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Accueil du site > Tribune Libre > Ce qu’il reste à faire

Ce qu’il reste à faire

La censure fait rage en ce moment sur les réseaux sociaux, je vais donc me faire un plaisir d'exprimer ce que je pense dans ces précieuses colonnes.

Donc, d'après moi, la situation n'est pas fameuse, mais globalement, elle est excellente. Si on accepte de regarder sur le long terme.

Et déjà à moyen terme ne nous trompons pas de problème. Le problème, c'est que la génération du baby-boom est âgée, donc la mortalité va augmenter dans les 20 ans qui viennent, c'est mathématique.

Du coup on ne peut même pas parler de problème. C'est la nature, tout simplement. Donc évidemment cela fout en rogne les petits politiciens et autres apprentis sorciers de la science. Car ils sont très mécontents que des lois — fussent-elles naturelles — soient plus fortes que leurs lois à eux.

Mais cela ne nous regarde pas. Nous le peuple, nous devons résoudre culturellement le problème. Faire en sorte que ces départs massifs ne blessent pas la cohésion sociale. Déjà on pourrait parler des héritages, mais cela concerne la cohésion familiale, qui n'est pas dans le thème ce cet article.

Je voudrais plutôt parler de cohésion nationale, car déjà ce que ceux qui vont partir doivent comprendre, c'est que des dizaines de millions de Français sont partis avant eux, et des dizaines de millions partiront après. Pas la peine de s'apitoyer sur son propre sort. Nous faisons partie d'une grande chaîne, d'un élan spirituel qui dans le monde a travaillé inlassablement à la construction d'un État-nation pérenne.

Nous sommes le plus grand peuple politique de tous les temps.

Bien sûr, d'autres peuples, d'autres pays, ont travaillé sur des concepts connexes qui ne nous font pas toujours plaisir. Je ne parle pas forcément de l'approche anglo-saxonne, selon laquelle il ne peut y avoir de taxation sans représentation. Mais plus précisément de cet élan du peuple hollandais, peuple citoyen selon lequel les cordons de la bourse doivent être contrôlés par des individus, et surtout pas par des collectifs. Car s'il y a une puissance publique, il n'y a de responsabilité qu'individuelle. Donc le contrôle de la monnaie ne peut être que privé.

La preuve éclatante de ce que je dis est tout simplement la défaite des soviétiques lors de la guerre froide. Car il s'est agit avant tout d'un effondrement économique d'un collectif qui pensait qu'il pourrait arbitrairement décider des toutes les quantités à produire et à consommer. Et le délire a continué de nombreuses décennies, car par nature, le collectif est irresponsable. Donc il aura suffit d'une petite perturbation, pour que le réel prenne le pas sur l'illusion collective.

Maintenant me direz-vous, ce sont plutôt les pays occidentaux qui sont dans un beau délire, et la perturbation du couillonavirus a bon dos. Mais ce n'est qu'une perturbation, comme il y en a tant d'autres sans que nous y prêtions attention.

La voie globale de la France est toute tracée, et nous devons simplement parachever l’œuvre de ceux qui sont partis plus tôt, de nos ancêtres. Maintenant que nous avons une constitution solide, garante d'une certaine stabilité et d'une certaine efficacité dans la transmission du pouvoir, il ne nous reste plus qu'à résoudre le problème qui empoisonne tous les pays, fort nombreux, qui se sont inspirés de nous. La corruption des élus.

Pour ce faire, il vaut mieux prévenir que guérir.

La prévention de la corruption qu'est-ce que c'est ?

Déjà, cela se base sur la compréhension du phénomène.

Il y a trois temps dans la corruption d'un élu. Il y a avant l'élection, il y a pendant l'élection, et il y a après l'élection. Avant l'élection le candidat qui va gagner est coopté, et il est repéré par des forces corruptrices.

Pendant l'élection ces forces vont se mettre au service du candidat pour assurer sa notoriété via les médias qu'elles contrôlent, et pour dénigrer les éventuels concurrents sérieux. Ça y est, l'heureux élu sait à qui il doit sa victoire.

