Peut-on critiquer les droits de l’Homme ?
Le droit de critiquer les religions est un débat d’actualité. Dans leur immense majorité, les peuples européens font de cette liberté d’opinion le fondement même de leurs démocraties. Il est clair que ce n’est pas le cas partout et qu’il ne serait pas bien prudent d’aller profaner la photo d’Allah en Iran ou en Arabie. Il ne fait pas bon non plus de critiquer le régime en Chine, pas plus que ce ne l’était dans l’ex URSS. Même en Europe, ce droit est mal accepté par les musulmans qui se sentent directement agressés dès qu’on critique leur religion ou qu’on se moque de leur prophète. Certes, la fatwa n’a pas bonne presse en démocratie, et n’est encore que le fait d’individus incontrôlés. Mais à la façon dont les intellectuels musulmans crient à l’insulte et au racisme pour justifier les menaces, on voit bien qu’ils se rangent résolument du côté de leurs co-religionnaires et qu’ils voudraient bien appliquer la charia, en dépit de leurs protestations vertueuses et républicaines. C’est un fait de leur culture, qui ne peut dissocier le religieux du politique et qu’on ne saurait leur reprocher. Mais cette culture-là n’est pas la nôtre, et il sera bien difficile de faire cohabiter, sous les mêmes lois, deux cultures si différentes.
Nous avons eu aussi notre période d’obscurantisme religieux et il n’a pas toujours été toléré de critiquer l’Eglise. La différence, c’est que les Français ne sont plus vraiment religieux, même s’il conservent encore souvent leurs traditions culturelles empreintes de christianisme mais tempérées de relativisme. Rares sont ceux qui suivent encore les recommandations du pape quand il condamne le préservatif ou la pilule et recommande l’abstinence, mais nul doute que les vrais croyants sont encore meurtris quand il entendent blasphémer, même s’ils acceptent de faire passer leur foi après les vertus de la démocratie.
En réalité, la nouvelle religion de l’Occident s’appelle « la déclaration des droits de l’Homme ». C’est le mythe fondateur de nos sociétés démocratiques qui a émergé du siècle des Lumières, en héritage de notre culture religieuse judéo-chrétienne. La Révolution française n’a pas supprimé Dieu, elle l’a remplacé par un « être suprême » qui n’a pas fait long feu mais qui montre bien qu’il y avait un trou à combler. Exit les divinités, il y a l’homme que Dieu a créé à son image et qui va lui succéder. L’homme est notre nouveau Dieu. La dignité de sa personne est indiscutable, inaliénable, transcendante. Sa vie est sacrée. Ses droits sont imprescriptibles, les autres ayant les devoirs de les faire respecter. Sa religion est universelle et tous les peuples sont tenus de l’honorer sous peine d’être tenus pour barbares, désignés à l’opprobre et promis au bannissement. En un mot, d’être voués à l’enfer.
J’en ai parlé à mon chien qui m’a traité de raciste. Il voulait dire spéciesiste, mais le mot n’existe pas encore.
Ce mythe a donné naissance aux grandes idéologies politiques. Aucune des grandes religions n’est née en Europe. Toutes les grandes idéologies politiques y trouvent leurs racines. Certes, il ne suffit pas de se réclamer du social pour accéder à la vertu : le nazisme, le communisme, le fascisme s’en recommandaient. Mais c’est la référence incontournable des grandes idéologies de l’Occident, et notamment des démocraties actuelles. La puissance industrielle et économique des nations occidentales, leur passé colonial, leur influence encore importante dans les organismes internationaux ont pu leur faire croire à l’universalité de leurs valeurs : c’est sans doute l’individualisme qui symbolise le mieux les démocraties occidentales retranchées derrière les droits de l’homme, l’état de droit, le droit de propriété, la séparation du religieux et du politique. Mais le reste du monde privilégie plutôt l’organisation sociale, le groupe, le collectivisme à l’image du confucianisme traditionnel des Chinois, où s’est si bien implanté le communisme, et des sociétés musulmanes où la politique doit se conformer à l’islam. Cela n’a pas empêché des civilisations non européennes d’avoir adopté la démocratie, comme l’ont fait l’Inde et le Japon, mais dans l’ensemble chaque civilisation considère sa propre culture comme supérieure à la nôtre.
