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Accueil du site > Tribune Libre > Comment j’ai échappé au bizutage

Comment j’ai échappé au bizutage

Ces temps-ci, dans le centre de Bordeaux, on peut voir régulièrement des jeunes déambuler deux par deux. On les reconnait aisément car ils sont attachés par une jambe avec un morceau de scotch pour déménageur, ils sont vêtus de sacs poubelles gris, tachés de diverses substances qu’on devine être de la crème, de la farine, des œufs. De plus, on ne peut pas passer à côté sans les entendre car ils ont attachés aux pieds des canettes métalliques vides. A moins d’ignorer complètement la société et les mœurs étudiants, on devine aisément que ces fantaisies de la jeunesse constituent une tradition se déroulant tous les mois de septembre, à la rentrée. C’est le bizutage, pratique encadrée et controversée où les secondes années d’une promotion s’amusent à infliger aux nouveaux arrivants dans l’établissement une série de gages et autres brimades plus ou moins contraignantes et même parfois violentes. On rapporte l’histoire d’étudiants vétérinaires cousus dans des carcasses de vache. Je passe sur les autres cas assez litigieux, pour ne pas choquer les moins de 12 ans qui viendraient à parcourir ce billet.

Au vu des dérapages fréquents, cette pratique a été encadrée par la loi. Ce qui me rappelle à mes bons souvenirs. C’était en rentrant dans les classes préparatoires scientifiques, alias la taupe, que la direction du lycée Masséna me fit signer en 1975 l’engagement de ne pas me livrer à des pratiques de bizutage. L’engagement valait bien évidemment pour la rentrée suivante puisque c’est en seconde année qu’on bizute les bizuts, terme qui fait rire quand on l’emploie, alors qu’on est soi-même bizuté en entrant la première année. A cette époque pourtant si libérée, il me semble que le bizutage était en perdition, sauf dans quelques établissements où cette pratique peut durer un mois et figure dans la tradition de cette corporation d’ingénieurs des arts et métiers qui désignent cette pratique comme une période d’intégration. Pour faire partir de cette phratrie professionnelle, il faut en passer par là et malheur aux rares réfractaires. Ils sont mis à l’écart du groupe, complètement déconsidérés, y compris par les enseignants car, chose curieuse, le corps professoral n’est pas toujours opposé au bizutage et s’en amuse même, alors que la direction couvre souvent ce type d’opération en feignant de fermer les yeux.

Parmi les événements tragiques, je me souviens d’une année à Saint-Etienne où un étudiant en IUT décéda, ayant dû monter sur le toit pour récupérer son lit. En 1977, j’arrivais non sans quelque inquiétude dans cette ville minière pour y démarrer des études d’ingé et bien évidemment, je me doutais que nous les nouveaux, allions être bizutés mais à l’arrivée dans la maison des élèves, rien de spécial pour nous accueillir, hormis la visite de quelques membres de la seconde promotion qui voulant nous titiller, affirmèrent haut et fort que le jean n’était pas toléré dans les salles de classes et qu’il fallait une tenue irréprochable. Je tombais dans le panneau, me rendant à la réunion de rentrée organisée par la direction après avoir enfilé un pantalon en flanelle grise me conférant un look carrément déconnecté vu ma longueur de cheveux. Je compris en fait que c’était une bonne blague. L’ambiance était plus que détendue à cette époque. Il y avait même des cendriers dans les classes de cours pour que les fumeurs puissent fumer. Incroyable c’était une autre époque et moi qui n’ai pas eu l’occasion d’apprendre à fumer à l’armée, c’est en m’ennuyant pendant les cours que j’acquis ce vice dont il me fallut quinze ans pour me débarrasser, assez facilement du reste, après une séance de magnétisme.

