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Accueil du site > Tribune Libre > Mmes Dati, Yade et Amara : de la « diversité » comme masque de (...)

Mmes Dati, Yade et Amara : de la « diversité » comme masque de l’uniformité

La présidence de M. Sarkozy aura tenu à exhiber dans la composition de son premier gouvernement ce qu’il est politiquement correct de nommer aujourd’hui « la diversité ». Ce délicieux euphémisme, sans couleur ni saveur, conforme à la reconfiguration de la réalité familière aux stratèges en communication, désigne tout ce qui n’est ni "blanc" ni "Français de longue date" et qui, par opposition, constituerait « l’uniformité »  : on évite ainsi les appellations historiquement marquées de « gens de couleur », de « noirs », de « beurs », de « Français issus de l’immigration ». Trois personnes, et, qui plus est, trois femmes, ont été chargées dans le gouvernement d’en être les symboles : Mmes Dati, Yade et Amara. Que restera-t-il de l’expérience ?

 
Des exemples dans le passé

Sans doute existe-t-il des exemples passés où un poste ministériel a été occupé par un ressortissant issu de l’immigration ou des anciennes colonies françaises : on songe à M. Kofi Yamgnane, nommé en 1991 Secrétaire d’État aux affaires sociales et à l’intégration dans le gouvernement de Mme Cresson, et plus récemment à M. Azzouz Begag, ministre chargé de la promotion de l’égalité des chances, dans le gouvernement de M. de Villepin.

Mais il faut remonter à la Quatrième République et au début de la Cinquième pour en voir un figurer à un poste de responsabilités important, comme Mme Dati, propulsée à celui de ministre de la justice. M. Félix Houphouët-Boigny, de Côte-d’Ivoire, était ministre dans le gouvernement de M. Guy Mollet en 1956. M. Léopold Sédar Senghor, du Sénégal, a lui aussi occupé des fonctions ministérielles dans les gouvernements de M. Edgar Faure et de M. Debré. Surtout, M. Gaston Monnerville, originaire de la Guyane, a été Président du Conseil de la République devenu Sénat à partir de 1958, et ce, sans discontinuer, pendant 21 ans, de 1947 à 1968.

Une instrumentalisation par bon plaisir du prince

Mmes Dati, Yade et Amara laisseront-elles le même souvenir ? À la différence de leurs prédécesseurs, ces trois dames ont commencé par où ils ont terminé, du moins en France, car deux d’entre eux ont été longtemps à la tête de leur pays après la décolonisation de 1960. Quoiqu’on puisse penser de la suite de leur carrière, ces personnalités s’imposaient par leurs qualités personnelles et n’étaient pas dépourvues de compétences. Peut-on en dire autant du trio sarkozyste chargé de promouvoir « la diversité » ? Ne sont-elles pas au contraire des figures ordinaires de l’uniformité ? À quoi ont-elles dû leur promotion ministérielle ? À leur expérience, à l’autorité acquise dans des fonctions précédentes ? À cet âge, la trentaine et le début de la quarantaine, a-t-on eu le temps de faire ses preuves, quand on n’est ni Rimbaud, ni Mozart, ni Schubert ?

Elles n’ont dû leur place qu’au bon plaisir du prince et au rôle que sa stratégie leur a assigné ! Dans un article du 3 mars 2008 sur Agoravox, intitulé « Le cas Dati : intrigues et ambitions  », Olivier Bailly prétend que M. Minc aurait convaincu M. Sarkozy en ces termes : « Pour faire avaler aux magistrats une réforme de la justice aussi dure, la « beurette de Chalon » sera parfaite. Ils ne pourront pas l’attaquer sans être soupçonnés de racisme  » ! Et on pourrait ajouter que pour faire face à la crise des banlieues et au renforcement de la répression judiciaire, trois dames issues de « la diversité » étaient les plus désignées pour être envoyées au front. Rien ne vaut que d’opposer à un groupe pour le discipliner qu’un individu issu de ce groupe. C’est tout le drame de ces dames, non pour elles, mais pour l’image qu’elles auront donnée de cet accès à de hautes fonctions ministérielles comme symboles de « la diversité ».

Une stratégie du recrutement pour incompétence

Il est, en outre, une règle qui n’est pas propre aux origines ethniques, mais aux origines sociales qu’un certain angélisme refoule et occulte pour ne pas désespérer. Moins on est qualifié pour un poste pour lequel on est néanmoins recruté, plus on a l’âme courtisane : on est tellement reconnaissant à son autorité d’avoir été distingué. On l’observe à tous niveaux, y compris à celui du simple professeur aux études plus que modestes engagé comme contractuel, ou du professeur médiocre aspirant à devenir chef d’établissement ou inspecteur. Pour ces gens, c’est évidemment un sommet inespéré auquel ils ne peuvent prétendre. Avec un si maigre bagage, comment parvenir à s’y hisser au mérite ?

Seulement, pour une clique de hiérarques, c’est le plus sûr moyen de disposer d’hommes et de femmes dociles que de les coopter dans une claque de courtisans, qu’ils portent tailleur, redingote ou complet-gilet-veston avec oignon au gousset. Quelle revanche ! Les compétences n’ont rien à voir avec leur ascension sociale. Nul n’en a cure ! Ce qu’il faut, ce sont des femmes ou des hommes liges prêts à tout exécuter, si nécessaire au prix de leur dignité. En échange, un modeste pouvoir leur est gracieusement conféré. Et, comme le disait déjà Chamfort au 18ème siècle, dans une société française où l’autorité est adulée et la loi méprisée, cette parcelle de pouvoir leur donne gratuitement la reconnaissance sociale tant convoitée à laquelle ils n’avaient aucune chance d’accéder par leur seule médiocrité. 

