droit de Kadhafi, patron des services spéciaux libyens et beau-frère de Kadhafi, condamné à une peine de perpétuité en France dans l'affaire de l'attentat contre le DC10 d'UTA et visé depuis lors par un mandat d'arrêt international., que Guéant et Sarkozy ont tenté de protéger
  • les affaires Djourhi, Takieddine
  • les possibles malettes de Bongo pour financer la campagne de 2007
  • les micros partis de Copé, Wauquiez, Woerth, Sarkozy etc.
  • l'affaire du Fetia Api
  • les discours de Caen, Metz, Nice, du bois de Boulogne, Dakar, Riyad, Latran et du Puy en Velay, la lettre de Guy Môquet, le parrainage d'un enfant de la Shoa, sur la mort de Ben Laden
  • l'invitation des dictateurs pour le 14 juillet, celle de Kadhafi avec les ors, le tapis rouge, les petits plats dans les grands, celle d'El Assad en décembre 2010, le copinage avec Dos Santos, les silences sur le Tibet, le Darfour, le prix Nobel de la paix, la présence l'ouverture des JO de Pékin et le fils Louis dans les bras de Poutine
  • les fils Pierre et Jean invités dans les voyages officiels à l'étranger (Mexique, Maroc) alors qu'ils ne représentent aucun intérêt pour le bien de la nation.
  • la gestion catastrophique de la crise Géorgienne (le Russes y sont encore et ont implanté des bases de missiles), celle de la crise financière, celle de l'Europe, celle des révolutions tunisienne et égyptienne, le fiasco libyen, l'inaction en Syrie
  • l’affaire de la Jatte, du Fouquet's payé par Desmarais, du Paloma payé par Bolloré, de la villa mexicaine, de Wolfeboro payé par les dirigeants de Prada et Tiffany, des repas au Bristol 2 fois par semaine, du voyage en Egypte, celle des stylos …
  • l’affaire Pérol
  • l'affaire Yannick Blanc
  • l’affaire de l’Epad (et du scooter)
  • Gandrange
  • les vaccins du virus H1N1
  • les accords entre l'UMP et le Parti Communiste Chinois, l'UMP et la mairie de Paris pour payer les frasques de Chirac, l'envoi par l'UMP des bulletins d'adhésion aux restaurateurs dans la période de la baisse de la TVA à 5,5 %
  • les affaires Yade, Boutin, Copé, Juppé, Joyandet, Bertrand, Blanc, Estrosi, Lefebvre, Santini, Proglio, Amara, Laporte, Péchenard, Mitterrand, Ouart, Solly, Soubie, Richard, Fillon, Squarcini, Marleix, Charon, Longuet, Bachelot, Mignon, Morano, Giacometti, Besson, Courroye,Tron, Laroque (Baroin), Guéant (contrats avec la Libye), Dupuydauby, Fontaine, Squarcini, Courroye, Ceccaldi Raynaud, fils Tibéri …
  • l'utilisation du contre-espionnage pour des affaires privées
  • l'utilisation de l'Elysée pour recevoir les caciques de l'UMP et les satellites jusqu'à plusieurs fois par semaine, l'utilisation des moyens de l'Etat pour la propagande et pour préparer et faire la campagne du candidat Sarkozy, la proposition de Sarkozy à Lauvergeon d'une prime de 2 ans de salaires comme si Aréva lui appartenait et qu'il sortait l'argent de sa poche
  • les légions d'honneur (Servier, Widenstein, Desmarais, Frère, Maistre, Bourgi, Richard, Peugeot etc.)
  • l'Air Sarko One (250 millions d'euros dont 50 % de dépassement selon René Dosière) et ses deux fours à plus de 131 000 € (TTC et avec l'étude), le cocktail de New York à 400 000 euros, le dîner pour l'UPM à 1 million d'euros, les 4 X 4 Nissan de Megève
  • la proposition de loi sur la déchéance de la nationalité française et son extension, et le débat sur la nationalité, le fichier EDVIGE, Wauquiez et son cancer de la société, le RSA
  • l’affaire de la rémunération illégale de septembre au 31 décembre 2007 (rémunération comme ministre de l'intérieur alors que Nicolas Sarkozy est président), l'augmentation stratosphérique, le divorce, le mariage, l'inscription hors délai sur les listes électorales, la déclaration des impôts en retard, le tout illégal ou non pénalisé
  • la circulaire Hortefeux, ses amitiés avec Takieddine, ses déclarations d'Auvergnat, celles de Guéant dont celles répétées sur l'échec scolaire des enfants d'immigrés, l'autre récidiviste, celles de Guaino (béatification, prison, etc.)
  • la nomination à la têtes des chaînes audio et vidéo publiques par le pouvoir
  • la réforme constitutionnelle
  • les ministres aussi maires ou élus, le mélange des genres, la non séparation de l'exécutif et du législatif avec le retour sans élection des députés virés du pouvoir 
  • l'irresponsabilité pénale du Président de la république
  • la position d'Hortefeux dans la condamnation des 7 policiers, et ses deux condamnations à lui
  • l’affaire des sondages
  • les classements du parquet
  • le site France.fr (des millions d'euros pour rien)
  • les évictions des préfets pour crimes de lèse-pelouse ou de sifflets
  • la paralysie des villes et les moyens de quasi guerre (2 000 CRS pour 600 habitants par exemple) au coût pharaonique pour les déplacements du président
  • l’affaire de l’espionnage des journalistes par le contrespionnage
  • l’affaire de la validation des comptes de campagne de Balladur et de Chirac
  • la scientologie
  • l'affaire Servier dont Nicolas Sarkozy a été l'avocat. Coût 1,2 milliards à la Sécurité Sociale en plus des morts.
  • l'affaire Bongo
  • la proposition de MAM d'aide à Ben Ali et son pouvoir pendant la révolte tunisienne, les lacrymos et son voyage entre Noël et le jour de l'an et ses quatre mensonges fondamentaux, les petites affaires des parents, et Ollier (ses amitiés libyennes en plus), l'utilisation de la Libye et du Japon par Nicolas Sarkozy pour raison électorale
  • les vacances de Fillon payées par Moubarak dont la clique a détourné plus de 45 milliards de $ et dont 3 ministres ont été arrêtés pour corruption et détournement de fonds publics, et sa justification, celles Sarkozy au Maroc. Et la Ferrari prêtée en 2009 en pleine crise à Fillon, ses voyages à 27 000 € pour retourner en Sarthe alors que le train met 1h20

