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Accueil du site > Tribune Libre > La bataille du rail continue : les Cheminots ne lâcheront rien (...)

La bataille du rail continue : les Cheminots ne lâcheront rien !

Il y a quelques années la SNCF était prestataire de service pour RFF (Réseau Ferré de France), ce dernier étant alors propriétaire du réseau ferré français. La SNCF a été déstructurée et une « nouvelle SNCF » est en cours de consolidation. En effet, la SNCF a été divisée en trois entités différentes :

1-SNCF mobilité 

2-SNCF réseau

3- Epic de tête.

L’ancien propriétaire du réseau ferré français, RFF donc, a été absorbé par l’entité SNCF réseau. Le premier problème se situe dans les conditions dans lesquelles RFF avait été absorbée. En effet, RFF était porteuse d’une dette s’élevant à plus de 50 milliards d’euros qui avait été contractée avec la création des différentes LGV (lignes à grande vitesse). Lors de la restructuration de la SNCF, cette dette n’a pas été effacée puisqu’elle a été répartie dans les trois entités ci-dessus présentées. Pour l’instant, ces trois entités sont englobées dans ce qu’on appelle le GPF (Groupe Public Ferroviaire) qui est lui-même dirigé par un comité central : le CC-GPF. Mais avec le processus de libéralisation nous assistons depuis quelques années à une véritable dérive de notre service public, une dérive qui deviendra de plus en plus insupportable pour les usagers. Le statut « Cheminots » est littéralement vidé de son contenu et les cheminots subissent des pressions psychiques énormes : comme tous les agents du service public. 

Pourquoi les différents gouvernements (Gauche ou Droite) veulent-ils en finir avec notre service public ferroviaire ?

La réponse à cette question qui est cadrée sur le plan national trouve ses réponses sur le plan international : le national et l’international sont des questions corrélatives. La France est un pays impérialiste doté d’un capital financier (toute-puissance des monopoles, c’est-à-dire des multinationales) particulièrement belliqueux.

De plus, la France est intégrée dans l’Union Européenne qui est une coordination de plusieurs impérialismes : l’UE est une machine d’extraction de la plus-value à grande échelle. Comme tous les pays du monde, la nation impérialiste française est dotée d’une force de travail nationale qui est réalisatrice de plus-value, c’est-à-dire du profit capitaliste.

Mais la force de travail publique, par exemple les cheminots, les postiers, EDF, la santé, etc., etc., n’est pas une force de travail réalisatrice de profits capitalistes, puisqu’elle exerce une mission de service public : là se situe la démarcation entre la force de travail publique et la force de travail privée.

En face du bloc impérialiste européen se dressent d’autres pays impérialistes en consolidation ou en devenir (exemple : la Russie, l’Inde, la Chine, etc., etc.) qui ont la même perspective : augmenter leurs taux de profits capitalistes. Sur le plan international, il y a donc une concurrence entre tous ces pays impérialistes, et cela même s’il existe effectivement une interdépendance entre tous ces pays impérialistes de par la mondialisation des forces productives.

Le point nodal de compréhension de ce processus se situe donc dans le lien absolu entre le profit et la force de travail humaine : car il ne peut pas y avoir de profit capitaliste sans qu’il y ait exploitation de la force de travail humaine. Il s’ensuit logiquement qu’il ne pourrait y avoir augmentation du taux de profit capitaliste s’il n’y avait pas, dans le même temps, augmentation de l’exploitation de la force de travail humaine.

Le bloc impérialiste européen doit donc trouver une solution pour augmenter son taux de profit capitaliste, ce qui établirait, dans le même temps, un rempart au développement fulgurant des pays impérialistes non européens concurrents.

La force de travail publique, donc les cheminots, entre autres, est ainsi une réserve de profit capitaliste en devenir : si elle est privatisée, elle pourra alors réaliser du profit capitaliste. Tous les gouvernements, de Gauche comme de Droite, sont les représentants d’un État Français qui est l’État des monopoles, c’est-à-dire un État totalement subordonné aux multinationales : c’est une des caractéristiques fondamentales du stade impérialiste ou capitalisme de monopole.

