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Accueil du site > Tribune Libre > Clandestins blancs, Continent noir et immigration en sens inverse

Clandestins blancs, Continent noir et immigration en sens inverse

Chaque humain devrait être assuré de pouvoir rechercher les moyens de sa subsistance, voire de son épanouissement, dans n’importe quelle région de la planète. Les entraves à la libre circulation imposées par les Etats sont toujours présentées comme justifiées pour préserver des espaces nationaux organisés. Jusqu’à ce que se produise un désastre quelque part sur la planète (guerre, famine, crise économique) qui pousse les populations à devoir migrer massivement. Aucune barrière nationale n’est alors pas assez efficace pour empêcher l’arrivée des migrants qui s’installent durablement, parfois dans l’illégalité.

Le phénomène des sans-papiers a depuis toujours été observé en Occident. Mais il semble qu’un mouvement des populations vers les pays du Sud est en cours. Une scène s’est récemment produite en Angola, pays africain riche en pétrole. Un groupe d’immigrés illégaux portugais a été filmé dans les locaux des services d’immigration où des formalités étaient en cours en vue de leur expulsion vers Lisbonne. Des scènes pareilles, on les voit plutôt en Europe, avec, dans le rôle des victimes, les clandestins africains. Désormais, tout le monde risque d’être concerné. En avril 2012, les gardes côtes algériens ont interpelé quatre immigrés clandestins espagnols sur la façade maritime ouest[1]. L’incident était à peine croyable, étant donné qu’en général, ce sont les immigrés africains qui sont interceptés sur les côtes espagnoles.

 En Europe, certains dirigeants ont pris conscience et entreprennent de traiter directement avec les gouvernements africains. Ainsi, à la demande de Lisbonne, un accord a été conclu entre le ministre angolais des affaires étrangères Georges Chikoti et son homologue portugais Paulo Portas le 15 septembre 2011. Cet accord vise à faciliter l’octroi des visas permettant des entrées multiples dans les deux pays. Par la suite, la presse portugaise a signalé une augmentation exponentielle du nombre de migrants portugais en Angola. Selon un quotidien de Lisbonne, en 2006, seulement 156 visas de Portugais en partance vers l’Angola avaient été recensés. En 2011, leur nombre a atteint 23.787. En 2012, près de 100.000 Portugais résident en Angola, soit le triple des Angolais installés au Portugal. Il semble que les autorités portugaises encouragent cette émigration vers leurs anciennes colonies (Angola, Brésil, Cap-Vert, Guinée-Bissau, Mozambique, Sao Tomé et Principe), toutes en meilleure santé financière que l’ancienne métropole dévastée par la crise des dettes souveraines. Un pragmatisme qui pourrait faire des émules dans les rangs des autres dirigeants européens.

 En attendant, dans un pays comme la France, la question ne se pose pas encore alors même que le « besoin d’aller voir ailleurs » est bien réel. Le chômage devient un mur indépassable, la crise de la dette n’annonce aucune perspective de sortie durable, la croissance est au point mort et la certitude qu’on vivra plus pauvre à l’avenir que par le passé s’installe durablement. Pourquoi ne pas envisager d’aller se relancer ailleurs, dans les anciennes colonies, par exemple. Disposant d’une plus grande zone d’influence sur le Continent Noir que le Portugal, Paris pourrait entreprendre de discuter directement avec les dirigeants africains pour faciliter l’arrivée dans la dignité des Français tentés par l’aventure africaine. En échange, il pourrait, par exemple, assouplir les conditions d’accueil des étudiants et chercheurs africains. L’Hexagone se ménagerait un espace d’entente sûr permettant de prévenir le risque d’humiliation comparable à celle que les « illégaux » portugais ont dû subir à Luanda. Mais il y a encore un déficit d’humilité dans la classe politique française qui refuse d’admettre que de plus en plus de Français puissent aller se relancer ailleurs. Et pourtant, selon le Ministère des affaires étrangères, au 31 décembre 2011, plus d’un million et demi de Français[2] sont établis à l’étranger dont près de 15% en Afrique. Un chiffre en constante augmentation.

