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Accueil du site > Tribune Libre > La consommation est une drogue

La consommation est une drogue

...Au jour d'aujourd'hui, c'est que du bonheur

On m'a soufflé l'expression, je l'ai trouvé au poil ! Elle me fait penser à ce truisme, vous savez cette blague du type qui tombe et qui dit « jusque là, ça va ! ».

On n'a pas pris Coué suffisamment au sérieux, on l'a regardé par le petit bout de la lorgnette, on a caricaturé sa méthode ; c'était peut-être pour mieux nous l'enfiler, va-t-on savoir !

Blaise Pascal nous dit, en substance, que si l'on fait semblant de croire on finira par croire. On est bien dans le pouvoir du mental, d'une manière ou d'une autre. On est aussi dans la manipulation, caractéristique première de l'homme, des mammifères d'une manière générale, mais de l'humain particulièrement, à cause de sa prématurité qui est la porte ouverte à tous les traumatismes !!

Partout où l'on regarde, on la voit cette propension à l'erreur, cette capacité de s'abuser, volonté d'abuser, se mentir, mentir, appartenant tous au même champ sémantique !

Pour le coup, je pense que l'homme a toujours été comme ça ! Seulement, l'homme n'est pas qu' une bête qui naît vit et meurt, il est sujet à l'entourloupe tout au long de sa vie et selon qu'il vit dans une société ou une autre, il aura plus ou moins envie, plus ou moins besoin, de s'anesthésier, oublier, rêver, décoller, s'éclater, déjanter...se droguer ; il en aura plus ou moins les moyens.

C'est notable qu'il ait inventé depuis le début, des breuvages étourdissants, enivrants, qui égayent ou excitent , décomplexent et libèrent.. ce qu'il y a à libérer.

Le propre de l'Homme c'est la drogue.

Il fut des lieux et des êtres qui savaient manier les substances et les rendre utiles à la dimension spirituelle de l'Homme ; d'autres sont venus avec des alcools qui n'envoyaient pas l'âme dans l'éther mais le corps en enfer, et puis des expérimentateurs, plus récents, qui traitaient des perceptions extrêmes...

Cela fait un petit moment que ça me tarabuste :

Je regarde autour de moi, et dans ce que le monde d'aujourd'hui nous propose, je vois de plus en plus de compulsion, de fanatisme, d'addiction dans quel domaine que ce soit. En réalité, c'est une impression qui trouve bien des contre exemples dans ce que je sais de la vie ordinaire mais qui, malgré ça, n'en imprègne pas moins l'ambiance générale. Il suffit qu'un individu possède un trait particulier pour que d'une passion on passe à un comportement dont l'énergie est toute entière dévouée à combler un manque. Un manque créé par une habitude qui devient de plus en plus pressante.

Le premier manque qui me vient à l'esprit, est celui déposé par la mère en carence de quelques devoirs ou soins à son enfant ; il est remarquable que l'alcoolisme touche principalement des êtres ainsi fragilisés.

Mais, après avoir visionné l'histoire d'une femme partie vivre dans la forêt au nord ouest des États-Unis, de manière très spartiate voire primitive, j'ai compris : cette femme dit qu'elle est née à Londres, qu'elle a fait du théâtre, de la musique, qu'elle a été punk, elle a fumé, elle a bu, elle s'est drogué et rien, rien n'y faisait, elle avait toujours ce grand trou dans le ventre. De retour aux origines, la forêt a comblé ce vide.

Et soudain, tout ce autour de quoi je tourne depuis des années, notre animalité, notre instinct, nos sens, voyant bien que cette immense partie de nous-mêmes fait dorénavant défaut, sans pour autant que les gens s'en plaignent, au contraire, heureux de l'échange, comme le plouc a changé ses bancs en chêne contre des chaises en formica, voyant bien qu'ils fonctionnent à l'aveuglette et souvent de manière compulsive, comme toujours en manque, tout s'est éclairé : on ne sait pas ce qui nous manque parce que nous ne l'avons jamais connu, mais notre inconscient qui a emmagasiné les expériences de nos ancêtres, de toute notre espèce, comme chaque individu de chaque espèce, sait.

On parle de vide intérieur ; on parle de peur ; on parle même de désir, de compensation à un manque immédiat, on essaie de remplir avec ce que l'on a, avec ce que l'on trouve, avec ce que notre tempérament nous dicte , mais rien n'y fait. Et je ne parle pas seulement des pauvres, qui seraient privés mais bien aussi, et peut-être surtout, des riches qui se goinfrent de pouvoir, de richesse, de dépravation, de démesure, jusqu'à la folie, et ne trouvent jamais satiété.