Et après tout est beaucoup plus simple.

Donc, ce que le peuple doit faire, c'est mettre des entraves à ce scénario. En un mot il faut qu'il apprenne à voter. Donc déjà, faire en sorte que les candidats citoyens se présentent, du fait de la volonté d'électeurs lambda, et non pas de celle de multi-millionnaires.

Pour ce faire des citoyens peuvent tirer au sort des électeurs sur les listes électorales de la circonscription, et leur demander, sans leur soumettre de liste pré-établie, qui de leur entourage pourrait les représenter au Conseil départemental, ou à l'Assemblée nationale.

À vous d'écrire la suite.

 


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16 réactions à cet article    


  • Pierre Régnier Pierre Régnier 7 décembre 2020 10:25

    Banale mais très compréhensible « proposition » politique de droite, partant des dérives bien réelles de la fausse Gauche.


    • beo111 beo111 7 décembre 2020 11:47

      @Pierre Régnier

      Merci pour votre commentaire.

      Évidemment on ne peut pas attendre de moi un idée de gauche, vu que je suis plutôt dans la droite nationale.

      Cependant, et j’insiste là dessus, concrètement c’est plutôt favorable à la gauche, qui se plaint depuis fort longtemps, que les ouvriers, les classes populaires ne sont pas assez représentées à l’Assemblée nationale.

      Ce que je propose, vous l’aurez compris, c’est de créer un représentation politique d’une représentation sociologique.

      Du coup dans mon canton populaire les électeurs que je vais tirer au sort vont vraisemblablement désigner des gens de gauche, plutôt que des gens LR/UDI qui sont pourtant actuellement conseillers départementaux.

      Car je le répète dans l’affaire ce qui est important ce n’est pas la couleur politique. C’est la proximité. Car la proximité entre un électeur et son représentant a tendance à minimiser la corruption de ce dernier. L’élu n’est pas hors sol. Il a un lien de connaissance clair avec un grand électeur de sa circonscription. Et le grand électeur ça peut être n’importe qui, puisqu’il est tiré au sort.


    • Martha 7 décembre 2020 10:42

      Texte intéressant mais plein d’affirmations plus ou moins obscures ou au moins discutables. Un exemple :

       => Donc le contrôle de la monnaie ne peut-être que privée.

        !!!.

       Là il faut s’attendre à une belle pelletée de commentaires.


      • Martha 7 décembre 2020 10:43

        PS : un e en trop !


      • beo111 beo111 7 décembre 2020 11:57

        @Martha

        Merci pour votre commentaire.

        C’est vrai que pour les achats immobiliers par exemple, ça marchait plutôt bien entre 1948 et 1983 on va dire : le crédit foncier prêtait aux banques privées, qui à leur tour prêtaient aux particuliers.

        Mais à mon avis ce n’est pas stable. Car la représentation nationale, si on lui laisse la création monétaire, elle se sent toute puissante comme une foule, et il se passe n’importe quoi.

        Sachant que la situation actuelle est inverse, puisque le capital tient dans sa main la représentation nationale. Moi je suis pour l’équilibre : le capital d’un côté, la représentation nationale de l’autre côté, et l’État qui fait pivot entre les deux.

        Ils jouent à la balançoire en fait. C’est un peu puéril, mais c’est pérenne.


      • Martha 7 décembre 2020 15:53

          ?

        Et si la création monétaire est privée, cela s’appelle comment, d’aprés-vous ?


      • beo111 beo111 7 décembre 2020 16:38

        @Martha

        Ben c’est le système actuel des banques centrales. Qui in fine ont des actionnaires privés.

        Alors bien sûr je suis assez dubitatif sur les chambres de compensation style Clearstream, magnifiquement décrites par Denis Robert (son nouveau bouquin sur le patron de BlackRock est très bien d’ailleurs il parait (merci Martha, je viens de trouver mon cadeau de Noël grâce à vous)).

        Mais je le répète, je préfère que la création monétaire soit dans la main d’actionnaires privés, si méchants soient-ils, car eux au moins, quand ils vont créer de la monnaie ils voudront qu’il y ait un truc en face. Ils ne sont pas comme des collectivités qui peuvent se contenter de belles promesses et de blablablabla.