 On n’en est pas encore au déferlement sur le Continent Noir, même si le cas de l’Angola interpelle. En tout cas, si une immigration massive Nord-Sud devait se produire, elle ne serait pas la première. Par le passé, l’Afrique a connu une présence massive des Européens durant la période coloniale. Elle a été interrompue par l’accession des pays africains à l’indépendance qui a entraîné le départ massif des colons. Depuis, les Européens sont revenus par petits groupes et se sont adaptés malgré quelques épisodes dramatiques, çà et là, comme en Côte d’Ivoire ou au Zimbabwé.

 En effet, la dégradation des relations entre Paris et le Président Gbagbo avait sérieusement menacé « le droit de résider » des milliers des Français établis dans le pays. Certains, rapatriés en France, ont toutefois entrepris de retourner « chez eux », en Afrique. Au Zimbabwé, une réforme agraire menée de façon calamiteuse, a contraint les fermiers blancs à l’exil. La plupart sont restés en Afrique, dans les pays de la même région. En Afrique du Sud, l’arrivée de Nelson Mandela au pouvoir a entraîné l’exil de nombreux Blancs qui sont toutefois revenus au pays. Au Zaïre de Mobutu, de nombreux occidentaux furent expropriés et chassés du pays suite à la fameuse politique de « zaïrianisation ». Mais aujourd’hui, le pays compte des milliers d’expatriés travaillant notamment dans les ONG et dans les structures de la Mission des Nations Unies au Congo (Monusco).

 Quant aux ressortissants africains, en Europe, on assiste à un certain frémissement. De nombreux diplômés originaires des pays africains n’hésitent plus à reprendre l’avion à destination de l’une ou l’autre capitale du Continent où, même s’ils ne sont pas aussi bien rémunérés qu’en Europe, ils s’installent sur des marchés destinés à prospérer. L’Afrique, c’est en effet 5% de croissance alors que la Zone Euro peine à décoller du 0%.

 Boniface MUSAVULI



[1] Edition du 17 avril 2012


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32 réactions à cet article    


  • nico31 4 septembre 2012 10:03

    Jusqu’en 1986 les ressortissant des anciennes colonies françaises en Afrique n’avaient pas besoin de visa pour venir en France et réciproquement pour les français en Afrique.
    Et il n’y a eu pourtant aucune invasion ni dans un sens, ni dans l’autre.

    En 1986, la France a instaurée les visas pour les africains et immédiatement les ex-colonies (sauf le Sénégal) ont instauré des visas pour les français suivant le principe de réciprocité (les seuls vraiment embêté dans ce cas étant les familles d’africains installés en France, donc des gens à priori plutôt africanophiles, sinon d’origine africaine).

    Les visas ne servent à rien sinon à calmer en France les crétins qui sont persuadés que la France est envahie et en Afrique quelques crétins nationalistes qui pensent qu’il faut répliquer à la bêtise par une bêtise équivalente.


    • nico31 4 septembre 2012 10:26

      Article informatif plus que d’opinion, j’ai du mal à dire si je suis d’accord avec l’article ou non car comment pourrait on ne pas être d’accord avec la réalité ? J’ai donc voté « Oui » dans le sens « Je suis intéressé par les faits exposé ».


    • HELIOS HELIOS 5 septembre 2012 01:21

      L’auteur de cet article a du etre fortement infuencé par le film Africa-Paradis de Sylvestre Amoussou... Mais cela n’en reste pas moins un film, une fiction...

      voir sur imdb ou sur cinemotion et même allocine ...


    • Leo Le Sage 4 septembre 2012 10:07

      « L’Afrique, c’est en effet 5% de croissance alors que la Zone Euro peine à décoller du 0%. »
      5% c’est une moyenne. La plupart des entreprises sont dans le rouge...