Les différents gouvernements français devaient donc trouver une solution afin d’engager le processus de privatisation de la force de travail publique que sont les cheminots, mais aussi de satisfaire les directives européennes et la politique des monopoles (Multinationales). Cette « nouvelle SNCF » constitue donc l’amorce d’un processus de privatisation qui s’avère une solution pour le capital financier français.

La dette qui avait été contractée par RFF a été répartie en trois entités :

  • SNCF réseau : 46,2 milliards d’Euros.
  • SNCF mobilité : 8,2 milliards d’Euros.
  • SNCF de tête : 0, 2 milliards d’Euros.

Nous pouvons constater que SNCF réseau (ancien RFF donc), à elle seule, a récupéré une grande partie de la dette. Ces trois entités qui sont englobées dans le GPF détiennent toujours l’État comme actionnaire unique, mais un actionnaire qui est en réalité celui des monopoles.

Pour ce même État et ses différents gouvernements, cette « nouvelle SNCF » a enclenché un processus d’asphyxie financier afin de déblayer le passage pour les monopoles : Bouygues ou Vinci par exemple dévorent les Chemins de fer à une vitesse « grand V ».

En 2019, sera libéralisé le secteur des trains de voyageurs. Mais dans certains secteurs de la SNCF la libéralisation a été effectuée depuis très longtemps : chez SNCF réseau (le secteur des travaux et maintenance) les monopoles comme Bouygues ou Vinci sont déjà très prolifiques ! De là cette dérive de notre service public, une dérive qui ne sera pas résorbée…au contraire…

Comment cette dérive de nos chemins de fer se matérialise-t-elle sur le terrain ?

La libéralisation a été et est la cause de cette dérive de notre service public ferroviaire représenté par la SNCF. Cette libéralisation émane des directives européennes qui sont des obligations pour les États membres de l’UE.

Ces directives obéissent à des ordres très durement imposés aux États et il s’ensuit que la direction de la SNCF est dans l’obligation de les mettre en application : le résultat est que la base travailleuse subit les conséquences de ce processus destructeur. Ce processus de libéralisation est en réalité un processus de marchandisation de notre service public : ils souhaitent que la SNCF sorte du cadre public et devienne une entreprise capitaliste.

Prenons un exemple concret avec les travaux d’un changement de rail : lorsqu’un monopole, donc une multinationale (ETF, Bouygues, Vinci, etc.…) intervient pour changer un rail, ce même rail devient inévitablement une marchandise comme toutes les autres : sa perspective est conditionnée par le profit et rien d’autre. Mais une marchandise est dotée d’une valeur, c’est-à-dire qu’une marchandise est la cristallisation d’une quantité de travail humaine incorporée en elle-même.

Ce qui mesure la quantité de valeur d’une marchandise n’est rien d’autre que le temps de travail socialement nécessaire et réalisé lors de la production de la marchandise (dixit Karl Marx dans Le Capital). Il s’ensuit donc que le rail devenu marchandise ne peut pas échapper à cette règle inhérente au mode de production capitaliste.

Les monopoles exploitent des ouvriers qui travaillent dans des conditions atroces (contrats précaires ou pas de contrats, pas de pauses, ordres très durement émis et heures de travail dépassant le cadre légal).

Et ces pauvres ouvriers exploités par ces mêmes monopoles n’ont d’autre solution que de subir ces conditions de travail atroces et doivent donc travailler le plus vite possible : c’est ce qu’on appelle la politique de rendement. De plus, les monopoles ne veulent pas former ces ouvriers (réduction des coûts) et il en résulte que ceux-ci n’ont aucune connaissance technique relative à un changement de rail par exemple.

Cela engendre des problèmes techniques lors des différents chantiers et il n’est pas rare que les voyageurs subissent le retard de leurs trains du fait que ces chantiers sont très mal gérés.