Ceux-là ont fabriqué, pour satisfaire leurs perversions, une société à leur image ; jusqu'à eux, c'est vrai que le peuple ramait le plus souvent en silence jusqu'à exploser quand il n'en pouvait plus, -mais plus souvent entraîné par quelques mercenaires avides eux-aussi d'un pouvoir qu'ils ne pouvaient acquérir qu'aidés, que dans un élan spontané et néanmoins organisé- mais globalement, ils menaient leur vie selon leurs coutumes, se nourrissaient de leurs histoires et de leurs traditions, avaient le paysage et la terre comme ancre ; avec la vie dure qu'ils avaient, ils avaient peu d'exutoire n'est-ce pas, l'alcool n'ayant pas toujours été la calamité qu'il est devenu un peu partout sur la planète.

En Inde où l'alcool est tabou, les riches, mais les pauvres aussi, font des sorties beuveries où ils ingurgitent à la va-vite une quantité impressionnante de verres ( de mauvais alcool pour les pauvres dans de sordides hangars mal éclairés), jusqu'à tomber.

On dit qu'en Europe, les jeunes font de même.

Les indiens vivent une déchirure atroce, hors de leur culture, grâce au miracle de l'ultra libéralisme et de la consommation.

En Europe, même en Chine et partout où la culture ancestrale était forte de valeurs spirituelles, la vie proche de la terre.. ( Le japon échappe-t-il à cela ? Personnellement je ne le crois pas, la folie a gagné ce monde aussi.. mais bon, ce n'est pas mon propos...) la drogue sert à oublier et compenser la perte, on peut dire des valeurs, ici, ou bien des racines, peut-être simplement la capacité de trouver la force de vivre, et comme elle ne peut rien contre le mal pour laquelle on l'utilise, elle nous conduit à la mort.

Jusqu'ici, il n'y avait que la drogue individuelle, consommé en groupe pour une expérience mystique d'abord, puis pour un partage festif, enfin comme déglingue collective, mais jamais aucune drogue n'avait envahi tous les espaces de tous les continents de toutes les cultures de tous les êtres ; la consommation l'a fait et, comme la drogue qu'elle est, elle nous conduit à la mort.

Comme la drogue, la consommation veut remplir un vide, mais ne le peut pas ; comme la drogue, son manque fait souffrir et provoque des comportements violents, de la délinquance,etc.

Je ne dis pas, car je n'en sais rien, qu'il y eut au départ quoi que ce soit de délibéré dans cette marche du monde, je ne crois personne assez intelligent pour prendre la mesure des conséquences de ses actes, de ses décisions, mais force est de constater que cet état de fait convient à une toute petite minorité qui, voyant la chose facile, a foncé dans la brèche, s'y englue à mon sens car rien n'est jamais définitif.

C'est ici que nous arrivons à « Au jour d'aujourd'hui, c'est que du bonheur... », la version évidée du carpe diem, celle des temps modernes !

Il y a là une manière de culpabilisation à être malheureux ; cette culpabilisation a utilisé toutes les formes du langage possibles pour vendre ( on se souvient des Encyclopédies Universalis vendues dans les HLM, à tempérament ! Expérience intéressante à étudier car des étudiants qui faisaient du porte à porte pour se faire un peu d'argent, certains s'amusaient et réussissaient très bien tandis que d'autres se sentaient très mal à l'aise in situ et abandonnèrent ce qu'ils ont vite considéré comme de l'arnaque ; mais personne n'a analysé en profondeur ce début de civilisation  !), elle s'est affinée, on arrive au deuxième ou au troisième degré : Y'a que du bonheur, il n'y a pas de quoi être malheureux ( regardez tout ce qu'on vous offre, pour pas cher !), si vous êtes malheureux c'est que vous le voulez bien et que vous êtes un perdant...

Cette culpabilisation a ses relais partout, ici même : en gros tu nous emmerdes avec ta négativité, laisse-nous vivoter aveuglément tranquilles ; un échange de culpabilisation en quelque sorte !

Et puis il y a le message positif, pas d'un point de vue moral mais pragmatique : le bonheur c'est la consommation, la preuve c'est qu'aujourd'hui tout se consomme : la culture, le sexe, l'amour même, le sport, bref tout tout passe par le fric, tout s'achète donc tout se consomme... et cela ne serait pas possible si ce n'était pas le bonheur !

Il est de notoriété publique que tout un chacun préfère s'en tenir aux us d'un groupe quitte à se soumettre à un pouvoir fort, plutôt qu'affronter le risque de la solitude et de la mise au ban ; ce n'est d'ailleurs pas toujours une preuve de potentielle collaboration avec l'ennemi par besoin à tout prix d'être du côté du pouvoir pour se sentir sécurisé, ce peut être, à un moment donné, la flemme de toujours être sur le qui-vive et se laisser confortablement glisser dans le courant chaud de la normalité reposante. Ainsi, outre les enragés de la conso, qui passent leurs week-end à comparer les prix, leur énergie à le négocier, leur fierté à montrer leurs belles affaires, outre les camés compulsifs qui ne savent pas résister à l'offre à eux-seuls adressée parce qu'ils le valent bien, et que d'autres, moins chanceux de n'avoir pas été là, en seront rétamés d'envie, il y a le gros des troupes qui, assez à l'aise Blaise dans leurs basketts de marque fabriquées il-ne-savent-pas-où-ni-par-qui, parce que vous pensez bien que si c'était le cas ils feraient attention car ce sont de bons bougres, ceux qui ne comptent pas, par tempérament, ceux qui offrent ( ou achètent ?) à l'amour ses accessoires, bijoux et toute la liste en « x », ceux qui ne se posent pas la question et dépensent ce qu'ils ont, il y a un monde fou pour faire tourner la roue de la fortune  !

