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Accueil du site > Tribune Libre > Le plan Paulson, l’anti-plan Marshall !

Le plan Paulson, l’anti-plan Marshall !

Le fameux plan Paulson, un nom qu’on accolera à l’économie non sans lui attribuer quelques connotations négatives, bref, l’opposé du plan Marshall qui, malgré les critiques, bénéficie d’une bonne cote auprès des gens. Principe du plan Marshall : l’argent sert à renflouer la société. Principe du plan Paulson : la société sert à renflouer le monde de l’argent.

Quelles remarques pouvons-nous faire sur ce renflouement des établissements financiers américains aux comptes douteux ? Le premier constat venant à l’esprit, c’est que ça ressemble à du déjà-vu, du moins dans le principe. Au pays où le marché est roi, considéré comme infaillible, avec ses papes genre Greenspan, l’Etat est intervenu. Et nous, Français qui sommes scandalisés, ferions mieux de regarder du côté du Crédit lyonnais. L’Etat français et donc le contribuable ont évité la faillite de cette banque qui s’était engagée dans des opérations douteuses. Par exemple, dans le cinéma hollywoodien. Il ne s’agissait pas de prêts à taux variables pour financer l’achat de logement par des gens peu fortunés. Mais le ressort était le même : investissement pour de conséquents profits, mais aux risques tout aussi conséquents. Les gourous de la finance appellent cela des fonds dynamiques. C’est paraît-il comme un turbo dans le moteur. Ça permet de booster l’économie et, donc, de créer de la croissance, chiffre tant vénéré au sein des archevêques de l’économie dans les Etats de l’OCDE.

L’affaire du Lyonnais a été enterrée, mais comme le principe de Lavoisier est universel. Rien ne se crée, rien ne se perd. Et la manne de l’Etat n’a pas disparu, elle figure au compte de la dette budgétaire. Une paille, 20 milliards d’euros ou 30, mais c’est quand même conséquent. Et notre gouvernement d’aller racler les fonds de tiroirs pour boucler le budget, allant piocher dans le 1 % logement ou dans les fonds pour insérer les handicapés. Comme quoi, ces renflouements ne sont pas sans incidence sur l’économie globale, celle qui produit, celle qui aide. Et pour l’opinion publique, il fallait rayer du vocabulaire un nom douteux, un peu comme dans les livres d’histoire soviétique on faisait disparaître quelques faits. Le Crédit lyonnais est devenu le LCL.

Maintenant, en 2008, le plan Paulson ressemble de près au sauvetage du Lyonnais ou, plus précisément, de 50 équivalents Lyonnais de dettes (c’est plus facile d’utiliser cette unité de compte). Avec deux leviers, celui de la Fed qui a injecté des liquidités, mais comme la Fed avait déjà baissé les taux sans aucun effet, ne pouvant arrêter le domino des faillites, ce qui se comprend aisément car la Fed n’a fait que permettre de déplacer les créances et de refinancer à court terme des institutions aux comptes titanesques. Seul, le contribuable peut venir en aide à ces pauvres institutions brassant des centaines de milliards de dollars. Et c’est la décision prise par les autorités. Une décision qui a même étonné des traders qui ont exécuté une danse et quelques gestes de tektonik, tels des primitifs louant le sorcier pour avoir versé la pluie qui va sauver les cultures menacées par la sécheresse. Décidément, il y a de bons chamanes en Amérique, pour sauver tous ces profits menacés par la crise.

Mais le sorcier ne fait que faire tomber la pluie naturelle. Alors que les liquidités utilisées sont l’équivalent d’une ponction effectuée sur la monnaie destinée à arroser tout le pays. Du coup, qui dit contribuable, dit argent ponctionné, donc moins d’épargne pour investir dans l’économie du futur et surtout moins de pouvoir d’achat. Et donc, risque d’accentuer la récession. Les banques seront sauvées en ayant sacrifié l’équilibre d’une société déjà minée par les inégalités. C’est comme le disait Roubini, le début de la fin de l’empire puissance. Le Japon a payé pendant plus de dix ans le dégonflement de sa bulle spéculative. Sera-ce le tarif pour les Etats-Unis en 2008 ?

Mme Lagarde, notre Muriel Robin de l’économie, a affirmé que la crise systémique est terminée. Bel exemple de formule savante donnant l’impression d’une compétence toute particulière. Il n’y a pas de crise financière, mais une crise systémique, a dit notre doctoresse de l’économie. Mais Madame, toutes les crises sont systémiques. Y compris la récession qui va certainement suivre, touchant en premier lieu les Etats-Unis et, par ricochets, ses partenaires.