Cette situation s’est réellement produite, dernièrement, à la gare de Bondy en Seine-Saint-Denis. L’entreprise privée qui est une filiale du monopole Vinci, intervenait pour changer un appareil de voie à la gare. Les ouvriers très fatigués de cette entreprise, sans formation, soumis à une pression psychique et physique énorme, travaillaient le plus vite possible donc et ont arraché des câbles et plusieurs défaillances graves se sont accumulées lors de ce même chantier.

Finalement, tous les trains du matin ont été arrêtés, car le chantier en retard ne permettait pas la reprise de la circulation des trains. C’est ainsi que les voyageurs s’accumulaient sur le quai de la gare de Bondy à 6h du matin et en milieu de semaine !

Les voyageurs étaient alors bloqués sur le quai et on pouvait entendre ces mêmes voyageurs mécontents qui insultaient les cheminots : mais il n’y avait aucun cheminot sur place lors de ce chantier ! Comme la plupart des chantiers actuellement, puisque ce sont les monopoles et leurs filiales qui accaparent les marchés !

 

Les médias du capital affirment que les retards des trains trouvent leurs causes dans les prérogatives des cheminots eux-mêmes, alors que ce sont des monopoles qui interviennent (n’oublions pas que les dirigeants des médias sont mis en place par les dirigeants politiques) ! Cela permet au capital d’influencer l’opinion publique qui devient très hostile aux cheminots !

Le cheminot n’est pas soumis à cette logique de profit et il n’est donc pas soumis à un temps de travail particulier. Pour le cheminot (de même pour l’infirmier, le postier, l’agent EDF, etc.…) l’important était alors sa mission de service public : il faisait donc primer la qualité du travail sur la quantité de travail.

Cette situation révèle donc une contradiction qui présente deux aspects : d’un côté une politique de rendement et de profit, et de l’autre une politique de service public. Notre service public SNCF mettait en avant ces trois mots d’ordre autour desquels gravitait le travail des cheminots :

  1. Confort.
  2. Régularité
  3. Sécurité.

Alors que les monopoles, actuellement, mettent en pratique un seul mot d’ordre : faites vite car le profit nous attend !

Le processus de destruction de notre service public SNCF trouve donc deux points nodaux :

  1. L’aspect anti-démocratique de l’Union Européenne et sa volonté de transformer cette entreprise publique SNCF en une entreprise capitaliste intégrée dans des spéculations financières et accords de marchés, etc.

    2.Le processus de libéralisation qui permet le passage aux monopoles.

La position de la CGT Cheminots

Dans son journal « la tribune des Cheminots » la CGT Cheminots a pointé du doigt l’aspect anti-démocratique de l’UE et sa volonté de pulvériser notre service public par ce processus de libéralisation.

D’ailleurs, dans un article de ce même journal qui traitait de négociations concernant le libre-échange, la CGT Cheminots écrivait : « TTIP (Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement), TAFTA (Transatlantic Free Trade Agreement), GMT (Grand marché transatlantique) sont autant de sigles qui désignent les accords du grand marché transatlantique. Il s’agit d’un texte qui, depuis de nombreux mois maintenant, est « négocié » dans le dos des peuples et traite de la nature des liens qui doivent régir les relations entre l’Europe et les États-Unis. Ce projet de traité menace les services publics et toutes nos règles sociales, environnementales, alimentaires et sanitaires. Son adoption signifierait l’ouverture forcée de nos frontières aux OGM, à la viande clonée et au poulet lavé au chlore, au nom de la libre circulation des marchandises ».

Un peu plus loin, dans ce même article, la CGT Cheminots expliquait que : « Les négociations se déroulent à huis clos, sans consultation du public. Les parlements nationaux ne sont même pas informés des détails des textes de négociation de la Commission ». Elle ajoutait : « L’objectif de cette duperie est de redonner du souffle à un capitalisme en crise en créant le plus grand marché mondial de circulation des capitaux et de marchandises et en élargissant le champ de la concurrence au maximum d’activités humaines ». 

