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Les élus et la démocratie

Comment lors du vote de confiance au gouvernement, la majorité des députés peuvent-ils être pour cette confiance quand le président lui-même ne collationne que 13% d’avis favorables dans les sondages ? Comment les députés peuvent-ils accorder cette confiance sans tenir compte de l’avis de la majorité des électeurs ? La confiance au gouvernement a été votée pour : 269 voix contre : 244. Le front de gauche a voté contre ainsi que l’opposition UDF et UDI. Les Frondeurs socialistes et les écolos se sont abstenus.

 Deux raisons à cela : 1) les élus socialistes sont prisonniers de leur politique face à un capital très présent et offensif.

  2) Leur mépris de ce que pense le peuple. 

1) De toute évidence, le gouvernement et la majorité des députés qu’ils soient pour ou qu’ils s’abstiennent sur le vote de confiance, montre à quel point ils subissent le chantage de ces multinationales et de la haute finance.

Ils en sont encore à croire que le MEDEF peut faire du sentiment et sur l’appel à la responsabilité de tous, le MEDEF en viendrait à faire preuve de sa bonne volonté. Que nenni, profitant des hésitations de ce gouvernement, le MEDEF en demande plus. Sa seule préoccupation restant le profit et la spéculation en faisant supporter les charges sociales par les travailleurs et par les contribuables. Ainsi le patronat réduirait ses charges à lui et par la même économiserait sur le coût du travail. Pour que le grand patronat accepte de recréer des emplois en France, il faudrait qu’il n’ait plus à payer les salaires des travailleurs. C’est sa quête absolue.

Il faut que ce gouvernement reprenne la main et mette fin au chantage à l’emploi, car c’est là l’enjeu pas de relance de la consommation sans création d’emplois. Chaque fois qu’une entreprise ferme il faut que l’état intervienne et nationalise l’entreprise pour protéger l’emploi cela fait partie de ses attributions.

 De même espérer que la concertation sur le social doit se faire dans les entreprises, cela n’est que pure utopie. Si le gouvernement ne légifère pas alors le patronat imposera son diktat (particulièrement dans les entreprises où les travailleurs ne sont pas organisés). La politique réformiste est un placébo, c’est comme si pour soigner une tumeur ont utilisait un anti douleur en négligeant une opération !!

 

2) La droite aux dernières élections a été battue parce que sa politique défendait le capital au détriment de la France travailleuse. Sarkozy fût remplacé par Hollande qui, lors de sa campagne, se ventait que la finance était son adversaire, qu’il fallait relancer la consommation etc. Mais rien à changer au contraire, la situation continue de se dégrader. Le MEDEF a lancé son offensive, délocalisant à tout va ses entreprises créant une situation catastrophique au niveau de l’emploi dans notre pays. Au lieu de prendre les mesures qui s’imposaient, le gouvernement socialo-réformiste à plier devant les prétentions du capital allant jusqu'à faire des cadeaux somptueux au grand patronat.

Alors aux élections Européennes l’électorat a montré sa désapprobation et le résultat 57% d’abstentionnistes par rapport aux inscrits. Cela aurait dû faire réfléchir le Président et les ministres ?? Eh bien non !! Envers et contre tout ils ont maintenu le cap et font fi de la règle la plus élémentaire de la démocratie, ils sont restés sourds aux attentes des Français.

 Au-delà des mots, au-delà des intentions ce sont les faits qui parlent vrais. Pour regagner la confiance des électeurs, il faut interdire les suppressions d’emplois sous peine de nationalisations, redistribuer les richesses en augmentant le pouvoir d’achat ce qui aura pour effet de relancer la consommation qui a son tour relancera la production, qui créera des emplois, qui améliorera l’économie.

            ARRÊTEZ DE DÉBLATÉRER ET AGISSEZ

 LE PEUPLE EN A ASSEZ D'ATTENDRE. 


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17 réactions à cet article    


  • Fergus Fergus 17 septembre 2014 09:42

    Bonjour, Libertad.