Il y eut bel et bien une soirée d’intégration mais aussi étrange que cela puisse paraître, les jeunes bizuts que nous étions furent accueillis par des gens normaux et civilisés. Pas besoin de déambuler vêtus comme des clodos, de bouffer du cirage ou du dentifrice, de se recevoir des seaux d’eau sur la tronche, de se foutre à poil un soir à minuit sans avoir sa copine de cheval et sans s’être éclaté au Sénégal. Non, rien de tout ça. Le week end d’intégration commença par un apéro au cours duquel chaque arrivant montait sur une table pour se présenter succinctement, dire d’où il venait et ce qui le passionnait. Un pote avec qui j’avais sympathisé suscita les applaudissements lorsqu’il confia, avec un humour pince sans rire, qu’il était venu à Saint-Etienne pour étudier et travailler. Pour ma part, maladroitement, je confiai apprécier la pop music ce qui engendra un fou rire généralisé. Pop music, on n’employait plus ce terme depuis des lustres. Putain, si j’avais eu un souffleur, il m’aurait susurré, le rock, c’est le rock qu’il faut dire ! Bref, après cette présentation, le lendemain eu lieu la séance de vente aux enchères où ce furent les secondes années qui, groupés par trois ou quatre, se vendaient au plus offrant. Les enchères étaient limitées à 15 francs de l’époque. Au début, les prix montaient timidement mais au vu de la modeste somme, même pas la moitié du prix d’un 33 tours, chacun avait compris que pour acheter un ancien qu’on trouvait sympathique, il fallait dégainer rapidement et proposer les 15 francs pour clore l’affaire. Mais au fait, pourquoi acheter les anciens. Eh bien tout simplement parce que le groupe « acheté » invitait les nouveaux pour une soirée au restaurant afin de faire connaissance. Et voilà pourquoi j’ai échappé au bizutage en atterrissant dans un établissement où étudient des gens normaux, doués d’un sens ordinaire de l’accueil. 

Ayant perdu tout contact avec l’Ecole, je ne sais pas si le bizutage à l’ancienne à été réintroduit, à moins qu’il n’y ait jamais eu de bizutage dans cet établissement. Quant à la finalité de cette pratique, elle continue à faire débat. Les uns y voient la marque d’une camaraderie, le signe d’une fraternisation, un moyen pour acquérir le sens du collectif mais d’autres ne peuvent s’empêcher de voir dans le bizutage une pratique barbare, archaïque, vieil héritage des initiations anciennes si bien analysée par Mircéa Eliade.


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24 réactions à cet article    


  • jako jako 17 septembre 2010 11:28

    Bonjour Bernard, il y a un point qui est très rarement évoqué c’est le fait que les « alcooliers » organisent et même financent les soirées étudiants, mais j’ai peu d’informations là dessus juste un telereportage il y a bien longtemps smiley bon bizut


    • Cocyte 17 septembre 2010 12:34

      Bonjour, 


      Etant aussi passé par le lycée Masséna ( il y a 3 ans seulement mais peut être certains de vos jeunes professeurs de l’époque m’ont également transmis leur savoir ?), j’ai également signé cette feuille, comme quoi il y a des traditions !

      Le problème des alcooliers dans les écoles est réel, et finalement, le bizutage n’existe plus ou alors se fait de façon réciproque (tout le monde doit se déguiser, avec des thèmes différents pour les promos). Le passage se fait plus par l’ingestion d’alcool : certains rentrent maintenant n école à 18 ans à peine sortis des jupons de leur mère et découvre l’intégration par l’alcool...

      • kitamissa kitamissa 17 septembre 2010 14:41

        à François 1er à Fontainebleau également il y avait le bizutage des prépas ...

        farine,oeufs sur la tête,blouse blanche à l’origine maculée de tout ce qui était le plus dégueulasse,tournée en ville pour vendre du papier à chiotte ,défilé en ville également en chantant ce« j’ai quelque chose de pointu qui m’empêche de marcher qui me rentre dans le c** » puis se rendre sous les bâtiments habités par les militaires pour gueuler à tue tête « les cocus au balcon ! » et les militaires ou leurs épouses sortir avec des seaux d’eau pour doucher les braillards ....

        depuis quelques années la tradition a l’air de s’être perdue . et c’est tant mieux !


