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Accueil du site > Tribune Libre > Les végans, ambassadeurs du grand capital ... Vraiment ?

Les végans, ambassadeurs du grand capital ... Vraiment ?

Argument anti-végan des plus la mode à la mode en ce moment, celui consistant à nous présenter comme un mouvement anti-nature, adepte de la nourriture chimique et allié du grand capital. Impossible de lire ou écrire un article sur le sujet sans que cet argument n'apparaisse (parfois à de multiples reprises) dans le flot des commentaires ...

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A l'origine de ce "point Godwin" du véganisme, une tribune parue dans Libération (1) dans laquelle ses 3 auteurs, P Ariès, F. Denhez et J. Porcher nous disent : "une agriculture sans élevage ... nous met encore plus dans les serres des multinationales et accroît notre dépendance alimentaire et notre aliénation." ; avant d'en déduire que "les théoriciens et militants végans sont ... les idiots utiles du capitalisme".

En tout et pour toute explication, le lecteur se contentera d'un petit paragraphe ("Le véganisme est l’ambassadeur de l’industrie 4.0"), dans lequel les 3 auteurs prennent pour cible le marché de la viande cellulaire : un marché en pleine émergence, promu par de grandes firmes ("Gafa, milliardaires et fonds d’investissements puissants") et associé à tout ce qu'il y a de plus artificiel (levures OGM, hormones ...). De là à en conclure que le véganisme "menace de nous condamner à dépendre d’une alimentation industrielle 4.0", il y a un pas que nos 3 compères franchissent allègrement.

A la lecture de cet article bâclé, rempli de sophismes et de raccourcis, on serait tenté de se dire qu'il s'agit là d'un énième cas de mauvaise foi envers les végans ; un cas particulièrement gratiné en provocations et insultes certes, mais qui ne vaut pas plus que ça la peine qu'on s'y attarde. Sauf que, l'argumentaire ayant été depuis tellement repris sur internet (par les mêmes auteurs, et d'autres (2)(3)(4)(5)), il n'est peut-être pas si inutile que ça d'y revenir un peu. Pour en démontrer toute l'absurdité ...

Quiconque s'y connaît un minimum en alimentation végétale sait que celle-ci couvre la quasi-totalité des besoins nutritifs de notre organisme : besoins en protéines, acides aminés, calcium, fer, oméga-3, vitamines ... que l'on trouve dans moult légumineuses (lentilles, haricots secs, pois-chiches, soja ...), céréales (riz, millet, quinoa ...), légumes, fruits et autres oléagineux (amandes, noix ...) ; tout sauf la vitamine B12, que l'on trouve quant à elle essentiellement dans les produits animaux (mais pas que, j'y reviendrai dans un autre article).

Et quiconque s'interroge un peu sur le régime végétarien/végan découvre que celui-ci est beaucoup écologique que tout autre régime incluant de la viande (6). Cf les conséquences de l'élevage pour la planète : gaspillage des ressources naturelles (plusieurs milliers de litres d'eau + kilos de protéines végétales requis pour produire un kilo de protéines animales (7)(8)), émissions de gaz à effet de serre (14 % d'entre elles proviennent de l'élevage (9)(10)), pollution de l'eau (nitrates, phosphates, antibiotiques ... (11)(12)), de l'air & des sols (ammoniac, pluies acides), destruction des écosystèmes (eutrophisation, dystrophisation ...), déforestation (cultures fourragères)(13), atteinte à la biodiversité ... (14)

Qu'y a-t-il de moins naturel que notre modèle agricole dominant actuel ; un modèle où les animaux sont élevés hors-sol, gavés de soja OGM, de compléments alimentaires, d'antibiotiques, d'hormones ... (15)(16)(17)(18) Un modèle où les animaux sont considérés comme des machines et où on ne recule devant rien pour augmenter leur productivité (enfermement, contention, broyage, gavage, mutilations "à vif", inséminations artificielles à tout va, privation maternelle, "claquage" des plus faibles ... (19)(20)(21)(22)) Un modèle où la sélection génétique produit des "monstres" (cf les portées surnuméraires, les animaux incapables de se mouvoir ou de mettre bas naturellement ...(23)(24)(25)) et où la sélection génomique pointe déjà le bout de son nez (Cf les recherches en cours à l'Inra (26)(27)).

Dans la société civile, un lien étroit unit les courants écologiste et animaliste. La plupart des associations/militants écologistes prônent le végéta*isme (cf les positions de Greenpeace, Extinction rebellion, Sea shepard, G. Thunberg ... sur le sujet (28)(29)(30)), comme la plupart des animalistes rejoignent logiquement la cause environnementale (l'activité industrielle, les pesticides, la déforestation ... déciment de nombreux animaux (31)(32)). De fait, la plupart de ces militants consomment généralement bio (33), contribuant ainsi à défendre un modèle d'agriculture plus raisonné et plus durable.

Pourquoi associer le véganisme à l'industrialisation et à l'alimentation artificielle ? Parce ce régime inclue la consommation de produits transformés (simili-carnés, fromages & yaourts végétaux ...) ? Dans les pays occidentaux, les produits transformés (plats tout-fait, charcuteries, yaourts, gâteaux ...) représentent plus de la moitié des apports nutritionnels quotidien (34). Pourquoi reprocher cela aux seuls végans ?

Le véganisme ne pousse en rien à la consommation de produits transformés (35)(36)(37). Certains végans sont plutôt adeptes d'une alimentation légère (assiettes composées, mélanges ...), d'autres d'une cuisine plus élaborée (plats/gâteaux confectionnés à partir d'ingrédients de base) et d'autres enfin achètent des produits transformés (simili-carnés, faux-poissons ...). Non seulement il n'y a pas de profil alimentaire "type", mais chaque personne pourra elle-même faire évoluer sa consommation au gré du temps ou des circonstances (consommation de simili-carnés le temps de se défaire d'une certaine accoutumance à la viande par exemple).

Pendant longtemps, les végans n'ont pu trouver ce genre de produits que dans les magasins bio (38). Avec des marques telles que Weaty, Soy, Tartex, Sojade ..., que la plupart des "railleurs de végans" n'ont jamais fait l'effort d'essayer (ne serait-ce que par simple curiosité) : "Végan beurk !" - Tu veux goûter ? "Non beeuurk !" (la variante "blind-test" - distinguer la vraie viande de la fausse - est elle aussi assez cocasse).