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54 réactions à cet article    


  • ottomatic 6 février 2012 10:05

    Comme dit Todd : ’’L’explosion de l’Euro va être la délégitimation de tous les connards qui l’ont fabriqué (et soutenu) !’’.

    Dédicace à monsieur Bayrou (et tant d’autres).

    • Imhotep Imhotep 6 février 2012 10:19

      Quel est le rapport avec l’article ?

      Moi j’en vois un avec votre avatr. Cela se rapproche de Pavlov, réflexe conditionnel. Vous voyez Bayrou et vous jetez votre fiel. Vous avec un court-circuit cérébral. On dit que l’homme a un libre arbitre. Vous aucun, ce n’est qu’un réflexe automatique. Une haine recuite et bien imbécile. Vous êtes bâti sur le même modèle que Sarkzoy, celui qui vclive, celui qui dresse les uns contre les autres, celui qui insulte, celui du délit de sale gueule et de la politique au faciès, celui qui fait dire à Guéant que les civilisations ne se valent. Vous ressemblez à votre ennemi, vous en êtes sont frère siamois. De façon automatique.

    • Imhotep Imhotep 6 février 2012 10:20

      PS Todd n’est qu’un bavard qui n’a jamais travaillé de ses dix doigts, qui se pavane à toutes les émissions de télé et qui n’est même pas économiste. On verra quand l’euro sera consolidé s’il ira se cacher dans un trou à rat de honte.


    • ottomatic 6 février 2012 10:36

      « On verra quand l’euro sera consolidé s’il ira se cacher dans un trou à rat de honte. »


      Avec des bond du trésor grecque à 1 ans à 520%... en parlant de trou, c’est a se demander si certains n’ont pas déja adopté la tactique de l’autruche...

    • ottomatic 6 février 2012 10:46

      Sinon, range pavlov et la mauvaise poésie sur mon pseudo. Ton bayrou je ne l’aime pas et je sais très bien pourquoi pour avoir navigué dans la grande presse comme on dit et avoir vu ce que vous ne voudriez pas comprendre...


      Vivement que cette campagne soit passé, que votre poulain suive son destin (à la boucherie chevaline) et que vous article redevienne plus objectif et moins partisans

    • Imhotep Imhotep 6 février 2012 11:01

      Vous avez donc un problème avec la démocratie. C’est votre droit. Mais c’est le mien de le relever.

      La démocratie est un débat d’idées, sinon vous êtes dans le monde que vous, au travers de vos commentaires, voulez dénoncer. Vous êtes donc comme vos ennemis. C’est votre problème et c’est aussi mon droit de le dire.
      La Grèce sera sans aucun doute sauvée car l’Argentine qui était dans un pire état l’a été et l’Argentine n’avait pas l’euro. Elle sera sauvée pour le principe et parce que le coût de ce sauvetage est tout-à-fait acceptable, la Grèce ne représentant que 2 % du PIB de la zone euro.
      Pour votre gouverne, le Canada, en pleine période de croissance mondiale était au fond du gouffre et n’avait pas l’euro. Le Japon a subi une forte récession et n’a pas l’euro. Avant l’entrée dans l’euro, la Norvège et la Suède ont eu de grosses difficultés, perdu leur triple A et pour la Suède l’a regagné alors qu’elle était dans l’euro.
      La Grande Bretagne n’est pas dans l’euro et subi de fortes secousses.
      L’Australie qui n’est pas dans l’euro a perdu son triple A. Et les USA qui non seulement ne sont pas dans la zone euro mais en plus possède encore la monnaie de référence.
      Etc.
      En revanche l’Allemagne, l’Autriche, le Luxembourg sont en zone euro et vont très très bien, merci.
      Vous êtes aveuglé par le dogmatisme, mais cela vous regarde. Finalement vous avez le droit de rester dans voter caverne avec tous les anti-euros brutaux et de regarder contre le mur de cette caverne avec la peur au ventre vos ombres vacillantes.


    • ottomatic 6 février 2012 11:18

      La caverne vous va si bien...


      Puisque la Grèce est une peccadille, vous nous expliquerez comment on fait avec les espagnols, les portugais et les italiens...

      Si vous trouvez la solution, on me dit l’Elysée serait fortement intéressé...

    • Imhotep Imhotep 6 février 2012 12:24

      La Finlande en 1992 perd son triple A. C’est la catstrophe. La Finlande n’est pas dans l’euro. En 1999 la Finlande rejoint la zone euro. En 2002 la Finlande retrouve son triple A, elle est dans l’euro.

