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Génocide et Négationnisme

Le 4 mai dernier, le Sénat a rejeté, par 196 voix contre 74, une proposition de loi qui prévoyait que toute personne niant la réalité du génocide arménien serait punie d'un an de prison et d'une amende de 45 000 euros.

A propos du négationnisme du génocide arménien

 Le 12 octobre 2006, l’assemblée nationale française a adopté une loi pénalisant la négation du génocide arménien de 1915 sur le modèle de la loi dite « Gayssot » du 13 juillet 1990 pénalisant la négation du génocide des juifs de 1941 à 1945. La France était ainsi devenue le premier grand pays européen à reconnaître les massacres et déportations d'Arméniens, entre 1915 et 1917, dans l'Empire ottoman, qui ont fait plus de 1,5 million de morts selon les Arméniens, 300 000 à 500 000 selon la Turquie, qui récuse la notion de génocide.

Le vote, qui devait être avalisé par le Sénat, avait à l’époque provoqué de très vives réactions et un débat passionné « La France légifère à nouveau sur l’histoire » écrivait Le Monde[1] « Une loi inutile » renchérissait Libération[2].

Il faut croir que cette campagne avait donné des résultats car le 4 mai dernier, le Sénat a rejeté, par 196 voix contre 74, cette proposition de loi qui prévoyait que toute personne niant la réalité de ce génocide serait punie d'un an de prison et d'une amende de 45 000 euros.

Je voudrais donc ici analyser et de réfuter les arguments des personnes hostiles à cette loi.

 

 1 – L’argument économique.

 C’est le plus sordide et le moins intéressant. Il s’agit de protéger à tout prix les affaires fructueuses que font certaines entreprises, grosses et petites, avec la Turquie. Ainsi Christine Lagarde, ministre déléguée au Commerce extérieur à l’époque, ministre des finances aujourd’hui et peut-être bientôt présidente du FMI, déclarait-elle : « La Turquie est un enjeu économique très important pour la France. C’est un gros marché pour nous »[3]. Concédons à la ministre sa franchise, pour ne pas dire son cynisme. Combien de personnes ont-elles été sacrifiées au cours de l’Histoire sur l’autel de l’économie ? Qui se souciait du gazage des Kurdes lorsque la France vendait des mirages à Saddam Hussein ?

Mais les craintes de Mme Lagarde ne sont même pas fondées. Après la reconnaissance du génocide arménien par la France en 2001, les exportations françaises en Turquie on fait un bond de 32 % durant l’année qui a suivi[4].

 

2 – Il ne faut pas « ajouter de nouvelles conditions » à l’entrée de la Turquie dans l’Europe a déclaré Mr Barroso[5].

Ah cette Europe qui veut absolument imposer une Turquie aux Européens n’en veulent pas : 58 % sont contre 39 % pour[6] !

Or cette « nouvelle condition » aurait dû toujours figurer. Imagine-t-on l’Allemagne d’aujourd’hui niant les horreurs de 1941-45 et menaçant de prison toute personne qui nierait cette négation ? Pourrait-elle faire partie de la Communauté Européenne ? Bien sur que non ! Alors pourquoi deux poids, deux mesures ? Parce que cette Europe qu’on veut nous imposer est essentiellement économique et n’a aucune dimension sociale, culturelle et surtout éthique. De ce point de vue M. Barroso rejoint notre ministre de l’économie.

Ce que nos élites européennes ne comprennent pas c’est que tout est lié : le négationnisme, le refus d’Ankara d’abroger l’article 301 du code pénal sanctionnant les « offenses à l’identité turque », son refus d’ouvrir ses ports et aéroports aux navires et avions chypriotes, laquelle a finalement provoqué la suspension partielle des négociations entre Ankara et Bruxelles.

Cela ne sert à rien, finalement, de dispenser la Turquie d’une reconnaissance de ses crimes passés. Tous ces problèmes sont liés, en tant qu’ils sont révélateurs d’une mentalité que n’arrivent pas à comprendre les eurocrates de Bruxelles, parce qu’ils sont européens justement, et que les Turcs ne le sont pas. Le jour où Ankara acceptera d’ouvrir ses portes à Chypre, d’abroger l’article 301, etc., il y a fort à parier que la reconnaissance du génocide arménien ne posera plus de problème.

Sans oublier tous les autres reproches de Bruxelles à Ankara : tortures et mauvais traitements encore signalés envers des détenus, droits syndicaux et droits des minorités encore largement insuffisants ; absence de répression contre les crimes d’honneur et les suicides sous la pression de la famille ; faible indépendance du système judiciaire ; lutte insuffisante contre la corruption. Lorsque la Turquie aura satisfait à toutes ces exigences elle n’aura pas de difficulté à reconnaître le génocide arménien.

