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Accueil du site > Tribune Libre > « La dette française n’est pas un problème »

« La dette française n’est pas un problème »

La dette publique française est actuellement de 1600 milliards d'euros environ, soit 20000 euros par habitant. Le remboursement de cette dette représente actuellement plus de 120 milliards d'euros (intérêts et capital). Le simple remboursement des intérêts est équivalent aux recettes de l'impôt sur le revenu.

Dans l'opinion publique française, il est courant de considérer que cette dette n'est pas un problème. L'économiste Jean-Paul Fitoussi, keynésien convaincu, est un des fervent défenseurs de cette idée.

Nous voudrions pointer les trois erreurs les plus courantes, que l'on trouve sur les forums et dans les discussions autour de ce thème.

1- "Il suffit à la France de retrouver sa souveraineté monétaire pour régler le problème, puisque on pourra "créer" de l'argent". Les tenants de cette thèse réclament la "libération monétaire" faisant remonter la source de nos problèmes à la loi du 3 janvier 1973 qui aurait empêché la banque de France d'émettre sa propre monnaie.

Cette vision appartient à une tradition française de la création "spontanée" de l'argent. Sous l'Ancien Régime, les caisses royales étaient souvent vides et les historiens affirment que les dettes du trésor royal sont une des causes principales de la Révolution Française. Deux épisodes fameux montrent pourtant bien que l'argent "ne s'invente pas".

En 1720, pendant la Régence, John Law tente par la création de la compagnie du Mississippi de résorber la dette publique. L'émission d'actions est censée alimenter le trésor royal, il déclenche en fait une fièvre spéculative, une bulle boursière qui explose, détruit la confiance et Law doit fuir avant d'être lynché. Law avait vendu "du vent" aux Français, en faisant miroiter des profits chimériques.

A partir de 1789, l'émission d'Assignats utilisés comme papier monnaie par l'Etat en déficit pour payer ses dépenses courantes aboutit à sa dépréciation et la spéculation. Les révolutionnaires l'utilisent pour financer leurs guerres. La quantité d'Assignats n'a cessé de gonfler, perdant toute valeur jusqu'à son retrait en 1796.

D'une manière générale, l'abandon par la majorité des Etats de la création monétaire spontanée pour régler leur problème de déficit correspond à une réalité économique : elle déclanche de l'inflation ce qui a des répercussions sur le pouvoir d'achat mais aussi .... sur les taux d'intérêts de la dette qui augmentent !

Ce phénomène a une explication simple : la création monétaire accroît la masse monétaire alors que la richesse réelle n'a pas grandi. C'est donc la valeur de l'unité monétaire qui baisse pour "régler" ce paradoxe. 

Il n'y a donc aucun espoir de voir la planche à billets nous aider à résorber la dette. Même les Etats-Unis, qui ont bénéficié de la position hégémonique du dollar pour utiliser cette technique pendant 30 ans, sont en train de le payer.

 

2- "Il suffit à la France de faire payer les riches pour régler le problème, puisque c'est eux qui ont l'argent".

Depuis une dizaine d'années, en France et ailleurs, les plus riches ont obtenu des baisses d'impôts très importantes. Ils payent en proportion beaucoup moins d'impôts que les classes moyennes.

Cette situation est d'autant plus regrettable que les riches, même retranchés dans leurs villas ou sur leur yachts, utilisent les biens publics à leur profit. Dans les pays qui les accueillent, leurs voitures empruntent les routes payées par la collectivité. Ils se font soigner et bénéficient du système de santé nationale. Leurs enfants sont scolarisés dans des écoles, publiques ou privées, financées par la Nation. Et leurs biens sont protégés par la force publique.

Peuvent-ils alors régler notre problème de dettes ? Même si cette mesure n'est pas la seule facilité fiscale qui leur soit accordé, le bouclier fiscal n'a jamais "coûté" à l'Etat plus de 500 millions d'euros.

En admettant que l'on demande aux riches une contribution supplémentaire de 10 milliards par an, il faudrait un siècle pour que celle-ci suffise à éponger nos déficits !

Certains espèrent alors la nationalisation et l'expropriation de leurs biens. Mais dans un monde totalement globalisé, où l'on peut faire circuler des millions d'un simple clic, cela semble bien hasardeux. De plus, cette mesure éloigneraient définitivement les investisseurs de l'Hexagone : plus personne ne se risquant à investir un centime dans un pays si il craint de le voir capter par l'Etat.

Aussi, si les facilités fiscales accordées aux riches expliquent, en partie, l'augmentation de nos dettes, il ne suffit pas ni à le comprendre, ni à le résoudre.

 

3- "La dette n'est pas un problème puisque la France est un pays riche".

Le patrimoine national de la France, c'est à dire la différence entre les actifs et les passifs, est estimé à 12 115 milliards d'euros, dont 76% sont détenus par les ménages. C'est une bonne nouvelle !

 

Cette richesse explique d'ailleurs pourquoi notre pays bénéficie encore des meilleurs appréciations des agences de notation. Ce qui a une conséquence positive sur nos dettes puisque nous pouvons emprunter (mais pour combien de temps encore ?) à un taux très bas de 3%.

Mais il faut savoir que le patrimoine des Français est de plus en plus détenu par ... des étrangers ! Plus de 42% des titres du CAC 40 mais aussi des propriétés, des vignobles, des entreprises. Un dixième des résidences secondaires appartient à des étrangers.

Se reposer sur notre richesse pour continuer de vivre à crédit. Ce raisonnement s'apparente à la procédure de l'hypothèque : je peux emprunter grâce à ma maison, il suffit de garantir mes emprunts en hypothéquant mon bien.

On sait où parfois cela mène : on perd sa maison comme le vivent actuellement des centaines de milliers d'américains !

L'emprunteur prudent sait qu'il faut éviter d'aller trop loin dans les dettes. Or, la France perd de sa richesse nationale depuis des décennies, sa dette s'alourdit.

Continuer à dire que cela n'est pas grave car nous payerons plus tard, est infantile et dangereux.

 

Conclusion : le discours sur la dette a toujours été considéré comme un discours de droite libérale. Cela était vrai dans les décennies de la fin du XXéme siècle où on pouvait se permettre d'utiliser l'emprunt comme arme économique.

Aujourd'hui, alors que "le feu est à la maison", continuer à croire qu'il s'agit d'un discours réactionnaire relève de l'inconscience. 

Quand le chef de famille a ruiné son ménage, tout le monde trinque, les enfants, les plus faibles, davantage encore.

Si on s'intéresse à l'intérêt commun et aux plus faibles, alors on doit se préoccuper de ce problème qui doit devenir un problème aussi pour la Gauche !


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61 réactions à cet article    


  • Alpo47 Alpo47 3 août 2011 11:32

    « ... Deux épisodes fameux montrent pourtant bien que l’argent »ne s’invente pas« .... »
    Ah bon ... et elles font comment les banques pour prêter aux particuliers ou ... aux Etats ?