      CQFD.


    • chantecler chantecler 6 février 2012 14:10

      Ca prouve quoi ?

      L’ Europe a tout fait pour attirer les pays dans le piège de l’UE .

      A part cela vous me rajeunissez : je retrouve les mêmes enthousiasmes bayrouistes qu’il y a 5 ou 10 ans ...

      J’espère que le chevalier orange , le dégonfleur de baudruche, va rempiler .


    • Imhotep Imhotep 6 février 2012 14:36

      Votre copain le chevalier Orange ne rempilera pas pour diverses raisons dont une première est qu’il est lâche. Dès qu’il a été découvert, dès qu’on a su qui il était il s’est carapaté. Il faut dire qu’il vivait du MoDem et en même temps il tapait dessus. Difficile de vivre de sur qui on vomit chaque jour.

      L’autre raison est qu’il deviendrait inaudible, car à part quelques fanatiques irréductibles et vindicatifs, ce qui passait il y a deux ans car tout le monde crachait sur Bayrou, ne passera plus maintenant car il a une autre cote de popularité.
      Il est toujours plus facile d’être dans le vent que de luter contre. Nous qui soutenions Bayrou dans les temps difficiles avons eu ce courage qui manquent à ceux qui suivent comme un bouchon le courant de la rivière.
      Je parle évidemment là des personnes qui ont été du côté de Bayrou en 2007 pour le lâcher ensuite, je ne parle pas de ses ennemis de gauche qui eux sont toujours aussi virulents.

    • Khanofer Khanofer 6 février 2012 21:11

      D’ailleurs la mention de François Bayrou a récoltée 97% des suffrages !!!

      Une grande leçon de démocratie de l’ensemble des militants modem derrière FRANCOIS face a cet abject « chevalier orange »

      par essence même , le modem est un modèle de démocratie


    • Jean Umber 6 février 2012 10:51

      Effectivement, nos « commerciaux » et « managers » manquent singulièrement d’humanités (avec un « s » je vous prie).
      Avant 68, la section A’ permettait de suivre les conseils de Montaigne. Le lit-on encore d’ailleurs ?


      • Voltaire Voltaire 6 février 2012 11:07

        Domage qu’il ait fallu attendre la toute fin de l’article pour voir enfin ce qui était censé être le sujet principal, à savoir les propositions de Bayrou sur l’éducation. Ce sujet très important aurait mérité un traitement plus pédagogique. J’essayerai d’y revenir dans un article plus analytique.


        • Imhotep Imhotep 6 février 2012 11:20

          1- il a toutes les propositions en fin d’article

          2- il est tout aussi important, car cela fait partie des arguments contre Bayrou de revenir sur les deux points : il n’a rien fait en tant que ministre il est donc illégitime à faire des propositions et inaptes à les appliquer et il n’est que le défenseur de l’enseignement privé à cause de la loi Falloux. Il fallait donc faire un développement. 
          3- Je vous rejoins en partie car quand j’ai écrit l’article je n’avais pas vu la vidéo du discours qui n’était pas en ligne or son discours est assez remarquable et essentiel. Je regrette cela car cela méritait effectivement un plus grand développement. J’ai demandé à Agoravox de mettre la vidéo dans l’article, cette vidéo ci.

        • jpm jpm 7 février 2012 09:34

          Le plus simple est encore d´aller lire directement les 30 orientations pour l´Education telles que Francois Bayrou les a proposees samedi dernier. Elles sont disponibles en Pdf sous le lien suivant : 

          http://bayrou.fr/media/PDF/discours_instruire_FB.pdf


        • Francis, agnotologue JL1 6 février 2012 11:49

          imhotep écrit :

          "Venons en à la loi Falloux. Il y en a qui ont des slogans faciles à la place de la réflexion. Un d’eux est le suivant : à école privée, financement privé. Cela paraît si juste que peu discutent ou alors se sentent en porte-à-faux. Ce n’est pas mon cas. Je ne me sens absolument pas en porte-à-faux et ce sont les inventeurs de cette formule qui ont un véritable problème et avec la démocratie et avec la République« 

          Personnellement, je ne sache pas avoir de problème, ni avec la démocratie, ni avec la République. En revanche, je crois que lmhotep a un pb avec la compréhension avec la formule qui suit : »La République doit fournir à tous ses enfants une éducation gratuite et obligatoire."

          Mais bon sang ! n’est-ce pas ce qu’elle fait avec l’école publiques gratuite ? Le contrat est rempli, non ? Si cette école ne convient pas à une famille, pourquoi faudrait-il lui payer une autre école ? Et puis quoi encore ? Le taxi pour s’y rendre ? Personne ne l’empêche de payer elle-même le supplément si elle trouve mieux ailleurs ! Parce que, de deux choses l’une : ou bien l’école confessionnelle est mieux, et alors, le payement est justifié ; ou bien elle n’est pas mieux, et alors, pourquoi y mettre ses enfants ?

          Par ailleurs, cette revendication catholique fait le lit des revendications islamiques que par ailleurs on condamne ! Est-ce que cela ne donne pas du grain à moudre à Riposte laïque ?


          • Imhotep Imhotep 6 février 2012 12:28

            Je suppose que vous le saint laïc vous allez chez le médecin. Je suppose aussi que, avec voter si bon raisonnement, et en accord parfait avec la déontologie, l’éthique, l’honnêteté intellectuelle, vous refusez le remboursement des honoraires du médecin (privé), car rien ne vous oblige à ne pas aller consulter à l’hôpital(public lui).