      Mon avis
      La tendance à l’heure actuelle pour les Européens par exemple est d’aller dans les pays sous développés parce que c’est là qu’il y a encore des emplois pour des domaines pointus dans les métiers d’ingénieurs par exemple.
      Evidemment, les pays émergents sont le top priorité pour les diplômés...
      Dans divers secteurs, il y a souvent des pénuries de main d’oeuvre...
      En europe il y a aussi des pénuries mais un bon CV étant un objectif, avoir une expérience internationale est désormais essentielle pour tout diplômé qui se respecte...

      Bien que l’Afrique (et l’Asie depuis longtemps) commence à sérieusement attirer, cela reste encore marginale.
      Ce sont toujours les USA qui sont la première destination pour tout expat et à ma connaissance une personne qui va aux USA n’est jamais pressé de revenir dans son pays d’origine.

       
      Cordialement

      Leo Le Sage
      (Personne respectueuse de la différence et de la pluralité des idées)


      • L'enfoiré L’enfoiré 5 septembre 2012 09:58

        Il suffit d’aller lire le GEO spécial  qui vient de sortir.

        Un des article parle de l’"African Valley(s) - L’Afrique aussi voit naître ces lieux où les technologies boostent la croissance.

      • Leo Le Sage 6 septembre 2012 06:35

        @Par L’enfoiré (xxx.xxx.xxx.31) 5 septembre 09:58
        Vous dites : « Un des article parle de l’ »African Valley(s) - L’Afrique aussi voit naître ces lieux où les technologies boostent la croissance" [...]
        Tout à fait !
        Je pense que la plupart n’ont pas les moyens d’acheter des revues, déjà qu’il y en a qui se plaignent du prix du gaz... smiley

         
        Cordialement

        Leo Le Sage
        (Personne respectueuse de la différence et de la pluralité des idées)


      • Garrigue Garrigue 4 septembre 2012 10:45

        « L’Afrique, c’est en effet 5% de croissance alors que la Zone Euro peine à décoller du 0%. »

        Sauf que, si l’Europe et les USA continuent à chuter, ces 5% risquent de tomber eux aussi. Il suffit de regarder la Chine pour voir que lorsque l’Europe arrête de consommer, son marché intérieur ne peut compenser, alors en Afrique ...


        • nico31 4 septembre 2012 11:00

          Il faut aussi comparer ce chiffre à la croissance démographique. Il me semble que c’est en Afrique qu’elle est la plus importante. Si j’ai bien compris, c’est la différence entre les deux qui est pertinente.


        • MUSAVULI MUSAVULI 4 septembre 2012 11:53

          Remarque pertinente. C’est la question de l’interdépendance des économies. Ce sera pour une prochaine fois.


        • manusan 4 septembre 2012 11:16

          "L’Afrique, c’est en effet 5% de croissance alors que la Zone Euro peine à décoller du 0%.

          rigolez pas, ils vont bientôt aller sur la lune avec la troposphère 5

          http://www.koreus.com/video/troposphere-5-fusee-congo.html


          • MUSAVULI MUSAVULI 4 septembre 2012 12:09

            Ne vous moquez pas. Ca peut arriver à tout le monde. Lol.
            C’est aussi arrivé à l’Oncle Sam. Regardez :
            http://www.youtube.com/watch?v=Uxx9EeqOpqE&feature=related


          • MUSAVULI MUSAVULI 4 septembre 2012 13:29

            Schweizer,
            En tout cas, un jour les Européen ont entrepris de quitter massivement leur continent pour aller chercher les moyens de leur subsistance, voire de leur épanouissement dans toutes les régions du monde. Leurs filles et fils se sont épanouis depuis (USA, Canada, Australie, Nouvelle Zélande, Mexique,...). En commettant des drames sur leur passage, bien entendu (Traite négrière, massacre des Indiens d’Amérique, massacre des aborigènes, colonisation, esclavage,...). Des erreurs du passé dont le monde entier a pris conscience et qui ne devraient pas se reproduire. Une seule méthode : prévenir les possibles mouvements des populations et discuter avec les pays de destination. Un intervenant sur le fil des réactions a fait remarquer qu’il n’y avait pas de visas entre la France et ses anciennes colonies jusqu’en 1986 (à vérifier) et que les populations pouvaient circuler avec moins de contrainte qu’aujourd’hui.