        Donc bien sûr, ces actionnaires vont chercher à s’enrichir, mais après, s’ils ont de vrais représentants du peuple en face d’eux, l’équilibre se fera.

        Car le problème actuel en termes de finances publiques, c’est certes l’endettement délirant alimenté par des mesures douteuses style CICE, mais aussi et surtout l’évasion fiscale. Si une boite dit que pour que son produit soit attractif il faut absolument qu’elle achète des tonnes de poudre de perlimpinpin aux îles Caïman, eh ben on ne peut rien dire. Même si du coup le résultat de l’entreprise est à zéro donc pas d’impôt.

        Mais il reste notamment la TVA (moitié des recettes de l’État !), les cotisations sociales, l’impôt sur le revenu qui montrent que de toute façon l’État a de puissants leviers pour récupérer du fric, il n’a pas besoin du monopole de la création monétaire.


      • infraçon infraçon 7 décembre 2020 15:24

        Bonjour Beo,

        une petite précision en ce qui concerne le baby-boom

        « la génération du baby-boom est âgée »

        (tiré d’un tableau de l’INSEE des naissances) 1950 : 862.000 2014 : 781.000
        soit -40.000 garçons et -40.000 filles (à peu près)
        la pyramide ressemble plus à un cylindre sauf à son extrémité et la génération du baby-boom y est (dans cette extrémité) et depuis un moment (15 ans)...

        Quel soulagement !!

        Bon i’y a aussi le problème du chômage : 4.000.000 millions (inscrits à PE)
        En 1968 moins de 500.000

        Passons ce n’est qu’un problème à moyen terme (!)

        Quelques réactions au fil de l’eau :

        Quand vous dites (au sujet de l’URSS) :

        « un collectif qui pensait qu’il pourrait arbitrairement décider des toutes les quantités à produire et à consommer »

        Ce n’est pas que je défende ce régime, mais je pense que vous oubliez un aspect du problème : c’est que ce n’est pas le collectif qui pensait, ce sont des oligarques d’Etat (tels que l’ENA nous en fabrique, mais sur le modèle des serviteurs des oligarques financiers) qui ne se contentaient pas de penser, mais en plus foutaient un « joyeux » bor..l

        « Maintenant que nous avons une constitution solide, garante d’une certaine stabilité et d’une certaine efficacité dans la transmission du pouvoir »

        Ha ! que je ris de me voir si belle en ce miroir !...

        « La corruption des élus. »

        Mais que voilà un constat intéressant...

        « des (pourquoi pas »LES«  ?) citoyens peuvent tirer au sort des électeurs sur les listes électorales de la circonscription »

        Et ainsi ces tirés au sort ne seront jamais corrompus. Et s’ils le deviennent ... On passera notre temps à les virer (proposition Chouard), à en tirer d’autres au sort et à les élire. Etc.

        Le problème ce ne serait pas l’existence de l’argent ?

        Oui mais alors là... c’est trop compliqué. Je vous le concède, ce n’est pas qu’un problème de constitution et de tirage au sort.


        • beo111 beo111 7 décembre 2020 16:09

          @infraçon

          Merci pour votre commentaire.

          Vous pouvez dénigrer la constitution française, mais il est indéniable qu’elle fait le job. Par exemple pour la transmission du pouvoir elle est mieux faite que celle des ÉUA par exemple, on le voit à l’heure actuelle.

          Maintenant sur la corruptibilité des tirés au sort : je reprends ma démonstration.

          Avant qu’ils soient tirés au sort, les grands électeurs sont inconnus des corrupteurs. À priori ils ne les ont pas approché. Donc le processus corrupteurs ne peuvent pas se mettre en place.

          Pendant que les grands électeurs choisissent leur candidat, les corrupteurs ne les connaissent toujours pas donc ils ne peuvent pas agir pour eux. Et même s’ils en ont repéré quelques un, ils n’ont pas suffisamment de temps pour faire connaissance.