Deux exemples

On a, dans un article précédent, fait état d’une expérience personnelle en Guadeloupe entre 1973 et 1976 qui aide à comprendre ce qui se passe plus de trente ans plus tard, puisque rien n’a changé (1). C’est dire comme la méthode est efficace ! Les postes de responsabilités administratifs, politiques et juridictionnels pouvaient bien être confiés à des antillais, les violations de la loi n’en étaient pas moins assurées au détriment de leurs compatriotes conformément au désordre établi.

On garde le souvenir d’un autre exemple, cette fois, à Tarascon dans les Bouches-du-Rhône. Le juge du tribunal de police appartenait à « la diversité » et ça n’a pas changé grand chose. Il lui était soumis, le 11 octobre 1995, le cas d’un inspecteur de l’Éducation nationale qui avait rédigé un rapport jugé calomnieux à son encontre par un instituteur : « Le directeur de l’École indique, avait écrit l’inspecteur, que Monsieur S. assure convenablement son service et a un contact en apparence normal avec les enfants. Le directeur émet cependant des réserves sur les relations avec les collègues de l’école, perturbées, dit-il, par les attaques répétées de Monsieur S. contre la hiérarchie de l’administration de l’Éducation nationale  ».

Or, dans une lettre du 19 juin 1995, le directeur avait soutenu qu’il n’avait jamais dit ça ! L’inspecteur l’avait alors convoqué, le 10 août 1995, dans son bureau et lui avait demandé de mettre sa signature au bas d’une lettre prérédigée démentant son démenti ! La preuve de cette subornation de témoin avait été apportée à l’audience d’une main de maître par l’avocat : un régal de descente aux enfers marche par marche et à reculons d’un pauvre directeur, pantin entre les mains de son inspecteur ! Le malheureux avait dû admettre qu’il n’avait même pas de machine à écrire correspondant à la police de caractères employés dans la lettre.

Le juge n’en avait pas moins débouté l’instituteur. Le jugement du 8 novembre 1995 est un morceau d’anthologie donnant lieu à une lecture des diverses acceptions du mot « apparence » pour écarter d’autorité et sans démonstration la calomnie par insinuation que l’allégation de l’inspecteur comportait. Pourtant, quand on écrit qu’un instituteur «  a un contact en apparence normal avec les enfants », ne laisse-t-on pas entendre qu’au-delà de « l’apparence », il y a « une réalité » bien différente ? Et dans ce cas particulier, n’insinue-t-on pas une relation « anormale », malsaine avec des enfants ? Et laquelle ? La subornation de témoin n’avait pas davantage été retenue par le juge qui n’y avait vu qu’un libre et spontané changement d’avis du témoin !!! C’est vrai, il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis !

Un conseiller en arrivisme : "Le neveu de Rameau"

L’illusion est de croire que, quand il accède à une fonction d’autorité, l’opprimé d’hier ne pourra qu’être respectueux de la loi pour avoir souffert lui-même de ses violations. Diderot, dans « Le Neveu de Rameau  » a pourtant prévenu : « À tout, il n’y a que le coup d’oeil qu’il faut avoir juste, » assure le Neveu, jurant que si d’aventure, il accédait à une place, il ferait « comme tous les gueux revêtus  ; (il serait) le plus insolent maroufle qu’on eût encore vu. » Il rendrait « les avanies » qu’on lui a fait subir. « Faire sa cour, morbleu ! faire sa cour, conseille-t-il ; voir les grands ; étudier leurs goûts ; se prêter à leurs fantaisies ; servir leurs vices ; approuver leurs injustices. Voilà le secret. (…) La vie que je mènerais à leur place, avoue le Neveu, est exactement la leur. » Est-on si loin de ce qu’on sait de Mme Dati, interrogée dans le reportage d’Antoine Vitkine et Taly Jaoui, intitulé « « Dati, l’ambitieuse », diffusé sur Arte, mardi 3 mars ?


Il faut s’y résigner, l’ouvrier qui devient patron n’offre aucune assurance de se montrer plus respectueux des personnes et de la loi. Au contraire, serait-on tenté de dire, surtout s’il ne doit pas son ascension sociale à ses seuls mérites. « La diversité » dans ce cas finit par n’être que le masque de « l’uniformité de l’arrivisme ». Car avec les arrivistes, on en voit de toutes les couleurs ! Paul Villach

 (1) Paul Villach, « La Guadeloupe aujourd’hui... comme il y a trente ans ! « L’ire de l’édile » et l’île de délire », AGORAVOX, 19 février 2009.
 
 


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51 réactions à cet article    


  • Gazi BORAT 5 mars 2009 11:04

    @ ABGD..

    Toujours réapparait votre phobie de la circoncision.. Votre angoisse de la castration ferait le bonheur d’un psychanalyste.

    Pourquoi ne vous laisseriez vous pas tenter. Connaissant vos a-priori, je vous rassure : tous ne sont pas juifs..

    Vous découvrirez le plaisir de dire les choses comme elles vous viennent et raliserez de surprenantes associations d’idées..

    gAZi bORAt


  • abdelkader17 5 mars 2009 12:13

    L’histoire de l’immigration fait partie de l’histoire nationale, de l’histoire des luttes d’émancipation, ces trois là ne sont que des caricatures de celle ci, vous travestissez la réalité et sombrer dans le mensonge.


  • barbouse, KECK Mickaël barbouse 5 mars 2009 11:20

    bonjour monsieur villach

    d’habitude je lis vos articles avec un certain assentiment, et je vous pense proche des préoccupations dans l’éducation national,

    mais pour celui ci j’aimerai vous préciser qu’en ce moment comme depuis des années, un élève, lorsqu’il se regarde le matin dans la glace, regarde sa couleur de peau et de se dit " ça ne sert à rien que je continue mes études avec la tête que j’ai",

    et que mue par l’envie d’envoyer chier la quantité d’efforts qui lui reste a faire sans lueur d’espoir apparent, il bascule dans une vie loin de son potentiel scolaire véritable.