Depuis le début, les militants syndicaux de la CGT Cheminots, leurs sympathisants et les cheminots non syndiqués ont lutté contre la réforme ferroviaire et pour la défense de notre service public. L’obstacle qui avait ralenti le développement de la lutte syndicale et ainsi permis à la réforme ferroviaire et à la libéralisation de passer facilement se situe sur le plan politique.

 En effet, le syndicalisme de classe est conditionné par des bases politiques fermes. La direction de la CGT est une direction réformiste/opportuniste qui est noyautée par La France Insoumise et PCF/FDG. Ces organisations politiques qui régissent la direction syndicale ne veulent pas en finir avec le mode de production capitaliste et ses monopoles, car elles espèrent en réalité un bel avenir dans le capitalisme.

Cela pose un véritable problème aux cheminots, sachant que ce sont justement ces monopoles qui leur retirent le pain de la bouche ! Ceci étant dit, il y a une ligne de démarcation très nette qui doit être effectuée entre la direction CGT (Nationale ou Cheminots) intégrée au système capitaliste et les militants de la CGT Cheminots à la base qui sont dotés d’une véritable volonté révolutionnaire : le problème est qu’ils sont mal orientés.

Les militants de la CGT Cheminots sont solides, forts et d’une abnégation féroce. Ce ne sont donc pas les militants de la CGT Cheminots qui posent problème, ni les délégués du personnel d’ailleurs, mais leur direction syndicale. Il y a évidemment des dirigeants intègrent, mais ils ont été isolés par la structure réformiste/opportuniste.

Lors de la lutte contre la loi travail, nous avons constaté que les militants et sympathisants de la CGT Cheminots étaient dotés d’une volonté ferme et qu’ils constituaient une base militante sur laquelle les salariés peuvent s’appuyer pour les défendre devant les attaques du patronat. La direction syndicale est une bureaucratie parasite, une aristocratie ouvrière qui espère un bel avenir dans le capital : là est le problème…

Les révolutionnaires existent toujours à la CGT Cheminots, mais ils sont isolés et totalement subordonnés à la direction réformiste/opportuniste. La tactique est simple, mais demande de l’abnégation et de la patience, car elle doit s’articuler sur le long terme et prendre appui sur une approche dialectique de la situation objective.

Dans un premier temps, il faut une adhésion en masse à la CGT. Ensuite, grâce à une approche dialectique juste et cohérente (parallèlement à un parti révolutionnaire fort), il en découlera une cristallisation de la contradiction fondamentale englobant deux aspects : d’un côté les idées réformistes, et de l’autre les idées révolutionnaires.

Ensuite, les idées révolutionnaires prendront inévitablement le dessus sur les idées réformistes. Finalement, les idées révolutionnaires organiseront tous les militants et sympathisants qui récupéreront ainsi leur outil syndical et le redonneront ensuite aux salariés.

 

Non à la destruction de notre service public ! A bas la classe capitaliste !


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26 réactions à cet article    


  • Lugsama Lugsama 22 novembre 2017 10:20

    Coluche sort de ce corp. A un moment il faut vivre dans son époque et savoir accepter sa défaite ,ça évite de se couvrir de ridicule dans des manifestations bidesque et sectaire.


    • Gasty Gasty 22 novembre 2017 10:39

      @Lugsama

      Bien sûr, fermer sa gueule, courber le dos, dire oui nôtre maître. Mieux vaut l’acceptation et la collaboration plutôt que de se couvrir de ridicule.


    • Hector Hector 22 novembre 2017 11:17

      @Lugsama
      Encore un atteint par le syndrome du larbin. Ça fait des ravages ce truc.


    • Trelawney 22 novembre 2017 11:38

      Tout d’abord la dette de la SNCF quelle soit du réseau ferré ou de l’entreprise commerciale n’est pas de 50 milliards, mais de 213 milliards à fin 2015 et elle augmente annuellement de 4 miliards.

      cette dette provient des lignes LGV, des dépenses de communication délirante et (le point le plus tabou) des retraites.
      Ben oui en France la retraite se prend à 62 ans après que l’on ait cotisé pour 167 trimestres cotisés. A la SNCF c’est 50 ou 55 ans et donc la différence jusqu’à 62 est payé par la SNCF.