          Et une fois que les tirés au sort ont désigné leur candidat, c’est fini pour eux, maintenant toute la pression est sur les candidats, c’est une autre histoire.

          Et pour ce qui est de la technique de tirage au sort, on a pas besoin de 15000 citoyens, un ou deux suffisent. Par contre effectivement par la suite deux cas se présentent : soit le candidat désigné par les tirés au sort est soutenu par un gros parti. Auquel cas un soutien mou des citoyens de la circonscription sera suffisant.

          Soit ce n’est pas le cas, et alors effectivement il va falloir mobiliser des gens qui d’habitude ont une vision assez passive de l’élection.

          Supprimer l’argent moi je suis plutôt contre, car l’être humain trouvera tôt ou tard un autre moyen de domination. Certains parlent par exemple du savoir, mais à mon avis c’est encore plus dangereux car ceux qui en sont bien dotés pourront utiliser des techniques bien pires issues des sciences humaines pour asservir les masses.


        • infraçon infraçon 7 décembre 2020 19:08

          @beo111

          Pour ce qui est de la constitution, je ne la dénigre pas.
          Elle correspond au monde actuel. Qui ne me satisfait pas.
          Je ne me sens pas concerné, voilà tout.
          Même quand elle parle des droits de l’homme.
          Vous êtes au courant que Al-sissi est au palais en ce moment ?
          Ben, quand on a de l’armement dans la balance, la constitution, on l’oublie. Pourtant on pourrait se comporter en toutes occasions selon ses préceptes et à l’occasion en faire bénéficier les citoyens d’autres pays ? Mais business as usual. Et PIB first.

          Pour ce qui est des tirés au sort, ce n’est pas le mode de sélection qui m’inquiète (juste le « DES » citoyens imprécis de votre article).
          Par contre une fois élus, c’est là que ça se corse (! non les corses sont des gens très bien). Mais un élu peut se faire « approcher » de diverses manières par des lobbies et répondre civilement (on n’est pas des sauvages). Seulement le pot de confiture est souvent très tentant. Si on met le doigt dans l’engrenage, même par de « petits » larcins sans conséquences... les lobbies « ferrent » et vous tiennent. Alors à partir de là autant se laisser aller... Et je pense que la population des élus tirés au sort ne devrait pas diverger grandement la population d’élus actuelle.

          Pour conclure, je ne suis pas partisan de la gouvernance par le savoir non plus.
          Je suis pour une société fraternelle, dont l’un des prérequis est « d’élever ses enfants (TOUS) avec amour » (sinon c’est de la foutaise). Alors effectivement rien qu’à la façon dont vous considérez vos concitoyens (« l’être humain trouvera tôt ou tard un autre moyen de domination », au fait, ça ne s’applique pas aux tirés au sort ?) c’est pas gagné...
          D’accord avec mes autres remarques ?


        • beo111 beo111 7 décembre 2020 23:18

          @infraçon

          On ne voit pas la fraternité de la même manière. À mon avis en France la fraternité ne peut être que politique. Ce que j’aime bien entre frères et sœurs, c’est qu’on a pas besoin de beaucoup communiquer pour comprendre ce qui se passe.

          Donc dans un contexte politique, où la marge de manœuvre du peuple est de voter, les frères et sœurs savent instinctivement pour qui il faut voter majoritairement.

          Et ce sont les médiations (radio, télé, etc.) qui sapent notre fraternité naturelle. Celle d’enfants de la patrie, de la France éternelle qui n’a pas dit son dernier mot.

          Donc effectivement vous avez raison de relever l’article indéfini pluriel devant citoyens. Il est indéfini, mais pas choisi au hasard, c’est capital. Car si on écrit dans le marbre qui doit exécuter le tirage au sort et comment, alors le pouvoir la tyrannie aura tôt fait de s’accaparer le soin d’organiser les cérémonies, et ce seront toujours les mêmes qui seront tirés au sort. Ne rigolez pas, c’est déjà arrivé par le passé, notamment dans des pays de l’Est.