Une triste anecdote résume bien à elle seule la mentalité turque actuelle et sa position aux antipodes de celle des Européens. Le 1er Novembre 2006, la doyenne des archéologues turcs, âgée de 92 ans, a été jugée pour avoir écrit, dans un article scientifique, que des femmes sumériennes portaient déjà le voile vers 4000 av. J.-C. Elle était passible de trois ans de prison en vertu des articles 125 et 216 du code pénal qui punit l’ « insulte et les provocations à la haine raciale ou religieuse ». Elle a finalement été acquittée mais le seul fait qu’un tel procès ait eu lieu en dit long sur le gouffre qui sépare la Turquie de l’Europe. Imagine-t-on un tel procès en Europe[7] ?

 

3 – L’argument électoraliste 

Si l’Assemblée a voté cette loi c’est pour des raisons électoralistes, les Arméniens représentant un nombre non négligeable d’électeurs. Telle était à nouveau la position de notre ex-ministre du Commerce : « pour cause électoraliste circonstancielle »[8]. Et je suppose que ceux qui disent cela pensent que la loi Gayssot a été votée pour les mêmes raisons, les israélites étant encore plus nombreux dans l’Hexagone que les Arméniens. Et un membre de l’Institut, de préciser : « Pourquoi cette démarche particulière au sujet de l’Arménie ? Et le génocide ukrainien de Staline ? Et le génocide cambodgien de Polpot »[9]. « Pourquoi ne pas sanctionner aussi la négation des génocides cambodgien ou rwandais[10] ? » Pour ces auteurs il s’agit d’arguments contre la reconnaissance du génocide arménien. En réalité, que l’on doive ce vote à des arrière-pensées électorales ne fait aucun doute. Mais ce n’est pas une raison pour ne pas l’approuver. Il y a bien eu génocide, et il y a bien négationnisme d’État. Ces auteurs devraient au contraire protester contre la non-reconnaissance des autres génocides (y compris le plus grand d’entre eux, celui des Amérindiens, de l’Argentine jusqu’au Canada). C’est un peu comme si on n’avait attrapé, après un hold-up, que 2 des 10 assaillants, et qu’il faille les relâcher, au prétexte que les 8 autres sont toujours en cavale !

Ce qui est sûr c’est qu’une loi condamnant la négation de tous les génocides plutôt qu’autant de lois que de génocides aurait été plus simple.

 

4 – Ce vote « ne ferait qu’opposer une vérité officielle à une autre ».

 C’est à nouveau l’Europe qui parle par la bouche d’Olli Rehn commissaire à l’élargissement. Quel argument ! Ce qu’Hitler disait à propos des juifs était aussi une vérité officielle. Et la contestation de la Shoah par le Président Iranien est aussi une vérité officielle[11]. Cet argument n’est pas sérieux.

 

5 – Cette loi empêcherait le dialogue entre Turcs et Arméniens.

 C’est le même Olli Rehn qui parle : « Dans le cas où cette loi entrerait en vigueur, elle empêcherait le dialogue et le débat nécessaire pour la réconciliation sur le sujet ». Cet argument non plus n’est pas sérieux. Pour qu’il y ait réconciliation il faut que les Turcs reconnaissent les faits et demandent pardon. Le vote de cette loi par le l’Assemblée nationale française n’a pas empêché la signature, par la suite, d’un protocole entre les deux pays, qui, il est vrai, n’a été ratifié ni par l’un, ni par l’autre parti. Le vote français a au contraire augmenté la pression sur la Turquie pour qu’elle change d’attitude.

 

6 – Cette loi est une boîte de Pandore.

 On condamnera bientôt ceux qui nient la croisade des Albigeois, les excès d’Isabelle la Catholique, la persécution des Huguenots sous Louis XIV, etc. Bref il n’y aura bientôt plus moyen de parler d’histoire.

Cet argument non plus n’est pas sérieux. Il s’agit de génocide, et uniquement de génocide. Une fois de plus une seule loi condamnant globalement la négation de tous les génocides aurait été plus simple.

 

7 – C’est une affaire entre Turcs et Arméniens.

 Telle est, par exemple, la position de Michel Wievorka[12] qui « parle de reconnaître les torts historiques d’une autre nation, d’un autre Etat ».

Alors pourquoi a-t-on créé un tribunal pénal international pour la Yougoslavie ? C’est une affaire entre Serbes, Croates et Bosniaques. Et pourquoi un autre sur le Rwanda ? C’est une affaire entre Rwandais. Et pourquoi a-t-on créé le TPI ? Certes, le TPI ne juge que les crimes contre l’humanité perpétrés à partir de juillet 2002. Il n’en reste pas moins que l’idée que, à partir d’un certain degré, les crimes ne relèvent plus de la compétence des tribunaux nationaux s’est imposée.