Le plan Marshall visait à développer le tissu économique d’un pays en permettant aux couches sociales d’émerger après les dégâts consécutifs à la guerre. C’était l’ère du capitalisme fordien. Il est logique qu’à notre époque du capitalisme anti-fordien, que je nomme national-capitalisme, un anti-plan Marshall soit envisagé par les autorités économiques pour renflouer les finances. Mais si c’est logique et pas surprenant, c’est pour le moins immoral. Mais on sait bien que les gens ont accepté depuis deux décennies cette servitude face aux riches et, donc, pas de révoltes. En plus, les opérateurs de propagande ont bien fonctionné en faisant peur avec le nombre magique, 1929. Une crise aussi plausible que ne l’étaient les armes de destruction massives chez Saddam.


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42 réactions à cet article    


  • ZEN ZEN 22 septembre 2008 12:21

    "Madame Lagarde, notre Muriel Robin de l’économie"
    Inexact, Bernard,M.Robin, elle , est drôle...

    La peur peut ne pas durer...


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 22 septembre 2008 13:26

      Mais si, elle est comique Mme Lagarde, mais pas autant que Morin pour qui entre un compte-rendu et un rapport il y a une différence abyssale qui indique deux réalités.

      Pour info, l’Asia Time parlait des quatre Français exécutés après capture quelque jours après l’attaque des Talibans, comme quoi, l’info était accessible


    • stephanemot stephanemot 23 septembre 2008 11:54

      Ce qu’il y a de beaucoup moins drole dans le paquet cadeau propose par Paulson, c’est :
      "Decisions by the Secretary pursuant to the authority of this Act are non-reviewable and committed to agency discretion, and may not be reviewed by any court of law or any administrative agency"

      En d’autres termes, je fais ce que je veux et aucun controle n’est possible. On comprend que les Democrates ruent dans les brancards et negocient un maximum de garanties.

      Les Republicains jouent la montre : si ca echoue ca sera la faute du congres d’en face. Et la campagne empire (pubs honteuses de McCain, nouvelles revelations sur son staff : http://e-blogules.blogspot.com/2008/09/do-you-cash-straight-talk-express.html )

      Le debat de vendredi promet.


    • Alpo47 Alpo47 22 septembre 2008 12:27

       Ce qui m’étonne le plus, c’est la capacité d’acceptation du citoyen, tant aux USA que chez nous.
      Les gouvernements favorisent les très riches, pressurent les classent moyennes et abandonnent les plus démunis ... ça passe .
      Des guerres meurtrières, basées sur le mensonge sont enclanchées par des gouvernements ... pourquoi pas.
      Actuellement, les contribuables US, et du monde entier, vont mettre la main à la poche pour sauver les spéculateurs qui affament, paupérisent ... on laisse faire.

      La liste serait longue.

      Alors ? Je pense que, replié sur lui même, trop occupé à sa propre survie, inondé d’informations futiles, ignorant des enjeux ... une trop grande partie des citoyens abandonne aux gouvernants toutes les décisions qui vont pourtant changer sa vie.

      Il est très probable à mes yeux, que cette crise financière est très loin d’être terminée, à peine entamée, et que l’économie réelle va être très fortement touchée.

      Demain sera plus difficile qu’aujourd’hui.


      • Echo Echo 23 septembre 2008 07:18

        Nous sommes des petites grenouilles prises au piege de la marmite qui chauffe tout doucement.


      • geo63 22 septembre 2008 12:30

        Je suis tout à fait d’accord avec l’analyse (assez générale) de Bernard Dugué.
        J’ai un petit sondage de AV sous les yeux qui montre que 80% des sondés (665 à l’instant t) pensent que la crise est un krash durable. Sans être un expert (en aucun cas), comment ne pas prévoir en effet une récession terrible qui va commencer pas les E.-U.


        • Bernard Dugué Bernard Dugué 22 septembre 2008 12:48

          Je n’ai pas parlé d’une récession terrible. Je ne crois pas à un 1929 bis. Ce sera juste un ralentissement de l’économie avec comme épicentre les US. Et comme nul ne sait quel est l’état réel de la finance, la récession douce, comme le fût du canon, mettra un certain nombre de trimestre à s’éponger. Le Japon a eu une bulle énorme qui dont les effets ont duré plus de dix ans


        • Alpo47 Alpo47 22 septembre 2008 13:07

          Je dois tout de même vous faire remarquer, que le fait que vous ne croyiez pas à une "méga-crise" ne signifie pas qu’elle ne va pas arriver....
          Tenez, moi, par exemple, je crois qu’elle va arriver. Est ce, pour autant, écrit dans le marbre ?