    « Comment est-ce possible ? »

    La réponse est évidente : faire chuter le gouvernement aurait probablement contraint Hollande à dissoudre l’Assemblée Nationale pour redonner la parole aux Français. Et, paradoxalement, il en serait sorti, dans l’actuel climat de rejet de ce PS par trop libéral, une majorité de droite encore plus libérale ! Quant aux députés socialistes, frondeurs ou pas, une très large majorité d’entre eux seraient passés à la trappe.

    Certes, il aurait pu y avoir une solution alternative à la dissolution pour Hollande : appeler Aubry à Matignon pour appliquer une politique conforme aux engagements de campagne. Mais outre la grande instabilité de gouvernance que cela aurait démontré, avec à la clé un nouveau changement de cap, Hollande se serait de facto trouvé en cohabitation, eu égard à ses convictions libérales. Autant pour lui cohabiter avec une droite UMP qui, cerise sur le gâteau, aurait très bien pu se griller durant la 2e moitié du quinquennat.

    Pour toutes ces raisons, la gauche ne pouvait pas faire chuter Valls. Et c’est ainsi que l’on a vu et entendu des « frondeurs » et des élus EELV tenir un discours très dur justifiant un vote de défiance ne pas aller au bout de leur démarche, par intérêt personnel immédiat ou pour se projeter dans l’avenir. La politique est un théâtre !


    • César Castique César Castique 17 septembre 2014 12:40

      « Certes, il aurait pu y avoir une solution alternative à la dissolution pour Hollande : appeler Aubry à Matignon pour appliquer une politique conforme aux engagements de campagne. »



      Et encore un qui n’a pas compris que lorsqu’on est européiste au sein d’un gouvernement européiste, on applique la feuille de route établie par Bruxelles - avec ou sans vaines gesticulations. Juncker a répondu par avance à ceux qui auraient des véllèités d’indépendance. C’était dans le « Spiegel » du 11 mars 2013 :


      Je vais faire une déclaration audacieuse : Il ne faut pas poursuivre les politiques erronées juste parce qu’on a peur de ne pas être réélu. Ceux qui ont l’intention de gouverner doivent assumer la responsabilité pour leur pays et pour l’Europe dans son ensemble. Cela signifie que, le cas échéant, qu’ils doivent poursuivre les politiques adéquates, même si de nombreux électeurs pensent qu’elles sont mauvaises.

      Alors, continuez de faire semblant de croire que la France jouit de toute sa souveraineté et spéculez sur ce qu’elle doit faire et ne pas faire. Mais s’il vous reste un peu de temps mignon, gardez un oeil sur Renzi qui a entamé un bras de fer... verbal, avec Katainen, le préposé au contrôle de la rigueur et de l’effectivité des réformes, avec la Merkel et au-delà avec la commission. Il répète tellement, jour après jour, « Les diktats, ça suffit, c’est nous qui décidons ! » que tout le monde finit par comprendre qu’il s’agit d’un rituel incantatoire.

      Devinez qui va gagner ?


    • Fergus Fergus 17 septembre 2014 13:11

      Bonjour, César Castique.

      Je vous fais remarquer que j’ai indiqué cette possibilité tout en mentionnant qu’il n’y avait aucune chance pour qu’elle soit choisie par Hollande.


    • César Castique César Castique 17 septembre 2014 15:40

      « ...j’ai indiqué cette possibilité... »



      Quelle possibilité ? Qu’Hollande fasse le bravache face à Bruxelles et à la Merkel, comme Renzi ? Mais cela, ce n’est pas une possibilité, c’est une gesticulation de matamore ou d’inconscient. 