Avec le nombre croissant de végans, et plus généralement de végé/flexitariens (plus ou moins sensibles à l'écologie et/ou au bien-être animal), il fallait bien à un moment donné que les grandes firmes commencent à s'intéresser à eux : Cf les charcuteries végétales (Herta, Fleury Michon ...), les yaourts et glaces végétales (Yoplait, Miko, Ben & Jerry's ...)(39)(40). Et alors ?

Prétendre que les végétariens/végans seraient les suppôts (ou les "idiots utiles") du capitalisme parce que le monde industriel s'intéresse désormais à eux relève d'un manque de logique évident ; ou d'une grande mauvaise foi (ce qui revient au même). Ce serait comme dire : "les grandes firmes proposent de la viande (Bigard, Charal, Findus ...), donc tous ceux qui mangent de la viande sont des capitalistes" (sophisme par association).

Il y a certainement une proportion bien moindre de produits industriels ("capitalistes") dans l'offre végan que dans la "non-végan". Pour s'en convaincre, il suffit d'aller faire un tour (lire les étiquettes) là où se concentre l'essentiel de l'offre végan : dans les magasins bio. Mais, même en admettant que ce ne soit pas le cas, encore faut-il avoir l'honnêteté de comparer ce qui est comparable. Qu'est ce qui est le mieux : un produit industriel avec ou sans souffrance animale ?

Idem pour la viande cellulaire, pour laquelle on accuse aujourd'hui les végans de tous les maux : nous "couper de la nature", engendrer "un saut anthropomorphique" etc. A supposer que ce produit soit destiné aux seuls végans (ce qui ne semble déjà pas être le cas (41)), en quoi la technologie est-elle si différente, sur le principe, de toutes celles actuellement utilisées dans le domaine du vivant (sélection génétique, transgenèse ... (42)) ? Qu'est ce qui est le plus éthique : travailler sur des cellules souches, des bouts de muscles, ou bien trifouiller des êtres vivants ?

Rappelons que la France dispose d'un grand institut de recherche, l'Inra, qui est entièrement dédié à la recherche agronomique (agriculture & élevage) ; un institut ayant pour but affirmé l'augmentation des rendements grâce à la technologie ; un institut qui, à la fin des années 1960, expérimentait déjà sur les "vaches à hublot" ... (43) Et il est donc assez cocasse, aujourd'hui, de voir les partisans plus ou moins affirmés de ce modèle (J. Porcher, vous travaill(i)ez bien à l'Inra non ?) venir pousser des cris d'orfraie lorsque la technologie ne s'applique pas à leur bifteck.

Nos goûts ont une part culturelle, liée à notre enfance, laquelle nous a d'un certain point de vue "façonnés". Qui n'a pas le souvenir de "bons petits plats" de viande, dégustés en famille ou entre copains, dans une ambiance chaleureuse ? La plupart des végans actuels ont dû, à un moment donné, se défaire de cela ; avec une période transitoire que chacun a géré à sa façon. Les générations futures, habituées à une alimentation végétale dès leur plus jeune âge (on y arrivera, si si) n'éprouveront probablement pas le besoin de se "désintoxiquer" de la viande. En attendant, pourquoi focaliser sur les alternatives ?

"Le véganisme c'est contre nature" nous disent certains, expliquant que l'agriculture & l'élevage sont presque aussi vieux que l'humanité (plusieurs milliers d'années). "C'est extrême" nous disent d'autres, indiquant privilégier pour leur part les petits producteurs et l'agriculture raisonnée (loin du modèle intensif prôné par la FNSEA donc). Très bien, sauf que ...

Beaucoup feignent de ne pas voir que l'agriculture d'aujourd'hui n'est plus celle de nos ancêtres ; ni même de nos grand-parents (virage vers l'intensif entamé dans les années 1960 en France). Et pour cause : il faut nourrir de plus en plus de monde, et les "besoins" des consommateurs ne cessent de croître (en quelques décennies, la viande est passé du statut de produit de luxe, à celui d'hyperconsommation). La petite paysannerie serait-elle capable, à elle seule, d'absorber toute cette demande ? Assurément pas. Disposerait-on assez de place (d'hectares) pour nourrir toute la population française, en passant au "tout plein-air" ? Probablement pas.

En France, 90 % des gens déclarent être contre l'élevage intensif (44)(45), mais ce dernier fournit 80 % des produits animaux consommés (46) : cherchez l'erreur ! Et l'argument (maintes fois entendu par les végéta*iens) "oui mais moi je fait marcher les petits éleveurs", ne résiste généralement pas à l'épreuve des faits. D'abord parce que les acheteurs de viandes labellisées (bio/plein air) sont minoritaires (environ 3 % (47)) ; et ceux achetant directement à la ferme encore plus. Ensuite parce que notre consommation découle en partie de nos interactions sociales (sorties entre amis, travail ...) ; et que je n'ai jamais vu un non-vegéta*ien à qui on offrait un gâteau s'interroger sur la provenance des ingrédients (lait, oeufs ...).

Plutôt que d'abandonner ses bons sentiments à une foultitude de compromis et d'exceptions (qui conduisent peu à peu à accepter les choses telles qu'elles sont), le véganisme définit un positionnement (un code de conduite) sur lequel la société "carniste" n'a pas prise (exit les justifications du style "nos éleveurs aiment leurs animaux", "je fais confiance à mon boucher", ...). Un positionnement qui s'avère du coup beaucoup plus tenable, question cohérence, que l'attitude "en zigzag" de beaucoup de monde ("Ok l'élevage intensif c'est dégueulasse" / "donnez-moi un jambon-beurre s'il vous plaît").

Ne pas consommer de viande est sans doute le meilleur moyen de lutter contre l’intensification de la production. En faisant diminuer la demande, les végans poussent vers une consommation moyenne (sociétale) plus modérée. Certains clament qu"il y aura toujours des gens pour manger de la viande". Peut-être ... il faudra certainement attendre beaucoup de temps avant que la société se détourne entièrement de la viande. Que ceux-là considèrent dans ce cas que les végans se sacrifient pour eux (retour à des élevages plus raisonnés et à une viande de meilleure qualité).

Si les végans épargnent généralement les petits paysans de leurs critiques (48)(49)(50)(préférant s'en prendre au monde industriel (51)(52)(53)(54)(55)), le contraire n'est pas forcément vrai (56)(57)(58). A ce propos, le parti-pris anti-végans de certains théoriciens de gauche est particulièrement consternant. Petite expérience : comparez le nombre d'écrits de P. Ariès, J. Porcher, F. Denhez ... traitant du véganisme avec ceux dénonçant les ravages de l'élevage intensif (en tapant "Paul Ariès véganisme" puis "Paul Ariès FNSEA" dans google par exemple). Alors ? Une flopée de textes versus rien (ou presque) ...