Avez-vous remarqué comme ça fait du bien de claquer du fric, -à chacun selon son échelle, quand quelque chose tourne pas rond dans sa vie, qu'il y a eu un peu trop d'embûches ces derniers temps -, se faire un petit plaisir ? Parfois c'est raté, la bonne affaire s'avère une daube vite mise au rebut ou bien le gâteau alléchant, la robe, les godasses, se révèlent décevants, inconfortables. Mais c'est pas grave, les poubelles sont ramassées tous les mardis et les encombrants tous les mois ! Où est l'problème ?

La consommation donne du bonheur à tous parce qu'elle ne demande à personne d'être intelligent, d'avoir de l'imagination, du discernement, ni de faire aucun effort : ce nivellement, on l'appelle démocratisation, et la démocratie, n'est-ce pas, est ce qu'il y a de mieux. La lutte des classes, de toutes les classes, n'a-t-elle pas pour but cette égalité ? Le pouvoir d'achat, le panier de la ménagère, ne sont-ils pas le socle des slogans révolutionnaires ? Les bas prix ne sont-ils pas une manne politiquement correcte à offrir ainsi à chacun le bonheur ? Et ces bas prix, ne les doit-on pas aux gentils gestionnaires de sociétés transnationales, qui, dans leur élan de bonté, pensent au petit peuple ?

Fichtre, que du bonheur vous dis-je !

Ceci dit, depuis quelques temps, il convient de marteler ce slogan un peu plus fort, un peu plus souvent, après que le temps d'adoption de cette drogue s'est écoulé, l'adaptation faite et qu'arrive celui du manque ; la spécificité d'une drogue, chacun le sait, c'est le toujours plus  ! On le martèle pour consoler ; la publicité n'est qu'une présence, une amie qui nous veut du bien parce que, c'est fait, ceux qui ne sont pas accrochés aujourd'hui à la conso, ne le seront jamais !

Mais même à bas prix, vient le moment où certains ne peuvent plus ; cette frustration, quelle injustice, pendant que d'autres sont immensément, et de plus en plus immensément, riches ; elle rend violents ceux qui ont la jeunesse et l'énergie de l'être ; ceux qui n'ont pas la force d'accaparer s'endettent, d'autres s'écroulent ; bref c'est la débandade.

Vient toujours le moment de la déchéance, oui toujours ; sauf si l'on s'avise de s'arrêter assez tôt, mais pour cela il faut de la volonté, du courage, de la ténacité et sommes-nous si sûrs que la vie est possible, qu'elle vaut le coup d'être vécue maintenant qu'on n'a plus rien d'autre ?

Il peut s'agir d'un cloaque où, par inadvertance, tout le monde a perdu ses repères, ses ancrages, ses liens, sa culture donc, sa mère terre.

Orphelin, abandonné, le trou au ventre, il fuit sans se retourner, sans s'arrêter, sans souffler ; interrompu brutalement, il meurt sans avoir rien compris...

Terre, prends-le en ton sein et berce-le chaudement...

 

Merci à Karol pour l'expression que j'ai reprise en sous titre, en espérant qu'il en fera ses phrases, et à uraniumk pour le lien de la vidéo qui a fait « tilt » !


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41 réactions à cet article    


  • 23 septembre 2013 11:06

    On fait quoi ?

    Ben on bousille toutes les baraques, les hlm, toutes les bagnoles, les camions et autres machins qui polluent ... On stoppe les centrales nucléaires ... On démonte toutes les usines ... On fabrique des fermes pour tout le monde ... On vire les tracteurs et on revient aux bœufs ... On fait des cabanes dans les bois et on revit de chasse et de cueillettes ... Mais surtout on oublie la thune ... Car avant tout dans ce monde Alinea c’est la thunase qui est une drogue !

    En résumé on rase tout et on repart de Zéro, de quetsche, façon Bakounine ! Faut tout raser !

    C’est juste une suggestion, comme ça quoi ... Faut qu’on y réfléchisse !

    En parlant de boire une choppe  smiley


    • alinea Alinea 23 septembre 2013 11:17

      Salut Nestor, je serais plus mesurée !! quand on fait table rase, on fait talibans ! ça excite les folies destructrices ! Réfléchir, on fait que ça ; la drogue, c’est une plaie, une vraie ; la maladie mentale aussi, qu’on ne sait pas soigner comme on peut le constater, malgré le génie humain !!ah ah !
      Ça va tomber tout seul ; ça fera très mal ; alors il faut se serrer les coudes ! et se réserver des couloirs d’air...
      Tu y vas toi à Rodez ? C’est sympa ?


