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Accueil du site > Tribune Libre > Contraste !

Contraste !

Est-ce la nostalgie qui me pousse à écrire aujourd’hui, étant honnête envers moi-même et envers les autres, je ne peux que dire sûrement .

Printemps, Été, Automne, comme Hiver, je me rappelle de cette merveilleuse époque que fit pour moi ces années qui me poussent aujourd’hui dans une grande nostalgie

 
Au Printemps dans les champs on pouvait apercevoir des tracteurs de couleurs très diverses qui travaillaient au rythme des premier rayons de Soleil, ces premier bolides admirés par tous dans les campagnes et plus particulièrement par ceux qui les avaient entre leurs mains, oui à l‘unanimité ils faisaient la joie de tous .

 Oui ces hommes là étaient joyeux on pouvait en tendant l’oreille les entendre siffler et chantonner sur leurs tout nouveaux petits bijoux avec lesquels ils travaillaient leurs terres, les hommes étaient heureux. Les enfants regardaient avec une grande fascination leurs pères travailler, les femmes étaient contentes que le travail de leurs maris soit devenu beaucoup moins pénible grâce à l’arrivée de cette nouvelle mécanisation, de plus les femmes pouvaient consacrer pendant ce printemps leur temps à d’autres choses, ce qui n’était pas le cas avant l’arrivée de cette mécanisation, auparavant elles conduisaient les bœufs pendant que leurs maris tenaient les brabants.
 
 
Cette nouvelle mécanisation faisait la joie de tous, des grands comme des petits, les personnes âgés qui n’avaient eux connu que les bœufs ou le cheval de trait regardaient avec grande admiration ces nouveaux bœufs fait de fer, les campagnes sentaient un mélange de fleurs de printemps et de joie, accompagné de cris de rires d’enfants, la télévision et tout le reste n’existaient pas encore, quand les enfants n’aidaient pas leurs parents aux travaux, ils ne jouaient pas loin ou parfois faisait une parti de quille ou de pétanque avec leur grand père, les gens étaient heureux, il n’avaient pourtant pas de multitudes de distractions et n’avaient pas spécialement d’envies matérialistes comme nous les connaissons maintenant, mais on les sentait heureux.

Le printemps disparaissait au fil des jours pour laisser petit à petit la place à l’Été.


L’Été, la saison des récoltes, des fenaisons et des moissons, des travaux qu’ils fallaient souvent faire entre des jours ensoleillés et des jours orageux, on ne pouvait pas deviner le temps qu’il ferait, mais tout le monde avait sa petite idée, souvent par des observations simples qui sont malheureusement de nos jours presque disparues.

Là aussi l’arrivée des premières presses et moissonneuses batteuses avait fait la joie de tous, ceux qui ont connu comme moi cette époque savent ce que c’est que de ramasser le foin en vrac, il faut être stratégique pour mettre le plus de foin possible sur une charrette ou remorque, il faut être stratégique pour que ce foin puisse arriver à bon port sur cette même charrette, si elle est mal montée « chargée » tout retombe et il faut tout recommencer, mais de plus, c’est un effort physique colossal, il fait chaud, le foin retombe sur la personne qui charge quand on le lève à la fourche et avec la sueur il se colle sur le visage, dans le cou et un peu partout, ça gratte, il n’y a rien d’agréable, ensuite le pire était à venir, il fallait le décharger et l’entasser dans le grenier sous une chaleur intense et souvent sans air, c’était vraiment physique .
 
 
L’arrivée de ces premières presses, était bien venu, cela facilitait le travail de toute la famille, les hommes faisaient les bottes avec ces nouvelles presses, aidés de leurs petits tracteurs, ensuite les enfants les femmes et souvent les grands parents aidaient à rassembler les bottes pour pouvoir plus facilement les charger sur les remorques, on avait des petits crochets que l’on plantait dans les bottes et ensuite on les tirait, c’était un plaisir pour les enfants ils faisaient ça tout en s’amusant, petit à petit les bottes se rassemblaient, parfois on les mettait droites par deux, par quatre ou plus se tenant les une aux autres en cas que le temps change, car il ne fallait en aucun cas que ces bottes de foin prennent l’eau, sinon la récolte était perdue, certains se rappelleront sûrement de ces champs ou l’on apercevait les bottes droites comme je viens de le décrire.
 