En réalité, l'obsession anti-végans de ces auteurs traduit moins la défense d'un modèle agricole traditionnel (la petite paysannerie) que celle de leurs petits intérêts personnels (pouvoir continuer à manger de la viande sans qu'on les embête). Des intérêts "petit bourgeois" pourrait-on dire ...

Le problème pour ces gens là, c'est que la société avance. Depuis quelques années, la cause animale s'est imposée comme un véritable sujet de société (voire de civilisation) et on ne compte plus aujourd'hui les débats sur la question. Parallèlement, le nombre de végans ne cesse de croître (surtout chez les jeunes) et les initiatives citoyennes se multiplient (happenings, courriers, tractage ...). A coup sûr, l'amélioration de la condition animale constituera l'un des enjeux majeurs de la société de demain (comme le fût par le passé la lutte pour les droits humains). Et les "pourfendeurs de végans" devraient peut-être se poser la question de savoir ... s'il ne sont pas en train de sombrer du mauvais côté de l'histoire.


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55 réactions à cet article    


  • Francis, agnotologue JL 10 janvier 2020 09:41

    Article intéressant mais qui manque de sobriété. Un peu verbeux, en fait. Je n’ai pas bien compris le message.

     

    ’’ ... sauf la vitamine B12, que l’on trouve quant à elle essentiellement dans les produits animaux (mais pas que, j’y reviendrai dans un autre article). ’’

     

    J’attendrai avec intérêt ce prochain article.


    • Scuba 10 janvier 2020 11:20

      @JL

      Cela signifie simplement que le régime végan ne permet pas une alimentation équilibrée, contrairement à ce que veulent nous faire croire les végans.
      Et que vous devez prendre des suppléments 100% chimique pour suppléer les carences engendrées par ce régime.

      donc le couplet habituel : le régime végan, c’est plus naturel, c’est juste de la flute.

      Après, sachant ça, c’est à vous de voir.


    • Francis, agnotologue JL 10 janvier 2020 14:39

      @Scuba
       
       ’’Cela signifie simplement que

      ... ’
       
       mais non, l’auteur soutient le contraire !


    • Scuba 10 janvier 2020 17:27

      @JL

      non, non, l’auteur dit bien que la vitamine B12 ne se trouve que dans la viande.
      Cela indique la contradiction intrinsèque des vegans : d’un côté, ils prétendent que le veganisme n’entraîne aucune carence, et de l’autre indiquent qu’il faut des suppléments (notamment de vitamine B12) pour pallier les carences induites par le véganisme. Et oui, c’est totalement contradictoire.


    • Scuba 10 janvier 2020 17:46

      @JL

      petite précision trouvée Sur Doctissimo :

      Sources alimentaires de vitamine B12

      La vitamine B12 se trouve principalement dans les aliments d’origine animale : abats, fruits de mer, viandes, poissons, œufs et produits laitiers.

      Néanmoins, beaucoup de céréales de petit-déjeuner en sont enrichies. 

      Les algues rouges (dulse, nori) et vertes (aonori, laitue de mer), la spiruline (une micro-algue), en sont également une bonne source.

      En outre, il existe une production de vitamine B12 par certains micro-organismes présents dans l’intestin (microbiote).

      Donc nous en trouvons aussi dans des végétaux qui ne font pas partie du régime alimentaire habituel des hommes, du moins en occident (algues diverses). Les produits animaux sont donc bien pour nous la seule source de vitamine B12.

      source
      https://www.doctissimo.fr/html/nutrition/vitamines_mineraux/vitamine_b12.htm #sources-alimentaires-de-vitamine-b12


    • foufouille foufouille 10 janvier 2020 18:02

      @Scuba

      « Les algues rouges (dulse, nori) et vertes (aonori, laitue de mer), la spiruline (une micro-algue), en sont également une bonne source. »

      faux ce sont des analogues non utilisable, par contre il existe une plante OGM et de la culture sur champignon mais moins biodisponible.


    • Francis, agnotologue JL 10 janvier 2020 18:39

      @foufouille
       
       ’’ce sont des analogues non utilisable’’
       
      « Analogues », c’est à développer. Faut-il y voir le lien avec les difficultés et pièges du diagnostic dysvitaminose B12 ?


    • foufouille foufouille 10 janvier 2020 19:10

      @JL

      c’est possible car le test urinaire n’est pas valable dans ce cas mais ton lien parle de problèmes plus complexe lié à d’autres carences ou surdosages.

      pour la vraie b12, le surdosage est inexistant de mémoire.

      il existe juste 2 molécules biodisponible, la chimique et la naturelle qui se conserve mal.


    • jjwaDal jjwaDal 13 janvier 2020 05:38

      @Scuba
      C’est tout ce que vous avez à dire comme âneries ? Parce que le régime alimentaire traditionnel est bon pour la santé ? Depuis quand ? Depuis l’explosion des maladies cardiovasculaires, de l’obésité, du diabète ? On se sait pas faire la synthèse de la b12. Elle est produite par des bactéries en cuve de fermentation et la b12 est extraite de celles-ci.... Voilà votre « entièrement chimique ». Un végan utilisant 10 fois moins de surface pour se nourrir cela signifie moins de cultures arrosées de ces produits phytosanitaires, entièrement naturels bien sûr, que vous semblez apprécier.
      Pour la science moderne, le régime végan est le plus apte à protéger notre santé et a un bénéfice environnemental direct. C’est parfaitement documenté sur les sites spécialisés. Je n’ai pas dit que c’était forcément la plus goûteuse, mais la plus apte à supporter notre santé.


    • Scuba 21 janvier 2020 17:26

      @jjwaDal

      effectivement, le régime alimentaire traditionnel est bon pour la santé. Et le régime traditionnel n’inclus pas les exces qui induisent les maladies que vous citez. d’ailleurs, vous dites qu’il y a une explosion, donc pendant des siècles, le régime traditionnel n’a pas provoqué cette explosion.
      Et je maintiens, la production de la vitamine B12 que vous décrivez est 100% chimique.


    • Albert123 10 janvier 2020 10:45

      « il faudra certainement attendre beaucoup de temps avant que la société se détourne entièrement de la viande. »


      a peu près 4 ou 5 milliard d’année voir plus encore si l’humanité existe encore d’ici là


      « Que ceux-là considèrent dans ce cas que les végans se sacrifient pour eux » 

      Saint Greta priez pour nous

      pas besoin de vous faire passer pour les idiots utiles du capital, idiots tout court suffit.

