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Accueil du site > Tribune Libre > Le coq gaulois : oraison funèbre

Le coq gaulois : oraison funèbre

Lardé de coups depuis plus de deux mille ans, son panache multicolore aujourd’hui en berne, le coq gaulois vit-il ses derniers instants ? C’est du moins ce que semblent souhaiter dans un touchant cri du coeur le philosophe mondialiste (1) et l’archéologue historien (2). Dès lors, il me revient, de par ma filiation génétique, culturelle et spirituelle, de prononcer les premiers mots de l’oraison funèbre.

Chère Bibracte,
 
Tu es née dans le berceau d'un pays fortuné que nous appelons aujourd'hui "la Bourgogne". A quel moment ? Nul ne le sait vraiment. Hécatée de Millet te connaissait sous le nom de Nuerax, Diodore de Sicile sous celui d'Alésia, César et Strabon sous celui de Bibracte, le rhéteur Eumène sous celui d'Augustodunum, et aujourd'hui, nous ne te connaissons plus que sous l'appellation anonyme de Mont-Saint-Vincent. Bien avant cela, le poète Pindare te donnait un passé millénaire lorsqu'il évoquait le vent du nord qui descendait des montagnes neigeuses au pied desquelles vivait ton mystérieux peuple hyperboréen.
 
Dans ton éloignement d'au-delà des montagnes, en résonance avec l'Auvergne, tu as fait fantasmer l'imagination des poètes de la Grèce antique : les titans, Atlas soutenant le monde, ses filles, nymphes du couchant, et le jardin des Hespérides aux pommes d'or. Dans ton continent perdu, Platon a placé son Atlantide comme dans une île entourée d'eau et de hautes montagnes ; et d'autres poètes y ont imaginé les champs élyséens et le lieu des enfers ou des bienheureux.
 
Hécatée donna à tes habitants le nom de Celtes et ce nom s'est répandu dans l'Europe entière, la fécondant de ton étonnante culture druidique. Tu as connu le peuple biturige qui, pour la première fois au monde, réalisa pour toi l'étamage des métaux (3). Désormais appelée éduenne, ta cité s'étendit sur une vaste région. Ta puissance s'étendait au-delà de la Celtique et ton rayonnement sur l'Europe entière.
 
Le bouillonnement des idées qui agitaient le Proche-Orient avant le début de notre ère, comment aurais-tu pu l'ignorer ? Après les Cananéens, voilà que tu accueilles une colonie juive que tu installes à Gourdon, sur une hauteur proche. Merveilleuses fresques de Gourdon où la diaspora, à peine arrivée, raconte à la fois son histoire et ses espérances. Son histoire dans la baleine de Jonas qui s'est échouée sur les bords de la Saône recrachant sur la terre paradisiaque de Bourgogne les hardis navigateurs venus de Palestine. Ses espérances dans la venue d'un messie guerrier, nouveau David, du nom de Cléopas qui se fondra assez rapidement dans le Jésus des évangiles.
 
En même temps que se répandent sur la Gaule et sur l'Europe les temples et les églises de ta nouvelle religion, ta civilisation judéo-chrétienne embrase et enflamme le monde antique car si la Gaule doit beaucoup à Rome, Rome doit beaucoup à la Gaule.
 
Augustodunum, la cité consacrée au Dieu auguste du ciel.
 
O toi, très sainte cité, qui préféras, plutôt qu'à Auguste ou César, consacrer ta hauteur au Dieu auguste du ciel, n'est-ce pas aujourd'hui le moment ultime pour lever le voile qui te recouvre encore ?
 
Si l'on se fie au témoignage public, c'est sur ta hauteur que l'aïeul du rhéteur Eumène dispensa ses cours. D'après la tradition, il y enseignait encore à l'âge de plus de quatre-vingts ans. Né à Athènes, il avait obtenu pendant de longues années une grande célébrité dans la ville de Rome, mais il se fixa dans ta cité dont les habitants lui avaient paru aimer sérieusement les sciences, attiré d'ailleurs qu'il était par un culte de vénération pour ce sanctuaire (4).
 
Vers l'an 260, tu vis naître Eumène, ce célèbre rhéteur connu par ses panégyriques adressés aux princes et aux empereurs. Tu le vis professeur des Ecoles. Tu en vis un autre, secrétaire au palais impérial.
 