    Un peu de tout et beaucoup de n’importe quoi dans cet article qui omet les multiples cadeaux de l’Etat aux entreprises et aux plus aisés (170 milliards ?).

    La dette n’est pas due à un surcroit de dépenses, comme on veut nous le faire croire pour justifier les sacrifices imposés, mais à une baisse de rentrées.


    • Cug Cug 3 août 2011 11:47

      « et elles font comment les banques pour prêter aux particuliers ou ... aux Etats ? »

      Tu m’étonnes smiley c’est la méga fête depuis ben ... 1973 dans la finance.
      Entre effet de levier, réserves discrétionnaires et produits financiers structurés ....


    • Georges Kaplan Georges Kaplan 3 août 2011 18:27

      « La dette n’est pas due à un surcroit de dépenses, comme on veut nous le faire croire pour justifier les sacrifices imposés, mais à une baisse de rentrées. »

      C’est fou le nombre d’ineptie qu’on peut lire…

      La dette est due au fait que, depuis 1975, aucun gouvernement de droite comme de gauche n’a voté ne serait-ce qu’un seul budget à l’équilibre. Pas un seul.

      De 2003 à 2010, la dépense publique passe de 53.4% du PIB à 56.6% du PIB (+3.2 points = « pas de surcroit de dépenses » ?) ; les recettes passent de 49.3% du PIB à 49.5% (+0.2 points = « baisse de rentrées » ?).


    • Alpo47 Alpo47 3 août 2011 18:54

      Kaplan,

      D’accord ...Et pourquoi donc les budgets ne sont ils plus à l’équilibre ?
       ... Parce que tous les gouvernements multiplient les cadeaux aux entreprises et baisses d’impots ou niches fiscales pour les plus haut revenus.

      Et donc ... limitent leurs rentrées.


    • Georges Kaplan Georges Kaplan 3 août 2011 19:05

      Je rêve !

      Le budget n’est pas à l’équilibre parce que (i) on dépense trop ou (ii) on ne collecte pas assez ou (ii) les deux. C’est incroyable d’être incapable de suivre un raisonnement aussi basique ! Vous êtes politicien ou quoi ?

      Accessoirement, juste pour la forme : « les cadeaux aux entreprises » c’est comme quand un braqueur ne vole que la moitié du contenue du coffre : on dit qu’il fait un cadeau à la banque…


    • platon613 3 août 2011 20:48

      Lisez plutôt cette article et vous allez comprendre !!!

      Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la dette sans jamais oser le demander

      Situation en France : TOUTES LES SEMAINES, l’État encaisse 3 Md€ d’impôts, dépense 5 Md€, et emprunte 12 Md€, dont 10 servent à rembourser la dette...

      http://www.news-26.com/econmie/862-...


    • latortue latortue 4 août 2011 11:21

      Kaplan

      Un pays ne peut s’en sortir que si son taux de croissance nominal, en gros le taux de rendement de ses dépenses, est supérieur au coût moyen des emprunts effectués pour réaliser ces dépenses. Or, cela ne sera pas le cas pour la Grèce ,le Portugal,l’Italie ,la France ect, au cours des prochaines années, du fait des politiques d’ajustement qui leur sont imposées. Le coût de la dette y restera supérieur au taux de croissance en gros les intérêts de la dette étouffent les états , ce qui fait qu’ils ne sortiront jamais de leur problème d’endettement. surtout ne croyez pas qu’il pourront subir dix ans d’austérité.

      La seule façon de s’en sortir est d’effacer une partie de la dette de ces pays pour relâcher la contrainte budgétaire qui pèse sur eux . Cette réduction de leur dette se fera, c’est incontournable ,mais c’est sur que ça ne fera pas plaisir aux marchés et aux spéculateurs qui se gavent sur la misère de ces pays ,la bourse vous fais vivre honorablement Monsieur Kaplan mais a force de tirer sur la corde et de trop en vouloir vous allez tout perdre messieurs les spéculateurs !!!!!!!!!!!!!! .jusqu’où peut on aller dans les mesures ,les contraintes infligées aux peuples de ces pays sans pour autant provoquer des révoltes .il est bien connue méfiance quand le peuple a fin les fourches ne sont pas loin !!!!!!!!!!mieux vaut accepter de perdre un peu maintenant que de tout perdre sous peu ,mais les marchés ont un appétit gargantuesque et se foutent bien des peuples donc les peuples feront de même il se foutrons des marchés et ces Messieurs irons se faire payer chez plumeau .


    • Cug Cug 3 août 2011 11:42

      .1/ Quelle différence y a t’il entre la création monétaire (intérêts) des banques privées alignée sur les crédits publics et privés et celle d’une banque centrale publique également alignée sur ces même crédits ?
      Mise à part bien entendu ou vont (dans quelles poches) les intérêts ...

      2/Aucun intérêt, discours que personnes ne tient dans la vrai vie.

      3/Apothéose de l’hypocrisie puisque la croissance de la dette française est à mettre en rapport avec le 1/. De plus :
       - la dette rapporte des intérêts à ceux qui la finance et est donc en ce sens très utiles pour faire faire de l’argent facile.
       - augmenter la dette permet aussi de vendre les systèmes publics, genre enseignements et soins, de privatiser et donc de mettre la main sur un marché qui peut rapporter gros.

       La dette est certes un problème mais à mettre en perspective avec le 1/
       Le plus simple est de faire défaut sur tout ou partie, de les déclarer odieuses lorsque c’est possible et de porter les pertes sur ceux qui ont prêtés.
      « Quand tu prêtes tu prends un risque alors assumes le ».


      • PhilVite PhilVite 3 août 2011 14:12

        Merci. Pour ma part j’en ai plein le dos de répéter toujours la même chose.

        Au syndrome du larbin il va falloir rajouter celui du payeur de dette !


      • Georges Kaplan Georges Kaplan 3 août 2011 18:35

        « Quelle différence y a t’il entre la création monétaire (intérêts) des banques privées alignée sur les crédits publics et privés et celle d’une banque centrale publique également alignée sur ces même crédits ? »

        Non mais sérieusement ! Ça veut dire quoi ce charabia ?


        « Le plus simple est de faire défaut sur tout ou partie, de les déclarer odieuses lorsque c’est possible et de porter les pertes sur ceux qui ont prêtés. »

        Et à votre avis, que vont dire les quelques millions de petits épargnants qui ont placé une vie d’économies sur un contact d’assurance vie en Euros quand ils réaliseront que les prêteurs c’étaient notamment eux ? Et qu’est ce qui va se passer quand les imbéciles que vous aurez mis au pouvoir auront besoin de fric et voudront emprunter ne serait-ce qu’un centime ?


        « Quand tu prêtes tu prends un risque alors assumes le »

        Ben voyons… On croirait entendre un truand qui s’adresse à sa victime : « quand tu sors la nuit, tu prends un risque alors assumes le ».