Et n’oublions pas que le crime en question n’est pas le génocide, mais sa négation, négation qui continue aujourd’hui, presque 100 ans après les faits.

L’ancien ministre britannique des Affaires Européennes, Denis Macshane écrit[13], à propos du voyage de J. Chirac à Érévan, et de la prise de position de ce dernier en faveur d’une reconnaissance du génocide par la Turquie : « C’est un peu comme si Tony Blair se rendait à Madagascar et en Algérie et recommandait à la France de présenter ses excuses officielles aux peuples malgache et algérien pour les massacres et meurtres commis par les soldats français au lendemain de la seconde guerre mondiale ». Non M. Macshane, il faut comparer ce qui est comparable. Certes, je suis de ceux qui pensent que la France a fait un travail de mémoire insuffisant. Mais citoyen français, j’ai le droit de dire et d’écrire que l’armée a tiré sur la foule à Sétif le 8 mai 1945 sans risquer la prison. Il n’y a pas d’article 301 en France et, s’il y en avait un, eh bien oui je souhaiterais que Tony Blair fasse une telle déclaration.

 

8 – Maintenir la loi Gayssot uniquement.

 Dans un éditorial anonyme (et non une libre opinion), reflétant donc la position officielle du journal, Le Monde du 12 octobre 2006 reprend certain nombre des arguments qui précèdent et y ajoute un paragraphe particulièrement scandaleux. « Le négationnisme visant le génocide des juifs pendant la 2ème Guerre Mondiale est une variante de l’antisémitisme qui, comme toutes les formes de racisme, fait l’objet de sanctions dans le droit Français. La question du génocide arménien est d’une autre nature, qui ne relève pas du code pénal ».

On ne comprend pas très bien. La négation du génocide des juifs est une variante d’antisémitisme, soit[14] ! Et comme toutes les formes de racisme fait l’objet de sanctions dans le droit français ». Soit ! Mais que veut dire l’éditorialiste lorsqu’il écrit que la question du génocide arménien est d’ « une autre nature ». Nier l’évidence est du racisme dans un cas « et ne relève pas du code pénal dans l’autre ». On croit rêver.

Si j’ai bien compris la négation de la Shoah serait le prolongement de l’antisémitisme, tandis que ceux qui nient le génocide arménien seraient d’honnêtes citoyens qui expriment une opinion. Le Monde rejoint ainsi Olli Rehn : une opinion contre une autre. Peu en chaud au Monde que le génocide arménien ait été prouvé et reprouvé.

En réalité Le Monde ne veut pas de cette nouvelle loi mais veut sauver la loi Gayssot, ce qui oblige l’éditorialiste à des contorsions intellectuelles : il lui faut faire un distingo, pour qu’un négationnisme relève du droit pénal et pas l’autre. C’est deux poids deux mesures et, en dehors d’un parti pris, on n’en voit pas très bien les raisons.

J’ai toujours été étonné de cette distinction établie entre une certaine forme de racisme et d’autres. Ainsi une association s’intitule-t-elle « Mouvement contre le racisme, l’antisémitisme et pour la paix ». « Mouvement contre le racisme et pour la paix » n’aurait-il pas suffit ? (idem pour la LICRA, etc.). Il y aurait donc le racisme d’un côté, l’antisémitisme de l’autre. C’est inacceptable. Même Bernard-Henry Lévy, qui avait pourtant pris énergiquement position pour la nouvelle loi, écrit : « Il est vrai que ce n’est pas pareil. Il est vrai que, et le nombre de morts, et le degré d’irrationalité atteint par les assassins, et le type très particulier de rapport à la technique qu’implique l’invention de la chambre à gaz (…) confère à la Shoah une irréductible singularité[15] ». Mais tous les génocides ont leur singularité : faire marcher les gens jusqu’à ce qu’ils meurent d’épuisement, telle était la « singularité » turque. Utiliser la machette, telle était la « singularité » hutu. Ou alors qu’on me dise en quoi consiste un génocide « ordinaire ». Le nombre de morts ? D’accord, mais à partir de combien de morts on n’a plus le droit de nier ? Et, singularité ou pas, (et là je rejoins l’auteur) un génocide n’a pas à être nié.

Michel Wieviorka[16] développe la même argumentation, mais de façon un peu plus explicite. « Il n’y a pas de continuité entre la blessure historique et une haine dont pâtiraient les Arméniens de la part de leurs concitoyens dans la France contemporaine ». Dans la France contemporaine non, mais en Turquie oui. Faut-il rappeler l’article 301, les poursuites judiciaires et les menaces contre Orhan Pamuk, l’assassinat de Hrant Dink, les entraves à la formation de religieux, l’obligation pour les établissements confessionnels d’avoir un directeur adjoint turc (qui est en fait le véritable directeur), la confiscation des propriétés des ordres religieux entre 1974 et 2002, etc.