      Je lisais tout à l’heure un tweet de Macron, où il était question de réformes qui n’ont pas été faites depuis dix ans. Et cela, ça m’a remis en mémoire un discours de Mario Draghi que « Les Echos » résumaient ainsi, le 9 juillet dernier :


      « Le président de la Banque Centrale Européenne, Mario Draghi, lance un pavé dans la marre (sic) en plaidant pour un mécanisme européen de gouvernance, dont le but serait de forcer l’adoption réformes structurelles dans les Etats souverains... » 


      ...avant d’ajouter : 


      « Les réformes structurelles qui ont un fort penchant national ont parfois du mal à passer, surtout si elles s’attaquent à des acquis sociaux. Mario Draghi pense qu’un organe supranational pour contourner un débat national sur les réformes pourrait être mis sur pied... »


      Cette hypothèse aurait l’avantage de faire tomber le masque des vendus à l’Europe de l’UMPS en France, et du Renzusconisme en Italie... Pour le reste, je n’entrevois rien de bien précis.


    • Daniel Roux Daniel Roux 17 septembre 2014 10:07

      L’auteur n’a pas compris comment est structurée la société.

      Les 10% qui possèdent 80% des richesses sont les vrais dirigeants du monde. Cette classe dominante est à la fois solidaire, pour confisquer le pouvoir, et concurrente pour accaparer les richesses. Ce n’est pas nouveau, c’est ainsi que fonctionne la société humaine depuis l’antiquité.

      Ce qui est nouveau, c’est que le peuple, au moins dans les pays développés, accède au savoir et revendique une part des richesses et des droits. Tout l’art de gouverner est de céder le minimum pour obtenir le maximum afin d’éviter les désordres civils qui nuisent aux affaires.

      La classe dominante gouverne dans son seul intérêt. Son but, sa perpétuation. Ses moyens, le contrôle de la population par la démocratie représentative (au mieux) et la maîtrise totale des médias. Ses armes, la corruption des élites, la coercition à travers la justice, la force publique, les sanctions. Ceux qu’elle ne peut acheter, elle les neutralise voire les élimine.

      Ce qu’on appelle la révolution néo conservatrice, est en réalité la reconquête du terrain perdu entre la fin de la guerre mondiale en 1945 et les années 70. La réduction des libertés individuelles, sous le prétexte de lutte contre le terrorisme, va de paire avec la prévision des désordres sociaux découlant de la paupérisation des classes moyennes.

      Hollande, comme Obama et les autres têtes d’affiche ne sont que les gardiens du zoo.


      • TOUSENSEMBLE OU L ECUREUIL ROUGE TOUSENSEMBLE OU L ECUREUIL ROUGE 17 septembre 2014 10:59

        ALLIONS NOUS SANS DENTS SANS CULOTTES SANS TRAVAIL BONNETS ROUGES ET

         RENVERSONS LA 5 EME REPUBLIQUE DES CORROMPUS !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!


      • claude-michel claude-michel 17 septembre 2014 10:26

        Dissoudre l’assemblée et voter MLP...la seule solution pour en sortir...mais ça je doute qu’une majorité de français habitués à voter pour la mafia le comprenne.. ?


        • claude-michel claude-michel 17 septembre 2014 12:27

          La preuve par les moins...
          pathétique...


        • jocelyne 17 septembre 2014 12:50

          bon je vais essayer de faire court caillou, vous n’en sortirez jamais, surtout ceux qui sont en maison de retraite, les millions d’individus sont comme les locataires de la ferme des 1000 vaches, juste ils sont 65 millions en france, il faut pour en sortir que l’ensemble de vaches puissantes poussent sur les « cadres » et les détruise, mais non elles attendent que quelq’un le fasse, donc toi (et moi) peuvent attendrent aussi. Aucun de tes bourreaux ne viendra à ton secours


        • claude-michel claude-michel 17 septembre 2014 12:53

          Par jocelyne....Bonjour et merci pour votre commentaire...Je suis sur Agora pour rigoler rien d’autre à regarder la masse laborieuse descendre vers l’échafaud... !


        • Cocasse Cocasse 17 septembre 2014 11:10

          Vous êtes encore en train d’attendre quelque chose de ces gens là ?
          Vous n’avez encore rien compris là...