    Si en plus, et malgré tous ses efforts, lorsqu’il parviens a un poste on le regarde comme un rastignac arriviste et non comme le citoyen qui a acquis la compétence et les moyens de l’exercer dans son pays, c’est a dire qu’il reste suspect et non simplement faillible comme tout a chacun, 

    il y a de quoi, effectivement, se comporter avec un dégout profond, en cynique masquant son mépris par des sourires.

    Rachida dati, rama yade et fadela ont été perçus comme une lueur d’espoir, comme le signe qu’enfin c’est "possible", même si c’est le choix du "sarko", et l’espoir dans ce cas ne fais pas que faire vivre, mais permet a quantité de famille d’y croire encore un peu. 

    Alors bien sur cela viens d’en haut, bien sur c’est un choix contestable en matière d’exemplarité professionnel, a par fadela qui est dans l’espoir de concrétiser son combat.

    L’arrivisme n’étant pas un talent accessible aux laides, quantité de jeunes filles en crise de "je n’aime pas mon corps", n’y voient qu’un casting de poupées qu’elles ne seront jamais, ce qui est loin de motivés leur efforts. 

    mais c’est une brèche, et le regain d’une certain fierté d’etre français pour des personnes qui médiatiquement ne le sont jamais sans être d’origine d’ailleurs,

    et l’apologie de l’arrivisme via rachida dati, que beaucoup de parents peuvent prendre comme un " vas y ma fille, comporte toi en coucheuse utile, et tu réussiras", n’est pas non plus une grande marque de respect ni d’une grande lueur d’espoir par l’effort scolaire et l’acquisition de compétence certaine, les seules qui permettent de bien gérer ses responsabilités. 

    amicalement, barbouse.


    • Paul Villach Paul Villach 5 mars 2009 14:18

      @ Barbouse

      Vous estimez que ce trio sarkozyste est "une brèche". J’ai bien peur que ce trio fasse reculer l’intégration qu’il avait pour mission de faire avancer.
      Le choix de gens incompétents, de quelque origine qu’ils viennent, est une mauvaise publicité. Si vous lancez à grand fracas un nouveau bateau et qu’il coule sous les yeux du public, je doute qu’il trouve preneur.
      À vrai dire, ce trio ne visait pas à promouvoir "la diversité", mais à servir de paratonnerre au pouvoir pour accroître la répression contre la délinquance visible ! Paul Villach


    • barbouse, KECK Mickaël barbouse 5 mars 2009 15:13

      Encore une fois, même si vous n’avez tord sur le privilège du visible à la compétence véritable du casting des sarkozette, ce qui entraine effectivement un tout autre espoir qu’une final de coupe du monde black blanc beur,

      et qu’effectivement cela permet une politique de gestion/ répression de la délinquance souvent concentré en banlieue,

      mais vous auriez préféré que l’on mette une compétente blanche, voir accusable d’être sioniste pendant la période que nous venons de traverser avec le bombardement a gaza, qu’une rachida dati incompétente en ministre de la justice ? ou de la ville ? ou de l’égalité des chances ? ou des droits de l’homme ?

      vous pensez que même si personne n’est dupe, si le gouvernement n’avais pas fait ce genre de calcul un peu sordide, mais néanmoins geste vers la population en mal de france véritable, un temps pour trouver et appliquer des solutions vers une égalité réelle aurai été négociable aprés des années de génération perdue ?

      l’idéal eut été une rachida dati compétente, là pour son mérite, mais comment en trouver lorsque la scolarité est si inégale, et les chances réelles si déséquilibrée en faveur des rachidas, qu’ils n’ont pas eut le temps dans l’urgence de trouver la perle rare mais seulement le jolie écrin.

      amicalement, barbouse. 


    • Paul Villach Paul Villach 5 mars 2009 15:35

      @ Barbouse

      Je crois qu’il n’est pas difficile de trouver des personnes issues de l’immigration qui ont des compétences supérieures et de loin à celles de Mme Dati et consoeurs. Vous en trouvez dans nombre d’instances universitaires, voire entrepreneuriales.
      Ce qui m’apparaît comme un naufrage, c’est le discrédit que ces arrivistes ont jeté sur ceux qui ont la même origine qu’elles.
      Il est vrai que M. Sarkozy ne pouvait pas reprendre quelqu’un comme M. Azzouz Bégag, après les empoignades qui les ont opposés : et pour quoi donc ces empoignades ? Paul Villach


    • barbouse, KECK Mickaël barbouse 5 mars 2009 17:08

      en terme de compétence professionnel "brut", bien sur que nombres de françaises d’origines diverses ont largement les moyens de se comparé et de surpasser ce que l’on voit du travail de madame dati.

      mais trouver ces compétence a l’ump depuis des années, ce qui n’est pas le choix privilégié des personnes issuent de l’immigration, d’un certain age pour faire encore dynamique, mais pas trop jeune pour etre crédible en garde des sceaux, alors que la majorité des brillants étudiant issue de l’immigration sont dans les 25/35, avant c’était plus rare et souvent de famille immigré mais déja riche,

      le tout pour rentrer au gouvernement de monsieur "karcher", ça fait beaucoup de conditions annexes pour etre en position d’avoir et d’accepter le job.

      encore une fois, c’est sous ses aspects contestable une décision prise dans un contexte de violence urbaine et dans l’urgence pour calmer le jeu.

      amicalement, barbouse.