        • geko 22 septembre 2008 13:08

          Si le sondage avait une option de réponse neutre du type "ne sait pas" ce pourcentage tomberait à 20% et le nombre total de réponses serait de 3400 ? 

          Ce genre de sondage ne veut rien dire et ne représente que la propension citoyenne d’AV à flatter l’ego du lecteur !


        • geo63 22 septembre 2008 13:35

           Aux E.-U. rien ne se fait dans la douceur. Parler de récession douce est un peu déconnecté des réalités américaines. L’une des planches de salut du pays est (peut-être) l’extraordinaire capacité de sa recherche scientifique.


        • décurion 23 septembre 2008 11:54

          Oui le krash est durable, ça ne m’inquiète pas.
          Non ça na va pas durer, mais ça m’inquiète quand même.


        • LE CHAT LE CHAT 22 septembre 2008 12:49

          tout ça n’est qu’un rideau de fumée , l’économie américaine plombée par ses dettes abyssales auquelles se rajoutent ces 700 milliars $ va forcemment rejoindre plus ou moins vite l’économie réelle , la fuite en avant ne pourra pas toujours durer . Ils laisseront couler le dollar pour diminuer le poids de leur dette !



            • manuelarm 22 septembre 2008 13:31

              L’etat US refait le coup du Corporation trust act qui a eu lieu à la fin des années quatre vingt.
              Et pour payer tout cela il va emmettre des bon au trésor que les institutions financières vont peut être acheter, ou les investisseurs en manque d’investissement, et s’il ne prennent pas tout c’est le contribuable américain qui paira. Mais vu que certain commence à parler d’une récession à la japonaise, il est fort probable que les institution et les investisseur s vont acheter c’est bon au trésor, et le peuple US trinqueras avec une déflation d’au moins pour dix ans.



                • pmxr pmxr 22 septembre 2008 15:32
                  Hélas je constate qu’après l’annonce de ce plan de sauvetage de la finance américaine, ces derniers restent incorrigibles, ce là se traduisant par une forte augmentation (spéculation) des matières premières ce lundi que rien ne justifie ! On refile de la monnaie a des drogués en plein sevrage… que font ils ? … Ils filent chez le premier dealer du coin acheter leur dose ! 
                   

                  • nihalem 22 septembre 2008 16:04

                    « Mais on sait bien que les gens ont accepté depuis deux décennies cette servitude face aux riches et donc, pas de révoltes. En plus, les opérateurs de propagande ont bien fonctionné en faisant peur avec le nombre magique, 1929. Une crise aussi plausible que ne l’étaient les armes de destruction massives chez Saddam. »

                    Il ne suffit pas de constater les problèmes pour pouvoir se révolter, il faut aussi une solution, un projet alternatif fédérateur. Les tares du capitalisme ont longtemps nourri l’illusion socialiste, mais elle a fini par s’effondrer sous le poids de ses contradictions beaucoup plus grande encore que celles du capitalisme. Se révolter pour des conneries, on l’a déjà fait en 1968, on a pu constater les résultats depuis...

                    J’espère que ça permettra d’arrêter de cracher sur « les gens », ces fameuses personnes qu’on connait très mal, mais suffisamment bien pour les accabler de tous les maux. Et vous, Bernard, que faîtes-vous pour changer efficacement le capitalisme ? Faites-vous partie « des gens » ?


                    • Internaute Internaute 22 septembre 2008 17:45

                      Je ne partage pas tout à fait votre analyse. Vous dites que le contribuable va payer. C’est vrai mais pas de la manière dont on se l’imagine. S’il devait payer par l’impôt, le trésor augmenterait les taxes à endettement égal. Ce qui se passe est trés différent. Le montant estimé de l’aide aux banques est déjà demandé au Congrès comme sur-endetteemnt possible de l’oncle Sam. On passe de 10 billons à 11 billons approximativement. Ainsi donc, l’Etat va émettre des bons du trésor supplémentaires, c’est à dire faire marcher un peu plus la planche à billet. Il espère que les étrangers les achèteront mais ceux-ci risquent de demander un taux d’intérêt bien supérieur à ce qui est offert actuellement. Au bout du compte, le dollar va chuter, les prix monter et c’est de cette façon là que le public va payer. Avec le même argent il achètera moins de choses.


                      • Internaute Internaute 22 septembre 2008 17:50

                        L’avantage de cette méthode par rapport à l’impôt est qu’elle permet de faire payer les étrangers fiscalisés hors USA et impossibles à taxer autrement. Par exemple les chinois et les européens verront leurs avoirs en dollars fondre comme neige au soleil. Avec les mêms sous, on achètera moins de pétrole par exemple.

                        Le risque est une course à la dévaluation compétitive.