    • 23 septembre 2013 11:37

      Bien Sûr j’exagérais, on garde ce qui peut-être utile et ce qui ne nous nuis pas, qui ne pollue pas la planète et ni l’homme ...

      Mais bon c’est pas gagner, ça reste utopique, en tout cas vaux mieux rêver à une utopie comme celle-là que de faire confiance à ceux qui veulent le pouvoir  de droite comme à gauche ...

      Pour Rodez, Alinéa, je ne bouge plus top maintenant je suis devenu casanier, puis ma femme comme mes potes et leur femmes eux n’ont plus ne veulent plus trop bouger, donc on se fait des soirées entre nous tranquille ... Mais avant c’était pas le cas on en à fait des festivals comme des petits concert de bars ou en plein air ... Maintenant nous ne sommes que bien que dans notre campagne, marre de cette civilisation trop pénible à supporter pfffff ...  smiley ...


    • alinea Alinea 23 septembre 2013 16:27

      veinards  smiley  


    • gaijin gaijin 23 septembre 2013 11:20

      alinéa
      " tout s’est éclairé : on ne sait pas ce qui nous manque parce que nous ne l’avons jamais connu, mais notre inconscient qui a emmagasiné les expériences de nos ancêtres, de toute notre espèce, comme chaque individu de chaque espèce, sait. ......."
      voilà tu a tout dit !
      tout se résume a ça : cette pulsion de manque qui est fondamentale, obsédante
      et catastrophique une fois que les manques physiologiques sont comblés ( on n’est pas dépressif quand on a faim ! )


      • alinea Alinea 23 septembre 2013 11:30

        tu l’as regardé cette vidéo ? Bien sûr il y a le côté américain qui d’habitude m’agace, les gens bien proprets ( pas comme les indiens d’une autre vidéo , dans le même fil !!), mais, et comme j’oublie les mots à force de vivre !, les mots de cette femme m’ont été ’ rassembleurs" ; je n’arrête pas d’écrire sur ça depuis des années ; chaque fois il y a un petit écart de focal ou de point de vue !
        bonne journée gaijin
        ( je mettrai le lien si ça intéresse quelqu’un !)


      • gaijin gaijin 23 septembre 2013 14:45

        ben oui le lien ça serait bien ... smiley ( je la regarderais demain )



      • gaijin gaijin 23 septembre 2013 19:34

        superbe !
        savoir qu’il existe des personnes pareilles me réconcilie avec le genre humain ( enfin les singes sapiens )
        faire partie ......tout est là
        notre individualité balbutiante a engendré l’illusion que nous étions coupés du reste du monde
        et je crois que nous sommes tous autistes a des degrés divers
        d’où cette sensation de manque qui nous pousse a la boulimie, a la quète d’amour, a la recherche spirituelle ..........

        faire partie du problème ou de la solution ?
        nous sommes le problème !
        et aussi la solution !

        merci


      • alinea Alinea 24 septembre 2013 19:39

        bonsoir Aladeen,
        J’avais déjà vu ce doc l’an passé, donné sur un article qui traitait des pyramides justement ! Ce doit être l’automne qui veut ça !!
        Alors je n’ai regardé que la dernière demi heure puisque vous disiez, sur un autre fil, de la regarder jusqu’au bout !
        Il y a vraiment trop à dire en deux lignes de commentaire !
        Je réécouterai - aujourd’hui je dois couver un rhume, j’ai la tête dans l’ouate, mais il y a à vue de nez, pas mal d’incohérences sur le pôle magnétique qui bouge et crée des trucs bizarres par exemple, et ce serait au cours d’un truc bizarre que les égyptiens - ou cette civilisation qui aurait 26000 ans aujourd’hui, je n’ai pas bien suivi- auraient placé le sphinx ? Ces trucs bizarres reviendraient ces jours-ci mais quid du pôle ?
        Et puis avez-vous remarqué que presque toutes les montagnes, les bosquets, les nuages, les ombres et lumières ont des profils humains ? Pourtant, c’est spécial un profil humain ! A bientôt.. ;


      • antonio 23 septembre 2013 11:37

        « Nature,berce-le chaudement : il a froid »
         Rimbaud : Le dormeur du val


        • alinea Alinea 23 septembre 2013 11:44

          merci antonio d’avoir saisi l’allusion !


        • Gabriel Gabriel 23 septembre 2013 11:39

          Bonjour Alinéa,

          Le libre arbitre, un être humain est la somme de ses actions passées, présentes et à venir. Personne n’oblige quiconque à une consommation effrénée et les individus qui font du tourisme le weekend en grande surface ou qui s’hypnotisent des heures devant une télévision qui leur diffuse en boucle publicités et jeux débiles qui attisent leurs envies, ont fait un choix. Pour devenir adulte, il faut se comporter en adulte. Le besoin de possession infantilise l’individu qui s’en contente. A bien y réfléchir, le consommateur compulsif n’est qu’un prisonnier qui a choisit sa prison faite de barreau qu’il peut limer, question de volonté.