    • Emmanuel Aguéra LeManu 5 mars 2009 17:57

      Salut.
      La référence à Azouz Begag est bien venue pour remettre les pendules à l’heure ;
      Au-dela de leur seule compêtence, l’instrumentalisation populiste de leur image aurait dû sauter aux yeux des trois potiches, sinon quand elles ont signé, au moins à plusieurs reprises depuis. Azouz en fut l’illustration (quoique). Le problèeme serait de savoir à partir de quel moment il devient impossible de travailler efficacement en restant l’alibi de service. Rassurez-vous, je ne suis pas loin de penser la même choses de Fillon !
      Désolé, les noms sur la liste des démissionnaires pour divergence d’opinion ou désaccord sur la politique en oeuvre au sein d’un gouvernement, me sont infiniment plus sympathiques, toutes tendances confondues, que ceux des trois actrices de l’actuelle revue. Mais par contre il serait disgracieux de venir leur repprocher leur arrivisme en ce jour bénî qu’il m’est donné de vivre, et qui me permet de voir Frédéric Lefebvre chargé de rénover le capitalisme.
      Bien à vous (j’ai remarqué vos bonnes manières, je m’adapte, je m’adapte...)
      Lemanu.


    • Emmanuel Aguéra LeManu 5 mars 2009 19:09

      @ L’auteur,
      Ca fait quinze fois que je relis votre titre et j’en suis toujours aussi perplexe... Pléonasme ou occymore ?
      Un article à soi tout seul.


    • nevenael nevenael 5 mars 2009 19:32

      @Le Manu
      Je sèche, ma langue au chat : je ne comprends pas en quoi il y a pléonasme et pas davantage en quoi il y a oxymore (si on parle bien du titre de l’article de Paul Villach). Pourriez-vous m’expliquer ?


    • Paul Villach Paul Villach 5 mars 2009 19:37

      @ LeManu
      "Ca fait quinze fois que je relis votre titre et j’en suis toujours aussi perplexe... Pléonasme ou occymore ?
      Un article à soi tout seul.
      "

      Vous vous en donnez du mal ! Je comprends que vous soyez "occis" ! Quant à l’oxymore, ce mot que je n’emploie pas, mais qui est très tendance, je lui préfère paradoxe.
      "De "la diversité" comme masque de l’uniformité", ce n’est ni un pléonasme, ni un paradoxe, mais une analyse de l’hypocrisie : le masque, c’est une image ! Paul Villach


    • Emmanuel Aguéra LeManu 6 mars 2009 09:09

      Bel oxiput... J’en reste occis ; mort !
      Je les coupe en quatre, je sais... désolé. Mais il y a pire :
      Je faisais référence au masque de l’uniformité ; or que fait l’uniforme sinon masquer ?
      N’est-ce pas un pléonasme ? Bon d’accord, je suis un peu tordu, mais logique, en général.

      Quant à la différence entre oxymore (donc, et merci) et paradoxe, c’est par exemple :
      Paradoxe :
      "La police est censée me protéger mais les policiers me font peur"
      Oxymore :
      "Police-secours"
      Paradoxe complexe :
      "un sous-marin en surface"
      Oxymore étranger :
      "Microsoft-Works"
      En deux mots (!), je vois l’oxymore comme un mot ou une locution portant en eux-même la contradiction et un paradoxe comme un raisonnement à "facettes" contradictoires. L’oxymore est un mot paradoxal.
      Ce qui, paradoxalement, faisait plus que deux mots.
      (Un paracétamol et il n’y paraîtra plus)
      Bonne journée malgré tout (paradoxe simple).



    • Paul Villach Paul Villach 6 mars 2009 11:03

      @ Lemanu

      Le mot inutile mais savant d’« oxymore » est apparu dans les fourgons du formalisme qui s’est abattu sur l’enseignement du français dans les établissements scolaires au cours des années 90.

      Il a fini par remplacer « antithèse », cette association de deux mots qui s’opposent : « Cette obscure clarté qui tombe des étoiles »

      Je ne vois pas l’utilité de multiplier les mots savants qui n’ajoutent rien à la compréhension.
      D’où mon choix personnel de simplifier chaque fois que je le peux.
      Il m’a semblé que tout rapprochement de termes et d’idées qui s’opposent relève d’un mécanisme rationnel qu’on nomme le paradoxe.
      Un paradoxe est :
      1- une contradiction apparente (car souvent se heurtant à « la doxa », les idées convenues 
      2- mais avec une solution cachée plus ou moins facile à deviner.

      Ainsi les choses me paraissent plus claires.

      Dans mon titre : « De la diversité comme masque de l’uniformité », il n’y a pas de paradoxe car la solution de l’opposition entre « diversité » et « uniformité » n’est pas cachée mais révélée. La prétendue diversité est un masque. Et donc il s’agit d’autre chose : de l’hypocrisie qui oppose ce que l’on dit ou fait à ce que l’on pense, mais sans le laisser paraître… à la différence de l’ironie qui laisse des indices pour le deviner…

      Le formalisme consiste à multiplier des termes inutiles à des fins étrangères à la compréhension : "les précieuses ridicules" de Molière en donnent un bon exemple.
      «  Il ne faut pas multiplier les catégories sans nécessité. » (Guillaume d’Occam, 13ème/14ème siècle)


    • abdelkader17 5 mars 2009 11:56

      Ces trois produit de marketing politique , ne font que reprendre la fonction des Bachagas sur lesquels l’administration coloniale en algérie s’appuyée pour encadrer la population indigène.La méritocratie Sarkozyste n’est que l’illustration de cette formidable escroquerie de la promotion à la compétence, sont promus des individus sans compétences ni cursus, leur permettant d’occuper de telles fonctions, des individus plombés par l’ambition, sous la tutelle du souverain.Pour accéder à des fonctions ministèrielles le préalable, et de se dépouiller de sa spécificité, et de rejoindre l’ordre de la domination par un discours encore plus régressive, et accusateur envers sa communauté d’origine , accompagner les choix politiques et idéologiques dominants, couverts par un discours propagandiste de tolérance , d’égalité des droits et des devoirs, faire la promotion des chances et de la laïcité exacerbée, en bref se présenter comme des produits de réussite sociale formatés à la sauce républicaine.