                      • Bernard Dugué Bernard Dugué 22 septembre 2008 18:20

                        En fait, le schéma est complexe. Il y a les liquidités de la FED, les bons du trésor et le rachat des créances pourries par l’Etat sous forme d’une nationalisation. Au final, l’addition est payée par le contribuable par des mécanismes diversifiés. Le mécanisme type Lyonnais a une bonne part


                      • polmeuris 22 septembre 2008 18:00

                        Une analyse de Dugué sur un autre article :

                        "700 mille milliards de dollars
                        par Bernard Dugué
                        (IP:xxx.x6.237.37) le 22 septembre 2008 à 10H58

                         
                        Pol Meurice on t’a reconnu

                        Démian West, tu sais bien que tu es mort, retourne donc dans le bas astral et ne viens plus hanter ces lieux

                        Réagir à l’article | Réagir au commentaire | SIGNALER UN ABUS | Lien permanent "

                        On sent le mec pas frustré du tout et pas violent même s’il flirte avec la menace de mort, et qu’il squatte le seul journal où il est publié. Et ça joue les prophètes en errance de fac.


                        • polmeuris 22 septembre 2008 18:11

                          Si Dugué était prof de fac, et si un de ses élèves n’était pas d’accord avec lui, il l’identifierait avec un ennemi fixette, le traiterait de Démian West puis le menacerait de mort avec des allusions à des sciences occultes de l’astral de sa secte.

                          C’est pour ça qu’on ne donne pas de chaire à Dugué, ni aucune responsabilité même à la Poste.

                          On est en droit de juger tous ses articles et discours avec la référence agressive et menaçante qu’il vient de manifester publiquement.


                          • Bernard Dugué Bernard Dugué 22 septembre 2008 18:18

                            Si Démian était vivant, il tournerait dans un film de Chapin, jouant son propre rôle et celui de Pol Meuris

                            Où il y a-t-il menace de mort ? Je faisais simplement allusion à ton suicide sur Agoravox, alors je ne menace personne, je constate. Quant au reste, il est bien connu que les fantomes viennent hanter quelque lieu quand ils n’ont pas résolu leur histoire. Un vivant, dans une situation similaire, va voir son psy, ou bien achète un livre de Cyrulnick


                          • polmeuris 22 septembre 2008 18:49

                            Tu t’prends pour qui, pour dire qui est vivant et qui est mort.

                            Tu crois que publier sur Agoravox c’est la vie ? pauvre type.


                          • Bernard Dugué Bernard Dugué 22 septembre 2008 19:05

                            Il faut le croire
                            Moi seul je sais quand elle a froid
                            Ses regards ne regardent que moi
                            Par hasard, elle aime mon incertitude
                            Par hasard, j’aime sa solitude

                            Je le sais
                            Sa façon d’être à moi parfois vous déplaît
                            Autour d’elle et moi le silence se fait
                            Mais elle est, elle est ma chance à moi
                            Ma préférence à moi
                            Ma préférence à moi...

                            Ma préférence à moi
                            Ma préférence à moi...

                            Ma préférence à moi
                            Ma préférence à moi...


                          • frédéric lyon 22 septembre 2008 18:35

                            De notre inénarrable auteur, Prix Nobel d’Economie, sans doute :

                            En fait, le schéma est complexe. Il y a les liquidités de la FED, les bons du trésor et le rachat des créances pourries par l’Etat sous forme d’une nationalisation. Au final, l’addition est payée par le contribuable par des mécanismes diversifiés. Le mécanisme type Lyonnais a une bonne part.
                            ...........................

                            Certes, certes, tout cela va sans dire mais ira encore mieux en le disant.

                            Par conséquent, l’auteur pourrait-il nous dire ce qu’il entend par "
                             l’addition est payée par le contribuable par des mécanismes diversifiés".

                            Diversifiés ? C’est à dire ? Payés par le contribuable ? Quel contribuable ?

                            Et ce qu’il entend par "Le mécanisme type Lyonnais a une bonne part".

                            Sans doute mais une rapide description du "mécanisme Crédit Lyonnais" serait la bienvenue, car nous ne partageons pas les compétences de Bernard Dugué et nous souhaiterions pouvoir bénéficier de ses lumières.

                            Par ailleurs, l’auteur sera assez aimable pour nous expliquer en quoi un rachat de créances, même douteuses, qui est un achat d’actifs, peut être assimilé à une dépense budgétaire de fonctionnement payée par le contribuable ?

                            Enfin, ces actifs seront liquidés un jour, souvent avec profits, l’auteur pourrait-il nous expliquer quel sera le mécanisme de liquidation (qu’ils soient "diversifiés" ou "du type Crédit Lyonnais", peu importe) et qui comptabilisera les profits ?
                             