            N’est-ce pas ? Vos rendez à la Sécurité Sociale les remboursements chaque fois que vous allez chez un médecin libéral (privé).

          • Francis, agnotologue JL1 6 février 2012 13:10

            Vous mélangez tout, imhotep : j’accepte les remboursements de la Sécu, et même, je vais vous faire une confidence, je paie une mutuelle et des assurances diverses ! Je ne vais tout de même pas payer deux fois de ma poche, hein !?

            Mais je note que vous éprouvez souvent la nécessité d’agrémenter de mots aigres-doux vos ’arguments’ ? Est-ce parce que vous n’y croyez pas vous même ?

            Un mot quand même : si j’allais à l’hôpital public, au dispensaire, ou que sais-je encore, je consommerai du service public, non ? Et ça, il faut bien que quelqu’un paie, n’est-ce pas ? Alors ? Ceci dit, je n’ai jamais demandé à mon médecin de me prescrire des arrêts maladie de convenance, des cures à Vichy ou autres prestations de ce genre, aux frais de la Princesse, si c’est ça que vous voulez insinuer.

            Saint laïque ? Non, citoyen seulement, et qui assume ses valeurs et ses croyances !


          • Imhotep Imhotep 6 février 2012 14:11

            Vous vous faites donc rembourser par le public un médecin privé ? Drôle de mentalité. En effet, d’un côté les impôts : tout le monde paye pour avoir un service en contre-partie : l’enseignement en fait partie. D’un autre côté les charges sociales : tout le monde paye, c’est un organisme public (géré paritairement) et on a un service en contre-partie : le remboursement des soins. Donc vous acceptez pour votre petite santé ce que vous refusez aux autres pour l’enseignement. Voilà une belle logique.

            Ces deux systèmes sont parfaitement symétrique. Un Français qui paye ses impôts a un droit imprescriptible pour ses enfants à l’enseignement. Tout comme vous vous choisissez votre médecin libéral qui est remboursé par un établissement public, ce Français a le droit de choisir son lieu d’enseignement dès l’instant où cet établissement ne coûte pas plus à l’Etat que coûterait le même enseignement dans le public. Mais votre esprit ne vous permet pas d’accepter ce fait. Ce qui prouve votre partialité intrinsèque. Ce n’est que de l’idéologie partant d’un principe erroné.

          • Francis, agnotologue JL1 6 février 2012 14:36

            imhotep,

            Vous dites : « Vous vous faites donc rembourser par le public un médecin privé ? »

            La Sécu ce n’est pas « le public » ! vous ne comprenez rien à rien. La Sécu, c’est une assurance. Vous avez l’air d’ignorer ce qu’est le libéralisme. La médecine libérale n’est pas un choix offert aux gens, c’est un fait de société : la médecine en France est libérale, qu’on le déplore ou l’approuve, qu’on se le dise !

            La Sécu ce ne sont pas des impôts, c’est une assurance maladie, nuance. Tout comme ma mutuelle d’assurance ne m’impose aucun garagiste particulier pour faire mes réparations éventuelles, la Sécu me laisse le choix du médecin.

            La fonction publique est une chose. La sous-traitance une autre. Quand vous utilisez un rond-point, il a été payé par nos impôts et réalisé par une entreprise privée. Cela vous épate ? Vous les évitez ?

            Il n’en est pas de même de l’école : si la santé pas obligatoire (!), l’école l’est : et cette obligation n’est admissible que par la mise à disposition de l’école publique gratuite et ouverte à tous, sans condition de croyance, de religion etc.

            Rien ni personne n’oblige les parents à choisir une école qui leur paraît meilleure : tout comme vous pouvez choisir un médecin qui dépasse les honoraires remboursés par la Sécu, vous pouvez choisir une école prestigieuse, vous n’avez pas à réclamer un remboursement supplémentaire.

            Maintenant, ne me faites pas plus intégriste que nombre de vos coreligionnaires : j’admets que l’école privée reçoive des subventions par le fait qu’elle soulage le budget de l’Éducation Nationale. Encore que, je me demande si ce n’est pas entretenir au sein de la population, une pomme de discorde. Et la porte ouverte aux revendications imbéciles de tous les sectaires du pays. Et ça, c’est insupportable.

            Que de temps perdu à devoir expliquer ce qui est clair et évident à cause de l’obscurantisme !


          • Francis, agnotologue JL1 6 février 2012 14:42

            Je note que les cathos se font par les voix d’imhotep ici et des ’affidés de Bayrou en général, les alliés objectifs des ultra-libéraux, ennemis déclarés de l’État républicain, donc de la démocratie. 

            Un comble pour qui revendique les suffrages du peuple pour accéder à la fonction suprême.


          • Imhotep Imhotep 6 février 2012 15:03

            1- la sécu est un établissement public et non privé et je vous le répète c’est le pendant des impôts. Puisque vous ne semblez pas comprendre. 