Et voilà que les choses se prolongent en France. En avril 2006 le mémorial dédié aux victimes du génocide arménien était taggé. Le 17 juin une exposition de photos à Valentigney (Doubs) consacrée au génocide arménien était décrochée, sous la pression de la communauté turque[17].

De toute façon on ne voit pas en quoi l’absence de persécutions aujourd’hui autoriserait la négation d’une vérité historique.

Plusieurs personnes, dont moi, ont protesté auprès du médiateur du « Monde », mais il n’y a pas eu la moindre réponse. Le médiateur « médiatise » que ce qu’il a envie de médiatiser : les problèmes de coquilles, d’orthographe, de sémantique, d’anglicismes où la place que Johnny Hallyday doit tenir dans le journal. Mais surtout pas des prises de position très graves comme celle-là.

 

9 – Le manifeste des historiens.

 Reste le dernier argument, celui des historiens, celui du désormais célèbre manifeste « Liberté pour l’Histoire » de décembre 2005. Il se résume en 11 mots : « Ce n’est pas à la loi d’écrire l’Histoire ». Il faut reconnaître qu’il est cohérent. Il rejette toutes les lois mémorielles, non seulement les deux dont il a été question[18], mais aussi la loi dite « Taubira » du 21 mai 2001, faisant de l’esclavage un crime contre l’humanité, et la stupide loi (du 23 février 2005) consacrant le rôle positif de la colonisation, abrogée depuis.

Ainsi Jack Lang présente notre loi comme liberticide. Mais il oublie qu’en démocratie la liberté a des limites et qu’on n’a pas le droit de dire n’importe quoi. La loi réprime les injures, la diffamation, l’incitation à la haine, etc.

« Il n’appartient pas au parlement d’écrire l’histoire » ont déclaré nombre d’historiens relayés par les politiques comme le président de la République lui-même[19]. Mais « l’Histoire est déjà écrite (…). L’Histoire a été dite. Elle a été redite et archidite. Ce dont il est question c’est d’empêcher sa négation[20] ».

Autrement dit, il s’agit de protéger le travail des historiens et non pas l’empêcher. Le parlement n’écrit pas l’histoire. La loi ne fait qu’en tirer les conséquences. L’existence du génocide arménien a été largement prouvée par les historiens eux-mêmes. Il existe des milliers de livres et d’articles sur la question.

Risquons une comparaison. Un meurtre a eu lieu. La police enquête : mobiles, alibis, empreintes digitales, etc. Le meurtrier est arrêté. Peut-être n’avoue-t-il pas, mais il y a suffisamment de preuves pour le confondre. Mais ce n’est pas à la police de décider s’il doit en prendre pour 5 ans ou pour 30 ans, s’il mérite les circonstances atténuantes ou pas, etc. ? Non ! C’est à la justice. Les historiens ont transmis leur dossier au parlement : à ce dernier, non de le réécrire, mais d’en tirer des conséquences.

Jérôme Hemptine[21] écrit : « La sanction légale risque de ruiner la recherche (…). Peut-on parler de négation coupable lorsqu’un chercheur, après avoir porté un regard critique sur un génocide (…) en vient à remettre en question son existence ? ». Mais est-il vraisemblable que, les faits étant bien établis, une découverte vienne à les remettre en question ? La loi Gayssot n’a jamais empêché la poursuite des recherches sur la Shoah. Et elles sont nombreuses. L’idée même qu’une découverte viendrait à remettre en question l’essentiel des faits est invraisemblable. Et si c’était le cas, il est peu probable que l’historien, s’il avait des preuves solides, serait poursuivi. S’il avait des preuves solides, il faudrait envisager une remise à plat. Une loi n’est pas éternelle : elle s’abroge, elle s’amende.

À la mi-janvier 2007, à propos de la négation de l’Holocauste, Mr Bruno Gollnish, membre du FN, déclarait : « Je me range du côté des historiens comme Pierre Vidal-Naquet et Madeleine Rébérioux, qui contestent au législateur le soin d’écrire l’histoire ». Et voilà nos historiens qui apportent de l’eau au moulin de l’extrême droite. Beau travail !



[1] Le Monde du 12 octobre 2006, page 8, sur 5 colonnes).

[2] Libération du 13 octobre 2006.

[3] Le Monde du 14 octobre 2006.

[4] Déclaration de Patrick Dévédjian à Nouvelles d’Arménie Magazine N°120, Juin 2006, page 15.

[5] Le Monde du 14 octobre 2006.

[6] Selon une enquête Eurobaromètre menée au printemps 2006 pour la Commission, Le Monde du 15 décembre 2006.

[7] Le Monde du 2 novembre 2006, Nouvelles d’Arménie Magazine novembre 2006, www.armennews.com.

[8] Le Monde du 14 octobre 2006.

[9] François Terré, Le Figaro du 13 octobre 2006.