 
Ensuite venait la moisson, on voyait souvent des grands pères ressortir leur faux pour couper les pieds de blé ou d’orge dessous les noyers, là où les magnifiques moissonneuses batteuses ne pouvait pas les atteindre, il n’était en aucun cas concevable d’abîmer ces trop utiles nouveaux bijoux mécanisés qui avaient changé en une trop belle facilité la façon de moissonner et il n’était pas non plus question de laisser perdre ce peu de récolte si précieuse.
 
 
La fin de l’Été arrivée, les récoltes de foins et de céréales étaient terminées, les prés reprenaient leurs aspects verdoyants, et les terres leurs aspects dénudées, l’Automne venait de frapper aux portes des campagnes.

Après lui avoir ouvert la porte, après l’avoir laissé entré, l’Automne s’installait, c’était le moment de la récolte des raisins, dans les vignes on apercevait parfois vingt, trente personnes, voir même plus travaillant ensemble, sifflotant, rigolant, après avoir ramasser les raisins de l’un on allait ramasser les raisins de l’autre, tout le monde s’entraidait dans une bonne humeur, on parlait de tout et de rien, le soir arrivé on se retrouvait tous autour d’une grande table à partager la nourriture et toujours les mêmes moments de joies, on vidait et buvait les dernières barriques du vin qui avait été fait l’année d’avant, pour pouvoir les remplir à nouveaux.
 
 
L’Automne c’était aussi là ou l’on ramassait les noix, les pommes pour manger ou faire un peu de cidre, ou l’on ramassait les prunes pour faire un peu d’eau de vie, c’était là où l’on allait aussi chercher le bois et préparer des fagots pour l’hiver qui se faisait proche, les journées était moins chaudes moi longues, souvent plus reposantes.

L’hiver s’installait, les bêtes restaient à l’étable on leur donnait le foin et les graines récoltées au fur et à mesure des saisons précédentes, on voyait les premières fumées sortir des cheminées, les gens passaient la plupart de leurs journées à couper le bois qu’ils avaient abrité, on le coupait à l’aide d’une scie à main tranquillement sans être presser,.

Le soir venu on mangeait de bonne heure contrairement au reste de l’année et souvent après le souper, on s’installait auprès du feu là où la marmite du souper encore chaude était accrochée, les enfants prenaient place sur les genoux de leurs grands pères auprès de ce feu sacré, des fois, même souvent, on invitait des amis, et on énoisillait « on cassait les noix pour sortir le cerneaux » pour la fabrication de l’huile, et la soirée se terminait la plupart du temps par une partie de belotte auprès de ce magnifique feu de cheminée où l’on pouvait entendre pétarader le châtaigner qui brûlait.
 
 
Voilà, l’année s’était écoulée.

Ps : Peut-être que cela n’intéresse pas grand monde , d’autres trouveront cela sans intérêts, tant pis, mais je tenais à en parler, parler de cette époque ou les gens avaient avant tout peur du temps qu’il ferait le lendemain et peur de la santé de leurs proches, avant d’avoir peur des angoisses que l’on connaît et rencontre de nos jours, peut-être me suis-je trompé, en tout cas c’est comme ça que moi je l’ai retenu et ressenti .

 Il n’y a pas de politique, pas de ragots pour ou contre quelque chose, il n’y a pas non plus de haine, ni de propagande juste une histoire d’un passé pas très lointain auquel il me tenait a cœur de rendre une âme, de rappeler que la joie et la vie n’est pas toujours la où on le croie .
 
 
 
 

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13 réactions à cet article    


  • Sandro Ferretti SANDRO 27 juin 2009 15:11

    Merci à vous. Ca me parle tout cela.
    Texte et photos.


    • Gabriel Gabriel 29 juin 2009 12:51

      Salut SANDRO .

      Cela me fait plaisir que ce petit texte tourné comme j’ai pu vous ai parlé .


    • Gilbert Spagnolo dit P@py Gilbert Spagnolo dit P@py 27 juin 2009 18:54

      Salut Gabriel,



      Môme en montagne Bourbonnaise, pour les près en pente j’ai connu ça


      1


      2


      là au premier plan le faucheur bat sa faux ( la daille )


      le marteau


      et sa petite enclume


      ....et c’est moi qui était chargé de distribuer à boire aux 4 à 5 faucheurs qui fauchaient en ligne.

      Pour cela dans une source qui en générale se trouvait soit en haut ou en bas du près, là au frais était placé un petit tonneau de 3 à 4 litres de vin à 9°... que de va et vient j’ai fait !