            2- la preuve en est la CSG. Connaissez-vous la CSG ? Qui prélève la CGS ? C’est un impôt qui retourne à la Sécu. Ceci est une preuve d’autant que le budget de l’Etat contribue à la sécu.
            2- Désolé mais, selon vos convictions, rien, mais rien ne vous empêche d’aller à l’hôpital public pour vous faire soigner. C’est une possibilité mais en parfaite contradiction avec votre philosophie, pour votre petite santé vous préférez le médecin libéral, privé donc, payé non par vous, mais par la mutualisation publique des charges. L’impôts est la mutualisation publique des charges pour avoir en contre partie un service dont l’enseignement en fait partie.
            3- ma religion ne regarde que moi et contrairement à ce que vous dites - tout d’abord il y a des enseignements privés juifs, protestants (l’Ecole Alsacienne par exemple), musulmans et sans confessions, ce que vous semblez ignorer comme vous ignorez que la grande majorité des établissements privés sont conventionnés et que les enseignants sont payés par l’Etat et dépendent des rectorats - je ne suis pas du tout un pratiquant. Quant à Bayrou je vous remets ici ce qu’il a écrit dans sa circulaire - circulaire, donc acte officiel et non promesse de candidat si vous êtes capable d’y voir la différence - car vous êtes encore plus borné qu’une mule et qu’il dit clairement que l’école est un lieu laïc, laïcité qu’il n’a eu de cesse de défendre et pour cela de s’opposer aux divers discours de Sarkozy et de la venue du Pape reçu comme chef d’Etat :
            « Lʼécole est, par excellence, le lieu dʼéducation et dʼintégration où tous les enfants se retrouvent pour apprendre à vivre ensemble et à se respecter. À la porte de lʼécole doivent sʼarrêter toutes les discriminations, quʼelles soient de sexe, de culture ou de religion. Cet idéal laïc et national est la substance même de lʼécole de la République et le fondement du devoir dʼéducation civique qui est le sien. Cʼest pourquoi il nʼest pas possible dʼaccepter à lʼécole la présence et la multiplication de signes si ostentatoires que leur signification est précisément de séparer certains des élèves des règles de vie commune de lʼécole. »

          • Francis, agnotologue JL1 6 février 2012 15:27

            La Sécu est une assurance maladie. La différence avec une assurance privée, et vous avez raison, est le principe de financement, assuré par la puissance publique. C’est ça la signification du mot fraternité dans notre devise nationale. Si on laissait les gens libres de s’assurer, les pauvres ne le feraient pas. Et vous devriez payer pour eux, de toutes façons.

            Le secteur médical est sous-traité à la médecine libérale. Sous-traité, vous savez ce que ça veut dire ? Vous n’allez pas chialer, tout de même, vous et vos amis libéraux qui allez partout faire du prosélytisme en faveur de la privatisation des services, au motif que ça coûte moins cher que la fonction publique !

            Je vous ai cité l’exemple des ronds-points pour les canards qui pullulent en rase-campagne, mais aussi, soyons honnête, les infrastructures et l’équipement utiles ! Qu’est-ce que vous en dites ? Vous préfèreriez que ce soient des fonctionnaires cantonniers qui les bâtissent, au motif que c’est et que ce sera toujours payé par les impôts ?

            Désolé, mais j’ai l’impression que sur ces sujets, vous êtes aussi têtu qu’ignare, ceci expliquant cela !

            nb. D’une part, il n’est pas montré que la sous-traitance aux écoles privées coûte moins cher à la collectivité, loin s’en faut.

            D’autre part, ce n’est pas tant une question comptable qu’une question d’idéologie. Je le répète : cette revendication catholique est une pomme de discorde qui fait deux fois le lit des revendications islamiques, libérales et autres, que par ailleurs la démocratie condamne au nom de la lutte contre les communautarismes !

            Est-ce que cela ne donne pas du grain à moudre à Riposte laïque, mais aussi à tous les ulémas du bled et les libertariens du Web ?


          • daryn daryn 6 février 2012 15:46

            @JL1, qui dit : La Sécu ce ne sont pas des impôts, c’est une assurance maladie, nuance.

            La distinction est délicate et largement débattue. Pour certains les cotisations sociales ne devraient pas être considérées comme un impôt car elles comportent une contrepartie directe (les prestations sociales). Cependant quand on assure une habitation, un véhicule, le coût est fonction du bien assuré, pas des revenus du client. A partir du moment où les cotisations sociales (hors retraites) sont variables en fonction des revenus (salariés ou non) elles prennent effectivement la forme d’un impôt car les prestations servies n’ont typiquement rien de proportionnel aux cotisations. En fait la seule différence est que les cotisations sociales sont affectées à la sécu, alors que les autres impôts ne le sont pas (ils rentrent directement dans le budget de l’état qui les dépense à sa guise). Notez bien que ceci ne constitue pas une critique du système, juste une précision.


          • Francis, agnotologue JL1 6 février 2012 16:12

            Daryn ;

            je ne dis pas autre chose, mais effectivement, ça donne du grain à moudre (!) aux coupeurs de cheveux en quatre : c’est à la fois une assurance et un impôt ; c’est ce qu’on appelle la solidarité nationale, le seul moyen qui permette la démocratisation d’accès aux soins de santé.

            Si quelqu’un voit une meilleure méthode, qu’il l’expose.

            Et je précise : le financement c’est une chose, le mode d’administration une autre.

            Ceci dit, je ne plaide pas pour une médecine libérale aux cotés de la Sécu service public - précisons pour les coupeurs de cheveux : le service de recouvrement des fonds de fonctionnement : cela a déjà été débattu cent mille fois, l’exemple récent des prothèses PIP ou du Médiator sont des exemples qui expriment ici ce que je veux dire.

            Mais on est loin du sujet. Quoique !