      • Cug Cug 3 août 2011 19:07

         Pour le charabia et faire simple, dans une société civile autant que que se soit le trésor public qui encaisse les intérêts de base puis les banques de second rang et enfin les emprunteurs pour les intérêts finaux.

        "que vont dire les quelques millions de petits épargnants qui ont placé une vie d’économies sur un contact d’assurance vie en Euros quand ils réaliseront que les prêteurs c’étaient notamment eux ?« 
        Je dirais qu’il faut trier la bonne dette de la mauvaise et sinon finalement » tu prêtes, tu prends un risque, tu assumes« , si t’as une assurance vie alignée sur de la mauvaise dette, comment dire ..., tu t’es fait »enfler, t’as fais confiance smiley

         Quand à emprunter je suis d’accord avec vous qu’il semble logique qu’un Etat est un budget en équilibre.
        Le problème actuel est donc comment dissoudre des dettes ?


      • Roosevelt_vs_Keynes 4 août 2011 00:28


        « Le problème actuel est donc comment dissoudre des dettes ? »

        C’est un problème politique car cela implique de s’attaquer directement aux intérêts de la Couronne britannique : Wall Street et LaCity de Londres.

        En France, le seul qui a pris ce risque dès la présidentielle de 1995, c’est Jacques Cheminade, président du mouvement politique Solidarité &Progrès et candidat pour 2012.

        Aujourd’hui, l’arme qu’il est le seul à porter au niveau historique requis pour justement trier les dettes au niveau international, c’est le Glass-Steagall. L’un de ses militants a fait une présentation à ce sujet.


      • AntoineR 3 août 2011 12:49

        « Si on s’intéresse à l’intérêt commun et aux plus faibles, alors on doit se préoccuper de ce problème qui doit devenir un problème aussi pour la Gauche ! »


        Une bonne dose de mauvaise foi. Quand on voit les déficits créé par la droite (notamment ces dernières années.

        La dette n’est pas un problème franco-français. Tous les pays « riches » sont actuellement dans la même position. Ne pensez-vous pas que cela puisse être voulu.

        Après tout, c’est une situation idéale pour l’oligarchie :
               - l’équivalent de l’impôt sur le revenu part tous les ans sur les marchés (c’est de la redistribution à l’envers),
               - L’état s’affaiblit tous les ans,
               - les acquis sociaux fondent comme neige au soleil,
               - les biens de la nations sont bradés......


        Vous simplifiez trop le discours des personnes qui n’acceptent pas la loi de 1973. Il ne s’agit pas de créer de l’argent pour rembourser la dette. Il s’agit tout simplement de ne pas accepter le fait qu’une banque privée puisse créer de l’argent gratuitement alors qu’un état ne peut pas le faire.
        La dette date d’ailleurs de 1973. Avant il y avait quoi ? les trentes glorieuses, le plein emploi..... l’enfer quoi !





        • Roosevelt_vs_Keynes 3 août 2011 13:11

          « Avant il y avait quoi ? les trentes glorieuses, le plein emploi..... l’enfer quoi ! »

          Exactement. Mais les 30 Glorieuses, c’était pour les petits joueurs !


        • Roosevelt_vs_Keynes 3 août 2011 12:58

          @ L’auteur

          « Deux épisodes fameux montrent pourtant bien que l’argent »ne s’invente pas".

          En 1720, pendant la Régence, John Law tente par la création de la compagnie du Mississippi de résorber la dette publique.« 

          La bulle de John Law n’était pas basée sur la réalité, mais sur de la spéculation.

           »La Banque générale privée de John Law fit faillite en 1720, trois ans seulement avant que l’usage de la monnaie-papier ne s’étende dans les colonies américaines. Le succès de cette entreprise d’émission monétaire directe en Amérique, en comparaison avec la fraude de Law en France, montre bien que l’indépendance de l’institution émettrice n’est pas le seul critère de la stabilité d’une monnaie. Ce qui est déterminant est l’intention de ceux qui dirigent la banque : servir l’économie physique, productive, par l’émission de crédit-monnaie, ou bien favoriser la spéculation à court terme." Source.

          "A partir de 1789, l’émission d’Assignats utilisés comme papier monnaie par l’Etat en déficit pour payer ses dépenses courantes aboutit à sa dépréciation et la spéculation.

          Il est bien connu que l’émission monétaire ne doit jamais servir à financer les dépenses courantes.

          "D’une manière générale, l’abandon par la majorité des Etats de la création monétaire spontanée pour régler leur problème de déficit correspond à une réalité économique : elle déclanche de l’inflation ce qui a des répercussions sur le pouvoir d’achat mais aussi .... sur les taux d’intérêts de la dette qui augmentent !"

          Alors pourquoi c’est le Glass-Steagall (disparition de la spéculation de l’économie réelle) et l’émission de crédit productif public qui ont permis les 30 glorieuses ? Vous oubliez la composante technologique dans votre raisonnement.

          "Ce phénomène a une explication simple : la création monétaire accroît la masse monétaire alors que la richesse réelle n’a pas grandi. C’est donc la valeur de l’unité monétaire qui baisse pour « régler » ce paradoxe.

          Ce problème a été réglé en 1776 par Alexandre Hamitlon, créant le véritable système d’économie politique américain CONTRE le libre-échange britannique.

          "Il n’y a donc aucun espoir de voir la planche à billets nous aider à résorber la dette. Même les Etats-Unis, qui ont bénéficié de la position hégémonique du dollar pour utiliser cette technique pendant 30 ans, sont en train de le payer."

          Bien évidemment pas la planche à billets en tant que telle, mais sous contrôle d’une planification indicative adossée à des projets relatifs à l’augmentation du flux de densité énergétique et à l’augmentation du potentiel de densité démographique relatif. C’est ce qui est discuté actuellement au Congrès US.


          • chapoutier 3 août 2011 13:09


            Les dettes ne sont pas perdues pour tout le monde

            faisons un peu de fiction :

            les agences de notation de Wall Street mettent dans leur collimateur un pays, tiens par exemple la Grèce,

            ces agences baissent la notation de ce pays «  attention la Grèce pourrait avoir des problèmes à rembourser ses dettes »

            la Grèce est alors forcé d’augmenter le taux d’intérêt offert aux investisseurs pour pouvoir refinancer ses dettes ;

            ces taux élevés causent encore plus de problèmes de refinancement ;

            on explique au peuple grec : « faut payer la dette qui n’est pas la tienne »

            et voilà qu’apparaissent les sauveurs de la Grèce : le FMI, l’union européenne et les banques.

            la Grèce reçoit quelques milliards d’euros fraichement imprimés mais à des conditions très strictes. Par exemple : privatisations forcées des services publics, de l’électricité, des télécommunications, de l’eau potable, routes, ports, transports ferrés, etc, etc,

            mais tout est fiction


            • devphil30 devphil30 3 août 2011 15:15

              « Peuvent-ils alors régler notre problème de dettes ? Même si cette mesure n’est pas la seule facilité fiscale qui leur soit accordé, le bouclier fiscal n’a jamais »coûté« à l’Etat plus de 500 millions d’euros. »
              Oui 500 millions mais par an ............

              http://fr.wikipedia.org/wiki/Bouclier_fiscal

              Année d’imposition Année de remboursement Remboursements Bénéficiaires Remb. moyen 2006 2007 246 M€[24] 15 066 16 328 € 2007 2008 578 M€[25] 18 893 30 593 € 2008 2009 585 M€[26] 16 350 35 780 € 2009 2010 679 M€[27] 18 764 36 186 € 2010 2011 591 M€[28] 14 400 41 041 €

              Pour 2009, les 9 789 contribuables les moins aisés ont obtenu une restitution de 559 euros en moyenne chacun. Les 1 169 plus fortunés se sont partagé 423,32 millions d’euros (62 % de l’enveloppe totale) en empochant un chèque du Trésor moyen de 362 126 euros chacun[29].