Vers l'an 300, si l'on en croit la description qu'Eumène fait de toi, l'enceinte de ta ville en forme de courbe, avec ses deux extrémités garnies de tours, semblait avancer ses deux bras pour recevoir Constantin (5).
Qu'ils auraient pu être beaux les bâtiments rénovés de tes écoles moeniennes, bien placés sur le passage des invincibles princes quand ils t'honoraient de leur visite, bien situés, pour ainsi dire, entre les deux yeux de la cité, entre le temple d'Apollon et le capitole. Le voisinage de ces deux divinités, en rendant ce sanctuaire plus vénérable était un nouveau motif pour le réparer dans toute son étendue. Et en effet, il n'était pas convenable que les deux très beaux temples de ta ville soient défigurés par les constructions en ruines qui se trouvaient au milieu.J'insiste sur cette pensée ; car il me semble que le premier constructeur des écoles moeniennes leur a réservé cet emplacement afin qu'elles fussent soutenues par les étreintes bienveillantes des deux divinités voisines ; et telle est en effet la position de cet auguste sanctuaire des lettres que d'un côté Minerve, fondatrice d'Athènes, le protège de son regard, et de l'autre Apollon, entouré des Muses. Cette reconstruction, placée au front même de la cité, touchera de chaque côté à ces deux temples ô combien remarquables.(6). (NB. Il se peut que le capitole soit plutôt à rechercher du côté du temple de Minerve que je suppose, là où se dresse actuellement un petit château).
 
(Sacrovir). Rappelle-toi l'an 20, quelques trois siècles plus tôt, lorsqu'au temps de ta splendeur, ta ville bruissait encore d'une ardente jeunesse. Les enfants des plus grandes familles des Gaules venaient là pour y poursuivre des études nobles. Enrôlés, armés par Sacrovir, côtoyant des hommes issus de la classe servile destinés à la gladiature, ils se soulevèrent contre Rome et partirent au combat. Parmi les survivants, ceux qui étaient restés fidèles à Sacrovir s'entretuèrent entre eux, étonnant sacrifice druidique (7).
 
(Vindex). Rappelle-toi l'an 68, lorsque sortant de l'ancien palais des rois gaulois, Vindex se dirigea vers ta tribune aux harangues pour prononcer contre Néron le fameux discours qui allait enflammer les deux tiers de l'empire (8). Car Vindex, le justicier, était gouverneur, non pas de l'Aquitaine, mais de la Lyonnaise et il ne siégeait pas à Lyon mais dans ton palais. Au même moment, Jean de Gischala proclamait son Apocalypse révolutionnaire en Palestine (9) et se dirigeait vers Jérusalem pour s'emparer de la Ville .
 
(Les empereurs gaulois). Rappelle-toi Victorinus qui, en 269, succéda à Postumus, le sauveur des Gaules. Empereur très énergique et d'un grand mérite (10) mais malheureusement trop porté vers les femmes (11). Assassiné à Cologne, sur le front du Rhin. Et sa mère Victoria qui résista au putsch des Gaulois rebelles de Trêves, lesquels étaient venus t'assiéger jusqu'à franchir les portes de ton territoire. Victoria Augusta à laquelle les soldats avaient décerné le titre de "mère des camps" (12).
 
(Le dernier sursaut gaulois). Souviens-toi du lète Magnence qui fut nommé empereur à l'issue d'un grand banquet donné dans une salle de ton palais, et alors qu'il s'était absenté un instant pour se rendre aux toilettes (13) et de Marcellinus, ton préfet qui trouva la mort à Mursa à la tête de ton armée (14). Un véritable Waterloo, une défaite pire que celle d'Alésia... en 351.
 
En 357, tes murailles pourries de vétusté ne pouvaient plus dissuader une troupe errante de barbares de tenter sur toi un coup de main de nuit. Ils avaient neutralisé les soldats qui se trouvaient au rempart, mais les vétérans qui veillaient les avaient repoussés par une action d'ensemble. Ce sont en effet, souvent, les actions désespérées lancées en tout dernier recours qui sauvent les situations les plus critiques. Julien César siégeait alors à Vienne dans une ville agréable et confortable. Il se mit aussitôt en campagne. (15)
 
(Les Burgondes). Vers 472, le comte qui te gouverne s'appelle Attale. Sidoïne Apollinaire est comte d'Augnemetum, à Gergovie, sur la hauteur du Crest. Il lui écrit ceci : J'ai appris avec joie que tu gouvernais la cité des Eduens et je m'en réjouis d'autant plus pour quatre raisons : la première est que tu es un ami, la seconde que tu es juste, la troisième que tes mœurs sont irréprochables, et la quatrième que tu es notre voisin... (16). Vont lui succéder d'autres comtes puis des maires du palais.
 