          • nico31 4 septembre 2012 15:08

            A vérifier :

            Il s’agit, côté français, du décret du 16 septembre 1986 suspendant les engagements de la France portant dispense de visa pour les ressortissants de 41 pays (dont les anciennes colonies d’Afrique) (J.O. du 18 octobre 1986, p. 12604).


          • Furax Furax 4 septembre 2012 13:07

            Musavili,

            Attendez que la piscine du réacteur 4 à Fukushima se ramasse et vous ne serez pas déçu du voyage !
            Va y avoir du beau monde à l’assaut de Costa Croisières !
            On va refaire le « Camp des saints » à l’envers, les nationalistes africains iront se réfugier à la pointe de l’ Afrique du Sud !


            • Ruut Ruut 4 septembre 2012 16:24

              Il faut avouer que la France niveau attractivité d’emplois qualifié c’est un 0 pointé.
              Salaire minable pour coût de la vie élevé.
              Les diplômes en France sont bons mais les emplois en France ne sont pas financièrement intéressant.
              Les jeunes diplômés Français ont donc raison de s’expatrier.
              C’est triste mais la France devient un pays du tiers monde.


              • MUSAVULI MUSAVULI 4 septembre 2012 22:12

                La question du bas niveau des salaires en France risque d’être posée pendant encore très longtemps. Elle est en fait liée au système redistributif particulièrement généreux qu’on appelle « le modèle français ». La politique familiale (CAFal), la prise en charge des chômeurs (Pole Emploi), la santé (Cpam), l’assurance vieillesse,... sont autant de prélèvement qui finissent par « laminer » le salaire brut, au départ assez conséquent.


              • louphi 4 septembre 2012 22:32

                MUSAVULI


                « Le phénomène des sans-papiers a depuis toujours été observé en Occident. Mais il semble qu’un mouvement des populations vers les pays du Sud est en cours ».

                Le phénomène des sans-papiers n’a pas depuis toujours été observé en Occident. Autrement dit, dans notre pays, dans notre berceau, nous les Blancs, nous n’avons pas toujours vus les Noirs arriver comme touristes ou pour s’installer. Ce sont les Blancs, quittant les régions froides inhospitalières de leur berceau, qui sont les premiers à émigrer vers les régions chaudes, les pays des Noirs, il y a environ 25000 ans. C’est chez les Noirs que nous, les blancs, sommes allés chercher la civilisation.

                Signalons au passage que l’homme Blanc est le résultat d’une mutation physique de l’homme noir ayant séjourné pendant des millénaires dans la péninsule ibérique (France, Espagne, Portugal) au cours de la dernière période glaciaire. Le proto Cro-Magnon n’est rien d’autre que ces populations noires, premiers habitants de l’Europe, qui ont muté progressivement en Cro-Magnon nos ancêtres blancs.

                Depuis l’apparition de l’homme Blanc jusqu’à la période Pharaonique, les seules migrations notoires de populations dans le monde se sont opérées de l’Europe vers l’Asie et l’Afrique. Les populations blanches migrantes étaient alors essentiellement nomades. Commençant par des infiltrations et des raids de pillage, ces migrations dans les temps anciens se transformaient en invasions. C’est ainsi que petit à petit, l’homme blanc s’est installé progressivement en Asie centrale et orientale, en Amérique du Nord, au moyen orient et en Afrique du Nord, délogeant et repoussant devant lui l’homme Noir. L’étape la plus décisive est l’invasion, il y a 2600 ans environ, de l’Egypte des pharaons, métropole mondiale de la civilisation. L’Egypte, qui ne s’appelait pas Egypte mais KEMET, était alors un pays de population exclusivement NOIRE, NEGRE, du plus pauvre citoyen jusqu’à pharaon. Ce n’est qu’en s’emparant des acquis de la civilisation pharaonique en Egypte que l’homme Blanc a pu se conforter et bâtir sa propre civilisation dont la bible hébraïque constitue le socle spirituel. 