          C’est pourquoi les vrais citoyens, ceux qui auront compris le potentiel de cette idée d’effectuer un pré-sondage au sujet des candidats rêvés, se mettront en route sans recevoir d’ordre de personne.

          Ils demanderont à leur préfecture, comme la loi les y autorise, les listes électorales de leur canton. Ils effectueront le tirage au sort. Ils contacteront les grands électeurs, leur expliqueront les compétences des Conseillers départementaux. Et ils leur demanderont individuellement, qui dans leur entourage pourrait faire ça.

          Je parle de l’entourage, car il faudra un lien très fort entre un candidat et son grand électeur. Cela pour éviter les corruptions.

          Car évidemment comme vous le dîtes une fois qu’il est au Conseil départemental l’élu voit du beau monde. Mais il suffit que son grand électeur déclare que l’élu de par son comportement ne le représente plus, et alors l’élu perd tout forme de légitimité, si ce n’est factuelle au moins morale.

          Donc en fait en face de la corruption il n’y a pas rien. Il y a une chaîne de responsabilité. L’élu est responsable devant son électeur avec qui il a un lien fort. Et le grand électeur est responsable devant son entourage, sa proximité avec qui il a un lien fort.

          Cela permet à l’élu de se faire plus facilement le relai d’initiatives citoyennes, car il y a un lien fort entre lui et son électorat. Et les citoyens peuvent rentrer plus facilement en contact avec le grand électeur, qui après l’élection redevient un citoyen normal.

          *

          Il faut faire avec ce que l’on a. Cela est vrai au niveau local comme au niveau mondial. Je ne vous trouve pas très respectueux de l’ordre international tel qu’il est défini par la charte des Nations Unies de 1948.

          Les pays signataires se portent garants des droits de l’homme pour leurs compatriotes. C’est-à-dire que devant la communauté internationale ils sont reconnus comme membres des Nations Unies sous réserve qu’ils soient respectueux des droits humains.

          Mais qui dit droits de l’homme dit devoirs de l’État pour les garantir. C’est pourquoi on ne peut pas exiger d’un État qu’il se porte garant des droits de l’homme de n’importe qui qui arrive sur son territoire. Ça c’est la direction prise par le pacte de Marrakech mais c’est n’importe quoi.

          Voire encore pire comme vous dîtes, exporter nos droits dans d’autres pays, c’est du colonialisme pur et dur, du n’importe quoi puissance quinze.

          Occupons nous de construire une société fraternelle en France, accomplissons notre destin, les autres peuples sauront faire de même.


        • HELIOS HELIOS 7 décembre 2020 21:39

          ... au début j’etais pour.... le tirage au sort !

          Et puis, j’ai observé, j’ai écouté, j’ai lu, j’ai levé le nez et j’ai regardé ailleurs et enfin j’ai réflechi !

          C’est bien pour cela que je pense que le tirage au sort serait plus dangereux pour notre démocratie que la corruption.

          Cela ne veut pas dire qu’il ne faille pas chercher à le regler, mais ce n’est surement pas avec le tirage au sort que vous soutenez.

          Prenez un cahier, ouvrez le, et sur une page mettez les avantages et sur la page opposée les inconvenients. faites le serieusement en decrivant pour chacune des lignes les conditions et les consequences.... vous comprendrer tres rapidement..


          • beo111 beo111 7 décembre 2020 22:24

            @HELIOS

            Non mais arrêtez, relisez l’article (la deuxième partie) et vous verrez que je propose juste de faire un sondage sur le choix libre des électeurs en termes de candidats. Comment on peut être contre ça ?

            Alors évidemment dans un sondage il y a un tirage au sort, mais ce n’est pas un tirage au sort de député, ne mélangeons pas tout.


          • Zolko Zolko 9 décembre 2020 00:05

            Donc, ce que le peuple doit faire, c’est mettre des entraves à ce scénario

             

            bel article, merci. Mais j’ai une autre proposition pour ton idée, plus simple et facile à mettre en ouevre : tout candidat à une élection doit publier ses 3 dernières déclarations d’impôts. C.à.d. pas comme aujourd’hui où les élus doivent déclarer leur patrimoine après élection, une fois installés, mais avant l’élection, pour que les électeurs puissent savoir pour qui ils votent.