          • daryn daryn 6 février 2012 17:38

            @JL1 qui dit Le contrat est rempli, non ?

            ça dépend des cas, et de quel contrat parle-t-on ? Après que les professeurs de notre benjamin, qui nous semblait entrer dans une spirale inquiétante de démotivation, nous aient expliqué l’an dernier : désolé nous n’avons pas le temps de nous occuper de votre fils car nous avons des élèves en situation sociale ou familiale difficile qui consomment toute notre énergie, nous avons effectivement à notre grand regret sorti notre fils du public au profit d’une école privée (non confessionnelle) où il n’est pas sacrifié. Les professeurs en question étaient des gens plutôt corrects, estimables et ouverts mais de mon point de vue il y a eu en l’occurrence effectivement rupture de contrat. Étant données les classes pléthoriques et les disparités de niveaux qu’ils avaient à gérer, ce n’était pas forcément directement de leur faute, encore qu’on puisse contester les inégalités non seulement assumées mais revendiquées dans leur traitement des différents élèves.

            JL1 demande également Si cette école ne convient pas à une famille, ...

            Pour moi le problème n’est pas que l’école convienne ou non à une famille mais bien à un élève. Nos deux ainés ont crû et prospéré dans l’enseignement public. On allait à la catastrophe avec le troisième. Quand l’école gratuite et obligatoire n’est pas adaptée à un élève, que peuvent faire les parents ? Rappelons qu’on n’a pas le choix du lycée.

            L’aspect confessionnel est pour moi complètement secondaire vis à vis de la possibilité d’avoir son mot à dire quant à l’organisation, la discipline et la pédagogie pratiquées. C’est ce que vous dirons beaucoup d’enseignants, qui sont loin d’être les derniers à faire appel pour leur progéniture à l’enseignement privé...

            J’aurais de loin préféré pouvoir laisser mon fils dans l’enseignement public. En l’occurrence cela ne semblait pas une option raisonnable. L’enseignement privé prospère à cause des carences de l’enseignement public, et agiter le chiffon rouge confessionnel ne fait que masquer le problème. On ne peut sans doute pas faire grand chose sur les effectifs des classes (encore que je suis d’accord avec F. Bayrou quand il suggère d’avoir des effectifs plus importants dans les classes faciles ou homogènes, et des effectifs réduits dans les cas difficiles), mais il paraît essentiel de réduire les disparités de niveaux qui sont à la source de la plupart des difficultés d’enseigner. Si les classes étaient plus homogènes (sans pour autant tirer le niveau vers le bas) je suis certain que beaucoup de difficultés actuelles disparaîtraient d’elles mêmes. Et je suis d’accord avec FB, ça commence par savoir effectivement lire et écrire (et comprendre ce que l’on lit) à l’entrée au collège.


          • Francis, agnotologue JL1 6 février 2012 20:19

            Daryn,

            mais qu’est-ce que vous racontez ? L’école n’est pas adaptée à votre cas, et donc, cela justifie que les contribuables financent des institutions privées spécialement pour vous ?

            Dites moi que je n’ai pas compris !

            nb. J’aime bien que les choses soient claires. Si vous ne pouvez pas faire mieux, je resterai dans mon indignation. Je suppose que ça ne vous dérange pas ?

            Je suppose aussi que la perspective de ne pas embaucher un fonctionnaire sur deux partant en retraite vous laisse de marbre ? Non ? Vous vous en réjouissez ?


          • daryn daryn 6 février 2012 20:53

            @JL1

            permettez moi de vous reposer la question : quand vous dites ’le contrat est rempli’ de quel contrat s’agit-il ?


          • Francis, agnotologue JL1 6 février 2012 22:43

            Daryn,

            je ne voudrais pas qu’il y ait d’ambiguïté sur ce mot.

            J’ai écrit : « La République doit fournir à tous ses enfants une éducation gratuite et obligatoire. Mais bon sang ! n’est-ce pas ce qu’elle fait avec l’école publiques gratuite ? Le contrat est rempli, non ? »

            Le contrat, ou si vous préférez, le deal : gratuité en échange d’obligation. Le service minimum, en somme ; l’école de la République, donc, puisque les gens ne veulent pas payer d’impôts ! En n’interdisant pas à ceux qui ont les moyens ou les mécènes, de s’offrir une meilleure école plus conforme au luxe qu’ils souhaitent.

            Je le déplore : je préfèrerais qu’il n’y ait qu’une école, et qu’on lui accorde les moyens qu’une grande nation doit consacrer à cette mission ! Mais tout le monde ne le voit pas ainsi, c’est pourquoi vous êtes là, avec imhotep et les communautaristes, à faire du prosélytisme, non seulement pour l’école de vos vœux mais en plus, pour un financement pris forcément sur l’école de la République. Tant pis pour les républicains !

            Non, je le dis ici, Bayrou n’est pas républicain quand il se présente comme le chef de l’école catholique anti-républicaine depuis toujours.


          • antonio 6 février 2012 11:56

            Cinquante pour cent du temps scolaire consacré en primaire à l’écrit et à la maîtrise de la
            langue : j’applaudis à tout rompre !


            • ecophonie ecophonie 6 février 2012 11:58

              Pas encore lu tout l’article mais concernant france 2, ils ont reçu Rachida Dati hier et je me demande encore pourquoi elle bénéficie d’une telle couverture médiatique alors qu’elle est sensé être en guerre avec l’UMP, les législative, c’est bien après la présidentielle non ? On l’a vu pas mal de fois sur canal + également.
              J’ai l’impression qu’elle participe aussi à cette campagne off du présidendidat parce que même sur la question des civilisations qui en valent plus que d’autre, elle a trouvé le moyen de ne pas critiquer son camps.
              Bref y a de quoi décortiquer cette campagne off et faire un bel article, non.