                            • Bernard Dugué Bernard Dugué 22 septembre 2008 19:06
                              Ma petite entreprise Connaît pas la crise Épanouie elle exhibe Des trésors satinés Dorés à souhait J’ordonne une expertise Mais la vérité m’épuise Inlassablement se dévoile Et mes doigts de palper Palper là cet épiderme Qui fait que je me dresse Qui fait que je bosse Le lundi Le mardi Le mercredi Le jeudi Le vendredi De l’aube à l’aube Une partie de la matinée Et les vacances Abstinence Ma petite entreprise Ma locomotive Avance au mépris des sémaphores Me tire du néant

                            • polmeuris 22 septembre 2008 19:42

                              Bernard Dugué,

                              L’information que vous nous donnez, c’est que vous considérez que s’éloigner d’Agoravox équivaut pour vous à un suicide ou à une mort, selon vos termes, il faut que vous ayez vraiment peu d’horizon pour dire ces choses. Je comprends pourquoi vous vous accrochez à ce média, vous n’avez que ça dans la vie, puisque vous dites que la publication ici est vitale. Vous en avez parlé à votre psy ? Y a du boulot.

                              C’est misérable comme espérance dans la vie.


                            • Bernard Dugué Bernard Dugué 22 septembre 2008 20:21

                              Paul Meuris, écoute mon conseil

                              C’est parfois debile mais on sait tres bien que les gens font attention a l’apparence exterieure.

                              Si tu veux impressioner une fille ou un garcon, tes collegues ou ton boss, il faut jouer sur ton apparence.

                              Or une des premieres choses que les gens remarquent c’est le genre de montre que tu portes.

                              Et si tu portes une montre de luxe comme Breguet, Bvlgari, Cartier, Chanel, .. ou une autre grande marque, les gens ne reagissent pas pareil que si tu portes une Swatch !!

                              Or ces montres sont hors de prix ..sauf quand on cherche un peu comme je l’ai fait. J’ai trouve 2 sites qui les vendent a des prix sans concurrence. On ne peut pas trouver moins cher, c’est impossible et en plus en payant en dollars, tu peux economiser encore plus.


                            • polmeuris 22 septembre 2008 20:56

                              Je m’étonne qu’un oisif comme vous pense aux montres. Au fric ! je comprends.


                            • Bernard Dugué Bernard Dugué 22 septembre 2008 21:23

                              Non, c’est juste pour remettre les pendules à l’heure et me moquer d’un oiseux comme toi qui n’a qu’à écrire des billets plutôt qu’à emmerder le monde


                            • polmeuris 22 septembre 2008 21:29

                              J’me disais bien que vous pensiez écrire des articles quand y a rien de moins sûr, tellement c’est creux. Cherchez vous un boulot pour vous extraire de votre malaise que vous confondez avec de l’inspiration, au lieu d’occuper l’espace de ceux qui ont quelque chose à dire.


                            • blibgnu blibgnu 22 septembre 2008 19:57

                              Le plan Paulson revient juste à mettre un cautère sur une jambe de bois puisque nous fonctionnons dans un rapport de dette créée sur la dette existante ; ou comment marcher sur la tête dans le meilleur des monde. Ce n’est pas seulement immoral, c’est complètement stupide à mon avis.

                              Le gouffre financier en question ne peut pas être comblé, jamais ô grand jamais ! Je ne parle pas ici de la faillite des banques US en ce moment mais de manière globale, il est impossible de supprimer l’endettement tant au niveau des ménages que des entreprises et des nations puisque la création d’argent dépend justement de l’endettement ! Dettes potentiellement illimitées tout comme la création d’argent qui en découle est potentiellement illimité. La dette est destinée à augmenter ad nauseum dans notre fonctionnement actuel.

                              Tout ceci fonctionne à l’intérieur du système bancaire international mais c’est du vent, juste un jeu d’écriture qui dure depuis bien longtemps, la part de l’économie réelle dans la finance ne dépasse pas 3% du montant des transactions mondiales. Avec l’accroissement illimité des dettes, les ponctions sur les matières premières se doivent d’être également virtuellement illimitées puisque l’argent ainsi créé permet d’investir dans les infrastructures réelles (mines, puits de pétrole, etc.) ; alors que nous sommes de fait dans un système clos, une planète où les ressources sont limitées à l’inverse du système d’endettement automatique qui augmente en même temps que le volume monétaire en circulation.