      Ensuite ton image d’une paire de boeufs tirant une faucheuse, j’ai également connu, puisque qu’a l’âge de 10 ans , c’est moi qui « menait » les boeufs. !...idem pour moissonner et labourer.


      Pour les foins, à partir de 10 ans, c’était aussi le ratissage avec ce grand râteau à foin mais fait main en hiver par le paysan.


      La deuxième photo, celle du char de foin, dans le près le foin une fois ramassé et chargé nous rentrions à la ferme à la tombée de la nuit...ma place c’était là haut à la cime... que d’heures de sommeil à la belle étoile bercé par le pas lent et saccadé des boeufs !( pas loin de 3 heures de route )

      Souvenirs souvenirs,..... c’était il y à 65 ans !


      @+ P@py !






      • Gabriel Gabriel 29 juin 2009 13:14

        Salut Gilbert « Papy » .

        De bien belles photos, ce n’était pas une vie facile, c’est vrai, mais alors que de souvenirs d’un passé maintenant trop vite oublié, qui restera encore pour quelques années enfuit dans des mémoires qui s’éteindront dans quelques temps .

        Il n’y a vraiment que ceux qui ont connu ces époques qui peuvent mettre ou imaginer la vie sur des photos comme les tiennes .

        L’article « le tien (sa petite enclume) », m’a redonner à ça lecture les émotions de ce passé perdu, la photo au font de l’article n’est pas mal non plus .

        Ps : Certains penseraient aujourd’hui que ce n’est pas sorcier de taper « frapper » la faux .

        Je vois que tout ceci nous a ramené à bons et vieux souvenirs, je te remercie d’avoir d’ailleurs partagé les tiens, c’est toujours bon de lire du vécu, surtout quand on a mi soi-même les pieds dans ce vécu là .

        En attendant bonne continuation PAPY et n’oublie pas de faire passer le message aux petits enfants, il serait bien que ces souvenir traversent les temps .


      • eugène wermelinger eugène wermelinger 27 juin 2009 20:29

        Merci Gabriel pour ce bel album de souvenirs perdus d’une époque où l’espoir poussait encore en plein champ. Nostalgie d’hier, algies de nos jours. 



        • Gabriel Gabriel 29 juin 2009 13:51

          Salut Eugène .

          De rien !

          c’est vrai qu’aujourd’hui il n’est pas facile de trouver un endroit ou pousserait l’espoir, et comme on l’a eu souvent entendu dire, l’espoir fait vivre .

          Espérons que le monde, ce monde s’arrange, même si on a particulièrement aimé cette période, espérons que ceux qui nous succèdent aient eux aussi du bonheur et que l’espoir repoussera un jour aux quatre coins de ce globe et finira par fleurir, que l’humanité futur puisse humer le bonheur, un bonheur qui sera pour eux je le souhaite de tout mon cœur, perpétuel .


        • Joseph DELUZAIN Joseph DELUZAIN 27 juin 2009 21:40

          Salaud vous m’avez provoqué une crise de mélancolie, me voilà tout chamboulé.
          Que de beaux souvenirs enfouis dans mes tréfonds... mais chuuuut, si un d’jeune’s lit ça, il va nous nous prendre pour de vieux schnock


          • Gabriel Gabriel 29 juin 2009 14:08

            Salut Joseph .

            Excuse moi, je suis désolé .

            Enfin à demi-désolé, si ça ta touché, c’est que tu t’es senti concerné et comme c’était fait un peu pour ça, je suis à la fois un peu désolé mais surtout très contant .

            Oui de beau souvenir, quand je vois des photos ou vidéos de certaines époques, je me mets à entendre autour de moi des gens parlants le patois ou de vieilles langues, qui brasaient l’humour comme si elles avaient été inventées que pour ça, mime qu’on lo gens ch’inguelérent quo fessa rire.

            Peut-être vieux schnock, mais encore solide mentalement et parfois physiquement, malgré les difficultés vécues et connues.


          • maxim maxim 27 juin 2009 22:00

            quel bel article qui me rappelle toute ma jeunesse dans ce qui se nommait la Seine et Oise ....

            et mis à part la récolte du raisin ,j’ai connu tous les travaux de champs étant élévé dans une famille paysanne ...

            des vaches attelées ,au boeufs ,puis les chevaux ,et enfin les tracteurs vers 1953 ,et puis la botteleuse ,le semoir mécanique,le cultivateur,la moissonneuse batteuse,les charrues multisocs à relevage hydraulique etc....

            laissés de côté au tas de ferraille les tarrares ,les brabants ,la faucheuse attelée,la charrette ....etc ......

            maintenant j’habite en Seine et Marne depuis pas mal d’années .... les engins agricoles sont équipés air conditionné ,ordinateur de bord ,radio...

            les machinistes qui ne descendent plus à terre sont habillés pratiquement comme des cosmonotes en combinaisons bleues ou orange ,et les charrues de plusieurs mètres de large pleines de socs défoncent la terre au moment des labours ...

            c’est du boulot d’industriels ,adieu la belle campagne de ma jeunesse !....


