Le petit postier : entre Groucho et Le Che
L’autre soir, Olivier Besancenot, a fait une brève apparition dans le poste pour une énième turpitude de potache révolté. Je suis prêt à parier que l’homme est un chouette type – dans sa vie privée j’entends. Mais quand il met les pieds sur la scène politique c’est une autre paire de manche… Mais cela ne reste qu’un avis…
J’ai croisé le facteur à deux reprises… Une fois en Guadeloupe, une autre fois en Nouvelle-Calédonie. J’ai bien dit « croisé », nous n’avons pas papoté…
Commençons par la Guadeloupe, le jour où le triste sire Domota décide de foutre dans la merde ses compatriotes pour 44 jours de grand n’importe quoi. Devinez qui pointe son museau ? Le facteur… Motif ? Apprendre des Guadeloupéens et tenter de reproduire ce miracle unioniste en France, avouant tout bas qu’il rêve pour la métropole d’un second Mai 68, et des LKP dans chaque coin de l’Hexagone.
Le voilà défilant, chantant, scandant, posant pour la presse avec quelques représentants du mouvement. Il clame sur les chaînes locales qu’il est là pour apprendre des Guadeloupéens… Elle est pas belle la vie ?
Bref résumé : il faut savoir qu’au prétexte d’un élan, autoproclamé légitime, pour la défense des Guadeloupéens face au pouvoir d’achat, le mouvement du LKP (liyannaj kont pwofitasion) a tourné rapidement en une vague raciste aussi stupide que revancharde (esclavage, pwofitasyon, etc.)
Ce fut des bataillons d’enfiévrés parfumés au rhum qui déboulèrent dans les rues, façon carnaval, en faisant baisser de force les rideaux des échoppes tandis que leur leader insistait sur le fait que les entrepreneurs (blancs ?) qui refuseraient l’accord d’augmentation de 200 euros des bas salaires devraient « quitter la Guadeloupe et qu’il ne laisserait pas une bande de Békés rétablir l’esclavage ». Ainsi parlait E. Domota…
Ensuite ce furent les slogans douteux, du genre « la Guadeloupe c’est à nous, la Guadeloupe n’est pas à vous. » « Vous » étant les Blancs cela va de soit. Suite aux envolées évangéliques du leader du LPK ce ne sont pas moins de 300 entreprises qui ont mis la clef sous la porte, créant un gros millier de chômeurs de plus, dans un département – et non un pays n’en déplaisent aux crétins iconoclastes – qui n’en n’avait pas besoin.
Et je ne parle pas de la mort de Jacques Bino, syndicaliste local, abattu en pleine nuit, par des sympathisants dudit mouvement qui l’auraient confondu avec un policier en civil… mouvement pacifiste avaient-ils assurés. Ben heureusement…
Je ne parlerai pas non plus du second mort, un gamin de 23 ans qui lui s’est encastré avec son deux- roues sur un barrage improvisé en pleine nuit sur une petite route de Saint-François… C’est triste et c’est con des grèves sauvages.
Au final, le facteur a fait l’otarie en applaudissant des deux nageoires, jurant qu’il prenait là une belle leçon de syndicalisme, de solidarité, de cohésion humaine…
Le résumé de ce vaste foutoir en Guadeloupe fut racisme, chômage, deuils et une augmentation du coût de la vie…
Voilà le modèle dont le postier voulait s’inspirer pour la France. Oserait-il défiler dans nos quartiers nord en reprenant le slogan made in Gwada, réajusté façon Hexagone : « la France c’est à nous, la France n’est pas à vous. » Je demande à voir…
Ensuite l’oiseau s’envola vers la Calédonie pour défendre l’indéfendable Jodart. Le seul Blanc leader du puissant syndicat indépendantiste : l’USTKE – dont il s’est fait virer depuis – bref, il fallait sortir Jodart de prison… Jodart et ses casseroles…
Pour info, l’USTKE a une spécialité historique : bloquer les entreprises tenues par les non kanaks au point de les couler, et planter des grèves à tout bout de champs histoire de pouvoir négocier en douce pour leur pomme des avantages périphériques.
Déjà du temps de Loulou (Louis Kotra Uregei) toute la Calédonie pétait les plombs quand il lâchait ses grévistes… On attendait la fin de la grève pour savoir qui, parmi les rangs de Loulou, aurait son 4X4 tout neuf, gratos, grâce aux accords off… en d’autres termes beaucoup avaient compris qu’il fallait casquer pour avoir la paix. Une forme de chantage ou de terrorisme ? Chacun se fait son idée…
Bref, un matin, Monsieur Jodart décide de mener une énième action violente qui avait pour but de protester contre le licenciement d’une employée de la compagnie aérienne Aircal. Résumé rapide : plusieurs dizaines de syndicalistes de l’USTKE, dont M. Jodart, s’introduisent sur les pistes de l’aérodrome de Magenta au petit matin et montent à bord de deux appareils pour les immobiliser. Les policiers débarquent et les délogent, après de violents échanges de grenades lacrymogènes, de jets de pierre, et de cocktails Molotov. Bref un grand classique pour le territoire…
Sanction : un an ferme pour Papa Jodart.
N’écoutant que sa foi et son amour de la guilde, le facteur est monté au créneau pour la défense de l’esprit du syndicalisme… Arguant d’un état assassin, colonialiste, etc. etc. Il s’est dressé sur ses ergots dans un pays d’Outre-mer où personne ne l’avait sonné, et surtout où personne ne l’attend. Sauf peut-être au détour d’un virage de brousse. Les broussards étant des gens parfois si pusillanimes.
Le facteur, c’est une méthode. Une sorte de tour de France et des DOM-TOM, façon compagnon de la loose. C’est s’inspirer du pire pour n’en faire rien d’autre qu’un peu de vent. C’est monter sur des barricades de papier, en coqueriquant dans le désert et en piaillant quand son petit doigt reste coincé sur ladite barricade.
Comment peut-il soutenir des actions plus proches du terrorisme – puisqu’elles génèrent de la terreur – que du syndicalisme ?
À titre personnel, je n’ai rien contre l’accession à l’indépendance des uns et des autres, puisque c’est un droit que de disposer de soi-même, je dirais même plus, foncer les gars, innovez, créez, prenez-vous en main, laissez tomber ces modèles occidentaux qui ne vous correspondent pas et revenez à vos fondamentaux le front haut. Refusez enfin ces oboles étatiques qui vous coupent les ailes, et vous empêchent de vivre droits. C’est beau un peuple debout et droit. Allez courage… c’est juste un peu de travail, pas une guerre…
Mais quand le sieur Besancenot prend pour modèle, la violence, le racisme, la bêtise, l’intimidation, voire la terreur, et qu’il propose ce genre de méthode pour la France, je m’interroge. D’autant qu’il a bonne bouille le drôle. Le pire c’est que je reste convaincu que dans le privé il doit avoir le profil du pote idéal. Mais en politique, quel cancre !
Max Borgo - News Of Marseille
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