             

            On doit donner ses feuilles d’impôts pour louer un appartement ou acheter une maison, alors faire de même pour un poste publique devrait être le minimum.

             

            J’avais proposé ça au député de ma circonscription, et il m’a dit que c’était une proposition populiste. Ben voyons.


            • beo111 beo111 9 décembre 2020 09:29

              @Zolko

              Je vais te décevoir mais je suis assez d’accord avec ton député. Parce que tout dépend de l’attention que les électeurs vont accorder à ces informations fiscales.

              En plus ce sont les médias qui vont transmettre, donc bof.

              Par contre, effectivement, dans le cadre d’un sondage citoyen c’est une idée à creuser. Le grand électeur peut demander à une personne de son choix de lui donner des informations de ce type, l’autre peut refuser, mais à ce moment il sait qu’il ne sera vraisemblablement pas désigné comme candidat. C’est une relation un à un, c’est clair, les enjeux sont déterminés, et ça ne met pas en branle toute une administration. Et cela protège les données d’un potentiel candidat qui ne sera peut-être pas élu au final.

              *

              Tiens, ces discussions m’ont donné envie d’écrire un autre article, que je te soumettrai par mail, car cela touche à des choses auxquelles tu a déjà réfléchi : le lien entre monnaie et fiscalité, ou pour être plus précis entre monnaie et État.

              L’idée serait de faire un parallèle entre eau (donnée naturelle) et monnaie (donnée fiduciaire, donc artefact culturel). Mais je ne parle pas de la théorie du ruissellement :D

              Non, l’eau, au final dans la nature elle ruisselle assez peu, la plupart du temps elle coule paisiblement et elle traverse par capillarité. Sans parler du gros de l’eau, la mer, l’océan, les nuages etc.

              L’approche française de distribution de l’eau est la suivante : l’eau est un bien public, mais sa distribution est assurée par des opérateurs privés.

              L’idée serait donc de faire l’inverse pour la monnaie. La monnaie est un bien privé, dont l’État, pour des raisons d’efficacité fiscale évidentes, va contrôler la circulation.

              Mouais, vaut mieux que je t’en parle avant, non ?


            • Zolko Zolko 9 décembre 2020 12:07

              @beo111

              Mouais, vaut mieux que je t’en parle avant, non ?

               
              avec plaisir. Mais là, c’est peut-être moi qui vais te décevoir : concernant la monnaie, je penche pour l’école Autrichienne, ce n’est pas à l’état de contrôler la monnaie. Ce que l’état doit faire c’est décider dans quelle monnaie il veut récolter les impôts, c’est tout. C’est aussi avec cette monnaie que l’état va payer les fonctionnaires et ses fournisseurs. Mais si des entités privées commercent dans une autre monnaie, c’est leur affaire.
               
              Mais là alors se pose une question : en cas de litige, l’appareil de l’état n’assure la justice que si l’affaire a été conclue dans la monnaie officielle de l’état, sinon, tant-pis. C’est le cas du BitCoin : si on se fait flouer, la justice n’interviendra pas.
               
              Se pose alors une autre question : sur quelle assiette l’état peut-il prélever des impôts ? Si une transaction se fait dans une monnaie hors de contrôle de l’état, il n’y aura pas de TVA par exemple. Mais je trouve que c’est une bonne chose, car la TVA Taxe sur la Valeur Ajoutée — taxe en fait le travail, puisque la valeur ajoutée est par définition le travail effectué. C’est une taxe qu’il faudrait tout simplement supprimer, ce qui supprimerait du même coup le travail au noir. Et pour compenser, il faudrait taxer les flux financiers, avec une taxe Tobin. 
               
              Mais alors, se pose la question : si le commerce se fait dans une monnaie que l’état ne contrôle pas, comment taxer le flux financier dans cette monnaie ? Ben, c’est pas possible, mais c’est pas grave, car à un moment tout organisme aura besoin de payer des impôts, dans la monnaie officielle, et c’est là que l’état pourra appliquer une taxe.

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