        • gghislain 12 octobre 2010 15:57

          Pour une prochaine émission « Toute une histoire » de Sophie Davant, diffusée du lundi au vendredi sur France 2 à 14h, nous recherchons différents témoignages sur le thème « Ces bizutages qui tournent mal »

           

          Si vous vous sentez concerné(s), si ce sujet concerne l’un de vos proches contactez le plus vite possible :

           

          Ghislain au 06.74.92.40.30 ou par mail : [email protected]

           

          N’oubliez pas de laisser votre numéro de téléphone pour que l’on vous rappelle.


        • gghislain 12 octobre 2010 17:22

          Bonjour,

          Pour une prochaine émission de « Toute une Histoire » présentée par Sophie Davant sur France 2, nous recherchons des témoignages sur le thème des bizutages.

          Si vous vous sentez concerné, n’hésitez à me contacter :

          Ghislain au 06.74.92.40.30 ou par mail [email protected]

          Merci de votre précieuse aide.


        • Internaute Internaute 17 septembre 2010 14:48

          Dugué comme des milliers d’autres est profondément, viscéralement, génétiquement, Front National. Malheureusement il refuse de reconnaître son essence propre, il refuse de défendre ses intérêts et reste obnubilé par les idéologies qu’il croit être les bonnes. Il vote socialo ou républicain comme tous ceux qui se sont fait encu... pendant ces 30 dernières années. Il refuse d’avoir tort et de s’être fait manipulé pendant toute une vie. N’ayez pas honte, libérez-vous, ne restez pas engoncé dans ce ringuardisme nauséabond de gauche qui ne sert plus à rien ni à personne. Votez FN une fois pour toutes et assumez vos convictions. La France est belle et a besoin de plumes comme la vôtre. L’heure est au choix. Soyez du côté porté par le vent de l’Histoire.


          • LE CHAT LE CHAT 17 septembre 2010 15:01

            bon , je fais mon outing , j’ai vendu du PQ feuille par feuille sur les trottoirs déguisé en vieille pute pour financer une bonne vieille beuverie pendant le bizutage ! smiley
            j’en suis pas mort et avec mon pote on s’est bien marrés ! tant que ça reste bon enfant , où est le problème ?


            • Philippe95 17 septembre 2010 19:07

              Bah, j’ai reçu quelques seaux d’eau (et QUE d’eau) en première année. Je ne me suis d’ailleurs pas privé de répliquer. Puis j’ai dû retrouver le néon de ma piaule d’étudiant qui avait curieusement été se cacher dans l’escalier de secours. Ensuite il m’a encore fallu subir deux ou trois conneries pas plus graves que celles-là et ce fut fini à la fin de la première semaine.

              L’année d’après le seul truc que j’ai participé à infliger à mes successseurs, c’est de devoir remplacer leur fourchette par un cure-dent, lors du premier repas au RU. Quelques autres blagues toutes aussi méchantes leur ont été infligées par mes honorables confrères en mon absence. Une semaine plus tard c’était là encore fini.

              Quand c’est de ce niveau là, je soutiens qu’il faut laisser faire car c’est en effet propre à « créer » des souvenir de potaches qu’on évoquera plus tard avec le sourire, comme les souvenirs de bidasses que les nouvelles générations n’auront jamais smiley

              Après, quand ça relève du délit de droit commun voire du crime en bonne et due forme, je suis d’accord pour que ce soit interdit et sévèrement réprimé.