      • Internaute Internaute 5 mars 2009 12:05

        Trés bel article sur la condition humaine. La forme des relations humaines a bien changé au cours des siècles mais le fond est resté le même. Vous me faites penser à un vieux livre du 18° que j’ai et qui contient une série de lettres toutes prêtes pour répondre aux obligations de la vie en société, principalement comment flatter les plus puissants que soi et leur montrer notre bien dévouée soumission. On ne fait plus la révérence à reculons mais l’esprit y est toujours.

        Je note la phrase de Bailly, absolument terrible « Pour faire avaler aux magistrats une réforme de la justice aussi dure, la « beurette de Chalon » sera parfaite. Ils ne pourront pas l’attaquer sans être soupçonnés de racisme ».

        Les lois Gayssot & Co nous ont conduit à une méthode de gouvernement par la culpabilisation des masses. Nous sommes revenus aux pires moments de la démocratie, sous la terreur. Il suffit d’être dénoncé d’avoir des mauvaises pensées pour être coupable ou en tout cas mis à l’écart. Ce n’est plus la guillotine qui nous attend mais le banissement social. Jusqu’à maintenant il n’y avait que dans les dictatures qu’on vivait sous ce genre de menace. La seule issue est une libération personnelle et c’est le devoir de chacun. Mettons ces mécanismes mentaux pernicieux à la poubelle et chaque matin, répétons trois fois - je suis un sale raciste et fier de l’être. Peu à peu, ces accusations de racisme n’auront plus aucun effet sur personne et les magistrats oseront dire ce qu’ils pensent quand ils le jugeront nécessaire.

        Ceux qui nous accusent de racisme sont bien plus racistes que nous. C’est une certitude.


        • JahRaph JahRaph 5 mars 2009 12:57

          Rien à f...tre que Yade et Dati soient "issues de la diversité", pour moi, ce sont d’abord et avant tout des incompétentes et inconsistantes courtisanes du pouvoir ; et en plus, comme le Noir du FN, elles servent avant tout d’alibi à la création d’un ministère de l’immigration, et d’appel du pied électoraliste à certaines communautés. smiley Dati et Yade, c’est Pipo et Dimbo, l’histoire ne retiendra rien d’elles.


          • cathy30 cathy30 5 mars 2009 13:34

            très belle synthèse de la diversité selon m. sarkosy, m. villach
            sous couvert de diversité, ce choix est d’autant plus abjecte, car dans tous les cas le président aura toujours raison, quel esprit machiavélique.

            En bon petit soldat mad. Dati doit tout à son maitre. Vous faites bien de mettre dans votre article l’incompétence, choix suprême. Il n’y a pas non plus pire dictateur, de donner un pouvoir à une personne révoltée et qui n’a pas bosser sérieusement pour l’obtenir. C’est un fait qui se retrouve dans toutes les situations de la vie.

            Ce qui est tout petit, c’est que ces personnes issue de la "diversité" puissent renier les leurs, et se servir de la couleur de leur peau, parce qu’elles ne sont pas dupes tout de même. A mon avis c’est honteux, et comme vous le dîtes si bien, il n’en restera pas grand chose, à part le sarcasme par la suite.


            • Gazi BORAT 5 mars 2009 13:48

              Les classes dirigeantes d’aujourd’hui, comme la Noblesse d’autrefois, ont besoin de se renouveler...

              Le système libéral dans lequel nous vivons a besoin aussi de maintenir l’illusion que tout un chacun a des chances égales à celle des autres d’améliorer sa condition.

              Les récents membres issus "de la diversité" participent à cette mise en scène..

              Au compte goutte, comme autrefois nos monarques annoblissaient des roturiers, on permet à dose infinitésimales l’accès aux couches hautes de la société. Mais que l’on oublie pas que le moyen le plus sûr statistiquement d’y accéder reste encore l’héritage..

              Une "Condoleeza Rice", un "Collin Powell" voire même un Obama n’empêcheront pas de constater que la majorité des afro-américains, malgré quarante ans maintenant d’abandon des lois ségrégationnistes aux USA, peinent à rattraper leur handicap de départ dans une société qui fonctionne sous le régime de la juxtaposition de ""communautés..

              Ce que l’on peut constater, pour les trois specimen qui nous inéressent ici, c’est qu’ils sont les premiers (Fadela Amara exceptée parceque médiatiquement et politiquement inexistante) à être poussées doucement vers la sortie maintenant que "l’état de grâce" du début de quinquennat de Nicolas Sarkozy appartient au passé..

              gAZi bORAt


              • Emmanuel Aguéra LeManu 5 mars 2009 18:00

                Condy Rice, elle est incollable.


              • Jason Jason 5 mars 2009 22:10

                @Gazi et quelques autres,

                Je ne suis pas vraiment convaincu qu’il s’agit d’une mise en scène, de faire valoir ou de "tokenism" touchant une (des) minorité(s). Le procédé est osé au regard de la tradition du gouvernement et des chefs de l’Elysée et je conçois qu’on peut y voir une volonté de montrer ce que le pouvoir peut faire, tout en donnant l’impression de faire passer un message à ceux qui désespéreraient de grimper dans l’échelle sociale. La motivation me semble plus complexe que celle du donner en spectacle ou d’utilisation à des fins de démonstration politique limitée dans le temps.

                Ces nominations, que j’ai trouvées très sympathiques et innovantes, prêteront toujours le flanc aux critiques et aux soupçons d’intentions cachées. C’est souvent le jeu de la politique, appointement de minorités ou pas.