[10] Jérôme de Hemptine, juriste au TPI, dans Libération du 25 octobre 2006.

[11] Vérité officielle qui scandalise Le Monde, voir le numéro du mercredi 13 décembre, lequel journal ne veut pas, par contre de la loi condamnant le génocide arménien.

[12] Sociologue, directeur d’études à l’EHESS, Le Monde du 17 octobre 2006.

[13] Dans Libération du 17 octobre 2006.

[14] Soit dit en passant ce mot « antisémitisme » est étymologiquement une absurdité.

[15] Le Monde du 2 février 2007.

[16] Le Monde du 17 octobre 2006

[17] Le Monde du 29 juin 2006.

[18] Jean-Philippe Feldman, professeur agrégé de droit, dans Le Monde du 18 octobre 2006 : « Il faut abolir la loi Gayssot ».

[19] Le Monde du 14 octobre 2006.

[20] B.-H. Lévy, Le Monde du 2 février 2007.

[21] Article déjà cité en note 10.


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33 réactions à cet article    


  • Satournenkare Satournenkare 24 juin 2011 10:49

    C’est bizarre de vouloir vivre dans un monde où l’histoire est fixée par la loi ! Au fait, avez vous remarquez que la loi Gayssot est discriminatoire pour toutes les autres victimes des camps d’extermination ^^


    • patrickk 25 juin 2011 08:16

      « Au fait, avez vous remarquez que la loi Gayssot est discriminatoire pour toutes les autres victimes des camps d’extermination »

      Mais c’est exactement ceque je dis. Nous sommes d’accorde à 100 %.


    • Satournenkare Satournenkare 25 juin 2011 09:15

      Ne déformez pas mes dires svp, nous ne sommes pas d’accord !! Vous voudriez légaliser l’histoire, moi je m’indigne devant cela !! Et je parlais des « gentils » victimes des camps d’extermination nazis durant la seconde guerre mondiale qui sont discriminées en premier par la loi Gayssot.


    • patrickk 25 juin 2011 12:42

      Gentils et Arméniens même combat.


    • Satournenkare Satournenkare 25 juin 2011 14:47

      Je vais faire de mon mieux pour être très clair : La loi Gayssot est discriminatoire pour tous les non-juifs ( gentils« ) qui ont péri dans les camps nazi ( rien à voir avec les autres génocides ) et c’est une dérive dictatorial que de légiférer sur la »vérité" historique, 1984 et la police de la pensée ne sont pas loin !



    • patrickk 25 juin 2011 15:22

      Nous sommes d’accord et j’ai bien compris. La loi Gayssot est discriminatoire pour tous les non-juifs qui sont morts dans les camps, les Tsiganes par exemple, et aussi les opposants au nazisme, mais de par sa simple existence elle est aussi discriminatoire vis-à-vis des victimes des autres génocides.



      • leguminator 24 juin 2011 11:07

        Pourquoi la France devrait-elle légiférer sur la réalité ou non des génocides de toute la planète ?
        Si ça devait être le cas, on aurait pas mal de boulot au vu de l’Histoire de l’humanité...

        D’ailleurs la loi Gayssot n’a pas de raison d’être : il faut laisser le soin aux historiens de gérer le problème, preuves incontestables à l’appui. Ceux qui iraient contre se ridiculiseraient d’eux-même.


        • patrickk 25 juin 2011 09:14

          D’accord mais la loi Gayssot est là. Ou bien on ne légifèresur aucun ou bien on légifère sur tous. Mais légiférer sur un seul est une insulte vis-à-vis desUkrainiens, des Arméniens, des Tutsis ruandais, des Cambodgiens et j’en oublie.


        • King Al Batar King Al Batar 24 juin 2011 12:04

          JE suis assez d’accord avec les posts précédents.

          Plutot que d’obliger par des lois, les gens à reconnaitre tel ou tel genocide, abrogeons les lois qui dictent la pensée.

          Je ne nie pas la Shoah, ni le génocide Arménien, ni même encore l’Holodomore dont finalement personne ne parle jamais et qui fut tout aussi sanglant que les deux autres, mais les Ukrainiens on s’en fout peut être...

          Mais laissons les gens libre de leur pensée, et combattons leur pensées par des arguments, pas par des loies.
          Je déplore la Loi Gayssot, je suis donc contre son clonage.


          • patrickk 25 juin 2011 08:18

            En attendant la loi Gayssot est bel et bien là créant un déni de justice pour les victimes des autres génocides.


          • patrickk 25 juin 2011 08:19

            Pourquoi pas ?


          • patrickk 25 juin 2011 08:21

            Pourquoi pas ?