Alors que l'empire romain s'effondre, tu cherches un sabre. Les Eduens envoyèrent des ambassadeurs aux Burgondes pour les inviter à venir s'établir chez eux, avec leurs femmes et leurs enfants, en leur promettant de les affranchir des tributs qu'ils payaient.(17)
 
Tu les installes en Segaubodia/région de Soing, au sud-ouest de Vesoul, en avant de ton dispositif défensif (et non pas en Savoie). Avec Gondebaud, Sigismond, Godomar c'est la grande saga des Burgondes qui commence et le grand conflit avec les Francs.
 
En 534, après un siège de près d'un an, tes adversaires te prennent d'assaut (18). A la grande saga des Burgondes suit la grande saga des Francs... Gontran, Brunehaut, la chanson épique des Nibelungen.
 

(Les comtes de Chalon). Puis tu deviens le nid d'aigle des très puissants comtes de Chalon, Childebrandt, frère de Charles le Martel, Guérin, chef de guerre de Louis-le-Débonnaire, Richard le justicier, premier duc de Bourgogne, Guillaume des Barres, héros de la bataille de Bouvines...

 
Ton dernier comte qui résiste au royaume de France tout en se rapprochant de l'empire germanique se heurte à la puissante abbaye de Cluny protégée par le pape. Louis VII le Jeune en profite et, en 1166, il envahit la Bourgogne en laissant commettre des exactions épouvantables. On te pille, on te brûle, on te tue, on rase ton merveilleux et très antique château. On t'enlève ta mémoire.
 
En 1789, la fureur des révolutionnaires s'acharne de nouveau sur ton site historique. On te vole encore, on mutile tes statues et tes sculptures. On abat ton clocher. On fait un autodafé de tes archives. Après s'être appelé Nuerax, Alésia, Bibracte, Augustodunum, montagne de la Sainte Croix, le Belvédère, tu prends le nom de Mont-Saint-Vincent.
 
De profondis ! Que la paix soit sur toi !
 
Emile Mourey, le 13/12/2010. (Les dessins, croquis et photos sont de l'auteur).
 
Renvois
1. BHL, philosophe, inventeur de la célèbre formule : "Il faut réduire le caquet au coq gaulois".
2. Christian Goudineau, professeur au Collège de France, titulaire de la chaire des Antiquités Nationales, ex-président du conseil scientifique du Centre européen du mont Beuvray/fausse Bibracte, conseiller pour le Muséoparc d'Alésia, inventeur de la célèbre formule au sujet de Vercingétorix : "Heureusement, il perdit".
3. Pline l'Ancien, Histoire naturelle, Livre XXXIV, [34,48] XLVIII
4. Eumène. Discours pour la réparation des écoles, XVII.
5. Eumène. Actions de grâces à Constantin (Constance-Chlore), VII.
6. Eumène. Discours pour la réparation des écoles, IX.
7. Tacite. Annales, III , 40 - 43.
8. Dion Cassius. Histoire romaine. Plutarque, Galba, 4. Tacite, Annales I, 16. Suétone, vie des douze Césars, Néron, 40.
9. Thèse E. Mourey. Flavius Josèphe. Guerre des Juifs, Livre 4, II.
10. Trebellius Pollio. Histoire des trente tyrans.
11. Eutrope. Histoire romaine.
12. Eumène. Actions de grâce à Constantin (Constance-Chlore), IV.
13. Zozime. Histoire romaine.
14. Julien. Eloge de Constance, 28-30.
15. Ammien Marcellin. Histoire, livre XVI, 2.
16. Sidoïne Apollinaire, Livre V, lettre 18.
17. Chronique de Frédégaire.
18. Grégoire de Tours, Histoire des Francs.

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18 réactions à cet article    


  • 2102kcnarF 14 décembre 2010 12:41

    ’ Réduire le caquet au coq gaulois ’ ou ’ Faire fermer sa gueule à BHL ’ .... ?