              Soit au total 2.679 milliars d’euros , il aurait été possible de faire autre chose avec que de renflouer 1169 contribuables déjà très aisé avec un chèque de 362.126 euros chacun.
              En combien de temps un français moyen peut gagner cette somme ???




              • Winston Smith 3 août 2011 19:15

                Oui, mais lorsqu’ils seront tous parti, ils payeront encore moins...




              • Winston Smith 4 août 2011 19:38

                « Vous nous sortez l’argument qui fait pleurer dans les chaumières dites donc ! »


                Vous pleurerez, croyez moi...

                « Ne vous inquiétez donc pas, ils aiment trop notre cul bien chaud pour partir ! Ici pour eux, c’est le paradis contrairement ce qu’on veut nous faire croire !!!!! »

                Alors, pourquoi partent ils en MASSE ? Pourquoi délocalisent ils ? Pourquoi 35% (! ! record mondial) de l’économie française appartient elle à des étrangers ? (Japon, - de 5%, USA - de 10%)
                Moi, je veut bien tout ce qu’on veut, mais qu’on soit rationnel..

                « Et franchement : VIVEMENT QU’ILS SE BARRENT.... et vite, sinon de toute manière on leur coupera la tête. »

                Oui, 20 entreprises du CAC40 se barrent, et ? Ca fait un trou de 40 milliards pour l’Etat, pas mal de licenciement, qu’est-ce qu’on y gagne ???????


                « Que ces parasites sangsues aillent profiter de quelqu’un d’autre... c’est une question de vie ou de mort.... pour eux ! »

                Vous avez tort : nos problèmes viennent justement que, depuis plusieurs décennie, la majorité vie au crochet de la minorité. Certes, on a le droit de ne pas aimer les Riches, comme de ne pas aimer les Juifs, les Noirs, les Arabes et les Francs-Maçons. Mais il faut d’abord voir ou est notre intérêt, parce que, pas loin, il y a la Chine, et la Chine, c’est pas des rigolos, hein.. 


              • devphil30 devphil30 3 août 2011 15:17

                Pour être plus clair , j’ai marqué 2 milliards et 679 millions

                Philippe


                • mac 3 août 2011 15:36

                  La dette qu’on utilise pour justifier les plans de rigueurs les plus draconiens ne vient pas de nulle part.
                  Elle a été voulue par des hommes politiques de tous les bords sans nous demander notre consentement. Un peu comme si un gestionnaire de biens faisait des dettes en notre nom sans même nous demander notre avis.
                  Si la dette pose un problème, que n’ont-ils pas mis le haut là bien avant ?
                  La réponse est simple : premièrement la dette rapporte énormément d’intérêts aux plus riches, contribuant à asseoir leur fortune et leur puissance , deuxièmement elle fragilise les états , permet l’adoption des réformes les plus libérales et les privatisations des biens publics sans que le peuple ne puisse les remettre en cause.
                  Bref une chance au grattage et une seconde chance au tirage toujours au profit des oligarques financiers.
                  Merci aux politiques de leurs avoir amené tout cela sur un plateau.
                  Quant au types qui défendent encore un tel système, soit ils en croquent et on comprend qu’ils ne veuillent pas tuer la poule aux oeufs d’or soit il faut qu’ils ouvrent un peu plus grands les yeux pour constater que ça nous mène droit dans le mur.


                  • Roosevelt_vs_Keynes 3 août 2011 15:59

                    « soit il faut qu’ils ouvrent un peu plus grands les yeux pour constater que ça nous mène droit dans le mur. »

                    Lorsque les amis de Nicolas de Cues ont pris le Mayflower pour aller dans la Baie du Massachussets fonder les Etats-Unis, ils savaient qu’ils quittaient le continent européen en raison du fait que ce dernier était bien trop empreint de mentalité oligarchique.

                    Vous parlez d’« ils », de « eux »... mais pas encore de vous en tant qu’agissant dans les affaires du monde...


                  • sleeping-zombie 3 août 2011 16:16

                    Hello,

                    Simple question, toute bête sans doute :
                    Sachant que le moindre logement d’Ile de France est surrévalué d’au moins 30% (une simple comparaison entre Paris et Berlin suffit pour s’en convaincre), ne serait-il pas possible de dégonfler cette bulle de manière contrôlée pour rembourser la dette ?
                    3 millions de logements à 50 000€ de trop, ça permettrait de récupérer 150 milliards. Déjà un dixième d’un coup.
                    Et là je ne compte que les logements des particuliers (et en sous-évaluant), si on y ajoute les bureaux...
                    Ca a l’air brutal comme ça, mais quitte à ce que la bulle pète, autant savoir a qui ça profitera.

                    Autre simple question bête : la dette de la France, qui la possède ? Parce que c’est bien beau de dire « le remboursement représente l’ensemble de l’impôt sur le revenu ». Mais qui le touche cet argent ?
                    J’ai comme la vague intuition que c’est majoritairement les français eux-mêmes : les 4% de rendement de rendement des assurances-vie, d’où viennent ils ? Après, tant que cet argent circule et sert à répondre à des besoins, il est pas perdu. Donc, de ce point de vue, non, la dette n’est pas un problème. Pas un problème économique. Un problème démocratique, oui, et un gros. Mais pas économique.

                    ++


                    • Roosevelt_vs_Keynes 3 août 2011 17:59

                      « ne serait-il pas possible de dégonfler cette bulle de manière contrôlée pour rembourser la dette ? »

                      Avec un Glass-Steagall, c’est toutes les bulles que tu dégonfles.


                    • Winston Smith 3 août 2011 19:09

                      Cher Monsieur, les logements ne sont pas « surrévalué », mais leur prix tiens compte des impôts qui frappe l’immobilier en France, et notamment l’ISF..


                    • Prometheus Jeremy971 3 août 2011 19:35

                      l’isf pour les logements ? Vous achetez une un immeuble je veux bien, mais le propriétaire moyen n’atteint pas l’ISF comme ça !