          • Kookaburra Kookaburra 24 juin 2011 16:28

            Dans la mesure que l’Europe souhaite préserver son identité et sa culture, basées sur les Droits de l’Homme, la liberté d’expression est fondamentale . Elle est la base de toute société démocratique. Le droit à l’expression ne peut pas avoir des limites, puisqu’elle repose sur le subjectivisme : par définition, l’usage, par les uns, de leur liberté d’expression déplaira aux autres, mais ce déplaisir, qui peut aller jusqu’à la souffrance morale, est le prix pour cette liberté pour tous. La liberté d’expression est un droit mais aussi un devoir : supporter celle des autres. Limiter cette liberté dans un esprit de « responsabilité » c’est la nier dans son principe. La loi sur l’islamophobie, en créant la confusion entre critique de la religion et haine des musulmans, constitue une atteinte à la liberté de l’expression. La liberté d’expression vaut non seulement pour les informations ou idées accueillies avec faveur ou considérées comme inoffensives, mais aussi pour ceux qui heurtent, choquent ou inquiètent l’Etat ou une autre fraction quelconque de la population. Les lois mémorielles avaient suspendu ces principes pour certain parties de la population en raison de leurs origines. A tous les niveaux, attitudes, jugements ou sanctions varient désormais en toute incohérence en fonction de l’origine des protagonistes.


            • le folisophe le folisophe 24 juin 2011 17:44

               « La loi sur l’islamophobie, en créant la confusion entre critique de la religion et haine des musulmans, constitue une atteinte à la liberté de l’expression. »
              Jamais entendus parler, tu as un lien Caroline... ?


            • patrickk 25 juin 2011 08:24

              « Le droit à l’expression ne peut pas avoir des limites »
              Ben voyons ! Donc on a le droit de tenir des propos racistes, d’inciter à la haine, de diffuser des films pornos ou pédophiles,etc., etc.


            • njama njama 24 juin 2011 17:21

              @ l’auteur
              « Le 12 octobre 2006, l’assemblée nationale française a adopté une loi pénalisant ... »

              je pense qu’il a erreur, il s’agissait d’une proposition de loi !

              Le Sénat a enterré mercredi une proposition de loi déposée par des sénateurs PS visant à réprimer la négation du génocide arménien de 1915.
              Elle reprenait à l’identique une proposition de loi de députés socialistes qui avait été adoptée à l’Assemblée nationale en 2006.
              M. Lagauche a déploré « cinq années de blocage de la part du gouvernement et de la conférence des présidents du Sénat » (qui organise l’ordre du jour parlementaire). Jugeant que la loi du 29 janvier 2001 par laquelle la France reconnaît le génocide arménien n’est que « déclarative », il a plaidé pour un « complément normatif » afin de la rendre « efficace ».
              Ce texte a divisé tous les groupes politiques. ...

              « Je voudrais donc ici analyser et de réfuter les arguments des personnes hostiles à cette loi. »
              sur les motivations du Sénat qui a rejeté cette proposition de loi, lire l’allocution de Robert Badinter


              • patrickk 25 juin 2011 08:30

                Sur le papier en théorie « qu’on abolisse la loi Gayssot, point barre » c’est d’accord.
                Mais on ne l’abolira pas. Toutes les interventions à ce sujet danscette discussion relèvent du voeu pieux.
                Si elle était abolie mon article n’aurait plusde raison d’être.


              • njama njama 24 juin 2011 22:11

                "une proposition de loi qui prévoyait que toute personne niant la réalité du génocide arménien serait punie d’un an de prison et d’une amende de 45 000 euros.« 

                Ce qui me choque profondément dans cette  »proposition de loi« , c’est non pas que l’on puisse réclamer quelques justifications ou explications de leurs propos »présumés«  négationnistes à quelques auteurs estimés »dissidents« ... car concernant la liberté d’expression (qui permet beaucoup), elle est toutefois déjà encadrée (calomnie, diffamation ...), c’est le volet outrageusement RÉPRESSIF qui me donne de l’urticaire !!!!!!!!!!

                UN AN DE PRISON, 45000 € d’amende !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

                Rien que pour cela je foutrais bien, sans vergogne et sans état d’âme, un coup de pied au cul à tous les artisans de cette »proposition de loi" ! qu’ils soient arméniens ou non.


                • patrickk 25 juin 2011 08:33

                  Là je serai assez d’accord c’est beaucoup.
                  Mais je crois le rappeler (quelqu’un pourra-t-il me le confirmer ?) que c’est le tarif en vigueur actuellement pour la loi Gayssot. Une foisde plus on ne peut pas faire deux poids deux mesures.


                • Emin Bernar Paşa 24 juin 2011 22:17

                  « il s’agit de protéger le travail des historiens et non pas l’empêcher »

                  vous poussez le bouchon un peu loin, monsieur arménien !!!

                  le lobby arménien a tenté d’empêcher gilles veinstein de devenir professeur au collège de france ; de même l’historien américain bernard lewis ne vient plus en france tout ça parce que ces historiens ne partagent pas le dogme arménien !

                  aux états unis ils ont accusé l’historien gunter loewy d’etre payé par la turquie : manque de chance il a gagné le procès !!!