              • Bulgroz 6 février 2012 12:07

                Marre des sempertinelles recopies d’Imhotep.

                Agoravox n’est pas un hôpital gériatrique.


                • Imhotep Imhotep 6 février 2012 12:17

                  Merci de ce commentaire éclairant pour le débat. Quant à votre seconde phrase elle devait vous concernai, non ?


                • heliogabale boug14 6 février 2012 12:12

                  Il y a deux choses que je ne comprends pas :

                  d’une part, ce sont les médias qui ont remis en selle Bayrou il y a quelques semaines de cela quand il a annoncé sa candidature...on aurait pu le mettre en touche...pour quoi alors critiquer les médias qui parlent de lui ? Il ne faut pas oublier que la politique est une histoire de parts de marché : Bayrou était il y a peu à 6-7% donc on lui consacrait pas plus. L’inertie est telle qu’il faut un certain temps pour rééquilibrer les parts du gâteau.
                  C’est toujours le problème de cette élection présidentielle qui ramène le débat politique à un débat sur le choix de personnalités...ce qui est un avilissement de la politique...

                  Si Bayrou disait clairement qu’il veut mettre fin au régime semi-présidentiel pour un régime parlementaire avec proportionnel intégrale (seuil à 3%) et premier ministre issu du parti majoritaire, il pourrait être intéressant de voter pour lui, juste parce qu’il y aurait du changement...mais là, je ne vois rien et en plus son programme, ça reste tout compte fait de l’austérité...la hausse de la TVA, c’est un truc dont je ne comprends pas l’intérêt...

                  d’autre part, Bayrou dit que s’il n’est pas présent au second tour (il n’a pas encore dépassé Le Pen dans les sondages et encore moins Sarkozy), ce qui reste malgré tout l’hypothèse centrale, il dira pour qui il votera et fera un choix clair. Or, il considère que le programme du PS serait une catastrophe pour la France. Il va rouler pour Sarkozy , sinon ? Ça ferait une belle jambe à Imhotep !  smiley


                  • Imhotep Imhotep 6 février 2012 12:16

                    Il ne dira pas qu’il votera pour Sarkozy car il sera présent au second tour !

                    Ceci dit, qu’a-t-il dit en 2007 ?
                    Je ne voterai pas pour Nicolas Sarkozy. Cela ne fut pas assez clair pour vous ? Et pourquoi chercher maintenant un petit poste de ministre de Sarkozy alors qu’il a tout refuser depuis 2002 ? Et même depuis 1998.

                  • Robert GIL ROBERT GIL 6 février 2012 12:59

                    bonjour Imhotep, voici plus globalement un etat de l’ecole en France :
                    http://2ccr.unblog.fr/2011/12/19/l%E2%80%99ecole-est-finie/

                    bonne journée


                    • Imhotep Imhotep 6 février 2012 13:04

                      Tiens deux sondages intéressants :

                      Pour Libé Bayrou passe devant Sarkozy pour le désir des Français de qui sera élu : Hollande 45 % Bayrou 31 % Sarkozy 30 % (serait-ce un tournant ?)
                      Pour Métro : Bayrou reste en tête avec Hollande du taux de satisfaction 48 chacun, Sarkozy est à 32 %

                      • volpa volpa 6 février 2012 13:19

                        Les merluchonniens se déchainent Imhotep.

                        A peine mois les Hollandais.


                        • Taverne Taverne 6 février 2012 13:37

                          Le journal, c’est important aussi. Ouest-France (le quotidien le plus lu en France) avait, quant à lui, accordé une pleine page aux propositions de Bayrou l’autre jour.Avec une présentation objective, pédagogique et claire. Il y a encore des journalistes.


                          • Pelletier Jean Pelletier Jean 6 février 2012 16:24

                            Imhotep fait une campagne trés sérieuse en faveur de Bayrou, mais pour être efficace il faudrait qu’il soit plus didactique et« court » dans ses articles et surtout moins agressifs à l’égard de ses contradicteurs.
                            Mais il a parfaitement raison dans son analyse des médias qui répartissent leur soutien à Hollande et Sarkozy en ignorant les autres ou encore en les marginalisant.
                            Bayrou a de bonnes idées, mais il n’est pas en mesure de les mettre en oeuvre.
                            En se rapprochant de la social démocratie, il va sur les terres de François Hollande qui est tout de même un peu plus crédible.

                            http://jmpelletier52.over-blog.com/


                            • Imhotep Imhotep 6 février 2012 16:33

                              C’est que je suis un mauvais Catholique. Quand on me frappe, je ne tends pas la joue gauche. Ici les attaques non fondées et pour délit de sale gueule sont violentes et permanentes. Alors je réponds par un horion quand on me bastonne.

                              Ce n’est pas moi le candidat.
                              Quant à Hollande, je ne vois pas quel avantage il a par rapport à Bayrou quand on voit les scuds qu’envoient Mélenchon et ses supporters et ce que pensent de lui les écolos. Il serait un président minoritaire dans l’opinion avec 70 % au premier tour qui auraient voté pour une autre option chacune très largement opposée à la sienne 30 % diminués des votes blancs et nuls et encore diminués de la participation, soit moins de 20 % du corps électoral, même si la puissante machine PS lui permettrait de gagner les législatives. Mais Bayrou le rattrape en souterrain, comme le démontre les sondages qualitatifs puisque pour la première fois Bayrou est le choix en deuxième comme souhait de président de la République et devant Sarkozy. Tout ceci peut faire basculer très vite les choses.