            • Gabriel Gabriel 29 juin 2009 15:06

              Salut Maxim .

              On préférerait peut-être de nos jours voir encore autour de nous ce style de campagne, le début de l’arrivée du machinisme que le machinisme actuel .

              On est bien d’accord, ce n’est plus du boulot comme on l’a connu, comme on le conçoit « je parle pour moi », c’est du boulot d’industriel, d’ailleurs je dirai après ce que tu as écrit, ils sont les Astronautes des campagnes, le matériel en est devenu si complexe que bientôt il faudra être passé par la NASA avant d’être en mesure de travailler la terre . 

              Comme quoi, pour ceux qui ont encore de la mémoire cette évolution est devenue contraste, là où il fallait vingt tracteurs pour faire le travail maintenant il n’en faut plus qu’un, là où il fallait trente personnes pour vendanger, maintenant il n’en faut plus qu’une sur une machine.

              Le Pony et le Société Française ne sont plus admirés comme ils le firent il y a un peu plus d’une cinquantaine d’années, on les aperçoit souvent sous des tas de ronces, ils ont perdu leur grande notoriété de l’époque, eux qui un jour ont changé le monde, mais surtout la vie de ceux qui ont eu l’honneur de les avoir entre leurs mains .

              Hélas, beaucoup n’imaginent pas ce que ces tas de ferrailles ont représenté pour d’autres auparavant .

              Je sais, tout ça créer la nostalgie, mais la question est, pouvons nous être contant d’avoir nous eu l’occasion de voir les campagnes ainsi faites auparavant, je pense que la réponse est oui, les campagnes étaient vivantes, on voyait plein plein de gens dans les champs, maintenant on ne voit pratiquement plus que des machines qui cachent les hommes dans leurs cabines.

              Nous aurons nous eu au moins la chance de connaitre ce que firent il y a quelques années nos campagnes on aura vu les bœufs et aussi les monstres de 200 chevaux qui comme tu le dis avec leur parfois dix socles et plus défonces la terre, enfin toute une évolution, la plus grande évolution qu’il y ai pu y avoir dans un siècle, pour ne pas dire en cinquante ans .

              Tout comme on aura vu les feux de cheminées dans toutes les maisons, maintenant c’est chauffage central, gaz, pétrole et autre, tout ça pour dire que l’on est ceux qui ont éteint le feux un feux qui fit allumé il y a des millier d’années, espérons que nous aurons d’ailleur éteint que lui .


            • Plus robert que Redford 27 juin 2009 23:12

              Ouaip !
              Vachement sélectif , la nostalgie, hein !
              Je me rappelle bien le coup des bottes à monter dans le fenil surchauffé : on pouvait même pas tousser parce qu’en inspirant, t’en avalais encore plus, de la poussière !
              Pis, j’te raconte pas les dos cassés en deux (les paysans finissaient souvent avec des arthroses lombaires, ou sacrées ou coxo-fémorales, parce que la terre, elle est vachement basse !) J’m’en souviens du vieux tonton qui passait ses nuits assis à la table de la cuisine, parce qu’il ne pouvait pas tenir 10 minutes couché à cause de la douleur !
              Et pis la traite à la main, tu prenais des coups de tatane bien embousées, des coups de queue bien empurinée, fallait faire téter les veaux, ouille ! les crevasses plein les doigts, l’hiver avec les engelures, ça tient vachement bien compagnie !
              Sûr que les troupeaux étaient pas si gros que maintenant, mais quand la maladie elle se foutait dedans, tiens, la fièvre aphteuse par exemple, elle t’en ratiboisait la moitié vite-fait ! Ca commençait par leur pourrir les quatre pattes aux pauvres bêtes, alors elles ne tenaient plus debout, puis la gueule aussi, alors elles finissaient par crever de faim, tout doucement, avant de pourrir de partout pour de bon, lentement : on appelait ça « la cocotte ! », c’est tout dire des parfums qui planaient dans la ferme !
              Fallait économiser, aussi ! un sou est un sou ! pas question de s’égarer dans des dépenses inconsidérées, l’argent était bien trop dur à gagner ! Alors, forcément, ça rendait jaloux entre voisins... On se faisait des saloperies en douce, ça vous bâtissait des inimitiés sur plusieurs générations !
              C’était le bon temps !!