                    • Marc Bruxman 3 août 2011 19:58

                      « l’isf pour les logements ? Vous achetez une un immeuble je veux bien, mais le propriétaire moyen n’atteint pas l’ISF comme ça ! »

                      A Paris, c’est assez vite fait. Vous achetiez quelques appartements à prix raisonnable début 90 (après que la bulle fit poum) et vous êtes aujourd’hui bien riche. Et probablement imposable à l’ISF.

                      En l’an 2000, on trouvait encore à Paris intra muros des studios « acceptables » pour moins de 100 000 €. Autant vous dire qu’en 2011 c’est mort et enterré !


                    • Marc Bruxman 3 août 2011 20:04

                      "Simple question, toute bête sans doute :
                      Sachant que le moindre logement d’Ile de France est surrévalué d’au moins 30% (une simple comparaison entre Paris et Berlin suffit pour s’en convaincre), ne serait-il pas possible de dégonfler cette bulle de manière contrôlée pour rembourser la dette ?
                      3 millions de logements à 50 000€ de trop, ça permettrait de récupérer 150 milliards. Déjà un dixième d’un coup.« 

                      Oui mais comment récupéres tu l’argent ? Il s’est envolé, fini. Ceux qui ont vendus se sont enrichis mais souvent ils ont rachetés un autre bien. Dégonfler la bulle immobilliére par contre va faire baisser les recettes (car les frais de notaires ce n’est pas le notaire qui en touche la grosse partie mais l’état !). Il n’y a pas de moyen de récupérer l’argent d’une bulle spéculative. Une bulle c’est fragile, dès que tu y touches, poum elle péte. Et alors tout ce qui valait cher ne vaut plus rien. De l’autre coté, la masse de cash ira ailleurs...

                       »Autre simple question bête : la dette de la France, qui la possède ? Parce que c’est bien beau de dire "le remboursement représente l’ensemble de l’impôt sur le revenu« . Mais qui le touche cet argent ? »

                      Ca ne change rien tant que tu as besoin qu’ils continuent de te préter du fric ! Tu peux dire à tes créanciers de se mettre un doigt quand tu n’a plus besoin d’eux. De l’autre coté, ceux qui nous ont beaucoup prété vont continuer à le faire de peur que l’état ne puisse plus rembourser. (De la même façon qu’un vieux chef d’entreprise m’avait dit « mouille ton banquier quand ca va bien. Plus tu lui dois du fric, plus il sera cool avec toi en temps de crise ».


                    • jeanaugustin 3 août 2011 16:55

                      Deux interrogations à l’auteur de cette rubrique : 

                      Qui crée de la monnaie scripturale depuis que la banque de France n’est plus autonome et que le trésor public à renoncé à sa fonction bancaire par un arrêté ministériel signé par Laurent FABIUS ? Les banques de second rang...ce sont elles qui doivent remettre au trésor public une partie de leur création monétaire scripturale. Avec la monnaie moderne nous ne sommes plus au temps des assignats.

                      • Pépé le Moco 3 août 2011 19:49

                        Effectivement @ jeannaugustin,

                        L’auteur ne semble pas avoir de connaissances en matière monétaire.
                        Ce lien (certes imparfait) lui permettra surement de dépasser la période de 1789 et de comprendre un peu mieux les mécanismes monétaires plus récents.

                        « Quand le sage montre la lune, l’idiot regarde le doigt » - Proverbe chinois


                      • Roosevelt_vs_Keynes 4 août 2011 01:49

                        Encore un qui croit au monétarisme... Jamais entendu parler du système américain hamiltonien, qui créa les 30 Glorieuses, j’imagine :)


                      • hacheii 3 août 2011 17:20

                        Il faut aussi rappeler qu’il s’agit principalement de la dette de la gauche, aussi bien en faisant venir des immigrés pour faire plaisir à leurs amis les patrons, qu’en distribuant allègrment des emplois de fonctionnaires à tous leurs amis ; 7 millions de fonctionnaires à 2300 euros NET ; Voilà d’où vient en grande partie la dette.
                        .
                        Les gauchistes qui essayent de refiler le bébé à la droite sont pitoyable, c’est pas nous c’est la droite les méchants, non c’est faux, les responsables des problèmes actuels sont à gauche et presque uniquement à gauche.


                        • chapoutier 3 août 2011 18:30

                          j’en connais des fonctionnaires qui vont être heureux d’apprendre qu’ils gagnent 2300 euros net par mois !

                          ça va être la fête du slip ce soir, le champagne va couler à flot.

                          faut bien fêter une telle augmentation non !!!!


                        • Georges Kaplan Georges Kaplan 3 août 2011 19:07

                          Ben voyons… Pas un seul budget à l’équilibre depuis 1975. Vous pigez là ? De « gôche » comme de « drouate » : tous une bonne grosse bande de sozio-démokrates irresponsables et clientélistes.


                        • Marc Bruxman 3 août 2011 19:55

                          Je crois que le système « dette » est allé un peu trop loin pour que l’on échappe à un passage par la phase « souveraineté monétaire ». Le remboursement de la dette actuelle est impossible. Pour une famille de 4, cela fait : 80 000 € de dette. Le prix d’un petit appartement dans une petite ville de province ou d’une chambre de bonne en périphérie de Paris. Il faut se mettre à l’évidence, la dette des pays développés ne sera jamais remboursée.

                          Il y a deux issues possibles dans ce cas la :

                          • Laisser la situation se dégrader jusque au stade ou il ne sera plus possible de tenir. Les états se mettront alors en situation de défaut et se sera un beau bordel.
                          • Passer par l’inflation ce qui est difficile à obtenir dans un cadre ou la démographie pointe vers une réduction de la population (et donc la déflation). Pour cela, le seul moyen est d’émettre artificiellement de la monnaie.
                          La seonde solution pose un gros danger, il faut des dirigeants suffisamment responsable pour doser intelligemment l’émission de monnaie et surtout il faut dans le même temps pratiquer l’austérité et non la fuite en avant (ce qui va arriver aux USA devrait toutefois être dissuasif). Mais l’inflation a l’avantage d’être un « fuck » déguisé aux créanciers qui vont aller se faire mettre comme dans la premiére solution mais de façon plus soft et étalée dans le temps.

                          Dans un cadre de déflation démographique, un petit peu d’inflation n’est probablement pas plus mal. Un taux de 10% (maximum) aiderait en fait à :

                          • Inciter les gens à investir plutot que garder des liquidités.
                          • Dire un « fuck » aux créanciers. (Défaut ordonné).
                          • Réegalise les richesses.
                          Pour le reste, l’inflation étant une taxe cachée, dans tous les cas on paiea l’incurie de ceux qui nous dirigent. Au point ou on en est, il ne s’agit pas de savoir si on va se faire enculer, mais il s’agit de savoir si on met du lubrifiant, du sable ou du verre pillé ! ! !