              • Jason Jason 5 mars 2009 14:05

                Alors là, vous gagnez à tous les coups. Hypothèse N° 1 : aucun immigré, fils de tels, ou autre non français de naissance depuis François Ier au moins ne figure au gouvernement. Tollé général, imprécations, épithètes en -"iste", etc. Tout le monde se lâche. Articles partout, etc.

                Hypothèse N° 2 : Au sein du gouvernement il est fait place à des personnes issues des minorités, qui ont le mérite soit de séduire, soit de montrer leurs capacités à "faire le boulot". Alors là, on se déchaîne en pointant du doigt les mauvais choix éventuels, les défauts par ci, par là, etc. Mais, de mauvais ministres il y en a toujours eu. Cependant, on ne juge pas à la même aune un mauvais ministre dont l’arbre généalogique remonte aux Gaulois, et le ministre ou haut fonctionnaire qui aurait le malheur de n’avoir que deux ou trois quartiers de noblesse franchouillarde.

                Votre article est si biaisé que je regrette presque les explications ci-dessus. Mais, M. l’auteur, le but de la manoeuvre n’est-il pas de balancer vos imprécations et de faire un micro-splash... ? Ah, l’indignation vertueuse du citoyen lambda, quelle plaie !


                • LE CHAT LE CHAT 5 mars 2009 14:14

                  les socialos ont " Harlem Désir " comme attrape mouches à électeurs .......


                  • Lisa SION 2 Lisa SION 2 5 mars 2009 15:05

                    Salut Paul,

                    « Pour faire avaler aux magistrats une réforme de la justice aussi dure, la « beurette de Chalon » sera parfaite. Ils ne pourront pas l’attaquer sans être soupçonnés de racisme ». Tout est dit.

                    J’avais tenté d’aborder ce sujet sur http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=48826 et je serais enclin à y voir figurer votre avis.


                    • Paul Villach Paul Villach 5 mars 2009 18:00

                      @ Lisa Sion 2

                      Merci de m’avoir donné la référence de votre article qui m’avait échappé. 
                      Voyez comme "les grands esprits" se rencontrent. Je vous ai laissé un commentaire. Paul Villach


                    • Emmanuel Aguéra LeManu 6 mars 2009 09:29

                      @ Lisa & Paul.
                      Alors ça, c’est rigolo : Vos sujets s’apparentent au point que j’en ai mélangé les titres et que Lisa s’est pris un commentaire que je destinais à Paul (une reflexion sur le titre, évidemment).
                      Quand j’ai lu que Lisa repondait "d’où la difficulté à comprendre l’idée maitresse, voire même, le titre", j’ai pensé que Paul me répondait et je lui donné une répartie à laquelle Lisa, vous n’avez dû rien comprendre...) :Ah "vous voyez bien ! même vous.... Petard de titre !!!" Pendant ce temps-là Paul me donnait un cours d’orthographe sur la 2.
                      Aspirine pour tout le monde.
                      Bonne journée


                    • Alexeï 5 mars 2009 15:49

                      Mme Dati, grâce à ses lois sur les peines planchers, a enfin forcé les magistrats de gauche à appliquer les lois : voilà ce que ces vénérables individus drappés dans leur robe d’hermine ne lui pardonnent. Mais il est vrai que le chemin est encore long pour disposer d’une justice qui, comme l’Éducation Nationale, cesse de piétiner ses propres règles.


                      • Fergus fergus 5 mars 2009 16:08

                        Personnellement, j’ai beaucoup apprécié le final de l’article et les références au texte du Neveu de Rameau, toujours d’actualité.


                        • Paul Villach Paul Villach 5 mars 2009 16:55

                          @ Fergus

                          On croirait que Mme Dati a suivi le Neveu de Rameau à la lettre ! Est-ce par instinct ou connaît-elle Diderot ? Car son mentor semble fâché avec les Classiques comme Mme de La Fayette. Paul Villach


                        • del Toro del Toro 5 mars 2009 16:14

                          @ Paul Villach,

                          Juste en passant. La fameuse revue Communications est enfin disponible sur Persée. Il y est principalement question d’analyses rhétoriques et sémiologiques.

                          Ça aide au moins pour les termes techniques (je pense à un article de Barthes sur L’ancienne rhétorique).

                          (ça me rajeunit pas, tout ça ...)


                          • del Toro del Toro 5 mars 2009 16:16

                            C’est évidemment pour tous les lecteurs curieux.


                          • Paul Villach Paul Villach 5 mars 2009 16:52

                            @ Del Toro

                            Serait-ce, Del Toro, que vous vous ralliez à la nécessité de ne pas laisser l’information et en particulier les images sans objection ? Je m’en réjouirais ! Olé ! Paul Villach


                          • del Toro del Toro 6 mars 2009 17:45

                            @ Paul,

                            Il est tout à fait salutaire de passer au crible les images, surtout celles qui envahissent les médias, avec l’air d’innocence politique que les "concepteurs" et autres "diffuseurs" cherchent à leur donner.

                            Par ailleurs, j’ai trouvé votre rappel sur Caran d’Ache bien stimulant. Il faudrait peut-être penser à une série sur les dessinateurs du 19e siècle.


                          • Paul Villach Paul Villach 6 mars 2009 19:07

                            @ del Toro

                            Oui, vous avez raison ! Mais quel travail !
                            Pour l’heure, tout en m’appuyant sur quelques grands exemples passés, je m’attache aux images que charrie l’actualité. On retrouve à vrai dire des structures semblables : c’est ce qu’il importe de mettre en lumière.

                            Voyez - je l’analyse dans un article aujourd’hui - le malheureux télescopage de la campagne de la Mairie de Paris - contre les crottes de chiens - avec la crise socio-politique des DOM. Paul Villach 


                          • maxim maxim 5 mars 2009 16:21

                            il vaut mieux être cocu que ministre ,ça dure plus longtemps et on n’est pas obligé d’assister aux séances !