      Vous êtes en croisade et vous ignorez juste ce qui motive l’envie de vivre chez les gens,ce n’est pas le fait de vivre le plus longtemps possible durant une vie de merde hygiénique et javellisée qui ressemble ni plus ni moins qu’a celle d’un bon disciple docile de n’importe quelle société totalitaire.

      tous les illuminés dans votre genre (quelque soit la forme que cela prend) s’imaginent être des prophètes

      « Depuis quelques années, la cause animale s’est imposée comme un véritable sujet de société (voire de civilisation) et on ne compte plus aujourd’hui les débats sur la question. » 

       

      c’est bien le problème, les énergumènes minoritaires de votre genre impose un peu trop leurs sujets à la con à la vaste majorité qui n’en a juste rien à foutre de vos lubies.

      que’st ce qu’on peut être emmerder au quotidien avec les gémissement quotidiens des végans, des LGBT, des féministes, des écolo-connardos, bref de toutes les gauchiasses avec leurs lubies de merde.

      « Et les »pourfendeurs de végans« devraient peut-être se poser la question de savoir ... s’il ne sont pas en train de sombrer du mauvais côté de l’histoire. »


      à ce niveau là, mes papilles me suffisent pour déterminer ce qui est beau et vrai,

      en plus le peu de végan que je connais qui ont tenus assez longtemps le régime en question sont devenus intellectuellement lents , apathiques, mollassons, .. bref ils sont devenus des bovins castrés, des brouteurs d’herbes.

      des gens qui n’ont plus de « balls », ennuyeux à mourir, chiants au dernier degré, dont le seul objectif n’est plus de vivre mais de durer. (et dans quel état en plus, vu le coup de vieux qu’ils prennent en à peine 5 ans).

      même au niveau de la réactivité leurs gestes sont devenus lents, fragiles (ils disent mesurés pour se donner l’illusion d’avoir atteint la sagesse).

      votre homme nouveau issu de la pensée véganiste est un quasi légume.


      • Trelawney 10 janvier 2020 11:02

        @Albert123

        « il faudra certainement attendre beaucoup de temps avant que la société se détourne entièrement de la viande. »

        a peu près 4 ou 5 milliard d’année voir plus encore si l’humanité existe encore d’ici là

        En 2050 il y aura 9.7 milliards d’habitants (2 milliards de lus qu’à aujourd’hui) et nous serons 11 milliards en 2100. A cela il faut ajouter les conséquences du réchauffement climatique et la perte de terres arables dans les deltas, vous comprendrez très vite que l’on va manquer de terre agricole pour nourrir ce monde.

        Il faut 5.000m² (1/2 ha) de terre cultivable pour produire 70 kg de boeuf ou 10.000 kg de pommes de terre. De 7 à 16 kg de céréales ou de produits végétaux sont nécessaires pour produire 1 kg de viande.

        Il faut 15.000 litres d’eau pour faire 1 kg de viande de boeuf et 800 litres d’eau pour 1 kg de blé. Près de 50% de toutes les récoltes alimentaires dans le monde sont mangées par le bétail. 64% des terres cultivables du monde servent à la production de viande (pâturage et fourrage).

        Ce nourrir à la protéine végétal ne sera pas un choix, mais une obligation. Vous pouvez très bien refuser ce futur mode de vie, mais dans ce cas il vous restera que le suicide.
        Une entrecôte c’est bon, mais dans moins de 50 ans ça sera à ranger au rayon des souvenirs.


      • Scuba 10 janvier 2020 11:17

        @Trelawney

        nous serons 11 milliards en 2100

        toujours ces projection catastrophistes.
        Nous nous ne serons pas 11 milliards en 2100 : si la planète ne peut nourrir 11 milliards d’habitants, l’Homme se souviendra qu’il est un animal comme un autre : dans le monde animal, en cas de pénurie de nourriture, les femelles mettent bat à moins de petits, et si ça ne suffit pas, la famine s’occupe du reste...
        certe ce n’est pas très optimiste comme discours...


      • Trelawney 10 janvier 2020 11:57

        @Scuba
        L’humain est le seul animal qui mange tous les jours et même souvent lorsqu’il n’a pas faim.
        Pour cette raison, les pays industrialisés qui représentent 26% de la population mondiale et donc nous faisons partie, mangent 75% des réserves alimentaires. Les 74% restant se partagent les 25% de réserves restantes.
        Seulement les pays se développent et conservent leurs terres agricoles pour leur consommation personnelle. ce qui entraîne dans certaines régions du globe, des conflits armés. 
        Au cas où vous ne l’auriez pas remarqué, il n’y a plus de famine dans le monde. 
        La seule chose qui pourrait réduire la natalité, c’est une crise économique massive qui nous ferrait retourner au moyen age voir même à l’age préhistorique avec cannibalisme tout ça tout ça


      • Albert123 10 janvier 2020 12:50

        @Trelawney

        En 2050, vous êtes comme les autres vous n’avez aucune idée de ce qu’il sera ou ne sera pas.

        z’êtes pas foutu de me donner la température qu’il fera la semaine prochaine, mais balancer des projections sur 30 ans voir 70 ans ça vous pose aucun souci.

        « Il faut 5.000m² (1/2 ha) de terre cultivable pour produire 70 kg de boeuf ou 10.000 kg de pommes de terre. » 

        et peut être qu’il en faudra seulement 5 m² en 2100 pour produit 700 kg de viande, du coup il sera difficile de nous vendre le veganisme totalitaire et apocalyto prophétique.

        « Vous pouvez très bien refuser ce futur mode de vie, mais dans ce cas il vous restera que le suicide. »

        c’est surtout le votre auquel il faudrait songer monsieur la morale, appliquer donc à vous même et en 1er lieu ce que vous exiger des autres


      • Scuba 10 janvier 2020 13:02

        @Trelawney

        Au cas où vous ne l’auriez pas remarqué, il n’y a plus de famine dans le monde. 

        effectivement, je ne l’avais pas remarqué.... et la FAO non plus d’ailleurs..... et cela s’est aggravé pour la troisième année consécutive

        mes sources :
        https://www.24heures.ch/monde/famille-touche-113-millions-personnes/story/30350570

        https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/07/15/pour-la-troisieme-annee-consecutive-la-faim-progresse-dans-le-monde_5489687_3244.html


      • Julot_Fr 10 janvier 2020 10:46

        Les homo sapiens sont des chasseur cueilleurs.. pas des bouffeur de gmo monsanto.. le cerveau des enfants vegan ne peut se developper correctement.. beaucoup de fermiers individuels vivent de la production de viande tandis que nos grosses exploitations sont essentiellement cerealieres.. qui profite du cretin vegan ?