                          • Lucknow 3 août 2011 22:32

                            Post intéressant, je pense depuis un moment qu’un petit retour à l’émission monétaire serait bienvenu. Et comme le même auteur l’a dit dans un autre commentaire sous le même article, la dette a peu de chance d’être remboursée, alors autant que la perte d’une partie des créances, inéluctable, se fasse le mieux pour tout le monde.


                          • Prometheus Jeremy971 3 août 2011 20:01

                            Je crois qu’il n’est pas possible de faire marche arrière tout simplement. Nos politiques ont deux choix, soit de laisser faire, et c’est une crise mondiale, soit de s’endetter encore et encore.

                            Même le FN est incapble d’imaginer les conséquences d’un défaut de paiement de la dette française, et ne cite jamais cette solution explicitement.

                            Cela ne sert à rien d’imaginer des solutions pour sortir du problème car je pense simplement qu’il n’y en a pas, ou plus maintenant en tous les cas.

                            Après juste avec du bon sens on comprend que les dettes des pays ne représentent rien, ni leurs notations, que la spéculation a pris le pas sur tous les prix des matières premières, et de l’immobilier... Mais il n’y a pas de bon sens...

                            Un système qui marche sur la tête en fait...


                            • Pyrathome Pyrathome 3 août 2011 20:23

                              article de propagande, le cac et les 40 voleurs vous remercient chaleureusement....


                              • platon613 3 août 2011 20:44

                                Lisez plutôt cette article et vous allez comprendre !!!

                                Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la dette sans jamais oser le demander

                                Situation en France : TOUTES LES SEMAINES, l’État encaisse 3 Md€ d’impôts, dépense 5 Md€, et emprunte 12 Md€, dont 10 servent à rembourser la dette...

                                http://www.news-26.com/econmie/862-tout-ce-que-vous-avez-toujours-voulu-savoir-sur-la-dette-sans-jamais-oser-le-demander.html


                                • BA 3 août 2011 21:28

                                  Fonds Européen de Stabilisation Financière (FESF) : quels sont les Etats qui apportent le plus de garanties ?

                                   

                                  Réponse :

                                   

                                  1- L’Allemagne apporte une garantie de 119,39 milliards d’euros, soit 27,13 % du FESF.

                                   

                                  2- La France apporte une garantie de 89,66 milliards d’euros, soit 20,37 % du FESF.

                                   

                                  3- L’Italie apporte une garantie de 78,78 milliards d’euros, soit 17,90 % du FESF.

                                   

                                  4- L’Espagne apporte une garantie de 52,35 milliards d’euros, soit 11,89 % du FESF.

                                   

                                  5- Les Pays-Bas apportent une garantie de 25,14 milliards d’euros, soit 5,71 % du FESF.

                                   

                                  6- La Belgique apporte une garantie de 15,29 milliards d’euros, soit 3,47 % du FESF.

                                   

                                  7- La Grèce apporte une garantie de 12,39 milliards d’euros, soit 2,81 % du FESF.

                                   

                                  Autrement dit :

                                   

                                  Pour sauver les Etats européens surendettés, les Etats européens ont décidé de créer un Fonds de sauvetage, mais ce sont les Etats européens surendettés qui apportent des dizaines de milliards d’euros de garanties !

                                   

                                  Exemple : pour sauver l’Italie surendettée, l’Italie surendettée apporte 78,78 milliards d’euros de garanties au FESF !

                                   

                                  J’éclate de rire !

                                   

                                  C’est du pipeau, ce FESF !

                                   

                                  http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/0201534442871-les-quatre-questions-sur-les-nouvelles-fonctions-du-fonds-europeen-de-stabilite-financiere-199279.php

                                   



                                    • moebius 3 août 2011 22:41

                                      La dette française n’est pas un probléme car nous sommes français et je suis français et j’en suis content....Je proposerai en tant que français de proposer au monde d’abandonner leurs monaies qui ne valent rien et d’adopter le franc francais car le franc français est super sympa, notamment les billets qui sont trés jolies et super bien dessinés surtout celui avec Victor Hugo dessus... un peu moins le Voltaire qu’il faudrait refaire parce que l’artiste a un peu débordé


                                      • Laratapinhata 3 août 2011 23:03

                                        Comme l’a dit Ariane Walter, il reste la solution Yankee : Déclarer la dette détestable...et ne pas rembourser...

                                        Et puis je ne me souviens plus qui, a proposé de saisir les banques, et d’éponger les dettes des copains Grèce, Italie...

                                        Sinon, on ne voit pas ce qui retiendra la prochaine génération d’émigrer, vers d’autres cieux. Il ne restera en France que des retraités et des sous-qualifiés.


                                        • jean-jacques rousseau 4 août 2011 00:04

                                          Article absurde de mystification pseudo-economique.


                                          « il est courant de considérer que cette dette n’est pas un problème. L’économiste Jean-Paul Fitoussi, keynésien convaincu... »

                                          Pourquoi faire référence à Fitoussi est-ce pour dénoncer l’absurdité de cette analyse ou est-ce ce qu’on appelle un « argument d’autorité » ?
                                          Mystère et boule de gomme...
                                          Qu’est-ce que ca veut dire « Keynésien convaincu » depuis la fin du contrôle des changes décidée par Pierre Bérégovoy en 1991 et l’adoption de la théorie de la globalisation financière et de l’allocation des ressources financières par les marchés ? 
                                          Rien.
                                          « Aussi, si les facilités fiscales accordées aux riches expliquent, en partie, l’augmentation de nos dettes, il ne suffit pas ni à le comprendre, ni à le résoudre. »
                                          Faux bien sûr. Non seulement connaitre la cause majeure du déséquilibre financier permet de comprendre le phénomène dans sa quasi-intégralité mais ensuite pour le résoudre il faut mettre en évidence le fait que les avoirs détenus par quelques francais notamment en OPCVM suffisent plus que largement à éponger la prétendue dette française.

                                          Vous avez d’autres mystères à éclaircir monsieur le mystificateur ?


                                          • jean-jacques rousseau 4 août 2011 00:52

                                            Effectivement pour regler le probleme de la dette il faudrait le considérer comme ce qu’il est : un vrai problème qui conduit à une banqueroute nationale.

                                            Il faudrait aussi une véritable nuit du 4 août qui annonce la fin des privilèges, la confiscation de patrimoines encore plus dangereux pour la Nation que ceux de la Noblesse et du Clergé réunis.

                                            Car la République ne peut tolérer ni supporter plus longtemps l’infraction flagrante et permanente à l’article premier de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen : « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune. »
                                            Il s’ensuit que tout patrimoine constituant une nuisance contraire à l’utilité commune, telles que les obligations sur le Trésor dont les intérêts causent la paralysie financière et économique du pays, doit etre frappé de confiscation sans indemnité, ni recours. 