                            • frédéric lyon 5 mars 2009 16:27

                              Il n’échappera à personne (enfin......à presque personne !) que cet acharnement à insulter et à trainer dans la boue les trois musulmanes du gouvernement est extrêmement suspect.

                              Il suffira d’ailleurs de remarquer que nos amis du Maghreb (et de Turquie) sont en pointe dans ce combat, pour en comprendre les véritables motivations.

                              Il serait bon de laisser à tous nos amis d’outre-méditerrannée le loisir de trainer dans la boue leurs coréligionnaires féminines insoumises et dévoilées, puisqu’ils ne peuvent pas faire autrement, si leurs femmes se barrent que leur restera-t-il, les soixante douze et quelques vierges du paradis ?

                              Et de ne pas participer à ce combat, Monsieur Villach, qui sent tout de même très mauvais. Mais il est vrai que vous aimez bien les poubelles.


                              • abdelkader17 5 mars 2009 16:32

                                vous n’en avez pas marre d’utiliser à longueur de post le "que nos mais du maghreb" on croirait les propos d’un missionnaire colonial attardé.


                              • abdelkader17 5 mars 2009 16:39

                                Insoumises elle est bien bonne celle la, si c’est ca l’insoumission, l’esclavage sous toute ces formes est de loin préférable.


                              • plancherDesVaches 5 mars 2009 16:46

                                Je signale à l’auteur une faute de frappe dans la première phrase de l’article : vous avez frappé sur la touche présidence alors qu’il aurait fallu appuyer sur la touche règne.
                                Bien à vous.


                                • Paul Villach Paul Villach 5 mars 2009 17:08

                                  @ Calmos

                                  Ne vous méprisez pas à ce point ! Écrire sur AGORAVOX est une tâche noble quand on a des lecteurs comme vous, qui ne pouvez pas vous passer de répliquer sans recourir à des attaques personnelles, incapable que vous êtes de présenter des arguments pour répondre à d’autres arguments !

                                  J’’aurais aimé, par exemple, que vous me montriez que les dames dont je parle, n’ont pas du tout suivi les conseils du Neveu de Rameau que, j’imagine, elle doivent connaître. Paul Villach


                                • maxim maxim 5 mars 2009 19:14

                                  salut Calmos ...

                                  avec Villach ,il faut être lyrique et romantique ...

                                  ho ,quelle leçon que ces femmes issues de l’imigration nous donnent ,elles ,qui d’une provenance sans espoir autre que de finir dans une triste appartement de cité de banlieue ,destination incontournable de celles et ceux ,venus de contrées lointaines ,quittant le gourbi ou la case indigène ,pour intégrer ces sinistres ensembles bétonnés où se retrouvent les damnés de la terre !

                                  quelle aurait été leurs existences ? certainement mères de familles nombreuses et soumises à leur seigneur et maître ,rentrant harassé par les interminables journées imposées par un patronnat avide de sueur et de sang ,le sang versé sur le chantier ou à l’atelier ,pour exécuter les tâches ingrates que le Français ne voudrait excécuter pour tout l’or du monde ( il faut écrire tout ça ,parce que Villach étant Socialiste ,il est de bon ton de montrer que même de droite ,on peut être sensible à la triste condition ,et on n’évoque pas les 35 heures non plus ! )

                                  que nenni ( ça en jette et ça mange pas de pain ! ,c’est pas" l’intériconicité ",mais ça fait son effet ! )

                                  que nenni donc ,ces charmantes jeunes femmes ,voulant échapper à ce sinistre destin décidèrent de faire des études ,comme ces Françaises arrogantes et prétentieuses regardant de haut ces filles du Soleil voulant s’élever socialement ....

                                  et enfin aprés certainement bien des parcours difficiles ,intégrèrent petit à petit le monde associatif et politique ,fûrent ditinguées par leurs engagements respectifs pour enfin être remarqués par celui qui allaient présider à nos destinées ,et pofitant de ce qu’elles représentaient comme symbole ,les intégra au gouvernement ,pour faire passer ce message " regardez ce que ces femmes ,issues de l’immigration ,sont arrivées à faire ,certainement à force de volonté et d’abnégation ,délaissant la triste condition qui leur était promise ,pour se hisser à des sommets que seuls les gens valeureux atteignent !...."

                                  et vous Monsieur Villach censé encourager l’effort ,celui que vous avez inculqué à des générations d’élèves ,afin de leur communiquer le savoir qui fera d’eux des adultes réfléchis et responsables ,comment pouvez vous critiquer de cette sorte notre chef de l’état issu lui aussi de l’imigration ,et conscient lui aussi du parcours que ses parents et lui même ont du effectuer ,a fait un transfert en donnant à ces femmes admirables une chance de diriger à leur niveau le pays qui les a acceuillies !....


                                • Paul Villach Paul Villach 5 mars 2009 19:31

                                  @ Maxim

                                  Vous faites de grands efforts ! Il n’est pas sûr qu’ils soient récompensés !
                                  Regardez donc de plus près la gestion des relations humaines ! Voyez donc tout l’intérêt qu’il y a à recruter des incompétents qui vous doivent tout ! Mais peut-être que ça vous dépasse, ce cynisme ! Paul Villach


                                • maxim maxim 5 mars 2009 19:41

                                  ah ,perso ,je suis retraité ,alors les cyniques vous savez !!!!!!!

                                  et puis les cyniques ,se sont des gens riches ! on apprend vite à leur contact ,j’en ai tellement côtoyé dans le monde impitoyable que j’ai fréquenté étant en activité !

                                  je me demande si je ne le suis pas devenu moi même ....

                                  désillusionné ,ça oui ,et depuis ma plus tendre enfance !


