Contraste !
Est-ce la nostalgie qui me pousse à écrire aujourd’hui, étant honnête envers moi-même et envers les autres, je ne peux que dire sûrement .
Printemps, Été, Automne, comme Hiver, je me rappelle de cette merveilleuse époque que fit pour moi ces années qui me poussent aujourd’hui dans une grande nostalgie

Oui ces hommes là étaient joyeux on pouvait en tendant l’oreille les entendre siffler et chantonner sur leurs tout nouveaux petits bijoux avec lesquels ils travaillaient leurs terres, les hommes étaient heureux. Les enfants regardaient avec une grande fascination leurs pères travailler, les femmes étaient contentes que le travail de leurs maris soit devenu beaucoup moins pénible grâce à l’arrivée de cette nouvelle mécanisation, de plus les femmes pouvaient consacrer pendant ce printemps leur temps à d’autres choses, ce qui n’était pas le cas avant l’arrivée de cette mécanisation, auparavant elles conduisaient les bœufs pendant que leurs maris tenaient les brabants.

Le printemps disparaissait au fil des jours pour laisser petit à petit la place à l’Été.
L’Été, la saison des récoltes, des fenaisons et des moissons, des travaux qu’ils fallaient souvent faire entre des jours ensoleillés et des jours orageux, on ne pouvait pas deviner le temps qu’il ferait, mais tout le monde avait sa petite idée, souvent par des observations simples qui sont malheureusement de nos jours presque disparues.
Là aussi l’arrivée des premières presses et moissonneuses batteuses avait fait la joie de tous, ceux qui ont connu comme moi cette époque savent ce que c’est que de ramasser le foin en vrac, il faut être stratégique pour mettre le plus de foin possible sur une charrette ou remorque, il faut être stratégique pour que ce foin puisse arriver à bon port sur cette même charrette, si elle est mal montée « chargée » tout retombe et il faut tout recommencer, mais de plus, c’est un effort physique colossal, il fait chaud, le foin retombe sur la personne qui charge quand on le lève à la fourche et avec la sueur il se colle sur le visage, dans le cou et un peu partout, ça gratte, il n’y a rien d’agréable, ensuite le pire était à venir, il fallait le décharger et l’entasser dans le grenier sous une chaleur intense et souvent sans air, c’était vraiment physique .



Après lui avoir ouvert la porte, après l’avoir laissé entré, l’Automne s’installait, c’était le moment de la récolte des raisins, dans les vignes on apercevait parfois vingt, trente personnes, voir même plus travaillant ensemble, sifflotant, rigolant, après avoir ramasser les raisins de l’un on allait ramasser les raisins de l’autre, tout le monde s’entraidait dans une bonne humeur, on parlait de tout et de rien, le soir arrivé on se retrouvait tous autour d’une grande table à partager la nourriture et toujours les mêmes moments de joies, on vidait et buvait les dernières barriques du vin qui avait été fait l’année d’avant, pour pouvoir les remplir à nouveaux.

L’hiver s’installait, les bêtes restaient à l’étable on leur donnait le foin et les graines récoltées au fur et à mesure des saisons précédentes, on voyait les premières fumées sortir des cheminées, les gens passaient la plupart de leurs journées à couper le bois qu’ils avaient abrité, on le coupait à l’aide d’une scie à main tranquillement sans être presser,.
Le soir venu on mangeait de bonne heure contrairement au reste de l’année et souvent après le souper, on s’installait auprès du feu là où la marmite du souper encore chaude était accrochée, les enfants prenaient place sur les genoux de leurs grands pères auprès de ce feu sacré, des fois, même souvent, on invitait des amis, et on énoisillait « on cassait les noix pour sortir le cerneaux » pour la fabrication de l’huile, et la soirée se terminait la plupart du temps par une partie de belotte auprès de ce magnifique feu de cheminée où l’on pouvait entendre pétarader le châtaigner qui brûlait.

Ps : Peut-être que cela n’intéresse pas grand monde , d’autres trouveront cela sans intérêts, tant pis, mais je tenais à en parler, parler de cette époque ou les gens avaient avant tout peur du temps qu’il ferait le lendemain et peur de la santé de leurs proches, avant d’avoir peur des angoisses que l’on connaît et rencontre de nos jours, peut-être me suis-je trompé, en tout cas c’est comme ça que moi je l’ai retenu et ressenti .
Il n’y a pas de politique, pas de ragots pour ou contre quelque chose, il n’y a pas non plus de haine, ni de propagande juste une histoire d’un passé pas très lointain auquel il me tenait a cœur de rendre une âme, de rappeler que la joie et la vie n’est pas toujours la où on le croie .
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