                  • patrickk 25 juin 2011 08:38

                    Je crois savoir que Gilles Venstein a quelque peu modifié sa position.
                    .
                    Les déclarations de Lewis étaient inadmissible : elle ne valent pas plus que cellesde certains frontistes qui disent qu’il n’y a pas eu de fours crématoires. C’est inacceptable. Et il s’en est bien tiré : 1 franc symbolique si ma mémoire est bonne.

                    Gunter Loewy, je nesuis pas au courant.


                  • njama njama 25 juin 2011 00:07

                    @ Patrickk l’auteur

                    Vous pensez sérieusement que c’est par une loi que vous ferez changer le regard des gens ?

                    Je lis que vous êtes franco-arménien ...
                    J’ai bien quelques connaissances historiques sur le sujet comme beaucoup, pas très pointues il faut le dire, ... et puis d’autres plus personnelles.
                    J’étais en Syrie, il y a deux ans, à Alep. Il y a une communauté arménienne là-bas (depuis ces tristes événements j’imagine). Elle se fond dans le paysage, on la rencontre au souk, beaucoup sont devenus marchands ...
                    Et puis je les ai revus le vendredi de Pâques. Ils ont leur Église. Mais le le vendredi de Pâques est une jour très particulier là-bas où 7 Églises chrétiennes se côtoient, l’orthodoxe grecque, la syriaque, ... l’une ou l’autre étant plus ou moins affiliée à Rome ... et ce jour-là, tous les chrétiens se rassemblent dans la vieille ville et pélerinent d’une Église à l’autre ... puis se rencontrent sur une place avec beaucoup de convivialité ...
                    Tout ceci est personnel bien sûr, difficile à partager ...

                    Une autre souvenir très très fort que j’ai sur la question arménienne, qui m’en a dit tellement plus que bien des discours et que je peux partager, je la dois à un écrivain, Richard Kalinoski, et surtout à Irina Brook qui l’a mis en scène.
                    Ce chef d’œuvre, je l’ai vu un soir très tard sur je ne sais plus quelle chaîne. J’étais pourtant fatigué de ma journée, mais je suis resté scotché devant l’écran tant il s’en dégageait de sensibilité ...
                    Ce Théâtre de la mémoire s’appelle « Une bête sur la lune ».
                    http://www2.cndp.fr/TICE/teledoc/dossiers/dossier_bete.htm

                    Je n’ai pas connaissance que ce film existe en DVD, mais il est distribué en vidéocassette par le CNDP

                    A faire connaître sans modération ... 

                     


                    • notilux 25 juin 2011 04:57

                      Comme dit ma concierge, les lois mémorielles c’est un cheval de Troie pour faire du racket-business, et c’est la soupière des élus, exclusivement.faut pas confondre les serviettes juives avec les torchons arméniens, et merde !


                      • patrickk 25 juin 2011 09:16

                        Pouvez-vous demander à votre concierge d’étayer un peu ?


                      • eric 25 juin 2011 10:10

                        Je vis avec une armeno judeo russo ukrainienne. Non contente d’appartenir a des minorités ethniques, ses an cetres appartenaient aussi a des minorités économiques ( koulaks pour faire simple, comme on disait a l’Époque, mais de toute façon, c’était un prétexte). Elle se trouve donc être en quelque sorte au croisement de pas moins de 5 génocides avérés. Je partage entièrement son avis sur cette loi comme sur la loi gayssot. C’est stupide et contreproductif sur le fond. Bien sur ce type de textes peuvent contribuer a lutter contre des denis dont souffrent certaines populations, mais : cette souffrance concerne surtout des troisième génération et plus, en mal d’identité, et qui voudraient rétroactivement faire quelque chose. C’est respectable. Il me semble que la reconnaissance de ces génocides est en soi suffisante pour apaiser les mémoires. Mais se venger sur des cons l’est moins. Car en effet, dans la plupart des cas de génocide, la connaissance historique est suffisante pour que de telles prises de positions révisionnistes soient essentiellement des provocations gratuites et un peu bébête, essentiellement pour attirer l’attention.
                        Sanctionner la connerie ? Vous avez vu le film Tais toi ? Si on devait enfermer tous les cons, vous imaginez la taille de l’immeuble !
                        Qu’il se soit passe dans tous ces cas, quelque chose, et quelque chose de massif, d’horrible et inoubliable, sinon impardonnable, n’est en gros, en France nie par personne ( sauf peut être pour les génocides Russes, Ukrainiens et surtout Belorusse, un des pires).
                        Dans l’ensemble, les révisionnistes n’existeraient pas intellectuellement et médiatiquement si on ne luttait pas contre eux).