      La SNCF est une société mal géré, parce que politisé par son personnel et par l’état. Politisée par son personnel, car il suffit de lire cet article pour s’apercevoir que le discourt est plus doctrinaire que pragmatique. Politisé par l’état, car un lobby puissant nous impose à financer un réseau régionale qui n’a plus son utilité En effet la SNCF ne transporte pratiquement plus de marchandises et le transport de personnes se réduit (sauf les TGV) car il n’apporte plus le service attendu (remplacé par les bus).

      Air Inter était un service public et on s’aperçoit maintenant que le transport aérien privé ouvre plus de lignes pour plus de destination tout en étant moins cher. 
      la SNCF est un service public qui d’année en année supprime les lignes corail et ne dessert plus que les grandes métropoles locales.

      Si demain la SNCF disparait, personne s’en apercevra

      • Shaw-Shaw Shawford 22 novembre 2017 12:14

        @Trelawney

        Bonjour, l’article est effectivement doctrinaire et on peut le considérer comme peu pragmatique.

        Mais alors le moins que l’on puisse attendre, c’est que votre commentaire lui le soit scrupuleusement

        Or sur les 10 premières sources de Google sur la dette de la SNCF, toutes conformes les chiffres de l’auteur. Quelles sont les vôtres pour affirmer avec un tel aplomb un déficit de 213 milliards ?
        150 milliards d’écart c’est pas une paille quand même, si ?

        Pour le reste, oublier l’énorme déficit lié au financement des lignes LGV par et pour le profit de conglomérats privés (avec des choix politiques toutes tendances confondues faisant fi de la rentabilité), dans le même temps oublier le sous investissement caractérisé du réseau régional qui explique pour bonne part le mécontentement que cela engendre (alors même qu’ici il y a un objectif on ne peut plus légitime de désenclavement et un service indispensable au quotidien), pour conclure sur un « personne ne s’en apercevra » de sa disparition aussi lapidaire... et bien franchement c’est pas très pragmatique, c’est même plutôt du ressort du dévoiement primaire et honteusement excessif !


      • Buzzcocks 22 novembre 2017 14:09

        @Trelawney
        Si la sncf disparait demain, vous avez juste la totalité des entreprises de région parisienne qui s’arrêtent, faute de mains d’oeuvre incapable de venir travailler.
        Posez la question à Juppé, je crois qu’il s’en est finalement rendu compte en 95.


      • Trelawney 23 novembre 2017 15:16

        @Shawford
        Quelles sont les vôtres pour affirmer avec un tel aplomb un déficit de 213 milliards ?

        Je me suis fait enfler par le Figaro (ne rigolez pas s’il vous plais). Il a écrit un article avec une dette de la SNCF de 213 milliards. mais en faite c’est la dette annuelle de 2015 qui représente 213 millions d’euro. Voilà ce qui arrive lorsqu’on s’écarte des médias sérieux.
        Vous pouvez me moinser c’est mérité

      • Shaw-Shaw Shawford 23 novembre 2017 15:26

        @Trelawney

        Pani problem ! smiley smiley


      • Spartacus Lequidam Spartacus 22 novembre 2017 12:27

        En économie il existe la loi de Savas, démontrée par Edward Savas.

        Cette loi devrait être enseignée au même niveau que Karl Marx en seconde....
        Hélas l’éducation nationale ne l’instruit pas....
        Ils propagandent et votent à 90% pour des gauchistes avec des programmes économiques gauchistes a vomir, ils sont juges et partie.....


        Le secteur privé est entre 20 et 50% moins cher que le secteur public pour un service collectif équivalent et cela systématiquement.