    ...that is the question *


    • Emile Mourey Emile Mourey 14 décembre 2010 14:57

      Dans la littérature, l’oraison funèbre est une des formes les plus hautes de l’éloquence. Elle existait déjà dans l’ancienne Egypte, se perpétua dans le monde grec puis romain. César eut droit à son oraison funèbre, et aussi Louis XIV. Le genre tomba ensuite en désuétude. C’est Malraux qui, brillamment, réveilla la coutume en faisant l’éloge de Jean Moulin, lors du transfert de ses cendres au Panthéon.


      • Cocasse cocasse 14 décembre 2010 15:36

        Réduire le caquet au coq gaulois

        Entre ça et l’autre cinglée fanatique qui veut « éduquer les sous-chiens blancs »....
        On a la des représentants de l’anti-France. Je suis pour leur condamnation.


        • ELCHETORIX 14 décembre 2010 15:44

          Bonjour l’auteur
          J’ai apprécié votre billet qui expose brièvement toute l ’ histoire de nos racines !
          Je vous pense un peu pessimiste quant à ramener nos fiers « gaulois » , ce qu’il en reste ( spirituellement parlant ) , en des « moutons » que l’on amène à « l ’abattoir » de notre nation , face à ces despotes mondialistes , pressés de voir disparaître notre pays , pour une Europe sans âme ni cohésion !
          Excellent article , monsieur , qui va de l’histoire des GAULES à la Révolution de 1789 !
          Cordialement .
          RA .


          • Emile Mourey Emile Mourey 14 décembre 2010 17:47

            ELCHETORIX

            Sans vouloir faire oeuvre polémique, il me semble en effet évident que depuis l’origine du monde, l’Histoire s’est faite à coup d’ententes et de mésententes entre nations et je ne vois pas pourquoi il n’en serait plus ainsi. Un peu comme les êtres humains, les nations naissent, grandissent et peuvent mourir. Et quand elles n’ont plus la volonté d’ exister, elles disparaissent, simple question de bon sens.


          • diego149 diego149 14 décembre 2010 17:00

            @ l’auteur
            Bonjour et bravo pour votre article et pour votre culture, vous connaissez merveilleusement les origines du peuple français.


            • Emile Mourey Emile Mourey 14 décembre 2010 17:53

              @ diego 149

              Merci ! Je suis très sensible à votre éloge et cela d’autant plus qu’il me vient d’un continent qui se trouve de l’autre côté de l’océan.


            • octavien octavien 14 décembre 2010 20:41

              bonjour M Mourey,

              pour une fois et en partie je suis d’accord avec vous. BHL est un sinistre imbécile, mais il faut le comprendre lui qui se définit comme faisant partie de l’élite cultivée et raisonnable (on appelle ça l’oligarchie) ne peut avoir que peur du peuple, de la nation, de l’Etat, de la république française.
              Un peuple comme le peuple français a une fâcheuse tendance à ne pas accepter tout et n’importe quoi ! C’est là son moindre défaut pour nous, son pire pour ces messieurs.

              Pourtant j’ai un ou deux reproche à vous faire, ou plutôt une question à vous poser :

              Avez-vous conscience que l’histoire de France ne résume pas à votre interprétation de l’histoire ancienne et médiévale de la Bourgogne actuelle ?

              Octavien

              Ps : vous avez légendé une illustration de chapiteau comme étant julien César. ne me dites pas que ce chapiteau historié vient d’une église.


              • Emile Mourey Emile Mourey 14 décembre 2010 21:17

                @ Octavien

                La France a son histoire. Chaque province a son histoire. Chaque ville, chaque village, chaque famille l’ont aussi. Je peux aussi vous raconter l’histoire de trois au quatre villages de Bresse au plus loin que j’ai pu remonter. Chaque pays a son histoire particulière et heureusement qu’elles sont diverses. Imaginez un pays sans histoire et sans histoires ou avec une seule Histoire, un seul journal, un seul parti politique, ce serait d’une monotonie désespérante comme le meilleur des mondes d’Aldous Huxley.

                Quant au chapiteau de Julien César, mon dessin est une reproduction très exacte d’un chapiteau de la basilique de Vézelay mais rassurez-vous, avant que le ministre de la Culture et ses services le reconnaissent ainsi que beaucoup d’autres choses, il faudra attendre plusieurs générations.


                • octavien octavien 14 décembre 2010 23:37

                  M Mourey
                   Sur le premier point je voulais souligner que l’histoire de la gaule et l’histoire de France ne sont pas centrés sur la bourgogne ou les territoires Eduens et que la bourgogne n’est pas la source de la France.

                  sue le second point je vous dirais que heureusement que le ministère ne reconnaît pas Julien, César puis Auguste et qui a eu le courage de se libérer du christianisme.
                   