          • alinea Alinea 23 septembre 2013 11:50

            bonjour Gabriel,
            Soudain je pense à la différence en « infantile » et « enfantin » ; peut-être faut-il garder précieux notre côté enfantin, ses rêves, ses colères, ses amours, et sortir de la dépendance qu’exprime l’infantilisme !
            Je comprends qu’on ait envie de se faire prendre en charge, comme un confort, c’est vrai que la vie est dure ; s’être fait croire qu’on pouvait la rendre douce est une faute considérable aux effets désastreux !
            Toute une discussion alors sur le choix et le libre-arbitre... ce n’est pas un hasard si je parle de drogue : la drogue annihile toute possibilité de choix, de liberté, c’est son exact contraire !


          • 23 septembre 2013 11:51

            Salut Gabriel ...

            « A bien y réfléchir, le consommateur compulsif n’est qu’un prisonnier qui a choisit sa prison faite de barreau qu’il peut limer, question de volonté. » ...

            Le problème c’est qu’il faut dèjà s’apercevoir que l’on est dans une prison avant de penser à limer les barreaux ... Et ça, faire comprendre à certains qu’ils sont prisonniers c’est pas gagné ...


          • Pillippe Stephan Uraniumk 23 septembre 2013 13:25

            bonjour Gabriel
            Le libre arbitre : c’est relatif
            ne pas oublier le conditionnement de cette société (télé etc...) qui passe aussi par la famille
            déjà conditionnée.
            Le plus beau, le plus incroyable est d’avoir réussi à faire croire à l’ensemble
            de la population que ce système offre la Sécurité avec un grand S qui monte
            jusque au ciel .

            Achetez des voitures et mettez bien votre ceinture .. smiley


          • Fergus Fergus 23 septembre 2013 13:33

            Bonjour, Gabriel.

            Je partage cette opinion. La consommation a toujours existé, quoi qu’on en dise. Et ce qui suscite aujourd’hui le rejet d’une partie d’entre nous, c’est précisément cette « infantilisation » qui abêtit nos semblables au point de les faire s’habiller ou de les faire manger selon les codes marketing, de leur faire utiliser des produits technologiques qui ne correspondent pas foncièrement à ce qu’ils aiment ou dont ils n’ont pas besoin. Plus que jamais nous sommes des moutons de Panurge, mais rien ni personne ne nous oblige à vivre ainsi !


          • Fergus Fergus 23 septembre 2013 16:49

            Erratum : ou dont ils ont besoin.


          • Neymare Neymare 23 septembre 2013 12:38

            « on ne sait pas ce qui nous manque parce que nous ne l’avons jamais connu, »
            Pas du tout : nous l’avons tous connu, mais la plupart d’entre nous ne s’en rappelle pas, du moins consciemment.
            Nous l’avons connu dans le ventre de notre mère, nous l’avons connu avant de venir dans ce monde, nous le connaissons aussi parfois dans notre sommeil, et ce sentiment de plénitude, de bonheur et de connaissance absolu, tout le monde l’a quelque part bien enfoui dans sa mémoire.

            Ca ne vous est jamais arrivé de vous réveiller en ayant l’impression que dans le reve que vous étiez en train de faire vous saviez tout, ou que vous saviez quelque chose d’extremement important mais qui vous a échappé au moment du réveil ? eh ben c’est ça

            L’homme connait l’absolu et c’est ce qu’il recherche tout le temps dans cette vie sans se rendre compte que c’est dejà là à l’intérieur de lui meme. Quand vous commencez à le trouver toutes les envies d’argent, de pouvoir, de réussite sociale, d’achats compulsif ou non disparaissent comme par enchantement et c’est le début de la liberté, une liberté tellement infinie que personne qui ne l’a vue ne peut se la figurer.
            C’est cette liberté qui nous manque, nous qui sommes enfermé dans la prison psychique que l’on s’est créée (nous, notre éducation, la société etc..)
            Ce qui nous enchaine est la peur sous toutes ses formes, alors nous créons une tour d’ivoire psychique pour lutter contre cette peur, pour devenir ce que l’on attend de nous, pour ne pas nous marginaliser et résultat : nous ne sommes jamais vraiment nous meme, et c’est ça qui nous rend malheureux et nous pousse toujours à agir, acheter, lutter pour tenter de retrouver cette liberté


            • alinea Alinea 23 septembre 2013 12:54

              Nous disons la même chose Neymare, mais pas de la même manière ; je suis allée un peu vite sûrement ; l’inconscient sait, et selon la relation que notre conscient avec lui, nous savons aussi !
              Tout à fait d’accord avec tout ce que vous dîtes...
              Reich a tellement bien parlé de tout ça ; est-ce un hasard si, excepté une petite bande, on le prend pour un toqué, on l’a pris plutôt, et on l’oublie ? Et lui parle un langage qui n’est pas ésotérique ou oriental, ce qui peut séduire certains mais rebuter d’autres.. non, un médecin, un psy !!