         « le service public n’a aucune incitation à la rentabilité (puisqu’il est subventionné moins par ses usagers que par la coercition fiscale), au contraire du privé, pour qui la rentabilité est une question de survie. Ce manque d’incitation se traduira par des gaspillages, des sur-effectifs, une forte inertie du personnel (avec un usage fréquent de la grève), de la bureaucratie, des tâches improductives faites au nom du prétendu »intérêt général« , des retards technologiques, ou moult excuses bidonnées de mission de service public totalement fausses ou etc. »...

        La contrepartie de la loi de Savas est que les fonctionnaires sont sur-payés pour un travail inférieur et que s’ils étaient dans le secteur privé, à qualification égale. 
        Cela se constate dans tous les pays, même si cette meilleure position est habilement cachée (sécurité de l’emploi, horaires de travail favorables, divers avantages en nature, meilleures retraites, etc.).

        Est ce que la loi de Savas est fausse ?
        Chacun peut le constater tous les jours....

        • Gasty Gasty 22 novembre 2017 13:01

          @Spartacus

          Vous parlez des gauchistes avec en sous entendu l’idée que vous devez être évidement de droite. Mais non ! Vous n’êtes pas de droite...


        • Gasty Gasty 22 novembre 2017 13:06

          Et puis la loi de Savas, démontrée par Edward Savas  smiley

          Récompensé par Edward Savas  smiley

          Élu meilleur loi par Edward Savas  smiley

          Nominé par Edward Savas  smiley


        • Buzzcocks 22 novembre 2017 14:35

          @Spartacus
          Vous êtes toujours un imbécile Spartacus, vous voulez jouer les experts économiques alors que vous êtes une bille.
          Le train n’est pas un secteur économique « normal » puisqu’il faut tout un réseau pour faire rouler un train, et aucune entreprise privée n’a jamais pu financer un système ferroviaire sans volonté politique, subventions etc....
          Vous ajoutez les problématiques que pour construire un réseau ferroviaire, il faut exproprier des gens donc ça ne peut pas se faire sur un claquement de doigt.

          Le train fait parti des secteurs non concurrentiels, vous ne pouvez pas faire 2 réseaux ferrés, tout comme vous n’allez pas mettre deux autoroutes en concurrence en parallèle. Du coup, la boite qui obtient la gestion du réseau, est en situation de monopole et de rente. C’est le cas de nos autoroutes où votre expert Savas m’expliquera quel a été le gain pour l’automobiliste français ?


        • leypanou 22 novembre 2017 15:12

          @Buzzcocks
          Le train fait parti des secteurs non concurrentiels, vous ne pouvez pas faire 2 réseaux ferrés, tout comme vous n’allez pas mettre deux autoroutes en concurrence en parallèle : c’est trop compliqué pour son cerveau fatigué.

          Il pense que si on veut avoir un SNCF ou un RATP ou des autoroutes publics, on veut aussi avoir des boulangeries, des boucheries, etc, etc publics.


        • Francis, agnotologue JL 22 novembre 2017 15:16

          @Buzzcocks
           
           les libéraux comme spartacus sont une variété de créationnistes : le monde tel que nous le connaissons avec ses infrastructures a été cré par le dieu libéral, ainsi que les fortunes dont ils disposent éventuellement. Ils ne doivent donc rien à personne. Mais cela ne les empêche pas de revendiquer le remboursement des créances dont ils sont éventuellement possesseurs.
           
           Il n’y a rien à comprendre.


        • Alren Alren 22 novembre 2017 17:25

          @Spartacus

          "Le secteur privé est entre 20 et 50% moins cher que le secteur public pour un service collectif équivalent et cela systématiquement."

          Ben voyons ! Allez dire ça aux Britanniques ! Depuis que le rail a été privatisé en GB, le prix des billets a littéralement explosé, les voies ne sont plus entretenues obligeant les trains à rouler moins vite et mettant en péril la sécurité des voyageurs, les correspondances entre les différents opérateurs n’existent plus.

          Quant à l’école privée française, elle a moins d’élèves par classe, coûte aux parents.
          Ses résultats ne font que refléter que les classes sociales moyenne et supérieure ont de meilleurs résultats que les classes populaires.
          À niveau social comparable, les étudiants issus du privé seraient même même légèrement inférieurs à ceux du public.