                              Vous croyez que cette « crise des subprimes » est grave ? C’est juste l’un des multiple sursaut d’un système qui n’est tout simplement pas pérenne à la base ! Tout le monde le sait ou devrait le savoir mais personne ne fait rien parce que la puissance des grandes banques est telle qu’elles font la pluie et le beau temps aujourd’hui et ont la main sur les leviers de ce système d’endettement perpétuel qui fait leurs fortunes, avec la bénédiction des gouvernements. On se demande pourquoi d’ailleurs puisque ceci rend les seconds totalement dépendants des premiers. Tout le monde est lié à l’endettement. Ce ne sont pas quelques banques de moins ici et là qui vont changer la donne, les gros mangent les petits, la jungle ne connaît pas d’autres lois…

                              L’esclavage parfait sans chaînes en somme, ceux qui produisent les vrais richesses sont totalement dépendant de ceux qui leur font des prêts mais ne mettent jamais réellement la main au portefeuille : pour un euro en capital la banque a le droit d’en prêter trente en moyenne, la seule richesse véritable provient du travail que la base fournit pour rembourser les intérêts de la dette, intérêts qui en arrivent inévitablement à dépasser du double le capital de départ et ne peuvent jamais être remboursés sur toute la planète sinon l’argent n’existerai tout simplement plus. Peu importe alors le « plan » mit en œuvre, c’est toujours la base qui paye les intérêts, inéluctablement.


                              • Marc Bruxman 22 septembre 2008 20:39

                                En soit :

                                • Le plan Marshall correspondait à une reconstruction d’après guerre. Or aujourd’hui nos pays sont construits et nos infrastructures en bon état relatif. 
                                • L’argent est inséré la ou il manque et aujourd’hui c’est les marchés financiers qui sont dans les merde. Ces marchés financiers sont une infrastructure vitale de notre société au même titre que les routes ou le réseau électrique. Ils assurent que les projets qui ont besoin d’argent peuvent en trouver de façon prévisible et peu chère lorsqu’ils en ont besoin. La plupart des secteurs de l’industrie dépendent d’un bon fonctionnement des institutions financiéres. C’est pour ca que quand elles cessent de remplir leur role, on a une crise économique. Et c’est pour ca aussi qu’on DOIT les réparer. Si la crise financiére était allait au bout, on risquait un "shutdown" des marchés financiers ce qui veut dire des difficultés pour payer avec quoi que ce soit d’autre que de l’argent liquide. Ce qui dans la société moderne aurait paralysé l’économie encore plus vite qu’une gréve SNCF. Bref, une fois qu’on en était la, il fallait renflouer ces marchés que l’on apprécie ou non ce geste. 
                                Mais :
                                • La crise est avant d’être la crise des subprimes, une crise du crédit en général. Il va falloir que le consommateur américain se désendette car c’est devenu compulsif chez eux. La conclusion c’est que les banques une fois renflouées risque de rester très prudentes sur leurs prêts. 
                                • L’argent va donc patcher les institutions financiéres sans revenir dans l’économie directement. Ou plus exactement il va falloir que Joe Sixpack rembourse ses crédits avant qu’on lui repréte de la thune. Cela fait que les américains vont re-découvrir leur vrai niveau de vie. Et pas le niveau de vie virtuel fournit par la carte de crédit. Mais ils vont sur ce niveau de vie qu’il leur reste devoir payer leur consommation passée. C’est cette dette la qui vient d’etre socialisée. 
                                Et donc je vous suit sur le fait que cet argent ne va en rien revenir dans l’économie. Mais je pense aussi qu’il fallait le faire. Maintenant il faut veiller à ce que cela n’arrive plus. Et pour cela, il faut faire comprendre aux politiques que l’on ne manipule pas les taux d’intérêts juste dans le but d’être réelu. Les USA ont eu un taux à 1% après Septembre 2001. C’est cet argent "gratuit" qui est venu pourrir le système intégralement. Et dans les prochaines années, les américains vont payer tout ce qu’ils ont consommés entre 2001 et 2008 sans l’avoir réelement payé. Le probléme c’est que cette dette a du être socialisée pour devenir avalable. Et qu’elle va couter très très cher. 

                                A la fin, ceci va favoriser :
                                • Les entreprises peu dépendentes du crédit. 
                                • Les pays excédentaires et notamment la Chine. 
                                • Les entreprises capables de faire des bénéfices plutot que celles qui comptent seulement se faire racheter par plus gros qu’elles. 
                                • Tous les produits qui permettent de faire baisser les coûts. 
                                Et il ne faut jamais oublier que cette crise des marchés financiers coincide avec une révolution technologique de grande ampleur. Et comme je l’ai déja écrit ici il est probable que les deux se combinent : L’iPhone 3G récemment lançé est un grand succés, les tablettes "ePaper" arrivent. Le cloud computing pointe également le bout de son nez... 