              • krolik krolik 18 septembre 2010 01:15

                Je vais vous faire part de mon expérience assez particulière et apparemment citée comme célèbre par l’auteur, aux Arts et Métiers.
                En fait le terme de bizutage est absolument réfuté, il s’agissait d’un usinage d’une promotion.
                Donc ce sont des pratiques anciennes que je vous vous narrer..
                - Avant la rentrée le petit nouveau, appelé « conscrit » recevait à son domicile un carnet recouvert d’un tissu noir. carnet écrit à l’encre de chine. Carnet que le conscrit devait recopier méticuleusement et rendre l’original à la rentrée.
                Ce carnet comportait, un historique des traditions de l’école, un lexique des termes spécifiques à uiliser, presque une langue, les chants de l’école..
                Obligation d’arriver à l’école avec une blouse grise, dite « zagrise ».
                A l’arrivée classement par ordre de taille, le plus grand en taille reçoit le pseudo de « Kanasse » abréviation de canasson, le plus petite celui de « morp’s » ou morpion.*Le Kanasse peint le chiffre « 1 » dans le dos de la blouse, en 69 cm de haut.
                Le morp’s peint son numéro de dernier dans l’ordre décroissant du nombre d’élèves de la promotion. Et chacun de peindre son numéo d’ordre. J’étais « num’s 4 »
                L’usinage du conscrit durait envion deux mois jusqu’au baptême de la promotion..
                Il faut dire que l’on logeait en internat, alors cela facilitait le travail si je puis dire.
                Apprendre les chants par coeur, marcher en monôme, chanter en monôme, et le Kanasse devait entonner. Lorsqu’il y avait des « trous » dans la connaissance des chansons et bien l’on pompait, 10 pompes, 20 pompes.. Au début c’est difficile physiquement, mais au bout de 8 jours, on pouvait faire 50 pompes de plus sans mollir.
                J’ai toujours été surpris de constater qu’une promo qui ne sait pas sa chanson, après 20 pompes chante beaucoup mieux. Il y a là un phénomène physique difficile à expliquer entre la cause et l’effet..
                Le conscrit ne doit pas se faire remarquer, il doit longer les murs, il ne peut porter de chose brillante, pas de montre, pas de boucle de ceinture (une ficelle fait l’affaire)les cerclages de lunettes recouverts de scotch noir..
                En ville également, accompagné par quelques Anciens interdiction de sortir des pièces de monnaie.. et c’est l’ancien qui paie la sortie, au restaurant ou au ciné.. Ca coute cher d’être un Ancien.
                Tout conscrit doi connaitre le nom de ses collègues de promotion, les Anciens « fourchettent » (pose des questions) qui est qui.. L’Ancien lui a une liste avec les fameux numéros et les noms.. Si le conscrit ne sait pas le nom de son voisin.. il tractionne..
                Le but de la manip est d’arriver à faire comprendre qu’une promotion unie est forte, très forte...
                Alors lorsque l’on parle des procédés dégradants utilisés chez les étudiants en médecine ou autre, on ne se sent vraiment pas concerné.
                De fait cela fonctionnait très bien., débouchant sur une puissante société des anciens élèves, l’Assoce. Ceux qui avaient refusé de se faire « usiner » ne pouvaient rentrer à l’Assoce à la fin des études. N’étaient acceptés que ceux qui avaient eu un « esprit de corps » d’inculqué.
                Mais Ségolène Royal occupant un poste à l’Education nationale a décidé de ne pas vouloir comprendre ce qu’était un usinage aux A&M, ou tout au moins de très bien comprendre que cette force d’union était un avantage important d’une grande école par rapport à l’enseignement universitaire.
                Donc tout cela a beaucoup changé par dissolution dans des moeurs universitaires.
                Tous les anciens élèves peuvent être membres de l’Assocce maintenant.
                Autres temps autres moeurs.
                @+


                • Eloi Eloi 18 septembre 2010 10:56

                  Pour compléter le post de Krolik, voici quelques éléments tirés de l’usinage aux Arts et Métiers :

                  * en tant qu’Ancien, la règle veut que les brimade (engueulades, pompes...) ne soient jamais orientées sur une seule personne, et qu’elles soient toujours orientées dans le sens d’une plus grande connaissance des autres et de solidarité. Un exemple : prenez un groupe de conscrits, et demandez-leur de donner le nom d’un conscrit parmi eux ; choisissez (vicieusement) le plus timide, celui que vous savez que la plupart ne connaissent pas ; bien sûr, si personne ne connaît le nom de ce conscrit, alors tout le monde pompe. Aux A&M, vous n’avez pas le droit de laisser des « timides » rester anonymes. Je vous jure avoir vu des « timides » prendre confiance en eux, et finalement « se révéler » dans le groupe et s’intégrer.

                  * L’exception peut concerner les « leader », les « forts » : il peut leur être individuellement reproché que certains soient à la traîne, démotivés, voire triste. Il leur est alors demandé de de mieux les intégrer à l’usinage, d’en comprendre les raisons (que vous connaissez, d’ailleurs, puisque vous avez déjà discuté avec ceux qui n’ont pas le moral). Mais cela suit une très certaine logique : si certains se voient confier des tâches de responsabilité, il est important qu’ils comprennent que leur rôle sera de garder une équipe motivée et en forme. Qu’attend-on d’autre de la part d’un ingénieur dans son métier futur ?