        • amiaplacidus amiaplacidus 10 janvier 2020 11:50

          @Julot_Fr

          Selon mes connaissances d’anthropologie (mais je ne suis pas un spécialiste), l’homo sapiens d’origine était plus un charognard qu’un chasseur, tout au moins au paléolithique ancien (-200.000 à -100.000 ans) avant qu’il ne développe outillages et techniques de chasse efficaces.
          Il est subsiste quelques traces, par exemple la chasse faisandée, pas mauvais au goût, mais pas trop recommandée pour les gens sensibles à la goutte.


        • xana 10 janvier 2020 17:22

          @amiaplacidus
          "Selon mes connaissances d’anthropologie (mais je ne suis pas un spécialiste), l’homo sapiens d’origine était plus un charognard qu’un chasseur, tout au moins au paléolithique ancien (-200.000 à -100.000 ans) avant qu’il ne développe outillages et techniques de chasse efficaces."
          Exact. L’homme a été longtemps un charognard plus qu’un chasseur, tout simplement parce qu’il lui manquait les armes et la technique de la chasse. En fait c’était surtout un opportuniste, capable de se nourrir de tout ce qu’il pouvait trouver. Racines, lézards, champignons, baies, une charogne abandonnée par les loups, etc...
          Notre régime alimentaire et notre sustème digestif ressemblent assez à celui du porc, sauvage ou non. Personne ne peut prétendre que nous ayons eu, sauf dans une période très récente au point de vue de l’évolution, un régime essentiellement carné. Cela a pu se produire accidentellement comme pour les Inuits qui vivaient dans des régions avec peu de végétaux comestibles (mais qui se régalaient d’airelles en été). Et combien de siècles cela a duré ? Très peu, moins d’un millier d’années. Pas de quoi faire évoluer le système digestif du groupe.

          Nous sommes donc des opportunistes, et je ne vois pas pourquoi nous devrions changer. Nous spécialiser pour manger des plantes uniquement, voire des pilules ? Mais combien de temps vont durer les industries alimentaires, en milliers d’années ? Dans un an, dans dix ans, dans cent ans, nos enfants seront peut-être de nouveau obligés de se nourrir de charognes, d’herbes ou de racines pour survivre...
          Ne leur faisons pas ce cadeau empoisonnés de les rendre incapables de survivre. Laissons-les manger de tout, même parfois de la viande. Juste pour ne pas en perdre complètement l’habitude.


        • foufouille foufouille 10 janvier 2020 17:35

          @xana

          on fabrique des armes depuis 3 000 000 d’années. une lance en bois dur ou durci est suffisante pour tuer un bison à plusieurs comme une fosse avec des pieux.

          le mangeur d’herbe est un australopithèque disparu depuis longtemps.


        • xana 10 janvier 2020 17:53

          @foufouille
          Tu n’en sais rien. Et ca m’amuserait de te voir toi avec une lance en bois (dur ou durci !) face à un bison...
          Je ne parle pas de mangeur d’herbe, mais de nos ancêtres qui mangeaient tout ce qu’ils trouvaient, comme le font tes cochons. Et ils n’ont pas disparu depuis longtemps, il y a juste un peu plus de cent mille ans, rien à l’échelle de l’évolution. Bon, d’un autre côté, tu es peut-être créationniste ...


        • xana 10 janvier 2020 18:05

          @Julot_Fr
          C’est vrai que nous sommes des chasseurs-cueilleurs, plus précisément des opportunistes. Notre organisme a besoin d’une grande variété d’aliments, et les idiots qui s’en remettent de nos jours à l’industrie pour leur fournir les compléments indispensables à leur régime végan sont complètement irresponsables, surtout pour leurs enfants.
          Par contre il est exagéré d’opposer les fermiers individuels vivant de la production de viande aux industries productrices de céréales. L’industrie fait aussi d’énormes profits avec l’élevage industriel, et de nombreuses fermes ont renoncé à la viande.
          Ce qui est sûr c’est que le végan urbain est presque obligé de se nourrir de ce que lui propose l’industrie (y compris les compléments artificiels) alors que toi tu peux encore te fournir au marché, chez ton poissonnier et de temps en temps chez ton boucher.
          La diversité est de ton côté !


        • xana 10 janvier 2020 18:13

          @xana
          Et ici je ne parle même pas de ceux qui, à moins de 1000 km de chez vous, élèvent et tuent leur cochon chaque année. Qui font pousser patates et maïs dans leurs petits champs sans connaître le nom de Monsanto, avec des courges et des haricots. Et qui élèvent quelques lapins chaque année, et des poules aux oeufs non calibrés.

          Mais ca c’est réservé aux expatriés !!!


        • foufouille foufouille 10 janvier 2020 18:14

          @xana

          on a des peintures dans des grottes. tu peux aussi aller au musée voir des massues africaines plus récentes en bois dur avec un bec en bois.

          personne ne s’amuse à attaquer de face un bison mais de côté, il est blessé, se fatigue puis tué.

          tu peux aussi fabriquer une corde avec des lianes, des pics de bois, etc.


        • foufouille foufouille 10 janvier 2020 18:15

          @xana

          tuer un cochon est toujours autorisé en france ............


        • xana 10 janvier 2020 18:53

          @foufouille
          Possible, mais je ne m’y risquerais pas.
          J’imagine qu’il faut être industriel pour passer à travers tous les règlements, la présence (supposée) d’un véto, toutes les tracasseries pour que tu laisse tomber et achète ton lard chez Uniprix...
          Sans parler des voisins qui te cafteraient...


        • xana 10 janvier 2020 18:58

          @foufouille
          Toi tu as dû tout apprendre dans Rahan. Mais dans la vraie vie, la chasse à l’épieu c’est immensément plus dangereux. Seuls ceux qui meurent de faim peuvent prendre un tel risque pour subsister.


        • foufouille foufouille 10 janvier 2020 19:01

          @xana

          tant que c’est pour toi et pas vendu sauf vivant, tu fais ce que tu veux en campagne profonde.

          j’ai eu des poules et des oies sans soucis, des chèvres naines de compagnie.

          un cochon demande plus de boulot pour les crottes.

          pas de véto ni autres conneries.


        • foufouille foufouille 10 janvier 2020 19:03

          @xana

          rahan est un truc idiot car il est seul sinon tu peux chasser de la chèvre sans risque.

          un herbivore n’est pas un lion.