                        Mais le plus contre productif, Locke le décrivait très bien, on ne gagne jamais a vouloir contraindre les consciences en les empechants de s’exprimer. Si il a y a des gens qui ne croient pas sincèrement ou veulent contester l’existence de tel ou tel génocide pour une raison opportuniste ou une autre, une loi n’y changera rien. Il persisteront. Simplement, il le feront en se cachant, en se camouflant, en dehors de débats publics, scientifiques, historiques et qui plus est en se parant de la beauté de l’interdit.


                        • patrickk 25 juin 2011 12:36

                          J’ai l’impression que le débat est dévoyé. J’ai l’impression que ceux qui commentent répondent à la question « faut-il promulger des lois mémorielles ? »’ Or laquestion n’est pas du tout celle-là. La question est : "Etant donné qu’il existe au moins une loi mémorielle et qu’il n’est pas dans l’air du temps de l’abroger, alors les autres victimes de génocides n’ont-elles pas elles aussi droit à des lois mémorielles ?
                          Patrickk


                          • njama njama 25 juin 2011 12:52

                            Je propose une explication.
                            Étant donné qu’il n’appartient qu’au Législateur de « revenir » sur une loi (la modifier, l’abroger ...), tant qu’on en reste à une « proposition de loi » tout est encore discutable ... et l’occasion est belle d’en parler, la perche est tendue si je puis dire.
                            La question « arménienne » est subsidiaire dans le débat.

                            Relisez les arguments de Robert Badinter :
                            On voudrait donc aujourd’hui ancrer sur la loi anticonstitutionnelle de 2001 une nouvelle loi réprimant sa violation. Il s’agit dès lors ni plus ni moins que d’ajouter de l’inconstitutionnalité à l’inconstitutionnalité en formulant une sanction pénale contre une loi elle-même inconstitutionnelle. [...]
                            En votant ce texte aujourd’hui, vous ne pourrez donc n’avoir qu’une certitude : son invalidation dans un délai qui pourrait être très court par le Conseil constitutionnel. Je vous laisse juge des conséquences pour la cause arménienne qu’engendrerait pareille censure.


                          • patrickk 25 juin 2011 13:28

                            M Badinter avait-il déjà dit cela pour la loi Gayssot ?


                          • eric 25 juin 2011 13:42

                            Espérons que Badiner avait la même position parce que sinon, il aurait un problème de logique juridique. Mais ce sont bien les lois mémorielles en générale qui sont condamnables. Vous devriez exciper du précédent arménien pour demander le retrait de l’autre...


                          • njama njama 25 juin 2011 14:55

                            M Badinter avait-il déjà dit cela pour la loi Gayssot ?

                            Son analyse ne semble pas avoir changée.

                            LOIS MÉMORIELLES : Le Rapport Accoyer et la position de Robert BADINTER
                            Contre la tyrannie du politiquement correct
                            Extraits du rapport sur le risque d’inconstitutionnalité des lois mémorielles« M. Robert Badinter, ancien président du Conseil constitutionnel, a affirmé devant la mission qu’aucune disposition de la Constitution, en particulier l’article 34 relatif au domaine de la loi, ne permet au Parlement de qualifier un fait historique.
                            Ainsi, pour M. Badinter, la loi du 29 janvier 2001 relative à la reconnaissance du génocide arménien de 1915 est inconstitutionnelle »parce que, à l’évidence, l’article 34 de la Constitution ne permet pas au Parlement de se prononcer ainsi sur un événement historique."
                             http://www.turquie-news ...


                          • njama njama 25 juin 2011 15:02

                            Turquie/Arménie
                            L’éthique universitaire contre la politisation de l’histoire
                            Nous publions la version française de l’article publié par Maxime Gauin, chargé de recherches à l’USAK-ISRO, dans le Journal of Turkish Weekly, le 13 juin.

                            L’avenir des relations turco-arméniennes, dans ses différents aspects, dépend largement de la confrontation d’une approche scientifique du passé, du présent et de l’avenir, à l’encontre de l’instrumentalisation politicienne de l’histoire, motivée par des buts politiques et idéologiques.

                            lire la suite ...
                            http://www.turquie-news.fr/spip.php?article6633


                            • harpe harpe 24 juillet 2011 10:31

                              USA - CHAMBRE DES REPRÉSENTANTS

                              Mercredi 20 juillet, par 43 voix contre une, la Commission permanente des Affaires étrangères de la Chambre des représentants a adopté un amendement engageant la Turquie à mettre fin à la discrimination religieuse. Qu’elle cesse toutes les restrictions relatives aux rassemblements pour la prière et l’éducation religieuse, et restitue les biens de l’Église illégalement confisqués.

                              Lire la suite :

                              http://www.armenews.com/article.php3?id_article=71836

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