            • Neymare Neymare 23 septembre 2013 13:39

              @Alinea

              Je ne connais pas Reich, sur amazon j’ai vu un Wilhelm Reich, est ce de celui là que vous voulez parler ? Vous faites référence à un livre en particulier ?
              Quand au fait qu’on l’ait pris pour un fou, rien d’étonnant à celà, seul celui qui peut entendre entend, pour les autres tout celà reste fantaisiste


            • Gabriel Gabriel 23 septembre 2013 13:40

              Neymare quelle sagesse que voilà, écouter et consommer sans modération cette petite musique intérieure qui nous berce et nous guide vers cette lumière qu’elle nous fait entrevoir. Cette connaissance que nous avons égarée en perdant notre foi en la vie…


            • alinea Alinea 23 septembre 2013 13:59

              Oui, c’est Wilhelm Reich dont il s’agit ; je l’ai lu il y a si longtemps, je l’ai tellement intégré que je ne saurais vous dire ; quand je replonge dans ces textes aujourd’hui, je trouve qu’ils sont mal écrits, un peu difficiles ; à l’époque, j’étais si heureuse d’entendre ça, !!
              les plus connus sont « la psychologie de masse du fascisme » ; « la fonction de l’orgasme », « écoute petit homme ».. tous « le meurtre du Christ » bien sûr.. je crois qu’il y en a beaucoup d’épuisés : il faut aller aux puces !!


            • Neymare Neymare 23 septembre 2013 14:15

              @Gabriel

              On est quelques uns à Agoravox à la connaitre (ou plutot à la reconnaitre) cette petite musique. Et plus ça va aller, plus on va etre nombreux : j’ai remarqué que les bonnes vibrations sont contagieuses (vous me direz, les mauvaises aussi)


            • Robert GIL ROBERT GIL 23 septembre 2013 13:10

              L’accès à la consommation nous est présenté comme la source du bonheur, alors que paradoxalement, être consommateur rend vaine toute tentative d’accéder au bonheur........

              voir : CONSOMMATION ET SURCONSOMMATION


              • alinea Alinea 23 septembre 2013 13:32

                Quel que soit la manière dont on le dit, Robert, il y a les convaincus qui ont les yeux ouverts, mais qui, j’en suis sûre consomment bien ça et là de l’inutile, parce qu’ils sont pris dans le train et que ce train, avec son rythme, son stress et son salaire induit inexorablement le soulagement par la consommation ! On ne peut pas échapper à cette tenaille ; pour ne pas être consommateur, il faut vivre autrement, avoir le loisir de son rythme, son horaire, personne sur le dos qui nous contraint, etc.
                Quant aux autres, les yeux fermés sur ce conditionnement, ils ne nous entendent pas ni ne nous lisent !


              • Karol Karol 23 septembre 2013 13:34

                C’est (que) du vrai bonheur que de lire ce papier. Merci Alinéa.
                Au jour d’aujourd’hui, dans nos sociétés où l’argent est trop souvent au centre des préoccupations et des relations entre les individus, nous sommes réduits à n’être que des consommateurs, compulsifs ou non, . En monétisant quasiment tous les échanges, on a libéré celui qui reçoit de toute obligation envers celui qui met à notre disposition un objet. Avec l’achat en échange de bouts de papier ou de plastique, le client s’approprie le bien, il se croit libre de son usage ou de mon mésusage . Personne ne peut lui en tenir grief. L’acte d’achat est quasiment instantané, le lien entre le vendeur et l’acheteur est éphémère.
                Aujourd’hui, il n’est plus nécessaire d’établir des relations qui forcément se construisent et se tissent progressivement comme dans le don, l’échange, la collaboration ou le partage. Le bonheur s’expose dans toutes les vitrines des centres commerciaux et sur tous les écrans, le bonheur est immédiatement accessible ( en échange de plus ou moins d’argent tout de même). On peut se l’approprier, le consommer, en jouir à tout instant du jour et de la nuit. C’est que du bonheur et c’est trop bien . Mais c’est bien souvent que du bonheur de pacotille, qui ne suffit pas à combler ce manque mystérieux qui bientôt taraude à nouveau le consommateur, jusqu’à ce qu’une nouvelle envie soit à nouveau à sa portée. Ainsi va la vie toujours avide de nouveauté, de nouvelles sensations.mais bien souvent vide de sens,


                • alinea Alinea 23 septembre 2013 13:53

                  Merci Karol,
                  De mon temps, c’était : Le client est roi ! Ah oui, tous les gueux ont envie de devenir roi, on ne va pas être très regardant sur la qualité de ce que l’on nous sert !!
                  Donc être roi, être servi, c’est, après l’acquisition ou le service : faire ce qu’on veut chez soi ! Déresponsabilisation, et voilà la première marche de la liberté ôtée !
                  N’avoir de limites que matérielles... et oublier au passage ce que nous coûte en santé, en mal-être ces achats ! Je vous jure que quand on fait soi-même son bois, on mesure exactement l’effort qu’il faut pour chauffer l’eau d’une douche ! Quand on se casse le dos sur sa machine à coudre pour faire ses vêtements ou les ravauder, on a pleinement conscience de la valeur d’un vêtement...
                  Je suis sûre que Gabriel et Fergus, plus haut, ont eux aussi des esclaves qui triment pour leur libre-arbitre !