                Après l’Egypte des pharaons, l’étape suivante du mouvement migratoire invasif de l’homme Blanc a été la conquête de l’Amérique, grâce aux armes à feux. Inutile de rappeler qu’en moins d’un siècle (100 ans), l’homme Blanc a exterminé tous les peuples « Rouges », les peuples amérindiens. Les films Westerns et les bandes dessinées racontent cette macabre épopée de l’homme Blanc en Amérique.

                Une fois les peuples amérindiens exterminés, l’homme Blanc s’est attaqué à ce qui restait du Continent Noir, l’Afrique sub-saharienne, ainsi qu’à toutes les îles ( Australie, Nouvelle Zélande, ..) où les peuples Noirs aborigènes ont été exterminés et sont en passe de disparition. C’est la période de l’effroyable traite des Nègres qui a duré quatre siècles (400 ans) suivie de la colonisation et de la néo-colonisation, étape actuelle.

                La prochaine étape en gestation de ce que l’homme Blanc appelle « l’aventure humaine », est la substitution du Continent Noir en Continent Blanc. MUSAVULI ne voit pas venir cette dernière étape. Selon lui, « On n’en est pas encore au déferlement sur le Continent Noir, même si le cas de l’Angola interpelle ». Et lorsque MUSAVULI contemple béatement le passé des migrations coloniales blanches en Afrique, notamment en Afrique du Sud, Côte d’Ivoire, Zimbabwe, Congo, ..., en qualifiant la réforme agraire au Zimbabwe de « calamiteuse », et en fermant ses yeux sur le futur du Continent Noir, cela démontre à quel point MUSAVULI est dénué de toute conscience historique chère aux grands savants africains que sont Cheikh Anta Diop et Théophile Obenga.

                Déjà dans tous les pays du Continent Noir se sont constituées et se renforcent des ethnies exogènes blanches ultra-minoritaires, prolongement des métropoles blanches, qui monopolisent l’essentiel des richesses de ces pays (industrie, finance, grand commerce, agriculture) et pilotent la culture et la politique. Ces ethnies ultra-minoritaires dominantes pratiquent le régime de l’apartheid à l’égard des populations noires aborigènes, le racisme étant la « vitamine » de l’homme Blanc selon Bruno Gollnisch l’un des chefs du Front National français.

                La ségrégation de l’ethnie blanche en Angola est très frappante. En effet, l’ethnie blanche portugaise préfère faire venir massivement la main d’oeuvre blanche du Portugal ( ouvriers et cadres) plutôt que d’embaucher les ouvriers et cadres angolais. De tous les pays du Continent Noir, l’Angola est sans doute celui où toute trace de la culture aborigène a le plus fondue. C’est très frappant que tous les angolais portent des noms entièrement portugais sans aucun panachage avec les noms traditionnels comme dans la plupart des autres pays coloniaux et néocoloniaux d’Afrique Noire.

                MUSAVULI manifestement est un mauvais fils du Continent NOIR.

                • Walid Haïdar 4 septembre 2012 23:39

                  Vos deux messages sont à peu près aussi stupides. 1 partout et pas balle au centre : fin du temps réglementaire, n’en jetez plus les gars c’est de la merde.


                • louphi 4 septembre 2012 23:40

                  courageux_anonyme

                  Avec tout le respect qui vous est dû, vous n’êtes pas plus Blanc que moi, ni plus que Yves Coppens paléoanthropologue professeur au Collège de France, ni plus que Jean François Champollion professeur au Collège de France et chef de la mission napoléonienne en Egypte, ni plus que Constantin-François Chassebœuf de La Giraudais, comte Volney grand savant philosophe et orientaliste, ni plus que Karl Marx et Friedrich Engels qui avaient déjà écrit que l’homme vient d’Afrique, ni plus que ......

                   Libre à vous de vous complaire dans l’abrutissement ambiant et la falsification de l’Histoire de l’Humanité qui est le crime le plus abominable de l’Humanité.