          • Papybom Papybom 17 septembre 2014 11:26

            Bonjour Libertad14,

             

            La politique est l’art de la négociation devant le chantage.  Le parti radical de gauche, qui compte 10 000 adhérents et son patron Jean-Michel Baylet (0,64 % des voix a la primaire de 2011 !)a fait fléchir Manuel Valls.

             

            Il faut croire qu’en vieux briscard de la politique, le patron de La Dépêche du Midi avait anticipé qu’il serait bientôt en position de force.

             

            Le Premier Ministre, a enterré le projet de la disparition pure et simple des conseils généraux. Bénéfice : 13 voix de plus pour la « confiance ». Et le Parti radical de gauche conservera 117 conseillers généraux au sein de 44 conseils généraux…

             

            Cordialement.


            • trevize trevize 17 septembre 2014 11:36

              Mais c’est pourtant tellement simple ! pas la peine d’aller chercher des explications politiques, ces gens-là sont humains, et comme chaque être humain, ils pensent à leurs conditions de vie en premier. Ils savaient très bien que l’assemblée serait dissoute si ils ne votaient pas la confiance, donc ils risquaient de perdre leur emploi.
              Est ce que vous, vous seriez capable de faire un geste, sachant que vous risqueriez d’y perdre votre boulot ? Est ce que vous seriez prêt à insulter votre patron devant vos collègues pour les faire rire un peu ?
              Non, certainement pas.
              Hé bien, pour eux, c’est la même chose.
              L’explication la plus simple est souvent la meilleure.


              • marauder 17 septembre 2014 18:34

                C’est pour ca que voter pour des représentants est incompatible avec la démocratie.
                C’est une escroquerie.


              • jef88 jef88 17 septembre 2014 11:50

                Il manque un point à la démo :
                LE FROMAGE !
                il est bon, il est beau !
                et il rempli les poches ...........
                CQFD


                • marauder 17 septembre 2014 18:33

                  Mais ou est-ce que vous voyez une démocratie dans ce systeme de gouvernance ?


                  • Mohammed MADJOUR (Dit Arezki MADJOUR) Mohammed MADJOUR 18 septembre 2014 13:32

                    Je vous réponds comme j’ai répondu à l’auteur de l’article : http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-deputes-n-ont-pas-vote-la-156903#forum4122702

                    QUI DEMANDE :

                    « »Nous devons abolir cette république oligarchique (gouvernée par un petit nombre) pour construire ensemble la 1ère république démocratique française.« »

                    Voilà qui est bien dit, il reste à savoir par où et par quoi commencer. Rappelez-vous comment cette Ve fausse république est née suite au coup d’État militaire qui avait installé De Gaulle au pouvoir. Moi qui sait exactement ce qui empêche la France de changer, moi qui connait parfaitement le fond de la pensée de tous les Français et les moindres recoins de l’intelligence française, je dit que la solution n’est pas seulement en France, elle doit aussi prendre en considération la situation algérienne plus qu’insolite et qui incombe TOTALEMENT A L’ÉTAT FRANÇAIS !

                    La France peut changer chaque semaine ses présidents et ses chefs de gouvernements, elle peut appeler à l’Élysée en même temps toutes les équipes gauchistes et droitistes... si elle ne veut pas écouter mes recommandations, elle ira de plus en plus vers les profondeurs de la médiocrité !!!

                    https://www.facebook.com/M.A.Madjou...

                    https://www.facebook.com/M.A.Madjour

                    Vous avez bien raison de signaler le fait que les députés français sont assez lâches pour mettre en jeu leur perchoir, ils n’ont pas voté la confiance parce qu’ils ne l’ont pas cette confiance. ( Voir mon commentaire d’hier Mohammed MADJOUR (---.---.---.79) 17 septembre 19:54  suite à l’article : http://www.agoravox.fr/tribune-libr... ; Le peuple qui l’a et peut l’accorder n’aligne d’après la Maison du Sondage que 12 pour cent de Béni-oui-oui.

                    La démocratie française est par définition un LEURRE DÉMOCRATIQUE !

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