                • LE CHAT LE CHAT 23 septembre 2013 14:14

                  C’est voulu tout ça , il suffit de voir la génération des jeunes actuels , dépourvus de conscience politique , gavés de PS3 et de clips sur MCM , mais qui ne regarde jamais les infos et qui ne lit même plus , ça donne des consommateurs et non plus des citoyens , la plus part ne votent jamais ...
                  Quelle bonheur pour le pouvoir d’avoir de tels moutons qu’on peut tondre sans qu’ils s’en aperçoivent ...


                  • alinea Alinea 23 septembre 2013 15:42

                    On pourrait dire que, des individus, même nombreux, même très nombreux, s’abrutissent à la consommation, ce n’est pas très grave si, pour ce faire, il n’y avait pas des milliers et des milliers d’esclaves de par le monde - rêvent-ils de s’abrutir par la consommation, pour oublier ?-, s’il n’y avait pas un continent de plastique, un génocide perpétré pour s’approprier les matières premières, des guerres pour s’approprier des matières premières, une violence inouïe partout... pour du vent pour rien, un cauchemar pour de la barbe-à-papa !!
                    C’est vrai qu’on ne peut rien concevoir de plus con et plutôt que mettre toute notre conscience, toute notre énergie pour lutter contre ce fléau, on les porte sur une autre violence, verbale le plus souvent, à propos de la couleur du drapeau que porte celui dont on voudrait qu’il soit élu pour perpétuer tout ça !
                    (Et si l’humanité entière était complétement con ? )


                  • Fergus Fergus 23 septembre 2013 17:06

                    Bonjour, Alinea.

                    Dès que les gens ont eu de l’argent (une aisance souvent lié au pouvoir dans le passé), ils ont consommé. Et cela dure depuis la nuit des temps.

                    Certes, ce n’étaient pas naguère les paysans, même affranchis, qui consommaient car leur moyens étaient fort limités, mais les marchands et les nobles qui voulaient disposer des dernières nouveautés en matière de vêtement, d’orfèvrerie, d’ornements divers. Tous ces gens voulaient suivre « la mode qui trotte » de leur temps.

                    Bref, on n’a rien inventé avec le consumérisme. La nouveauté est que, désormais, il s’impose à tous car, d’une part, les peuples se sont, fut-ce modestement, nettement enrichis relativement à leurs aïeux ; d’autre part, ils ont accès, surtout depuis l’avènement du net, à une information quasi-exhaustive qui, insidieusement, ne cesse de titiller leurs envies. L’envie, un travers humain vieux comme le monde, mais dont l’assouvissement était autrefois le privilège des castes supérieures. 


                  • alinea Alinea 23 septembre 2013 17:10

                    bonjour Fergus,
                    Alors, qu’est-ce qu’on fait ?
                    Il n’y a rien à faire, donc rien à dire ; les hommes sont comme ils sont, de toute éternité.
                    Amen ?


                  • Karol Karol 23 septembre 2013 17:20

                    Il semblerait que les esclaves se rebiffent :
                    1°"Des centaines de milliers d’ouvriers du textile du Bangladesh ont exprimé leur colère ce lundi, en bloquant des rues et mettant le feu à des usines faute d’obtenir un salaire minimum de 100 dollars par mois.«  AFP
                    2° »On s’active également en banlieue sud-est de Shanghaï, chez Pegatron, le taïwanais qui s’est vu attribuer l’assemblage final de l’iPhone 5C, après avoir remporté celui de l’iPad mini. « Recommandez un ami et recevez 1 000 yuans [120 euros] ! »  : le sous-traitant d’Apple, qui emploie 180 000 salariés dont l’essentiel en Chine, peine à embaucher, cela se lit sur les bannières accrochées entre les bâtiments-dortoirs."
                    [...] Les salaires augmentent, les grèves se multiplient

                    La hausse des salaires se poursuit dans les usines chinoises. A 46 769 yuans (5 646 euros) par an, le salaire moyen au sein des entreprises publiques, des groupes cotés en Bourse et des coentreprises a progressé de 11,9 % en 2012, soit un gain réel de 9 % une fois soustraite l’inflation, selon les statistiques officielles. Dans le secteur manufacturier, le salaire moyen a progressé de 13,6 % en 2012, à 41 650 yuans. Depuis trois ans, les grèves dans les usines chinoises se multiplient, menées par des travailleurs plus conscients de leurs droits et mieux informés grâce à Internet." Le Monde de ce jour.



                  • alinea Alinea 23 septembre 2013 17:48

                    C’est bien ; je veux dire, c’est vraiment bien.. ; après, on verra


                  • Fergus Fergus 23 septembre 2013 19:31

                    @ Alinea.

