Logement en France : SOS...
Je ne sais pas si tout le monde voit ce qui se passe, mais le pays est en train de sombrer dans une véritable catastrophe. Il n’y a plus de logement disponible en France. Le phénomène des SDF dans l’Hexagone est parfaitement connu à travers le monde. Depuis toujours, de nombreux Français dorment dans la rue, pour des raisons diverses. Mais là, ce n’est pas pareil. C’est tout un peuple qui est en train de « morfler » et personne ne peut rien faire pour ces malheureux, l’un après l’autre.

Une femme (35 – 40 ans) a sonné à ma porte. Elle avait deux enfants. Elle m’a demandé comment j’ai fait pour avoir mon logement. Je lui ai répondu que je vis là depuis des années. J’avais déposé un dossier auprès d’une assistante sociale. Un bailleur m’a proposé ce logement. La dame et ses enfants avaient visiblement faim. Je leur ai proposé des biscuits et une bouteille de coca. Elle a refusé. J’ai compris qu’elle tenait à rester digne. Elle m’a juste demandé un verre d’eau avant de me confier dans un coin qu’elle était divorcée mais qu’elle n’était pas à l’origine de la procédure. C’est son mari qui a provoqué tout ce drame. Elle, tenait fermement à sa vie de couple. Je lui ai répondu qu’elle avait parfaitement le droit de vivre mariée ou divorcée et qu’il y avait des arguments juridiques pour « tout ça ».
Je lui ai proposé de contacter mon bailleur. Je lui ai inscrit ses coordonnées sur un papier. Elle a passé des minutes à vérifier le numéro de téléphone. J’ai compris ce qui se passait dans sa tête. Elle ne voulait pas qu’il puisse y avoir une erreur sur les chiffres, parce qu’elle serait obligée de jeter le papier et, peut-être, de revenir. Je lui ai dit de ne pas s’occuper du numéro de téléphone mais d’aller directement voir mon bailleur. Elle aurait plus de chance en lui parlant physiquement qu’en l’appelant. Elle m’a dit « merci » et elle est partie avec ses « gosses ».
Cette scène m’a rappelé une autre que j’avais vécue quelques semaines auparavant. J’avais retrouvé, pour la première fois, une femme avec ses enfants au pied de mon immeuble. Je les avais salués. La femme n’avait pas répondu. C’est son fils 8-12 ans qui m’avait répondu un peu gêné. Un petit blond avec des yeux « bleu-feu ». La Corèse ou la Moselle. Ce jeune homme devait être dans sa chambre en se préparant pour prendre son petit déjeuner et aller au collège. A la place, il était là, sur mon trottoir. Il venait de dormir dehors, dans son pays alors que des solutions juridiques sont parfaitement disponibles. J’ai remarqué qu’il y a des locaux inhabités dans l’immeuble juste en face.
N’importe quel député qui a passé juste six mois en faculté de droit peut déposer un texte au bureau de l’assemblée nationale pour garantir « le droit au repli immédiat ». En Afrique, les populations, confrontées aux « éléments » se replient derrière le premier baobab disponible. En France, des familles « crèvent » au pied des immeubles inhabités. Avec le « droit au repli immédiat », les mairies n’auraient qu’à recruter des vigiles pour accompagner les « malheureux » dans les locaux inhabités, le soir, et les raccompagner, incognito, sur le trottoir dès l’aube. Au moins ce jeune homme aurait dormi quelque part en attendant que sa maman finisse de farfouiller dans ses babioles pour retrouver le-papier-qu’il-faut et « avoir-les-droits » qu’il faut. A la place, il ne se passe rien et il doit se réveiller, dehors, derrière sa maman et sa petite sœur. Mon Dieu ! Personne n’a vu venir le Troisième Reich. Mais là, rien qu’en nous fiant aux « communications silencieuses » des gens, nous voyons le « péril » débouler en grandes enjambées.