                  Voir julien que les chrétiens dans leur haine ont qualifié d’apostat, très injustement au passage, serait une incongruité totale. 


                • Emile Mourey Emile Mourey 15 décembre 2010 00:25

                  @ Octavien

                  Désolé ! Les Parisii étaient unis jadis avec les Senons dans une même cité (DBG VI,III) et les dits Senons étaient depuis longtemps vassaux des Héduens (DBG VI, IV). Les deux puissances qui pouvaient concurrencer le pays éduen étaient au début les Arvernes, ensuite les Gaulois de Trêves. Julien a été élevé sur le pavois à Lutèce certes mais de par la volonté des Eduens. C’est pour cela que son chapiteau se trouve à Vézelay comme une reconnaissance. Ce n’est que progressivement que le pouvoir est passé de la Bourgogne à Paris mais l’ancienneté de notre culture gauloise tolérante - celle que Julien a voulu rétablir - c’est en Bourgogne que vous la trouverez et pas dans l’ambitieux et jeune royaume de France de Jeanne d’Arc.


                • octavien octavien 15 décembre 2010 20:47

                  Mais M Mourey comment pouvez-vous envisager que Julien puisse figurer sur le chapiteau d’une église, malgrè tous ses mérites personnels et humains ?

                  Julien est un des personnages les plus honnis par l’Eglise et elle aurait permis que sont images figure à la même place qu’un saint ou un apôtre ?

                  il faut bien comprendre que Julien est le premier qui a dit ces quatre vérités au christianisme ce dernier rancunier comme on le connaît l’a couvert de malédiction et d’imprécation. elle l’a surnommée l’apostat.
                  On ne représente pas l’image d’un apostat dans le chapiteau d’une église.
                   
                  les chapiteaux ne sont pas fait pour cela !


                • octavien octavien 15 décembre 2010 20:55

                  Enfin, je suis déolé pour vous mais la bourgogne n’est pas la source de notre histoire.

                  La bourgogne est une région très importante mais elle n’a joué aucun rôle moteur dans la formation de la France.

                  la seule fois où elle a tenu un rôle de premier plan en France c’est lors de la tentative de ses ducs de s’extraire de la France.

                  la normandie, la guyenne, la provence, la lorraine, les flandres, Toulouse, Marseille, Nancy, Narbonne et d’autres sont autant des sources de La France que la bourgogne.

                  ni plus ni moins.


                • Emile Mourey Emile Mourey 14 décembre 2010 21:45

                  @ Omar

                  Bonjour. Je suis étonné de votre question. Pour le philosophe Marcel Gauchet, c’est celle qui s’est étendue en Occident et qui a donné nos sociétés actuelles après qu’elles aient relégué la religion à la sphère privée.


                  • verdan 14 décembre 2010 22:11

                    Bonjour Tutti

                    Merci M. Mourey.

                    Il y a des articles comme celui-ci, qui vous donnent l’envie de connaître les auteurs de plus près ; mêmepour un « bonjour - au revoir » ’.

                    Ces personnes qui vous donnent l’élan d’en lire davantage . 

                    Vous faites partie de ces gens là M.Mourey.

                    Cordialement.


                    • jacques jacques 14 décembre 2010 22:30

                      Très bon article que j’ai lu avec plaisir,très touffu mais comment faire pour être exhaustif sur une si longue période et un si « court » article.
                      Il ne faut pas tenir compte des propos de BHL filosofe mondainisme qui doit beaucoup aux conserves avariées ,ses idées ne dépassent pas celles de son nouveau maitre « BOTUL » elles sont insignifiantes.
                      La nation européenne n’existe pas encore mais le sentiment d’appartenir à un pays la France est encore fort.


                      • Emile Mourey Emile Mourey 14 décembre 2010 22:45

                        @ Verdan et @ Jacques

                        Merci ! Ce que j’écris n’est pas un plat réchauffé, ni en accord avec les vérités officielles. Et c’est parce que cela dérange tellement les pontifes que j’ai été condamné par le ministère de la Culture et que je le suis toujours. Voyez mon article précédent.


                        • Albar Albar 15 décembre 2010 15:34

                          Malheureusement, ce coq là se dore en rotisserie sous les douces flammes d’un chandelier à sept branches, je pense qu’il est bien cuit maintenant !

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