                                Si la crise et le changement technologique se retrouvent en harmonie, on va alors voir la société changer à une vitesse extrémement grande. Et la ca va être tellement le bazar qu’on ne peut alors plus prédire grand chose... 

                                • Bernard Dugué Bernard Dugué 22 septembre 2008 20:58

                                  Intéressant votre analyse, enfin un commentaire constructif !

                                  Juste un bémol, il y a quelques véreux dans le monde de la finance, qui n’ont cure des besoins de l’économie et qui n’ont qu’une idée en tête, faire du profit rapide. Ces gens ne voient pas la société mais uniquement des chiffres. Ils se sont bien servis. Les employés aussi, se partageant des dizaines de milliards de primes quand le système pouvait pomper l’économie.


                                • Marc Bruxman 23 septembre 2008 00:06

                                  Il y a des brebis galeuses dans tous les secteurs d’activité. Cette affaire sordide de lait pour bébé en Chine doit rappeler que le monde de l’industrie est aussi capable de grosses vacheries pour un peu plus de profit. Et pour ceux qui croieraient que l’affaire en question est liée au fait qu’il s’agit d’un pays comme la Chine, je rappelle que des affaires sordides d’huile d’olive "coupé" ont déja éclaté en europe. (Ou encore le sang contaminé, enfin bref, les saloperies ne manquent pas). 

                                  Après un bon financier à en croire Warren Buffet (et vu ses résultats, on peut dire qu’il est plutot bon) investit dans les secteurs d’activités qu’il comprend. WB n’a que rarement touché aux technologiques, parce qu’il ne comprend pas ce secteur par exemple. Et certains des investisseurs que je connais se sont retenus de toucher aux matiéres premiéres parce que c’est super dangereux et très risqué lorsque l’on ne connait pas. 

                                  Après pour votre autre critique, celle de juger au travers des chiffres, c’est discutable. Le plus gros probléme la dedans c’est que les bilans des entreprises sont devenus tellemetn complexe qu’ils sont durs à lire. Et moins on connait le secteur d’activité plus ils sont durs à lire ! Après le fait de juger au travers du bilan permet de se "décrocher" de l’aspect émotionnel. Ce n’est pas mauvais en soit et ca peut même être utile. Des fois les managers d’une boite sont attachés pour des raisons émotionelles à tel ou tel projet qui est un échec. Et ce n’est pas mauvais que les marchés leur rappellent gentiement qu’il faut arréter la le désastre. 



                                • Marc Bruxman 23 septembre 2008 00:32

                                  Au passage, je reposte ceci en raison d’une erreur de lien, plus haut :

                                  http://www.datacenterknowledge.com/archives/2008/09/22/330-million-for-lehmans-two-nj-data-centers/


                                • Lartiste Lartiste 22 septembre 2008 23:55

                                  @ l’auteur :"...tels des primitifs louant le sorcier pour avoir versé la pluie qui va sauver les cultures menacées par la sécheresse." Magnifique !!!


                                  @ Marc Bruxman
                                  Et il ne faut jamais oublier que cette crise des marchés financiers coincide avec une révolution technologique de grande ampleur

                                  Tout à fait, car ne l’oublions pas, qui sont les premiers clients des sociétés Technologiques, les TIC ? Toutes les banques et la finance en général.

                                  L’Impact des Révolutions Technologiques actuelles : 3G+ et et les services GPS nouvelles générations, auront vite fait d’ajouter une couche de confiance nouvelle dans "les chaînes de production" (sous-traitance comprise), surpassant largement la disparition de la confiance dans les activités financières.

                                  On passe de l’ère de la Finance, à l’Ere de l’info Temps Réel, sur Carte.


                                  + Le RFID


                                  • Marc Bruxman 23 septembre 2008 00:27



                                    Je suppose que c’était de la dérision ;)


                                    Tout à fait, car ne l’oublions pas, qui sont les premiers clients des sociétés Technologiques, les TIC ? Toutes les banques et la finance en général.

                                    Oui, mais d’une part ce ne sont pas les seuls, d’autre part, ils semblent conscient de l’importance des NTIC dans leur fonctionnement général, en témoigne les liens que j’ai posté plus haut concernant la vente du datacenter de Lehman à la Barclays (l’article parle d’un cas similaire pour Bear Sterns). 

                                    L’Impact des Révolutions Technologiques actuelles : 3G+ et et les services GPS nouvelles générations, auront vite fait d’ajouter une couche de confiance nouvelle dans "les chaînes de production" (sous-traitance comprise), surpassant largement la disparition de la confiance dans les activités financières.