        • xana 10 janvier 2020 19:25

          @foufouille
          Ouais, ben j’imagine que tu ne t’es jamais trouvé face à une chèvre tant soit peu combative. Et en liberté. C’est sûr, immobilisée dans une stalle, tu peux y arriver. En pleine nature, à moins d’être un bon archer, ou d’avoir des outils modernes (un couteau en acier), tu ne mangeras pas souvent...


        • foufouille foufouille 10 janvier 2020 19:36

          @prong

          c’est faux, tu n’as juste pas le droit de vendre à cause des débiles qui ne respectent pas les règles donc il faut un labo facile à nettoyer.

          j’ai tuer des poules accrochées au mur, fait du saucisson avec de la viande de super comme de la saucisse mais avec des pertes : suspect = poubelle ou griller à la flamme pour les poules.

          sur un grand volume c’est aussi plus difficile d’éviter une erreur mais tu peux toujours faire du paté ......... mais faut respecter l’hygiène donc on paye pour les cons et escrocs pas foutu de voir que la viande est marron ou verte ( il reste le vinaigre et une bonne cuisson pour les poules )


        • foufouille foufouille 10 janvier 2020 19:43

          @xana

          j’ai dressé un bouc sauvage plus gros que moi et sans arme : il suffit de le chopper par une corne pour lui mettre la tête par terre.

          quand on me l’a donné, il avait 10m de chaîne très grosse et drogué. il suffit de faire la bête pour qu’un bouc ait peur.

          un pieu dans le bide et il est mort ou une pierre sur la nuque.


        • xana 10 janvier 2020 19:55

          @foufouille
          De deux choses l’une : Ou tu es un géant de trois mètres de haut, et ton bouc tremble tellement de peur que tu peux l’approcher et le tuer (d’une seule main), ou bien alors tu nous joues du pipeau depuis un moment.
          Personnellement, je penche plutôt pour la deuxième explication.
          Ah, non, je n’avais pas bien lu. Ton bouc était drogué ? C’est incroyable...


        • foufouille foufouille 10 janvier 2020 20:47

          @xana

          mon bouc pesait 70kget était bien drogué au début car sans réactions.

          il bouffait aussi juste des bouchons de merdes chimiques.

          ensuite il a fallu l’attacher avec une longue en fer genre cable de remorcage pour éviter le viol de viol de chèvre.

          ce n’est pas un monstre, juste un bouc, pas un taureau.

          et oui tu peux le scotcher avec un bras, c’est juste de la physique 100 ou 150kg, c’est pareil.

          il faut aussi faire homme sauvage, la taille a rien à voir.

          je me souviens d’un homme chef d’une meute de loup, je le ferais pas.


        • mmbbb 11 janvier 2020 09:57

          @xana le système digestif est infiniment plus complexe que nous l aurions imagine , Les etudes relativement recentes le demontre l intesttin est un biotope fort complexe Quant a cet article, il essaye de demontrer la rupture de notre alimentaion depuis que la production agricole est devenue industrielle ? Il est evident que les occidentaux crevent de cette nourriture notamment de la mal bouffe qui fait des ravages . Par ailleurs , il y a desormais maintes allergies alimentaires et la non tolérance au gluten lactose ect Cette intolérance peut etre létale . Etre responsable d une cantine est devenu un casse tete desormais .
          Quant a a viande , il est a note que depuis la derniere guerre il y a eu une surconsommation . Le tube digestif n est pas un simple tuyaux et ce changement radical de consommation industrielle pose des problemes d adaptation . Cette adaptation n est pas aussi rapide que vous le suggériez .
          Quant a vos enfants ou petits enfants , ils seront si civilisés qu ils seront incapables de survivre notamment la plupart d eux dans la nature .
          Quant a nos ancêtres , ils ont mis plusieurs centaines d annees a améliorer le biface , et la rupture technologique a ete faite lors de l avenement de l age du bronze et du fer Il en est de même de l agriculure et de la domestication des animaux , Evenement recent au regard de l echelle de l evolution de notre espece 


        • cevennevive cevennevive 10 janvier 2020 10:50

          Bonjour l’auteur,

          Votre démonstration est certes juste, et j’y souscris avec plusieurs questionnements.

          Je pense aux habitants des alentours du cercle polaire, aux îliens ou rien de pousse, aux Sahariens des bords des déserts.

          Que pourraient-ils manger s’ils étaient, comme vous, végan ?

          Les Lapons pourraient-ils se vêtir de coton, de nylon ou de plastique ?

          Et le plastic, le coton ou le nylon ne sont-ils pas des vecteurs de pollution ?

          Les raisons des végans me laissent perplexe...

          Je comprends mieux les végétariens, ou ceux qui, comme moi, seraient incapables de tuer un animal, et donc, qui répugnent un peu à en manger (sauf lorsqu’ils sont invités quelque part et qui font « comme tout le monde ».)

          Mais les végans...


          • amiaplacidus amiaplacidus 10 janvier 2020 11:58

            @cevennevive

            L’une de mes voisines est à l’exact opposé de vous. Chasseuse, comme son mari, elle ne mange que de la viande d’animaux qu’elle même ou son mari ont tué.

            Elle argumente en disant, d’une part qu’elle mange de la viande en assumant totalement l’acte de donner la mort (sans la donner par la procuration d’un abattoir) et, d’autre part, celui lui fait manger bien moins de viande que la plupart des omnivores.

            Ils ont deux grands congélateur et l’automne leur suffit pour leur fournir la viande d’une année pour une famille de trois personnes.


          • xana 10 janvier 2020 18:37

            @cevennevive
            Bonjour CévenneVive, on se croise assez souvent sur ce site et j’ai beaucoup de respect pour vos avis et opinions. J’avoue que j’aimerais rester aussi tranquille que vous, sans me fâche ni montrer les grosses dents à des gens qui n’en méritent pas tant... Bien, on ne se refait pas.

            Moi aussi je suis assez partagé sur cette question du « véganisme ».
            Une de mes filles essaie d’être végane (pas parce que ca lui va bien au teint ni parce que c’est à la mode, mais simplement par pitié pour les animaux). Je respecte sa conviction. Je ne pense pas que ca diminue la souffrance animale, mais c’est un geste individuel respectable. Comme pour vous j’imagine.
            Ce que je supporte difficilement c’est ce sentiment de pouvoir déchaîné de gens qui se sont cru opprimés, pour se venger en en opprimant d’autres. Oui, ils sont très représentés, ils ont des sites partout, et se sentant puissants ils commencent à vouloir sérieusement imposer leur mode de vie. La mode vient, inévitablement, du pays le plus impérialiste de la Terre, et même si elle est stupide ils veulent en profiter pour faire sentir aux autres leur pouvoir. Ce n’est pas quelque chose de récent, le végétarianisme est aussi vieux que le monde, mais la mode « végane » cherche à transformer le monde, c’est à dire les autres.