                            • Pelletier Jean Pelletier Jean 6 février 2012 17:51

                              si hollande gouvernait avec 70 % de français qui n’avaient pas voté pour lui, ce serait pire pour bayrou à ce jour 88 %....
                              amicalement et malicieusement

                              jean


                            • duagt 6 février 2012 18:41

                              Pas necessairement puisqu’un affrontement Bayrou / Hollande au second tour, donne Bayrou gagnant.

                              (comme face à n’importe quel autre candidat).

                              La ou marine lepen perd le second tour, face à n’importe quel autre candidat.

                            • Imhotep Imhotep 6 février 2012 20:40

                              Bien sûr qu’il aura seulement 22 % au premier tour mais ce qui les différencient c’est que Bayrou par définition propose un gouvernement élargi à droite et à gauche et donc élargit de fait sa base et virtuellement se met dans une toute autre position.


                            • Pelletier Jean Pelletier Jean 6 février 2012 20:42

                              @duagt,


                              Où avez vous vu un sondage deuxiéme tour Hollande / Bayrou et encore moins qui donnerait Bayrou gagnant ?

                            • Imhotep Imhotep 6 février 2012 20:48

                              Les sondages existent mais ils sont interdits. Ici dans cette vidéo il est indiqué que Bayrou battrait Hollande : 


                            • suumcuique suumcuique 6 février 2012 20:35

                              Instruire le « bon peuple » a toujours été l’objectif de la franc-maçonnerie.

                              Sous l’ancien régime, de nombreux fermiers-généraux se firent étriper par des villageois pour avoir mis les pieds dans tel ou tel village pour collecter d’iniques impôts. Ces villageois étaient parfaitement illettrés.

                              Deux cent ans plus tard, instruit par la franc-maçonnerie dans les écoles de la République, il n’est plus aucun Français qui oserait même rêver de refuser de se faire racketter par les tas. C’est qu’entre-temps les Français ont été bien « illuminés ».

                              Illétré, le Français se rebellait instinctivement contre l’iniquité. Instruit, bien « illuminé », le Français courbe machinalement l’échine.


                              • Imhotep Imhotep 6 février 2012 20:42

                                Ce discours atteint le summum de la bêtise. Mais c’est habitude des idéologues. La seule chose qui les intéressent ce sont les clivages et le seul outil dont ils disposent c’est la haine d’un ennemi désigné.


                              • c’est pas grave 6 février 2012 20:56

                                " Avant l’entrée dans l’euro, la Norvège et la Suède ont eu de grosses difficultés, perdu leur triple A et pour la Suède l’a regagné alors qu’elle était dans l’euro. " IMHOTEP

                                 ???


                                • Taverne Taverne 6 février 2012 23:34

                                  Et pour la Grèce bientôt les triples z’aides...


                                • Khanofer Khanofer 6 février 2012 21:03

                                  Mon fiston , ton article est quasiment parfait  !
                                  Comme a l’accoutumee

                                   Tout juste aurais je préféré que tu mettes les choses dans l’ordre !

                                  Bayrou : après Instruire, Produire !!!!! et pas l’inverse 

                                   Pour le reste , il est incontestable que François Bayrou , par ses qualités d’agrégé , est le meilleur ministre de l’éducation nationale de ces 40 dernières années .

                                  Une gestion exemplaire dans le respect des syndicats et l’affirmation de ses convictions propres ( école libre )

                                   

                                  • lloreen 7 février 2012 09:23

                                    « Même si internet existe ce n’est qu’un miroir déformant....ensemble des français ».
                                    Tout comme la télévision et les journaux télévisés...


                                    • lloreen 7 février 2012 09:29

                                      La seule option véritablement démocratique est le choix d’un programme sociétal choisi par les français par referendum.Je n’en démords pas.
                                      Chaque citoyen peut contribuer à l’élaboration et quand je dis chaque français je pense à Bayrou le Pen, Mélenchon, Hollande ou d’autres ...car ils ont comme tous, des citoyens.
                                      Enfin, théoriquement si l’on en croit la devise de notre République:liberté, égalité, fraternité.

                                      Cela évitera de continuer éternellement à s’étriper pour savoir qui de X, Y, ou Z est le plus compétent pour décider de MA vie.


                                      • BA 8 février 2012 23:40
                                        Affaire Bettencourt. Eric Woerth mis en examen pour trafic d’influence passif.

                                        « M. Eric Woerth a été entendu ce jour à partir de 9h30, dans le cadre de l’information judiciaire suivie par M. Jean-Michel Gentil, Mme Cécile Ramonatxo et Mme Valérie Noël, des chefs de trafic d’influence actif commis par un particulier, trafic d’influence passif commis par une personne investie d’un mandat électif public, financement illicite de parti politique ou de campagne électorale », indique le communiqué.

                                        « A l’issue de cette audition qui a pris fin à 21h50, il a été mis en examen du chef de trafic d’influence passif, délit prévu et réprimé par les articles 432-11 et 432-14 du Code pénal », ajoute le parquet. 

                                        Le délit de trafic d’influence est puni de dix ans d’emprisonnement et 150.000 euros d’amende.

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