Comme citoyen, je me suis penché sur la question. J’ai appelé la mairie. Personne n’était en mesure de me répondre. On m’a dit de « voir ça avec les assistantes sociales ». J’ai appelé les assistantes sociales. Toutes m’ont répondu qu’elles ne s’occupent plus des « problèmes liés au logement » depuis une certaine loi… L’une d’elles m’a proposé un numéro de téléphone. C’est le dispositif « accelère ou axelaire », peu importe. J’ai appelé.
Je suis tombé sur un monsieur et j’ai insisté sur le cas de la dame et ses enfants qui avaient dormi au pied de mon immeuble. Il m’a répondu qu’il gérait plus de 150 dossiers avant de me raccrocher, quasiment au nez. C’est vrai, 150 dossiers dans les mains d’une seule personne, ça fait beaucoup. Mais Lyon est une « grosse ville ». 150 dossiers c’est objectivement « rien du tout » lorsqu’on remarque qu’il y a des locaux inhabités juste-là, sous nos yeux.
On dit qu’il y a toute une réglementation à respecter pour qu’un local puisse être habitable en France, avec des « exagérations » légales européennes. Très bien. Mais les lois et les règlements, ce sont les humains qui les rédigent et ce sont eux qui doivent réaliser qu’elles ne sont plus adaptées. Ils peuvent, à tout moment, « redéfinir » ce qu’ils ont eux-mêmes figé dans le marbre. Sur le logement, par exemple, il y a des députés et des sénateurs à Paris qui voient ce qui se passent et sont parfaitement en mesure de « décider ».
Un ami m’a fait remarquer qu’il n’y avait pas de solution dans un avenir prévisible. La crise financière qui s’abat sur l’Europe a obligé de nombreux « latins » à remonter vers l’Hexagone. De nombreux Français ont des cousins Italiens, Espagnols, Portugais. J’ai pensé à l’ancienne première dame (Carla Bruni/Italie) et à notre ministre de l’intérieur (Manuel Valls/Barcelone). Ils sont déjà là, et les familles « françaises » craqueraient déjà sous le « poids du nombre ». Dans les hôtels, c’est déjà une réalité palpable. Les effectifs des clients « latins » explosent.
Personne ne sait quelle solution serait préférable à l’autre, mais l’absence de réponse politique nous entraîne droit dans tout ce qu’il y a de pire au monde : ça va péter, et ça va faire mal.
Les Français n’ont pas besoin d’être dressés pour monter à l’assaut. C’est le seul peuple qui, dans la « colère politique » a décapité son roi et répandu ses idées à la baïonnette jusqu’aux portes de Moscou. Tous les autres peuples européens continuent de vivre avec leurs rois (Britanniques, Espagnols, Hollandais, Danois, Norvégiens,…). Les Français, comme nation, continuent d’assumer leur « crime » de régicide en revendiquant avec fierté de s’être rangé derrière un « nabot » corse (Bonaparte). Le « jeune homme » a répandu à l’épée sur le Vieux Continent les « idées de la Révolution » dont il croyaient que les Européens devaient « apprendre par cœur ». Personne ne l’avait vu venir. Personne ne sait pourquoi tous ces Européens ont accepté de tuer et de se faire tuer par milliers sous les ordres d’un « petit soldat ».
Aujourd’hui, tous les « spécialistes » qui passent à la télé sont unanimes pour dire que ce qui se passe en Grèce ne doit pas se produire dans l’Hexagone. Des Gaulois qui se font cabosser par les flics parce que leurs maigres salaires ont été divisés par deux… La droite nous « insinue » qu’il va falloir accepter un destin pareil. Nous savons que l’avenir sera difficile, mais il y a des difficultés qui ne s’acceptent pas.
Alors, Mesdames et Messieurs qui nous gouvernez « là-haut », prenez vraiment vos précautions. Ce peuple est capable du meilleur comme du pire. Pour l’instant, il tient et reste digne dans la souffrance. Mais personne ne fera de pari sur l’avenir politique du petit-blond-de-la-Corèse qui se réveille derrière sa « maman » et sa petite sœur après avoir dormi dehors, dans le froid, dans son propre pays, le Pays des-Gaulois-ses-ancêtres…
Vous voulez jouer avec le feu ? Je vous prête mes allumettes, mais c’est à vos risques et périls…
Boniface MUSAVULI
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