                  * en tant que conscrit, en plus de l’écriture du carnet (histoire, langue, chants de l’école... tout cela doit bien prendre 1h/j) il tombe régulièrement des tâches à échéance qui leur sont imposées. Une condition : que ce soit le groupe en entier qui travaille (ce n’est pas comme en fac où seul le BDE restreint travaille). Ils vont donc faire des réunions, parfois tous les soir, ils vont voter, ils vont parfois veiller jusqu’à point d’heure, s’engueuler, trouver des consensus. Ce sera de toute façon la façon dont ils travailleront plus tard. Et devinez quoi ? après deux mois, les réunions sont organisées, les différentes propositions sont construites avant la réunion, un médiateur est élu, les votes sont rapides.

                  * parmi les tâches qu’on a eu à réaliser, en groupe, dans l’ordre (ca change chaque année) : organisation d’un barbecue, organisation d’un événements quelconque à condition qu’il soit fait par tous (imaginez les négociations avec les anti-usinage, ca en fait de la parlote, des arguments, des tractations), réalisation du grand défi (construction dans Cluny d’un chemin piéton de 300 m, bien sûr gratuitement, et en 24h : ca forge du caractère) puis réalisation, pour le baptême officiel (celui de l’école, pas le baptême des traditions) d’une grande maquette en bois du clocher de l’abbaye...

                  Voir petit à petit cette connaissance et organisation du groupe se construire, malgré les contraintes des cours (c’est une école) et de l’apprentissage des chants, c’est beau et impressionnant. Bien sûr cela réserve de la fatigue et de l’irritation, voire du stress, mais en sera-t-il autrement, plus tard dans le métier d’ingénieur ? Ne sont-ce pas des qualités qu’on attend d’un ingénieur ?

                  D’autant plus que quand l’usinage est fini, les anciens se rasent cheveux et barbes, oublient leur rôle de méchants en une soirée et qu’après, il reste encore 3 années moins deux mois de très bons moments à passer ensemble. Et avec des gens qui connaissent tous votre nom et votre caractère.

                  * Comme le dit krolik aujourd’hui, tout le monde est baptisé. Cependant, il faut savoir que quand on signe à l’association étudiante , il y a quelques devoirs : participer à l’organisation et au service lors du Grand Gala, payer ses cotisations, payer ses cotisations pour le Parrainage (rencontre de la promo n avec la promo n+25)... Ce sont des devoirs auxquel on ne peut se soustraire et on le sait. Chaque année, lors de l’AG, certaines personnes sont déchues de leurs droit par vote de promotion car elles ne remplissent pas ces devoirs (et bien sûr sans excuse valable). Elles n’en sont pas forcément mécontentes puisque finalement, c’est l’administration de l’école qui, pour montrer cosmétiquement qu’il n’y a plus d’ostracisme, leur impose les devoirs qui vont avec...


                • krolik krolik 18 septembre 2010 11:11

                  Je confirme tout à fait ce que dit Eloi en connaisseur.
                  J’étais à Aix en Provence et c’était bien un régime très voisin et unifié que celui de Cluny.
                  Et il y avait le bal à préparer, un job important pour la promotion.
                  @+


                • Eloi Eloi 18 septembre 2010 11:19

                  d’ailleurs @ l’auteur

                  Vous semblez dénigrer les activités d’intégration aux Arts et Métier. Un commentaire :

                  Une promotion là-bas est une espèce de micro-société de 150 personnes, un groupe très dynamique, vivace et adaptable. C’est un trésor sociologique, y vivre est même une expérience unique sur les relations humaines, sur l’évolution de « courants politiques », sur la formation de consensus et l’auto-organisation.

                  Vous qui vous dites « scientifique, philosophe », plutôt que dénigrer cosmétiquement, intéressez-vous y.