        • Spartacus Lequidam Spartacus 22 novembre 2017 18:51

          @Alren


          Je crois que vous devez aller en Angleterre pour voir a quel point vos niaiseries idéologiques mal informées sont stupides...

          Comptez donc les victimes du service public Français ferroviaire et ceux du secteur privé Anglais et comparez !

          Pour un réseau comparable et un trafic supérieur....

          La sécurité ferroviaire est 3 fois meilleure et les voies sont mieux entretenues qu’a Brettigny ou les victimes de la négligence de personnels statutaires intouchables jamais condamnés et qui pointent encore alors qu’ils ont sur les mains le sang des victimes !

          Le train en Angleterre a des prix plus constants, plus attractifs.
          Le personnel disponible, les trains à l’heure.
          100% rien a voir

          Quand à l’école publique Française, elle coûte cher pour un résultat médiocre et un endoctrinement terrifiant de profs gauchistes qui ne s’en cachent même pas, à l’absentéisme et la motivation nulle...


        • Buzzcocks 23 novembre 2017 09:00

          @Spartacus
          wikiliberal, IFRAP, vous avez de sacrées sources, pourquoi pas Fripounet ou Astrapi ?

          Ici, je trouve un autre son de cloche ..... qui a raison ? La tribune ? Ou Verdier Molinié et son lobby ?

          http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/au-royaume-uni-la-privatisation-des-chemins-de-fer-deraille-628489.html


        • pipiou 22 novembre 2017 13:18

          Pour parler des « problèmes » la SNCF l’auteur nous fait tout un discours sur l’impérialisme de la France !
          Pourquoi pas invoquer l’expansion de l’Univers tant qu’on y est.

          Et puis l’auteur est choqué que la SNCF cherche à faire des profits.
          Des profits on verra, mais que la SNCF arrête de perdre des millions tous les ans ce serait-y pas une bonne idée ?
          Surtout que ce sont les concitoyens des cheminots qui doivent éponger leur déficit et donc payer les salaires.

          On a compris que les cheminots ne lâcheront rien de leurs avantages, et notamment leurs records d’absenteisme.


          • Pyrathome Pyrathome 22 novembre 2017 21:33

            @robert

            peut-on me dire si la première ligne de chemin de fer est payée ???

            Comme le réseau autoroutier bradé aux requins ?
            C’est un pillage qui dure depuis plus de trente ans, ça serait bien grand temps que les Français s’en aperçoivent  smiley

          • pipiou 23 novembre 2017 02:09

            @robert
            « leurs avantages sont acquis de haute lutte et je les soutient dans toutes leurs revendications »

            Ben voyons !
            Les cheminots qui profitent aujourd’hui des avantages gagnés par les conducteurs des locomotives à vapeur n’ont pas beaucoup lutté.

            Ils ont juste signé un contrat qui les rend aussi protégés que des fonctionnaires ; et ils bénéficient de l’arme absolue pour faire chier leurs concitoyens quand ils font grève.

            En ce moment on parle d’absentéisme, ben allez voir à la SNCF. C’est d’autant plus salaud pour les salariés de la SNCF qui sont réglos (il y en a) et qui font le travail des autres.

            Et de la même façon c’est vous contribuable qui payez les avantages des cheminots.
            Vous n’êtes pas solidaire, vous êtes un pigeon.


          • pipiou 23 novembre 2017 19:21

            @pipiou

            J’aime bien tous ceux qui moinssent pour des raisons idéologiques ; ceux-là visiblement ne connaissent pas la SNCF de l’intérieur.

            Mais quand la gestion du personnel d’une entreprise publique est aussi indigente il ne reste plus qu’une solution : la privatisation.
            A nier ainsi des problèmes pourtant très bien connus c’est que vous aurez.