                   


                • MUSAVULI MUSAVULI 5 septembre 2012 13:35

                  Vous avez une approche catastrophiste, voire « complotiste » des rapport entre Blancs et Noirs. C’est assez pénible de vous lire. Pour avoir travaillé avec les ONG (européennes) je n’ai pas souvenir d’un quelconque comportement tendant à déposséder les Africains de leurs terres. Même si, je ne suis pas naïf : les ONG sont la face « aimable » de l’impérialisme. Mais au quotidien, ce sont des équipes mixtes qui travaillent pour tenter d’aider des population. Des relations humaines se créent, à l’occasion et même des couples et des enfants.
                  Vous pouvez vous calmer, Louphie. Les choses dans la vie sont parfois plus simples que vous ne semblez les imaginier.


                • courageux_anonyme 5 septembre 2012 18:08

                  Ah le salopard de morice, il l’a fait, il a fait censurer mon message smiley
                  bon ben rdv très bientôt, alors, morice.


                • louphi 6 septembre 2012 02:48

                  MUSAVULI


                  1 - « Vous avez une approche catastrophiste, voire »complotiste« des rapport entre Blancs et Noirs. C’est assez pénible de vous lire. »

                  On entend clairement l’écho de la voix de Jean Bedel Bokassa, de Léon Mba, Etienne Gnassingbé Eyadéma, Félix Houphouët Boigny, Alassane Ouattara et autres rois nègres bébêtes françafricains décomplexés. Ya bon banania ! Ya bon diamant !

                  2 - «  Les choses dans la vie sont parfois plus simples que vous ne semblez les imaginier. »

                  L’espèce de MUSAVULI ne pourra jamais comprendre que les choses les plus simples sont souvent les choses les plus compliquées. Par exemple 1 + 1 n’est pas toujours égal à 2. Pourtant les mathématiques sont une invention de l’homme Noir. Voilà où conduisent les ONG (européennes), ces Tintin au Congo qui travaillent « pour aider les populations africaines à faire des couples et des enfants mixtes » !!! Pourtant, la famille Père-Mère-Enfant est la marque déposée de l’homme NOIR africain. 

                  L’instruction est un poison mortel lorsqu’elle ne se nourrit pas de la connaissance de soi selon l’apophtegme bien connu « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme ».

                • MUSAVULI MUSAVULI 6 septembre 2012 13:33

                  La conscience de soi s’acquiert aussi dans le contact et les relations apaisées et enrichissants avec les gens différents de nous. Si je vous comprends, vous prôneriez des écoles d’endoctrinement, comme les madrassa du Pakistan, où on apprendrait aux gamins africains que les mathématiques sont une invention des Noirs (soyez sérieux ! les mathématiques sont une invention des mathématiciens. Et ils ont toujours été de toutes les origines, Noirs, Arabes, Blancs,...). Que les Blancs vont re-coloniser l’Afrique et... qu’il faut faire quoi alors ? Se préparer à se battre militairement ? Grosse rigolade ! En une journée l’armée américaine peut balayer toutes les armées africaines réunies sans mettre un seul soldat sur le Continent Noir. Moi, je ne crois pas à la perspective d’une confrontation. Je crois plutôt au travail de prise de conscience collective à l’échelle de la planète. Bien évidemment, l’Afrique va dans la mondialisation avec trop de handicap par rapport à d’autre espaces géostratégiques. Mais c’est l’état actuel des rapports de force. Rien ne permet de ne pas espérer une évolution dans les décennies à venir.


                • louphi 6 septembre 2012 16:57

                  MUSAVULI

                  C’est même un très grand honneur de parler d’instruction à propos de MUSAVULI. L’instruction suppose des rudiments d’érudition. MUSAVULI est juste alphabétisé. En alphabet latin ! Pour écrire et dire : YA BON BANANIA ! YA BON KAFE ! YA BON DIAMANTS !!

                  MUSAVULI est le portrait typique du parfait produit de l’oeuvre coloniale blanche en Afrique noire. Et l’homme blanc peut gambiller avec lui au rythme de Saga Africa, Ya Bon Kafé, Ya bon banania , Ya bon diamants ! Vamos los mozos ! Comamos y bebamos por nuestra salud !

