Comme dans les années trente
Nos dirigeants aiment à nous rappeler le risque de revenir dans les années trente et les heures les plus sombres de notre histoire nous menacent si nous ne votons pas correctement.
Pourtant, se rappellent-ils ? Hitler eut un groupe parlementaire, il atteignit la majorité absolue par l’invalidation des députés communistes et la mise en place du Reich se fit grâce à un climat de terreur imposé pour justement empêcher toute critique.
Les parallèles sont là, encore faut-il vouloir les distinguer !
Pour triompher, le mal n’a besoin que de l’inaction des gens de bien !
Citation attribuée à Edmund Burke
Comme dans les années trente désormais ce qui compte est le courage de s'exposer face aux fous détenteurs des leviers de commandes. Todd a eu comme d’autres cette force morale. Dans une démocratie, nous ne devrions pas être contraint de l'avoir, mais l'époque l'exige de nous.
Les chinois avec leur tradition du riz ont toujours fait passer le groupe avant l'individu, le communisme n'a pas corrigé. Au moins leur discours est-il en cohérence avec leurs actes et ils ménagent malgré tout des moyens de prendre en partie en compte les objections du corps social.
En Russie le pouvoir surfe sur le fait d'avoir mis fin aux années 1990, Cela lui vaut un capital confiance de la population. Ce délai permet pourtant à des institutions élues à tous les niveaux d'acquérir une certaine maturité politique. Vue l’histoire récente de ce pays, peut-on exiger d’eux davantage ? Une société démocratique, avec des partis fonctionnels exige un temps de maturation et aussi un intérêt de la population désireuse de traduire ses intérêts sociaux en combat politique.
Nous avons mis deux siècles à faire ce chemin pour arriver à une caricature de démocratie. Poutine s'efforce de parcourir la voie en trente ans. Pouvons-nous le lui reprocher ? Non, mais évidemment, les courtisans du système sont ravis de pouvoir jouer sur des nuances mineures pour critiquer un pouvoir qui ne sert pas les intérêts de leurs maîtres.
Pourtant, pouvons-nous faire la leçon ? Une élite sociale tient chez nous le pouvoir médiatique. Le pouvoir monétaire (Prérogative régalienne) est sous contrôle d'individus non élus au service du corporatisme le plus étroit. L’actionnariat de la FED est ainsi entièrement privé. En europe, l’interaction entre grande banques systémique, dettes d’état constitue un excellent verrous. Sans parler des allez retours, les fameuses revolving doors entre les dirigeants des banques et ceux de l’état. Le pouvoir judiciaire placé désormais dans les mains de la CEDH est contrôlé par des officines qui y font nommer leurs hommes, comme la célèbre open fondation de Soros. Quant aux pouvoirs exécutif et législatif, les aventures de leurs membres, incapable de maitriser les compétences élémentaires de leurs postes (Séjourné avec le francais, Le Maire avec les maths) montre bien que l'entre soi et la prévarication ont remplacé la nécessaire sélection. De Gaulle avait refusé de donner la médaille de la résistance à son fils, la légion d'honneur est désormais distribuée comme une sucrerie aux amis du pouvoir. Sans doute pour rappeler les temps glorieux du mandat Jules Grévy. Et au nom de ce triste bilan, nos médias se permettent de faire la leçon et d'insulter ceux qui osent manifester leur désaccord ? Ils crient sans cesse aux années trente, mais n'est-ce pas justement les plus grandes heures de gloire du docteur Goebbels que d'avoir justifié des assauts contre des pays ? Lui a justifié l’assaut contre l’Anschluss comme nos médias ont justifié l’extension de l’OTAN ou le Maidan en Ukraine qui fut une manipulation qui a tué la démocratie Ukrainienne. Il s’est illustré avec ses fausses attaques polonaise pour prétendre l’Allemagne agressée, nos médias avec les faux massacres de Misrata en Lybie peuvent lui rendre hommage, la lecon ne s’est pas perdue. Quand aux insultes, là encore nos médias ne sont pas en reste. Certes, défaite oblige, on accuse d’être nazi, complotiste, ou conspirationniste, là ou autrefois vous étiez youpin ou communistes, mais l’esprit est le même. Seule la bonne parole défend le progrès, le bien de l’humanité et de la nation et ses opposants sont bien évidement au service d’intérêts particuliers. Au moins, la technique a été préservée avec soin et le regretté Jean-Pierre Pernaud aurait du nous faire un sujet sur ce savoir faire traditionnel maintenu par des artistes dévoués.
Lorsque les nazis invalidaient les communistes pour se faire une majorité absolue n'est-ce pas comparable à nos dirigeants qui excluent de l'arc républicain les partis qui leur déplaisent ? Zelensky a fermé en masse partis politiques et médias. Nous avons fermé RT sans la moindre justification légale sans même être en guerre avec la Russie. Nous avons aussi saisi les avoirs d’un état souverain ou de personnes privés, là encore sans justification légale ou état de guerre. Comme sous Hitler, les droits de propriété s’effacent devant l’intérêt du Reich mené par son Führer. Pardon, je voulais dire de l’état Français mené par son président, même si là la précision sémantique exigerait peut-être : De l’UE menée par la présidente de la commission, au-dessus des lois puisqu’il n’y a pas de démocratie au-dessus des traités et que ceux-ci sont allégrement violés.
Encore combien de temps avant l'interdiction de la LFI ou du RN ? Les narratifs sont en place pour y procéder. De facto, le pouvoir du peuple sur la "démocratie" ne se traduit plus dans des décisions où la volonté populaire pèse sur les choix politique. Au contraire, un ponzi démocratique s'est mis en place pour déconnecter les citoyens des leviers de commandes effectifs. Une quasi moitié de l'électorat est stérilisée. Une dizaine de pourcent a le cerveau lavé par les médias et suit les ordres. Et une petite oligarchie sociale contrôle les fruits du vote soi-disant démocratique. Si le résultat, par miracle, ne convenait pas, il demeure la proposition d'une équipe B. Comme l'a fait Zelensky pour se faire élire avec un programme de paix avant de chercher toutes les occasions de provoquer la guerre. Ou comme nous y avec l'intronisation d'un Gabriel Attal, clone du président et manœuvre évidente pour assurer la poursuite de la politique actuelle sur une troisième mandat, malgré l’échec social patent du macronisme. Mais cette critique au vitriol, jamais nos médias abreuvés de subventions ne la feront. Au contraire, ils participent au système, par les invitations, le copinage, les ménages (Interventions rémunérées dans des séminaires ou articles de commande) et bien sur leurs avantages fiscaux. Sans parler des abreuvoirs discrètement partagés comme un butin où l’état est dépouillé au profit des amis du pouvoir, merci le fond Marianne. Il est donc plus confortable pour eux de critiquer à l'étranger pour remplir leur quota de sujets sans jamais Aborder ceux qui fâchent. La "démocratie" française est moribonde et si les agents du système ne portent pas de chemises brunes, la faute en revient uniquement à leur incapacité à avoir la discipline nécessaire pour porter un uniforme !
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