                • Eloi Eloi 18 septembre 2010 11:26

                  @ krolik

                  J’ai passé ma troisième année à KIN. Des moments mémorables, et aussi, une belle ville. Moins austère qu’à Cluny, beaucoup plus de jolies filles dans les rues smiley


                • krolik krolik 18 septembre 2010 11:34

                  Ah, KIN.. les filles de la fac de droit et les Crepsinettes .. !! Souvenir ému.
                  La chasse aux Gadz’Arts était ouverte lors du bal du baptême.. !!
                  #4 de Ai67 cherche.
                  @+


                • ARMINIUS ARMINIUS 18 septembre 2010 09:01

                  Et pour ceux qui échappaient au bizutage, il restait le sévice militaire ou entre passage de bite au cirage et corvées avilissantes l’adjudant kronenbourg se chargeait de casser la personnalité des « bleus-bite »pour« les fondre dans un même creuset », producteur de chaire à canon...


                  • Philippe95 18 septembre 2010 09:55

                    C’est ce que je disas. Cependant :

                    « le sévice militaire »

                    Je trouve que c’est un lapsus révélateur smiley


                  • LeGoJac 18 septembre 2010 12:37

                    Quel cauchemar ces moutons d’Arts et Métiers
                    Se glorifient d’avoir participé au maintient d’un système antidémocratique maintenant.
                    Manifestement il y a des « traditions » comme l’égalité qui ne sont pas transmises totalement.
                    En gros pour eux l’égalité n’est QUE pour ceux qui sont obéissants et dans le même groupe que soi.

                    Les « désobéissants » ne peuvent figurer au répertoire des anciens et donc risqueront d’avoir plus de difficultés à trouver un job c’est bien ça ?

                    Nous savons déjà que les grandes écoles françaises favorisent, par leurs réseaux fermés, la naissance de grandes entreprises à pensée unique qu’il sera nécessaire de sauver de la faillite pendant des années avec nos impôts. Enfin les impôts, ce qu’il en restera de la merveilleuse gestion de énarques... Vous pouvez retirer l’échelle !
                    Après toutes ces faillites ils continuent à s’accrocher au pinceau !

                    A quand le délit d’atteinte à l’égalité des personnes bordel ?


                    • Eloi Eloi 18 septembre 2010 12:50

                      >>En gros pour eux l’égalité n’est QUE pour ceux qui sont obéissants et dans le même groupe que soi. Les « désobéissants » ne peuvent figurer au répertoire des anciens et donc risqueront d’avoir plus de difficultés à trouver un job c’est bien ça ?

                      Pfff, que c’est difficile de discuter ces temps-ci. J’ai donné des arguments ci là-haut. Je vous les répète :

                      * quand on entre aux arts et métiers, en sait à quoi s’attendre. Je suis de l’avis que l’usinage, loin d’écraser les caractères, les raffermit, et que l’apprentissage de la réunion, du « brainstorming » du travail en groupe, fait partie de la formation. Si vous n’en voulez pas, n’y allez pas. Certains y vont pour cela. Personne n’a obligé personne à y aller.

                      * quand on a des droits, par exemple votre si important « répertoire des anciens » (important pour vous, non ? je m’en suis jamais servi), on a des devoirs. Si ce répertoire des anciens existe c’est parce que des gens ont œuvré précédemment pour créer des liens forts entre promotions d’âges différent (parrainage) ou entre centres (UAI, par exemple). Pour profiter du travail des autres, le minimum est de montrer un minimum de respect pour leurs valeurs, et de travailler un tout petit peu (grand gala, paraignage, cotisations de l’association) pour permettre la continuité. C’est bien le minimum.

                      Vous voyez : des droits et des devoirs. Rien de plus.

                      >>"Nous savons déjà que les grandes écoles françaises favorisent, par leurs réseaux fermés, la naissance de grandes entreprises à pensée unique qu’il sera nécessaire de sauver de la faillite pendant des années avec nos impôts. Enfin les impôts, ce qu’il en restera de la merveilleuse gestion de énarques... Vous pouvez retirer l’échelle ! Après toutes ces faillites ils continuent à s’accrocher au pinceau !"