              Si c’était si bien, pourquoi, génération après générations, les gamins ils partaient « à la ville », alors ? 
              Pour être flic (pardon, p@py, c’est pas toi que je vise !) ou fonctionnaire, de quoi attendre sans s’en faire que l’heure de la retraite sonne ? Il faut savoir ce que l’on aime et rentrer dans son HLM manger du poulet OGM (excuse moi, Jean, c’était juste une vanne pour faire « moderne »)

              La nostalgie à Gabriel, nous, on appelle ça le « Syndrôme Martine à la Ferme », qui a été utilisé jusqu’à plus soif par les publicitaires, et qui se remet au goût du jour chez les écolo-bobos Arthus-cohn-banditesques...

              Je vais te dire, mon bon Gabriel, c’était mieux Avant, pasqu’on avait l’ESPOIR ! L’espoir que tout allait s’améliorer, que nos enfants vivraient mieux que nous..
              Maintenant, on a la trouille de perdre ce qu’on a acquis, nos gamins sont dans la merde, et tout le monde chie dans son froc en s’aperçevant que le pire, s’il n’est pas toujours sûr, devient quand même de plus en plus probable !


              • Gabriel Gabriel 29 juin 2009 16:47

                Salut Robert pas plus que Redford,

                Et oui tout ce que tu dis fait aussi parti de ce même passé, mais ce que tu exprimes n’a en rien de nostalgique, la nostalgie c’est je crois de l’amour ou du bonheur qu’ont pu apportaient des moments qui font maintenant parti du passé, on ne peut pas être nostalgique d’une chose qui serait le chagrin ou autre de négatif, à part d’être sado-maso je ne vois pas en quoi constituerait d’avoir de la nostalgie pour des moments désagréables que l’on ai vécu.

                Donc de dire que la nostalgie est sélective n’a pas de sens, puisque le reste le mauvais n’est en rien de la nostalgie .

                Cela ne veut pas dire que ce que tu dis est faux, c’est malheureusement bien vrai, je veux dire ceci : ↓

                Sûr que les troupeaux étaient pas si gros que maintenant, mais quand la maladie elle se foutait dedans, tiens, la fièvre aphteuse par exemple, elle t’en ratiboisait la moitié vite-fait ! Ca commençait par leur pourrir les quatre pattes aux pauvres bêtes, alors elles ne tenaient plus debout, puis la gueule aussi, alors elles finissaient par crever de faim, tout doucement, avant de pourrir de partout pour de bon, lentement : on appelait ça « la cocotte ! », c’est tout dire des parfums qui planaient dans la ferme !
                Fallait économiser, aussi ! un sou est un sou ! pas question de s’égarer dans des dépenses inconsidérées, l’argent était bien trop dur à gagner ! Alors, forcément, ça rendait jaloux entre voisins... On se faisait des saloperies en douce, ça vous bâtissait des inimitiés sur plusieurs générations !
                C’était le bon temps !!

                Mais sur d’autres points je ne pense pas comme toi !

                1 - Pour ceci par exemple → Je me rappelle bien le coup des bottes à monter dans le fenil surchauffé : on pouvait même pas tousser parce qu’en inspirant, t’en avalais encore plus, de la poussière !

                Tu vois moi je préfère faire ce que tu cites que de passer ma journée dans un tracteur, la tu vois je vie alors que toute une journée seul dans mon tracteur je m’ennuie parfois, je trouve ça long .

                De plus quand on fait ce que tu cites on est rarement seul, donc on discute, on déconne, alors me^me si c’est dur au moins on vie .

                2 - Pour ceci par exemple → Pis, j’te raconte pas les dos cassés en deux (les paysans finissaient souvent avec des arthroses lombaires, ou sacrées ou coxo-fémorales, parce que la terre, elle est vachement basse !) J’m’en souviens du vieux tonton qui passait ses nuits assis à la table de la cuisine, parce qu’il ne pouvait pas tenir 10 minutes couché à cause de la douleur !

                Mon grand père est mort à 94 ans, est il a travaillé la terre toute sa vie en plus des deux guerres auxquelles il a combattu.