                                          • Loinet 4 août 2011 08:26

                                            Toutes les années passées ont donné l’impression que la seule possibilité qui reste aux partis, à tous car ils sont tous dépensiers à leurs façons, c’est d’éradiquer la part d’égoïsme qui est ancrée dans tous leurs électorats, et qui ajoutée au poids des sceptiques non-votants, donne une majorité fataliste qui accepte bon an mal an les déficits faramineux ou les obligations généreuses liées à des accords internationaux. 
                                            La moindre des choses serait de pouvoir tenir un an sans déficit et augmentation des dettes.
                                            Ainsi on pourrait mesurer l’effort consenti. Actuellement il n’en est rien. Les efforts à faire demandent à être exemplaires. Il faudrait donc éviter les fanfaronnades et les démonstrations de puissance et emprunter un profil bas et plus solide.  


                                            • Defrance Defrance 4 août 2011 10:30

                                               Il est bien evident que l’on ne peut pas demander aux pauvres de donner ce qu’ils n’ont pas, ni saigner les classes intermédiaire qui sont une grande partie de la population active qui font « tourner l’economie » ? Conclusion l’auteur a parfaitement raison d’ écrire : 

                                              « Il suffit à la France de faire payer les riches pour régler le problème, puisque c’est eux qui ont l’argent ».

                                              En particulier les spéculateurs qui ne vivent QUE de la bourse, qui lancent de fausses information pour faire baisser ou monter les cours, bref qui s’engraissent sur le dos des citoyens qui perdent leur emploi !

                                              Dans mes propositions « Bonsensiste » je préconise la confiscation pure et simple pour les 2/3 des sociétés qui délocalisent pour y employer des chômeurs et continuer l’activité EN CONCURRENCE avec celui qui décide de gaver des INVESTISSEURS domiciliés sur l’ile de Man , Monaco, la Suisse .... Des employés d’une usine de st Quentin l’ont fait eux mêmes !

                                               De plus il y a un fait TRES IMPORTANT qui n’est pas mentionné dans cet article et qui explique la situation dans laquelle nous nous enfoncons jour apres jour :

                                               L’état à privatisé pratiquement tous les postes créditeurs de la Nation ( banque, assurance, énergie, transports, autoroutes ...) , il ne lui reste que des postes débiteurs sur sa comptabilité , alors imaginé un instant une famille SANS salaires qui doit payer ses factures ???????

                                               En dernier recours, comme le signale Ariane Walter et de jouer cela a l’Islandaise ! ON NE VOUS REMBOURSE QUE SI VOUS POUVEZ PROUVER QUE VOUS ÊTES NUS A LA RUE !


                                              • Defrance Defrance 4 août 2011 10:48

                                                « soit 20000 euros par habitant »

                                                La formulation 200 000 pour 10% des habitants , voire même 2 000 000 pour 1% serait plus justifiée ?


                                                • Defrance Defrance 4 août 2011 10:51

                                                   En fait ce n’est même pas équivalent a un mois de revenus du retraité Jacques Chirac ! Alors pourquoi en faire un fromage Monsieur Kaplan  ?


                                                  • Defrance Defrance 4 août 2011 10:57

                                                    Et Naboleon dépense combien par jour pour tenter de confisquer le pétrole Libyen ?


                                                    • Francis, agnotologue JL 4 août 2011 11:13

                                                      Comment se décrédibiliser en beauté ! L’auteur écrit au 5è §, je cite : « Cette vision appartient à une tradition française de la création »spontanée« de l’argent. Sous l’Ancien Régime, les caisses royales étaient souvent vides et les historiens affirment que les dettes du trésor royal sont une des causes principales de la Révolution Française. Deux épisodes fameux montrent pourtant bien que l’argent »ne s’invente pas".


                                                      Curieux amalgame entre la révolution française était la création monétaire !

                                                      Pour le reste, je rejoins les commentaires notés positvements.

                                                      Juste pour le fun, je voudrais relever celui-ci, de kaplan : « les cadeaux aux entreprises » c’est comme quand un braqueur ne vole que la moitié du contenue du coffre : on dit qu’il fait un cadeau à la banque…"

                                                      @ kaplan : Dans ce qui permet la plus value réalisée par les entreprises, il y a l’utilisation de l’infrastructure qu’elles utilisent et qu’elles ne paient pas autrement que par les prélèvements. Imaginez vous une entreprise dans le désert, devant elle même créer cette infrastructure, gérer le capital humain qu’elle emploie, de la naissance à la mort. Faites les comptes !

                                                      Le pillage du Trésor public organisé par les vautours capitalistes est favorisé par les politiques félons qui empruntent sans compter pour alimenter cette curée obscène et criminelle. Comble dans l’ordure, ils prennent prétexte de l’endettement des Etats pour ruiner toute vélléité de protection sociale et de politique à long terme.

                                                      Après avoir pourri la moitié de l’Etat par la redistribution à l’envers qui mène au chaos, ils ont entrepris d’en jeter la partie saine, la redistribution porteuse de progrès. Mais ceux-là n’ont que faire de la France et des Français : ce sont les agents de l’étranger, leurs lobbyistes et leurs idiots utiles.



                                                      Bis repetita placent : «  »De quoi Ubu est-il fondamentalement la figure ? Du despote parasitaire. Avant l’Etat fiscal, il y a eu la servitude féodale… et après lui il y a la prédation actionnariale. …Quelle est la puissance despotique d’aujourd’hui qui soumet absolument le corps social et le laisse exsangue d’avoir capté la substance de son effort ? Certainement pas l’Etat social – dont on rappellera au passage qu’il restitue en prestations collectives l’ensemble de ses prélèvements… – mais le système bancaire-actionnaire qui, lui, conserve unilatéralement le produit intégral de ses captations.«  » (Frédéric Lordon)


                                                      • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 4 août 2011 12:26

                                                        Tout à fait d’accord avec votre commentaire.
                                                        Et merci pour la belle citation de Lordon !


                                                      • Francis, agnotologue JL 4 août 2011 12:56

                                                        Merci de le souligner.

                                                        Un autre amalgame insupportable concerne aussi celui qui est fait ici implicitement entre la dette contractée envers les bourgeois par couple royal tout puissant, et la dette d’un Etat moderne livré à la prédation organisée par ces mêmes prêteurs.

                                                        Mêmes prêteurs à la différence que ceux de notre époque ne sont même pas des compatriotes !


                                                      • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 4 août 2011 12:23

                                                        Quand on pense à tout ce qui s’écrit de bon ici sur la dette, votre article fait pâle figure.
                                                        Il verserait même dans l’indigence intellectuelle.
                                                        Je ne voudrais pas vous fâcher mais il semble que vous n’ayez rien compris à la création monétaire et que vous soyez à nous resservir les mêmes vieux clichés sur le caractère inflationniste de la planche à billet.
                                                        Vous semblez incapable de vous poser la question de savoir pour quelle raison le pouvoir de la création monétaire (par la dette) devrait être laissé au seul secteur privé.
                                                        Réfléchissez un peu là-dessus et vous verrez vite que même si c’est malheureusement devenu une norme de fait, cela reste tout à fait injustifiable.