            Et pourtant, il est clair que les élevages industriels sont des camps de concentration pour nos cousins animaux. Il est clair aussi que les gens d’aujourd’hui mangent de la viande à tous les repas, et ne veulent plus s’en passer. Alors même que cet excès est dangereux pour eux.

            Il est clair aussi que l’élevage, et surtout l’élevage industriel, nous pousse dans la voie que nous avons nous-même choisie. Plus de viande, plus de profit. Si demain l’anthropophagie devenait permise, ils nous vendraient des côtelettes de jeunes nègres si la mode le demandait. Et créeraient des élevages spécialisés !

            Moi à mon âge je ne risque pas de changer le monde. Je me contente de vivre de peu, de manger mes légumes et parfois un de mes lapins. Je comprends bien que cette vie-là ne tente personne ; mais quand vous serez onze milliards peut-être en rêverez-vous ? Ce sera impossible...


          • xana 10 janvier 2020 19:04

            @prong
            C’est vrai, beaucoup de végans essaient tranquillement de vivre sans faire de mal aux animaux. Mais il y a aussi des végans de combat, des anti-carnivores comme tu dis. Et ceux-là sont des dictateurs en puissance.
            D’un autre côté chez les viandards il y en a quelques-uns qui en tiennent une sacrée couche...
            Dans le monde, il y a des bons et des méchants, des cons et des gens intelligents, des ordures et des gens biens. Mais ca ne recoupe pas le fossé végan-viandard.


          • xana 10 janvier 2020 19:34

            @prong
            Je pense que tu as raison.
            Depuis des années je ne tue plus ni les mouches ni les araignées parce que ca ne sert à rien, je les mets dehors c’est tout.
            Je tue mes lapins avant l’hiver (je n’aurais de toutes facons pas de quoi les nourrir, saif une lapine et un mâle), et je les mets em confit pour l’année suivante. Et j’achète ou j’échange un peu de porc avec mes voisins. Ici on ne mange pas de boeuf. On achète parfois un agneau mâle à Pâques (les bergers tuent presque tous les mâles, les troupeaux sont toujours des femelles). Pour les poules, c’est comme toi, mais une vieille poule de toutes manières c’est presque aussi dur que ma belle-mère...


          • xana 10 janvier 2020 20:00

            @prong
            Ce n’était pas mon précédent pseudo. C’est mon nom. Et je ne suis pas non plus une « Jean » anglophone, mais un Jean tout ce qu’il y a de plus francophone et légèrement américanophobe...


          • finael finael 10 janvier 2020 12:51

            Encore un billet de propagande au service de quelques illuminés.

            L’espèce humaine n’est pas faite pour manger des végétaux (dentition, système digestif) et les protéines animales sont plus digestes pour les humains.

            L’auteur choisit les références qui confortent son opinion parmi des centaines, c’est ce qu’on appelle du « picorage » (cherry picking en anglo-saxon).

            On peut en trouver d’autres disant l’inverse :

            Aspect totalitaire du militantisme végan

            Oubli des nombreux échecs dus à la mauvaise alimentation

            Passage sous silence des méfaits du véganisme

            Même leurs gourous quittent le navire

            Conséquences sur la santé

            Et son article fourmille de contre-vérités : Non l’élevage ne mobilise pas de terres cultivables, il est surtout pratiqué sur des terres non cultivables : pente trop forte, sols infertiles ...

            Les comparaison en « consommation d’eau » sont caractéristiques de militants ignorant que l’eau n’est pas « consommée » : c’est un cycle, les êtres vivants sont traversés par l’eau qui retourne ensuite dans les rivières, les nappes phréatiques, ... Ce genre de comparaison n’est là que pour faire peur aux ignorants.

            Etc, etc ...

            Tout ceci est caractéristique d’un monde où l’ignorance a fait place à l’éducation et où l’obscurantisme se répand faisant émerger toutes sortes de sectes apocalyptiques.


            • xana 10 janvier 2020 19:11

              @finael
              « Tout ceci est caractéristique d’un monde où l’ignorance a fait place à l’éducation » ... Ce ne serait pas plutôt l’inverse ?
              L’éducation n’a plus guère d’importance, puisque n’importe quel jeune peut en remontrer à ses aînés en citant une page de wikipedia, et que de toutes manières tout ce qui compte c’est d’être « liké » sur Facebook...


            • ETTORE ETTORE 10 janvier 2020 13:13

              Que pensent donc les végans de tous les animaux rôtis par les feux, en Australie ?


              • popov 10 janvier 2020 13:14

                @Jérôme Henriques

                À quoi sert cet article ?

                Vous ne voulez pas manger de produits animaux ? Eh bien n’en mangez pas. Personne ne va vous y forcer.

                Mais foutez la paix aux autres. Ce que les autres mangent ne vous regarde pas.

                Vous présentez des argument écologiques en faveur de votre style de vie. Bien.

                Prenons la quinoa qui est un aliment traditionnel et essentiel dans les Andes. La quinoa n’est pas facile à cultiver en dehors de son habitat d’origine. Du fait de la demande mondiale depuis que les qualités alimentaires de ces graines ont été reconnues, les prix ont monté et les natifs des Andes préfèrent les vendre plutôt que de les consommer eux-mêmes. Résultat : malnutrition dans leurs communautés, pour satisfaire des bobos tout roses qui pourraient très bien s’en passer.


                • mmbbb 11 janvier 2020 10:17

                  @popov les gens font se qu ils veulent , Ils peuvent bouffer de la merde devenir obese , boire fumer et se droguer Je m en tape  Le hic dans votre demonstration, c est la societe, la secu evidemment prend en charge ces exces de comportement , le cout de la mal bouffe en France est de l ordre de 25 milliards d euros . Cela m enjoins a devenir un liberal , que la secu soit privatisee et que chacun assume . Moi je ne fume pas ne bois pas  ou peu, du bon vin, j ai une alimentation equilbree et je ne suis jamais malade ; on me demande de donner mes plaquettes mes globules blancs ma moelle osseuse, mes organes En effet j ai donne et j ai ete sans cesse sollicité , Et bien j ait tout arrête .et refuse le prelevement d organe 
                  Savez vous qu il existe desormais des stéatoses chez l homme , parce qu il bouffe n importe quoi . Et bien je m en tape et je ne veux pas que mon foie serve de piece de rechange pour cet type de personne .
                  Quant a la quinoa , c est comme la patate , elle est desormais cultivée en France !