                   


                • MUSAVULI MUSAVULI 7 septembre 2012 00:27

                  Vous préférez me couvrir d’insultes abjectes plutôt que de me répondre sur le fond. Les mathématiques, sont-elles une invention des Noirs ? En quelle année ? Vous ne saurez me le dire parce que les mathématiques et d’autres sciences, d’ailleurs, se sont construites par des apports successifs et d’origines variées. Les Noirs y ont contribué tout comme d’autres nations et civilisations. Je vous dis aussi que je ne crois pas à la perspective d’une confrontation de type « Blancs - Noirs ». Elle a déjà eu lieu et tout le monde, depuis, a pris conscience.. En revanche, il ne faut pas être naïf. Le capitalisme « prédateur » (auquel in ne faut pas réduire l’homme blanc) est à la recherche de nouveaux mondes. Dès que l’Afrique sera assez « savoureuse pour le capitaliste », les africains subiront, non pas une invasion des blancs, mais plutôt une dévastation sociétale, environnementale, culturelle. C’est assez claire, j’espère.


                • Walid Haïdar 4 septembre 2012 23:34

                  Heu, la croissance en Afrique :


                  1/ c’est une moyenne
                  2/ c’est le continent à la plus forte croissance démographique
                  3/ c’est pour les riches, et c’est constitué de merde, c’est à dire que d’une part ce sont essentiellement les riches qui en bénéficient (mais dans des proportions encore plus effarantes qu’ailleurs), et d’autre part c’est surtout de la merde qui croît. Cette croissance n’a strictement rien à voir avec la croissance des trente glorieuses, qui elle était une croissance de construction de l’avenir. Ici (j’y habite), on construit pas grand chose, surtout pas d’alternative au capitalisme qui se brise les dents devant nos yeux, et on fabrique beaucoup de merde, on importe notre bouffe, nos paysans crèvent, bref, cette croissance c’est vraiment de la merde, et presque rien de plus.

                  Enfin sur l’immigration, vous hallucinez totalement. C’est la loi de l’offre et de la demande quoi ! T’es dans la merde ? Bah t’as qu’à dégager de chez toi ce sera super tu vas voir. Qu’on puisse aller où on veut, ça je suis à 100% d’accord, mais qu’on accepte les causes des déplacement massifs de population, vous appelez ça les droits de l’homme ? Mais vous êtes pas bien sérieusement (je dis ça parce que à aucun moment dans votre article vous ne vous intéressez aux causes, et vous préconisez mêmes des solutions qui entérinent ces mécanismes barbares).

                  Je suis pour la régularisation des sans-papiers, mais il faut impérativement que ça s’inscrive dans l’arrêt de la destruction et de l’asphyxie des économies d’Afrique ! Sinon certes, les sans-papiers retrouvent leur dignité et avec ces papiers ils peuvent faire valoir leurs droits, mais ça ne règle pas la cause de ces migrations qui sont la misère économique (dont les causes sont multiples, mais sur lesquelles les pays riches pourraient agir de façon considérable, si seulement leurs citoyens prenaient le pouvoir).

                  En Europe et partout ailleurs en différé, les hommes vont commencer à comprendre qu’ils ne sont pas faits pour travailler. Ce sont les machines qui doivent travailler. Nous on doit apprendre, comprendre, créer, et non pas produire (bien entendu, on continuera encore à gérer la production). Ils vont se rendre compte dans pas longtemps que face aux machines ils ne font pas le poids (sauf pour de magnifiques métiers d’artisans, qui demeureront), et donc qu’il faut absolument reprendre le contrôle de leur avenir pour repenser leur société, toute leur civilisation, au risque de devenir des mendiants sans utilité sociale, ou de s’exiler dans les économies différées, où le même problème se reposera dans quelques dizaines d’années. Quand on voit à quel point les puissants ont de facilités pour détourner l’attention des gens en leur désignant les étrangers comme boucs-émissaires, on peut s’inquiéter des conséquences pour les pauvres expatriés, si le phénomène se généralise comme échappatoire à la misère des occidentaux... surtout compte tenu des antécédents historiques...