                      Vous aimez décidément les généralités. Vous savez les faillites ne sont pas une spécificité française. La pensée unique n’est pas une spécificité française. L’auto-apitoiement et l’attaque sans discernement, sans preuve, ca c’est une spécificité (pénible) d’Agoravox.

                      >>A quand le délit d’atteinte à l’égalité des personnes bordel ?

                      Pas compris


                    • krolik krolik 18 septembre 2010 14:17

                      @LegoJac,
                      Pour vous l’égalité c’est un nivellement par le bas.. ??
                      Ou alors une égalité des chances ? Et chacun prend sa chance comme il l’entendra.
                      Celui qui rentre aux A&M a le choix d’y aller ou d’aller ailleurs dans une fac ou dans une autre école, l’affaire est claire.
                      @+


                    • celuiquichaussedu48 celuiquichaussedu48 18 septembre 2010 18:41

                      Nous savons déjà que les grandes écoles françaises favorisent, par leurs réseaux fermés, la naissance de grandes entreprises à pensée unique qu’il sera nécessaire de sauver de la faillite pendant des années avec nos impôts. Enfin les impôts, ce qu’il en restera de la merveilleuse gestion de énarques... Vous pouvez retirer l’échelle !

                      Après toutes ces faillites ils continuent à s’accrocher au pinceau !

                      @LeGoJac

                      Il n’y a pas que les grandes écoles françaises, il y a également pas mal d’écoles privées à diplômes non reconnus par l’état, qui reposent sur le réseau d’anciens étudiants, et l’on retrouve ce système dans le monde entier.

                      Ceci étant, le système de réseaux est une plaie.


                    • LeGoJac 18 septembre 2010 17:22

                      Aux deux ENSAM tout fiérots dans leur bottes qu’elles sont même pas sales. Allez voir ici.
                      Là c’était à Angers. Ouf l’ENSAM Angers c’est pas vous.

                      Et puis le reste aussi pour les autres. C’est édifiant.
                      http://www.sos-bizutage.com/

                      « A quand le délit d’atteinte à l’égalité des personnes bordel ? »
                      Cela veut dire que l’un de vous deux va probablement détourner le terme d’égalité à son seul usage. Barrière franchie par krolik juste après votre post.


                      • Eloi Eloi 18 septembre 2010 18:08

                        >>Allez voir ici.

                        Il y a des faits édifiants dans votre lien.

                        >>« A quand le délit d’atteinte à l’égalité des personnes bordel ? »
                        Cela veut dire que l’un de vous deux va probablement détourner le terme d’égalité à son seul usage. Barrière franchie par krolik juste après votre post.

                        Vous n’avez que ca à faire, jouer sur les mots ?

                        >>Aux deux ENSAM tout fiérots dans leur bottes qu’elles sont même pas sales.

                        Vous n’avez décidément rien à dire, en fait. Vous vous prenez pour qui ? Un justicier ?


                      • krolik krolik 19 septembre 2010 01:59

                        @LegoJac
                        Merci d’avoir conseillé la lecture du site sos-bizutage.
                        J’ ai plus spécialement apprécié la discussion sur la rentrée à Cluny :
                        http://www.sos-bizutage.com/commu/index.php/2010/07/18/68-controverse-a-l-ensam-de-cluny .
                        Le gars Delarue visiblement ne connait rien à ce non-problème, il se réfère simplement à des articles de presse qui par exemple parle de Cluny comme d’une abbaye dU XVIiième siècle.. Un sourd parle à un aveugle qui lui répond en langue des signes. C’est à peu près cela, et le discours dure longtemps.

                        D’autre part c’est vous qui envisagez de détourner le terme d’égalité, pas moi,
                        Egalité par les chances ou égalité par le nivellement ?
                        On a vu le résultat d’un égalitarisme nivellé chez les Soviets..Ah il n’y en avait pas un qui dépassait l’autre. Tous le même paletot, le même salaire,... tout cela pour arriver à ne faillite généralisée.

                        @+


                      • webrunner webrunner 19 septembre 2010 20:01

                        bizutage ? très mauvais souvenirs....un défouloir pour psychopathes (hélas très nombreux) et frustrés en tout genre.
                        quant au tabac, le magnétisme a fonctionné pour moi aussi.

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