                • foufouille foufouille 10 janvier 2020 14:50

                  végétariens, c’est juste un pour cent l’autre aryen 01.%.

                  flexitaryen n’existe pas plus que carniste.

                  tous les non aryen qui ont bouffé tes produits indus les ont trouvé infect et hors de prix donc pour bobo.

                  la b12 ne se trouve que dans les produits animaux ou est de synthèse.


                  • eddofr eddofr 10 janvier 2020 16:09

                    En toute chose l’extrémisme est la source de mille maux.

                    L’alimentation ne déroge pas à la règle, le végétalisme est aussi absurde que le serait le ’viandisme« (ne manger QUE de la viande).

                    De plus, le veganisme ce n’est pas seulement être végétalien (régime alimentaire qui consiste à ne manger que des aliments d’origine végétale).

                    C’est aussi tout un tas de règles, d’interdits, de »luttes anti spécistes« , ...

                    Le veganisme, ou du moins sa branche »médiatisée« me semble se rapprocher dangereusement d’une dérive sectaire.

                    Moi, je me passionne (sans pour autant être un »expert« ) pour la permaculture, l’aquaponie et toutes les formes de culture »biologique« et de développement durable, je suis plus que perplexe quand au arguments »écologiques« des vegans.

                    De fait, le veganisme est un mensonge ou, au mieux, une illusion. Car même si vous ne mangez et n’utilisez que des végétaux, vous participez malgré tout à la pollution et la destruction indirecte d’être vivants sensibles ...

                    Il n’y a qu’à lire les conséquences de la culture du coton sur les réserves d’eau.

                    Alors, sauf à vivre en totale autarcie quelque part au fin fond du Lubéron, le veganisme (qui est quand même plutôt un truc de »citadins« ) n’est pas plus »écologique« (pas moins non plus) que d’autres modes de vie »new age« plus »modérés".


                    • xana 10 janvier 2020 17:37

                      @eddofr
                      Bien sûr. Non seulement l’extrêmisme, mais aussi la parfaite ignorance de la vie naturelle. Ces végans sont des citadins et ne comprennent pas que chaque mètre carré de béton est un mètre carré de terrain soustrait à la vie, aussi bien animale que végétale. Une ville est une immense surface stérilisée, où ne se reproduisent que les hommes, les rats et les cafards.
                      Les végans ne remettent pas en question cette lèpre qui réduit chaque année la surface où habitaient autrefois les animaux qu’ils croient vouloir protéger. Ils ne remettent pas en question les réseau tentaculaires de routes, d’autoroutes, de voies ferrées qui emprisonnent et massacrent chaque année leurs protégés. Ils remettent en question les élevages industriels, ce qui est sain, mais (par ignorance) les fermes qui elles aussi subsistent en vendant des aliments sains et variés. Il y aurait beaucoup à faire pour limiter la souffrance animale, sans pour cela aller vers l’extrêmisme végan.


                    • Ecureuil66 10 janvier 2020 21:13

                      Merci à l’auteur pour cet article qui en fait hurler plus d’un ! 

                      je ne suis pas un fanatique et je ne cherche à convertir personne ...je ne mange pratiquement pas de viande et je me porte très bien ... mais il m’arrive d’en manger ....on a donc créé un mot spécial pour moi et mes « semblables » : je suis flexitarien... lol ... je trouve normal qu’une entreprise s’adapte aux goûts de ses clients c’est d’ailleurs la condition de sa survie ! donc rien d’étonnant qu’on trouve des rayons bios ou équivalents dans les grandes surfaces et ceci à ma plus grande satisfaction et celle de mon portefeuille.

                      la plupart des gens veulent qu’on adopte leur mode de vie ça les rassure...certains insultent même ceux qui ne font pas comme eux ...ils sont déstabilisés semble-t-il. pas très sûrs d’eux quoi ! c’est de là que viennent le racisme, les conflits puis les guerres ....

                      ceci dit je vais continuer de manger de bon appétit ma nourriture « fade » et mes bières sans alcool, ha ha ha ! Pour le moment je suis encore libre de consommer ce que je veux comme je veux et quand je veux ...je suis un privilégié en somme !

                      signé : un idiot utile 

                       ;


                      • xana 11 janvier 2020 15:41

                        @Ecureuil66
                        Par contre je ne comprends pas cette manie de créer des mots nouveaux pour des choses vieilles comme le monde.
                        Toi et tes semblables (et moi aussi), nous ne sommes pas des « flexitariens ». Nous sommes des hommes normaux.
                        Si un illuminé décide de se nourrir de papier buvard pour faire parler de lui, qu’il s’invente un nom. Mais nous n’avons pas à changer de nom, puisque nous sommes ce qu’ont été des milliers de générations avant nous.


                      • xana 10 janvier 2020 23:34

                        Non tu n’es pas un idiot utile. Si tu n’impose pas tes comceptions aux autres tu respectes leur liberté. Tu peux manger ce qui te plaît ca ne me dérange pas.

                        Par contre l’eau de ton robinet doit avoir un drôle de goût pour que tu préfères la bière sans alcool. Moi dans mon pays je bois de l’eau quand j’ai soif (du robinet, j’ai un puits dans ma cour avec une pompe), et de la bière quand mes voisins sont là, pour faire plaisir à mes invités.


                        • xenozoid Xenozoid 11 janvier 2020 22:19

                          on devrait tout manger, vivant et cuit,dépecer et cultiver, on devrait metrre tout le vivant en boîte,on le met en boîte et on lui dit qu’il prend trop de place, en fait on devrait faire des camps avec plein de vie dedant et la faire souffrire cette vie qu’on aime pas , et on devrait aussi boire le sang des morts, ces milliards de morts qui nous aiment...on devraient tuer plus juste pour dire que l’autre a tort...on devait dire que le tueur de carrotes, est pire que le camp de concentration ///

                          l’homme est mort, c’est la seule chose qui le réassure,,,,,,zombies


                          • zygzornifle zygzornifle 13 janvier 2020 00:58

                            Manque plus qu’une messe a l’attention des spermatozoïdes morts dans l’utérus .....


                            • clkluigi 9 janvier 2021 11:34

                              Bizarre tous ces gens qui croient que le boycott de l’exploitation animale a pour objectif d’être en meilleure santé. Faut être sacrément égoïste pour même pas arriver à concevoir l’altruisme d’autrui.

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