                    « Alors, qu’est-ce qu’on fait ? »

                    Rien, en effet. Du moins tant qu’un nombre suffisamment significatif d’individus ne sera pas en mesure d’imposer par la loi des règles de vie moins aliénantes. Mais, je le crains, on n’est pas à la veille de voir une telle révolution des mentalités.

                    Restent les initiatives individuelles visant à se rapprocher des fondamentaux de la vie. Cela, chacun peut le faire, au moins partiellement. Mais combien d’entre nous le veulent réellement ?

                    Cela me rappelle l’aventure d’un ex-collègue parti vivre à l’ancienne dans l’Ardèche, pas très loin des Vans : vieille baraque plus ou moins bien retapée, pas d’électricité, eau à la bachasse. Lui aurait pu tenir quelques mois ainsi. Sa femme, non, car la lessive à la manière des aïeux, on s’en lasse très vite. Résultat : l’expérience n’a duré que quelques semaines, et encore : en été !

                    Tout cela pour dire que l’équilibre n’est pas facile à trouver, un grand nombre de produits dits de consommation étant passés dans le nécessaire de notre vie alors qu’ils étaient encore considérés comme superflus il y a quelques décennies.

                    Cela dit, d’accord avec vous : on est allé trop loin, et l’on continue dans la même voie. Trop loin en ce sens que l’on n’a pas encore digéré une innovation qu’elle est déjà ringarde et chassée par une autre sans que rien, dans notre condition humaine, justifie cette course effrénée.

                    A toutes fins utiles, je vous annonce un article en cours de semaine sur un jour de batteuse en 1957, quelque part dans le Cantal. Cela nous replongera dans une époque étrange où les hommes prenaient le temps de vivre, sans téléphone et sans télévision dans les hameaux.


                  • gaijin gaijin 23 septembre 2013 19:43

                    j’ai connu une personne qui avait ce choix une dame d’une cinquantaine d’années membre de la petite bourgeoisie provinciale : partie dans une maison pleine de courants d’air sans eau ni électricité ......
                    elle le vivait très bien ( même si parfois bien sur c’était rude )
                    mais il faut que ça soit un vrai choix pas un fantasme romantique


                  • alinea Alinea 23 septembre 2013 20:08

                    Fergus,
                    Le temps de vivre, sans téléphone, sans télévision, j’ai vécu ainsi de 1977 à 1995 ! la lessive à la rivière, ça s’est arrêté en 1981 ; mais le bois et pas de télé, je le fais encore !
                    Demain je peux vivre sans électricité ni internet ni eau courante, sans problème, juste il me faudrait de l’amitié, un partage sinon, il faudrait que j’y sois contrainte.. quoique, c’est pas sûre, si le moment vient où je ressens profondément l’inanité de toutes ces choses qui restent encore dans ma vie, ( et il y en a peu !) alors je partirai pour un quotidien à 100% !


                  • Pillippe Stephan Uraniumk 24 septembre 2013 00:46

                    Pour les durs (âme sensible passe ton chemin)
                    La surconsomation (que du bonheur)

                    plus cool

                    Aberrations agricoles - Les pommiers nains et les fraises Tagada

                    Je vais défendre encore un peu les pauvres manipulés
                    La science est au service des publicitaires et des marchands
                    on trompe aussi vos sens avec la chimie,les odeurs artificielles
                     (fausse odeur de pains cuit dans des fausses boulangerie ect..)
                    les psy sont dans le coups aussi,les scanners servent aussi à analyser
                    le déplacement de vos yeux sur des rayons de marchandises.
                    Et j’en oublie.

                    NeuroMarketing-Votre cerveau les intéresse
                    (acheter sans en prendre concience)

                    croyons aux jeunes (pas mal non)


                    • alinea Alinea 24 septembre 2013 00:55

                      bonsoir !
                      Je crois savoir que Paco de Lucia était pas mal non plus à cet âge là ; un peu différent tout de même, ça sentait moins l’exploit !! et il a bien évolué le bougre
                      pour les liens qui font flipper, j’attendrai demain, merci quand même ! smiley


                    • Pr gunther-schroebel 24 septembre 2013 16:48

                      je n’ai pas encore lu le fil des discussions mais l’article m’a fait penser à une série de BD :
                      elle s’appelle « trop de bonheur »
                      http://www.bedetheque.com/serie-4230-BD-Trop-de-bonheur-TDB.html

                      l’histoire se passe à Marseille dans un futur proche pas très engageant,
                      une nouvelle drogue fait son apparition qui rend les gens heureux
                      mais genre heureux pour de vrai, lucide, optimiste et volontaire et une seule prise suffit.
                      comme par exemple ce SDF complètement à l’ouest qui ouvre les rideaux de son squat insalubre, fait le ménage, prépare une bonne tambouille pour ses collègues désoeuvrés
                      évidement un truc pareil ça fout le bordel dans les rues smiley
                      ...


                      • claude bonhomme claude bonhomme 25 septembre 2013 08:24

                        Merci pour votre réaction.

                        Nos articles se complètent, je crois.

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