                  Donc redescendez sur terre l’ami. Il y a une crise de civilisation un peu partout dans le monde (en tous cas, en occident et en Afrique, pour parler de ce que je connais), et soit on y fait face avec de l’audace (ce qui commence par reprendre le pouvoir aux riches, qui pilotent d’une manière ou d’une autre nos grandes institutions), soit on se réserve de biens sombres lendemains.

                  • courageux_anonyme 5 septembre 2012 00:40

                    "En Europe et partout ailleurs en différé, les hommes vont commencer à comprendre qu’ils ne sont pas faits pour travailler. Ce sont les machines qui doivent travailler."

                    Là je suis d’accord. En automatisant au maximum, on devrait pouvoir arriver à forme de travail mutualisé avec, mettons, cinq ans de travail par personne, et puis ensuite la liberté de faire ce qu’on veut.

                    Le printemps arabe portait cet espoir, mais il l’a dénaturé avec la victoire des partis musulmans.


                  • MUSAVULI MUSAVULI 5 septembre 2012 13:24

                    Sur la crise de civilisation, je n’arrive pas à vous suivre. Vous parlez de civilisation, et, tout de suite après, vous retombez dans le débat sur les abus du capitalisme. La crise de civilisation renvoie à une perspective conflictuelle entre blocs culturels théorisée par le professeur américain Samuel Huntington dans les années 1990. Le capitalisme, lui, est transversal. L’exploitation de l’homme par l’homme est un fait commun à toutes nos cultures, d’un bout à l’autre de la planète. L’ouvrier portugais recruté par son patron pour aller travailler en Angola est avant tout un travailleurs, même s’il reste dans sa communauté et ne se mêle pas aux populations locales.


                  • Asp Explorer Asp Explorer 5 septembre 2012 08:18

                    Je ne comprends pas la réaction de ces Angolais. Pourtant, ils devraient savoir que l’immigration est une chance pour l’Afrique.


                    • MUSAVULI MUSAVULI 5 septembre 2012 13:00

                      Asp Explorer,
                      Je crois que je suis de votre avis, même si je partage les craintes exprimées par Louphi sur le fait que les Européens en Afrique restent entre eux et trouvent un moyen de s’octroyer des parts substantielles des économies locales. Sur le fait qu’ils puissent rester entre eux, rien à dire. En France, les Africains sont entre eux, les Juifs entre eux, les Arabes entre eux, les Chinois entre eux. Le phénomène est même très poussé aux États-Unis. Cela ne pose donc pas de problème tant que ces « groupes » ethniques ne constituent pas une menace à l’ordre publique et à la sécurité nationale.
                      Bref, je crois que, globalement, l’immigration européenne est une chance pour l’Afrique, tout comme l’immigration européenne vers l’Amérique. Le risque d’une extermination des populations est assez réduit. Nous ne sommes pas au 15ème siècle. L’humanité s’est dotée de cadres juridiques et d’instruments assez efficaces pour contenir les crises interraciales comme celles de la Côte d’Ivoire ou du Zimbabwé.


                    • MUSAVULI MUSAVULI 5 septembre 2012 23:44

                      Toutes les immigrations, même africaines, sont des apports positifs. Elle se traduisent par une re-dynamisation des sociétés jusqu’alors « nombrilistes ». Les Africains qui viennent en Europe sont une population jeune, diplômé et en quête d’un certain épanouissement inaccessible dans leurs pays respectifs. Ils s’accrochent à la moindre opportunité, ce qui est plutôt bon pour l’économie du pays d’accueil. Les Européens qui débarquent en Afrique savent qu’ils doivent se battre pour préserver leurs petits commerce, industrie, exploitations agricoles. Ils créent du travail et apportent, rien que par leur présence, une autre façon de voir le monde.


                    • louphi 6 septembre 2012 02:56

                      MUSAVULI


                      Les gars ! Vamos ! Régalez-vous ! Ya bon banania ! Ya bon diamants !

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