                Mon père et encore de ce monde est il n’est pas jeune, lui aussi a travaillé la terre toute sa vie en plus de la guerre 39-45 pendant laquelle il a énormément souffert .

                Le travail de la terre est serte très dur, ou plutôt était serte très dur, mais cela n’empêchait pas de devenir vieux .

                3 - Pour ceci par exemple → La nostalgie à Gabriel, nous, on appelle ça le « Syndrôme Martine à la Ferme », qui a été utilisé jusqu’à plus soif par les publicitaires, et qui se remet au goût du jour chez les écolo-bobos Arthus-cohn-banditesques...

                Au cas ou tu me confondrais avec d’autres, j’ai moi aussi depuis mon plus jeunes âge travaillé la terre, je n’ai rien à voir avec ceux que tu cites, mais je ne leur manquerais pas de respect, car certaines de leurs idées sont aussi aujourd’hui les miennes, ou plutôt les miennes n’ont pas changé, c’est eux qui au fil du temps s’en sont rapprochés .

                Quand je vois des personnes venant d’une ville s’implanter dans une ferme pour travailler souvent en faisant du BIO, je leur dit bravo, je préfères voir ce genres de personnes que d’autres qui arriveraient qui défricheraient tout et qui ferraient de l’intensif avec tout les produits que l’on sait .

                De plus ce qui font du BIO posent souvent des questions aux anciens du village pour leur demander des conseilles sur telle ou telle chose, ils veulent faire bien, eux ne s’intéressent pas qu’au fric comme d’autres qui ignores les anciens, car ils les anciens n’ont aucune connaissances des nouvelles techniques ou des nouveaux produits, donc on n’ai pas des gens de conseils, de plus on voit souvent qu’ont les barbe avec nos vieilles histoires et nos vieilles méthodes .

                Non tu vois, ceux qui viennent pour faire BIO sont souvent des gens sympa agréables et très serviables avec des oreilles très tendues à la moindre écoute du papy qu’ils vont croisé pour qu’il leur enseigne une chose qu’ils n’ont pas appris dans leur ville, une chose qui de plus souvent est presque perdu, eux sont contant d’apprendre des anciens et les anciens sont contant de pouvoir donner leurs savoirs à des gens qui en sont vraiment intéressés, qui n’écoutent pas juste pour et par respect, non vraiment je connais des papys qui disent beaucoup de bien de ces nouveaux arrivants, cela a même tendance à emmerder ceux qui cultivent en extensif qui eux ont tendance un peu à prendre les autres les nouveaux, les BIO pour des extraterrestres.

                Bobos, écolos ou autres j’aime bien ces gens là, ils ne me dérange pas et ils sont souvent très appréciés par les anciens hommes comme femmes ont d’agréables échanges.

                Tu vois pour l’anecdote, j’ai une tante qui est très âgée et qui a comme nouveau voisin de nouveaux arrivants venus d’une grande ville, ma tante c’est pris d’amitié pour sa voisine, ma tante qui est elle veuve depuis un bon moment maintenant, elle a appris à sa jeune voisine comment faire un gâteau de chez nous comme on dit, sa jeune voisine a pris un plaisir à apprendre comment faire ce gâteau, cela a rendu ma tente joyeuse, il y a longtemps qu’elle n’avait pas autant apprécié une journée, malgré leur 70 ans d’écart, les deux femmes sont devenues très amies, elles se voient pratiquement tous les jours maintenant, ça fait de la compagnie à ma tante, est comme me le dit si souvent ma tante, une agréable compagnie.

                Alors je le redis bobos écolos, je m’en fout des aprioris ou des étiquettes que certains peuvent coller à ces gens là, ils sont les bienvenues, les anciens ne passent pas et plus leur temps à observer les montres de quatre roues motrices à travers leurs carreaux de cuisine, maintenant ils ont une nouvelle compagnie avec qui ils peuvent échanger plein plein de choses, oui ont donne de l’ancien et on reçoit du nouveau, oui eux aussi ces jeunes là nous apprennent plein de trucs, c’est une bonne et belle symbiose qui c’est créée .


                • Gabriel Gabriel 29 juin 2009 16:54

                   Pour finir je tenais à remercier tous ceux qui ont porté in intérêt à mon papier .

                  Merci d’avoir pris un peut de temps pour répondre .

                  Et même toi Robert qui a dit des choses vrais, dans un autre sans, mais vrai, une critique que je conçois, la liberté d’expression appartient à tous et on se doit tous de respecter celle d’autrui .

                  Voilà, merci à vous tous !

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