                                                        Après le coup d’état U.S. de la création de la FED en 1913 (suivez Eustace Mullins et ses Secrets de la Réserve Fédérale), la loi de 1973 a fait notre ruine simplement par cette privation de souveraineté sur la monnaie. L’’accumulation des intérêts dûs est ce qui fait notre dette actuelle. Si la nation avait gardé sa souveraîneté sur la création monétaire (tout à fait indispensable et pas inflationniste par nature) nous serions actuellement moins endettés que nous l’étions en 1979.

                                                        Je vous encourage vivement à lire Jacques Holbecq ou à écouter les conférences d’Etienne Chouard. Prenez le temps de la réflexion et vous mesurerez la trivialité de vos présents propos.


                                                        • Francis, agnotologue JL 4 août 2011 13:10

                                                          @ Luc-Laurent Salvador,

                                                          à mon tour, j’approuve votre intervention et vos remarques concernant l’auteur et son tecte.

                                                          Ce lien entre l’ancien Régime et notre dette est intéressant et aurait mérité un article. Je voudrais soulever ici un aspect de cette création monétaire : il me paraît clair que cette répulsion vis-à-vis de la planche est héritée de l’acien Régime. Le Roi étant de la même classe sociale que les riches qui lui prêtaient, il ne pouvait pas pu recourir à un procédé inflationniste qui aurait trahi sa base. En revanche, le recours à la planche à billet par un Etat démocratique est la hantise des riches en ce qu’il constitue une redistribution parfois nécessaire pour éviter précisément de nouveaux désordres liés à de trop grandes injustices et trop de sacrifices demandés aux populations.

                                                          Le moyen que les riches ont trouvé pour contourner cette menace inflationniste a été de déposséder l’Etat démocratique de la possibilité de recourir à cette possibilité : avec ce droit de créer eux-même la monnaie, ils possèdent le poison et l’antidote, l’arme et la carapace. Et l’Etat démocratique est ruiné dans les deux sens du terme : dans son pouvoir et dans ses caisses.

                                                          Les uns ont la chose et son contraire, les autres n’ont que la double peine.


                                                        • Francis, agnotologue JL 4 août 2011 13:42

                                                          Une démocratie qui n’a pas la maîtrise de sa monnaie n’est pas une démocratie : c’est un terrain de jeu de Monopoly.


                                                        • Winston Smith 4 août 2011 19:48

                                                          « Je ne voudrais pas vous fâcher mais il semble que vous n’ayez rien compris à la création monétaire et que vous soyez à nous resservir les mêmes vieux clichés sur le caractère inflationniste de la planche à billet. »


                                                          Cher Monsieur, si la planche à billet vous semble un mythe, n’hésitez pas à lire le passage de Hedwards sur le IIIéme REICH consacré justement à cette merveilleuse période d’inflation...

                                                          « Vous semblez incapable de vous poser la question de savoir pour quelle raison le pouvoir de la création monétaire (par la dette) devrait être laissé au seul secteur privé. »


                                                          N’importe qui peut créer de la monnaie : C’EST UN FAIT.
                                                          Par contre c’est justement interdit (sauf exception) aux Banques.
                                                          Donc, visiblement, vous avez ratez votre cours à l’université sur l’économie monétaire..

                                                          Par ailleurs nos problème de viennent pas de la crise des USA, car c’est la Même depuis 30 ans au moins...
                                                          Ce qui arrive devait arriver, puisqu’on à tout fait en France, malgré les avertissements soigneusement censuré pour y arriver..

                                                          Cela dit, rien n’est perdu. Si le Peuple Français se ressaisie, s’il embrasse loyalement les règles du capitalisme, il n’a pas dit son dernier mot..
                                                          Car enfin, est-ce que la haine des riche vaut le fait de finir dans un pays poubelle du tier monde ?? Je ne crois pas.




                                                        • Francis, agnotologue JL 5 août 2011 09:11

                                                          Smith,

                                                          vous écrivez : « Car enfin, est-ce que la haine des riche vaut le fait de finir dans un pays poubelle du tier monde ?? Je ne crois pas. »

                                                          Cette question est un sophisme incarné, le contraire du bon sens. C’est précisément parce qu’on ne haïra pas suffisamment les riches qu’on finira comme le tiers monde. Quand la Chine sera un peu mieux lotie et aura mis sa croissance au service des Chinois, alors, les délocalisations se feront vers l’Afrique où la main d’oeuvre est dix fois moins chère. S’il faut attendre que l’Afrique arrive à se sortir du fond du trou où elle est, nous serons déjà tous morts, la planète sera ruinée, nos arrières petits enfants enfants seront esclaves et pauvres.

                                                          Je conseille à tous de lire ce formidable article de Frédéric Lordon dans le MD de ce mois en kiosque ou sur le net : 

                                                          « Comment rompre avec le libre-échange : la démondialisation et ses ennemis ». 


                                                        • Winston Smith 4 août 2011 19:40

                                                          Vous oubliez un détail LA PAROLE DE LA FRANCE.


                                                          Si la France ne respect pas sa Parole, dans un siècle on s’en souviendra..

                                                          La France s’est engagé, elle DOIT donc tenir ses engagements : on n’est pas des bouseux, nous !



                                                          • Francis, agnotologue JL 4 août 2011 19:47

                                                            Smith,

                                                            ce n’est pas la France qui s’est engagée, mais un gouvernement félon. Et ceux envers qui il engageait la parole de la France le savaient bien, qu’il était dans la haute trahison.


                                                          • Francis, agnotologue JL 5 août 2011 09:02


                                                            Stabiloboss,

                                                            effectivement, un gouvernement de gauche pourrait décréter que le budget sera équilibré et on paiera en priorité et dans l’ordre :

                                                            1 - les dépenses de fonctionnement, la politique sociale et les investissements.

                                                            2 - on remboursera progressivement la dette si le buget le permet.

                                                            3- On remboursera seulement ensuite les intérêts des emprunts et si le buget le permet.
                                                             
                                                            Ainsi, les remboursement de la dette et éventuellement les intérêts ne seront versés qu’en échange d’une hausse de la contribution des hauts revenus et des grandes fortunes au budget de l’Etat.


                                                            C’est la politique du « donnant donnant » ! L’inverse de ce que les républicains et le Tea party ont imposé à Obama.

                                                            Obama a accepté que la peur soit du coté des pauvres : Ce n’est pas de gauche. Il faut que la peur retourne du coté qu’elle ne devrait jamais quitter, le coté des prêteurs en vertu du dicton : « on ne prête qu’aux riches, et qui prête aux pauvres prête à rire » ! Ces gens sont morts de trouille et Obama s’est déculotté devant eux. C’est lamentable !


                                                            On disait le socialisme c’est « donne moi ta montre, je te donnerai l’heure. »
                                                             
                                                            Le capitalisme financier c’est : « donne moi ton argent, je te le prêterai ».

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