                                    Il faut prendre en compte les phénoménes suivants :

                                    • L’appétit des entreprises en période de crise pour tout ce qui permet de réduire les coûts. Or le secteur IT a depuis l’an 2000 largement pris en compte cette demande des clients dans la réduction des coûts. 
                                    • L’arrivée aux postes de management de la génération qui est née avec les ordinateurs. Et qui sait mieux que celles qui ont précédée ce qu’elle peut attendre de l’outil. Cette génération n’aura que très peu de scrupules à automatiser certains process qui ne le sont pas encore. 
                                    • Le gout du public pour tout ce qui est nouveau. Le public est plus réactif à l’innovation que ce qu’il n’a été par le passé. Il est devenu "in" d’avoir le dernier gadget à la mode comme en attestent les ventes de l’iPhone 3G. Les clés 3G+ sont également un grand succès.
                                    Cela ne veut pas dire que le marché hightech ne sera pas touché par la crise (je n’ai pas écrit ca) mais si il résiste mieux que les autres secteurs, cela sera déja une premiére et cela ne passerait pas du tout innaperçu, d’autant que les reprises économiques sont traditionellement très favorables au secteur. 

                                    Il y a actuellement un décalage entre ce que la technique permet et ce qui est fait dans la société. A un moment, la dématérialisation d’une grande partie des échanges va se produire et l’idée est que la crise pourrait justement être un catalyseur de cette évolution. Si cela se produit ce sera un événement majeur. 



                                  • Lartiste Lartiste 23 septembre 2008 00:38

                                    @ Marc Bruxman : Tout à fait d’accord avec votre analyse,

                                     au sujet du GPS : La Russie n’est pas en Reste.
                                    http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20080922/tsc-russie-poutine-chien-011ccfa.html

                                    Un lien incontournable :
                                    http://www.time.com/time/nation/article/0,8599,1843168,00.html

                                    TIME :

                                    How We Became the United States of France...



                                  • Konstantin 23 septembre 2008 12:01

                                     
                                    Ce plan est obscène ! A ce niveau de cynisme de la part des autorités, on frise la pornographie politique la plus crasse. 

                                    Et dire qu’en Europe, nos dirigeants "saluent" ce plan et se déclarent prêts "à prendre toutes les mesures nécessaires". Jamais n’est esquissé ne serait-ce qu’un embryon de critique constructive sur le système néolibéral. Rien. Il s’agit de le sauver, ou alors "tout s’écroulerait"... Ce qui serait bien pire que pire. Il fait vite pouvoir repartir comme avant, car "il n y a pas mieux" dixit Alain Minc... 

                                    Mais au fait ce "tout" qui menacerait de s’effondrer, ce tsunami économique qui nous menacerait tous incessamment si on ne renflouait pas les caisses des institutions financières, il correspond à quoi ?
                                    Ce "tout", c’est l’uniformité sociale imposée par ces mêmes institutions financières au nom de la sacrosainte rentabilité, la vraie, l’unique, celle qui engendre des profits et permet de "faire tourner" l’économie.
                                    Ce tout, se nourrit de : 


                                    - pression à la baisse sur les salaires,

                                    - pression sur les crédits (ex : 6 millions d’américains dans la rue...)

                                    - pression sur le système de santé (25 millions d’américains sans couverture sociale, + 25 millions           supplémentaires avec une couverture inopérante...)

                                    - disparition de l’éducation publique et d’une façon générale, marchandisation de tous les services          publics

                                    - Etat policier... guerres 
                                            Etc.

                                    Bref, c’est encore aux classes moyennes déjà exsangues qu’on trouve le moyen de ponctionner le peu de thune qu’il leur reste, pour rembourser les erreurs de gestion de leurs bourreaux, ces institutions financières qui les asservissent et sont responsables de la dégradation de leurs conditions de vie. Désormais, vous n’avez plus seulement l’amour de votre servitude, vous êtes obligés de financer les erreurs de vos maîtres. 

                                    Nous vivons un moment d’une obscénité historique. 
                                    Et l’Europe applaudit. 
                                    J’ai envie de chialer. 



                                    • Céphale Céphale 28 septembre 2008 11:50

                                      Bernard,

                                      Je suis tellement d’accord que je n’ai rien à ajouter. Cet article est d’une logique parfaite, en particulier : Du coup, qui dit contribuable, dit argent ponctionné, donc moins d’épargne pour investir dans l’économie du futur et surtout moins de pouvoir d’achat. Et donc, risque d’accentuer la récession. Les banques seront sauvées en ayant sacrifié l’équilibre d’une société déjà minée par les inégalités.

                                      Les Etats-Unis sont en phase terminale.

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