          • chantecler chantecler 22 novembre 2017 17:08

            J’aime bien cet article pas idéologique pour un sou qui met en cause par exemple la FI.
            C’est vrai JL Mélenchon pour se détendre va se coltiner , manche de pioche à la main , avec les cheminots CGT pour détruire le service public et pour favoriser les ouvriers non qualifiés de chez Bouygues .
            Je ne sais pas si c’est signé PC ou UPR .
            Cela dit il est vrai que la privatisation du rail est un scandale et une connerie de plus , voulus par Bruxelles .
            Heureusement que P. Drahi (SFR.....presse ) a promis d’amener la fibre optique dans chaque foyer ....(de fait il semble y avoir un problème aujourd’hui avec ce dirigeant qui semble avoir disparu des radars )
            https://fr.wikipedia.org/wiki/SFR_Group


            • Pyrathome Pyrathome 22 novembre 2017 21:17

              @chantecler

              Lol
              En ce qui concerne la SNCF, ils veulent revenir comme au bon vieux temps des compagnies privées de chemin de fer ( nord/est/ouest/PO/PLM...etc ) , là ou ça marchait tellement bien qu’ils ont tous fait faillite et c’est la création de la sncf en 1936 qui a épongé les dettes, repris la gestion, unifier tous les réseaux....le réseau en 1936 était une catastrophe en décrépitude, les vampires avaient sucé le sang jusqu’à la dernière goutte, et la guerre a fait le reste...
              Ces gens doivent vraiment manquer de mémoire.... 

            • chantecler chantecler 23 novembre 2017 09:22

              @Pyrathome
              Salut,
              Je sais , mon post était légèrement ironique .
              Non je n’attends pas la fibre et rien de SFR , qui est dirigé par je ne sais trop qui (d’après wiki qui semble se mélanger les pinceaux : Drahi n’est mentionné nulle part .)
              Là où j’habite le réseau téléphonie mobile est aléatoire , les ondes hertziennes TV sujettes à éclipse , le T.A l’égoût fragmentaire , alors la F.O !!!
              Par contre il n’y a pas longtemps dans la Charente Libre un article qui relatait l’intérêt de certaines édiles pour signer avec SFR un contrat d’installation de la F.O généralisé pour le brancher dans chaque foyer .... !
              Sachant effectivement l’énorme endettement de cette société je me demande comment elle pourra faire face à de tels engagements ...
              Et de mon point de vue il y a quelque chose qui cloche , comme qui dirait de l’arnaque dans l’air .
              Mais il est vrai que je n’ai pas les paramètres du dossier sous la main .


            • alinea alinea 22 novembre 2017 21:36

              Oui, j’ai été étonnée d’apprendre que la FI noyaute la CGT ; enfin, on remarque que de manière assez récurrente sur ce site, on peut parler de n’importe quoi, il faut toujours écraser du talon la FI. Ce doit être très tendance, et c’est vraiment dommage qu’il n’y ait plus grand monde pour réfléchir que ce genre de piques gratuites ne servent qu’à pourrir l’ambiance, en aucun cas à grandir l’auteur du billet.
              Pour le reste, je ne sais pas si les cheminots ont des privilèges immérités, pour ma part je pense que les luttes menées par eux les justifient pleinement, mais je vois que les gens se foutent que nos services publics foutent le camp, ce qui leur importe c’est d’arriver à l’heure au bureau ; et, justement, quand c’était une fonction publique, cela n’arrivait pas ou guère !
              Mais se bagarrer pour préserver le bien commun, payés par nos parents, il ne faut pas y compter, d’ailleurs ça doit être bien puisque tous nos voisins le font !
              Tiens, à propos il y a quatre mois que le train « local » de Dusseldorf en Allemagne est en panne ; les gens se démerdent, voyez bien que l’on n’a plus besoin de train !!


              • alinea alinea 22 novembre 2017 21:58

                @alinea
                J’ai fait un raccourci qui dit le contraire de ce que je voulais dire :
                « ...c’est d’arriver à l’heure au bureau ; et, justement, quand c’était une fonction publique, cela n’arrivait pas ou guère ! » cette crainte, de ne pas arriver à l’heure, n’arrivait guère !

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Jimmy Dalleedoo

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