                                • Annie 5 mars 2009 18:18

                                  Un livre que je n’ai pas lu mais je me promets de le faire est celui de l’américain Walter Ben Michaels : la diversité contre l’égalité. Marianne en a publié la critique, et je cite une phrase : "la diversité est en réalité une vaste blague destinée à nous faire avaler plus facilement la pilule néolibérale et le cortège d’inégalités économiques et sociales qu’elle traîne, Car faire en sorte que les minorités soient représentées dans les élites et chez les plus nantis ne comble en rien le fossé grandissant entre riches et pauvres". Cela jette un éclairage tout à fait nouveau sur le choix des 3 grâces, et va m’obliger à reconsidérer la diversité comme le corrolaire nécessaire à toute politique néolibérale.
                                  http://www.marianne2.fr/La-diversite-est-au-service-du-neoliberalisme- !_a175285.html


                                  • Paul Villach Paul Villach 5 mars 2009 18:46

                                    @ Annie

                                    Intéressant et pas surprenant ! Paul Villach


                                  • Alexeï 5 mars 2009 20:07

                                    Pauvres dames (il est vrai incompétentes) chargées par l’auteur de tous les défauts de la création. Mais il ne faut pas touvher à son idole qui est Ségolène Royal qui a fait preuve :
                                    - d’une totale incompétence dans les ministères conjugaux dont elle a eu la charge (ces chers agoravoxiens socialistes se rappellent-ils que, sous Jospin, il y avait deux ministres de l’Éducation Nationale) et sulement un secrétariat d’État à la santé (non ce n’est pas une blague). Après s’être vendu au capitalisme financier, Monsieur K. a décidé d’aller faire les poubelles de la sarkozye comme ses collègues Besson et Bockel.
                                    - d’une absence totale d’honnêteté durant la campagne présidentielle en affirmant augmenter le SMIC jusqu’à hauteur de 1500 euros pour reconaître après sa défaite que son programme était inapplicable (comprenne qui pourra).

                                    Connaissez-vous une autre femme ayant dépassé la cinquantaine attendre d’avoir vieilli de quatre ans pour étancher sa soif de pouvoir ? N’en déplaise à l’auteur, la leçon tirée du Neveu de Rameau s’applique aussi à la gauche caviar.

                                    Les exemples concernant les chefs d’établissement développés à longueur d’articles suffisent à le prouver mais il n’ne est plus à une contradiction près, surtout après une semaine où l’on n’a eu droit ni à l’interconicité ni à la métonymie.


                                    • Vista Vista 5 mars 2009 21:12

                                      Menaces à l’appui, Sarkozy exhorte dans ses discours les Francais à se métisser en ironisant sur la « consanguinité » qui, selon lui, les guetterait et les conduirait tout droit à la dégénéraissance. Il pronait le métissage en prenant en exemple son gouvernement métissé avec Dati, Yade et Amara. Il oublia de ce mentionner lui même qui se dit fier d’être un sang mèlé, mais il y en a pas mal d’autres du genre Kouchner, Woerth et compagnie qui sont pas mal dans le tableau du métissage.


                                      • La Luciole 6 mars 2009 00:12

                                        La discrimination positive ou le fait de favoriser la diversité c’est une chose. Cela a pour but de rompre des tabous, donner l’exemple au plus haut sommet de l’Etat d’une main tendue vers les exclus de toutes sortes, noirs, immigrés, femmes, handicapés, etc... en leur confiant des postes de haut niveau de responsabilité. Et là où le bât blesse, c’est lorsque cet ascenseur social s’attribue au détriment de la compétence.
                                        Mais la discrimination positive n’a jamais eu pour prétention de mettre fin au phénomène des parasites, lèches culs et carriéristes de toutes sortes. Les plus hauts sommets de notre Etat n’ont pas attendu Mmes Dati, Yade et Amara pour être submergés d’incompétents. Nombre d’hommes font très bien l’affaire... smiley


                                        • Pourquoi ??? 6 mars 2009 06:03

                                          D’accord avec vous, Paul, mais finalement ce sont 3 incompétentes dans un nid d’incompétence...

                                          A croire de NS a délibérément choisi de s’entourer de nullités. Ce qui est la marque des dirigeants médiocres.

                                          Les rois de France qui ont laissé une trace dans l’histoire sont, au contraire, ceux qui ont su s’entourer d’esprits brillants et non courtisans.

                                          Parmi nos - fort nombreux, de plus en plus nombreux - ministres et secrétaires d’état de tout poil, je ne vois que des neveux de Rameau !


                                          • La Luciole 6 mars 2009 09:26

                                            Les temps changent, la démocratie prend malheureusement trop souvent des airs de démagogie. Autrefois les dirigeants s’entouraient de conseils avisés parmi l’élite aristocratique pourvoyeuse d’intelligences. 
                                            De nos jours il faut vendre du rêve au "petit" peuple car son opinion compte dans les urnes et dans ses choix de consommations : c’est le revers de la médaille démocratique ! La "star ac" vend si bien l’illusion que le talent et la richesse c’est facile et sans effort, accessible à tout le monde... au détriment de la notion de travail, de talent et de compétence.
                                             smiley


                                            • Paul Villach Paul Villach 6 mars 2009 10:43

                                              @ la Luciole

                                              Votre évocation de "Star ac" me paraît pertinente. Paul Villach


                                            • Christoff_M Christoff_M 8 mars 2009 07:49

                                               la diversité "visible" n’est que le masque que montre les conservateurs pour rassurer la masse...

                                              derrière cette façade le conformisme et le conservatisme, spécialité française dans le sérail politique,
                                              veille au grain pour ne surtout pas introduire trop d’éléments étrangers, dans la caste regnante !!

                                              ceci vaut pour l’UMPS qui regne de main de maitre en France et sur les bancs européens... la monarchie a disparu mais les castes dirigeantes sont toujours la et bien la !! alors on met une petite Dati ou une Rama pour rassurer le peuple et le conforter dans ses illusions !!

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