Les résolutions de l’ONU en faveur des droits de l’homme n’aboutissent pratiquement jamais. A l’image de la Conférence mondiale de l’ONU sur les droits de l’homme qui s’est tenue à Vienne en 1993, ces initiatives sont défendues en général par une vingtaine de pays occidentaux, auxquels s’opposent une cinquantaine de pays non occidentaux avec la neutralité fluctuante de quelques pays d’Amérique du Sud ou d’Afrique. A l’exception de l’Irak, les condamnations n’aboutissent presque jamais : la Chine, l’Iran y ont échappé, mais aussi l’Inde, la Turquie, l’Indonésie, la Colombie et l’Algérie. Le groupe anti-occidental est dominé par la Chine et les Etats musulmans, à l’exception notable de la Turquie, à qui Mustafa Kemal Atatürk a voulu imposer par l’armée une occidentalisation. Celle-ci perdure avec une législation artificiellement calquée sur l’Europe, en totale contradiction avec ses coutumes et sa religion, ce qui augure assez mal de son avenir. Une expérience semblable menée par le shah d’Iran n’a pas tardé à avorter, et a engendré en réaction un fanatisme religieux des plus virulents du monde.
Cette illusion folle que conserve l’Occident de pouvoir imposer ses mythes fondateurs est illustrée par la politique d’ingérence américaine qui voudrait convertir le monde à la démocratie. Contrairement à l’Europe, l’Amérique est un pays très religieux, et il est peu probable qu’elle doute avant longtemps de l’universalité de son message. Mais les intellectuels laïques européens sont-ils plus ouverts à une remise en cause et à la recherche d’un nouveau paradigme qui pourrait rassembler les valeurs communes à l’ensemble des grandes civilisations du monde ? Il faudrait alors accepter de se soumettre à l’analyse et à la critique. Non pas une analyse psychanalytique fumeuse, comme aiment à le faire les intellectuels de gauche qui croient nécessaire de se repentir de ce que fut notre histoire, mais une analyse objective de la vraie nature de l’homme à la lumière de la science moderne plutôt qu’à la lueur finissante de ce qui fut un siècle de lumières.
Poser la question n’est pas donner la réponse. J’ignore ce qu’elle sera, mais je pronostique plutôt une volée de bois vert. Je devine les gardiens du temple qui s’étouffent déjà en criant au blasphème. Je vois les armées de la bien-pensance, les donneurs de leçons au monde et la foule des doctrinaires se lever comme un seul homme pour défendre leur fonds de commerce. J’entends les ayatollahs des droits de l’homme crier au sacrilège et lancer leur fatwa médiatique. Je lis déjà les propos outrés des philosophes de comptoir, de ces habitués des difficultés scolaires qui prennent les forums pour une maternelle et vous critiquent sur la forme, sur l’intention, sur la virgule qu’ils n’auraient pas mise là, sur le plan qui n’est pas celui qu’ils attendaient de vous, sur le mot qu’il n’ont pas su lire ou qu’ils n’ont pas compris, sur les références que vous n’avez pas citées et qu’ils viennent de découvrir sur Google, afin d’appuyer l’ineptie de leurs propos par un vernis de culture qu’ils n’ont pas. Je prévois la condescendance de tous ces personnages verbeux qui n’ont rien à dire, mais qui voudraient faire croire aux gogos qu’ils le disent bien.
Car enfin, il est assez clair qu’ils acceptent qu’on puisse critiquer toutes les religions, mais à la condition express que ce ne soit pas la leur !
118 réactions à cet article
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PIQÛRE DE RAPPEL
Depuis l’apparition de son fil de discussion onaniste « Demian sors de ce corps » sur Agoravox, D.W. le gland bleu n’existe plus que comme roquet de ceux à l’arrière desquels il se traîne comme un impuissant opposant. Une caricature d’inanité suiviste et faussement récalcitrante. L’inverse d’une vision du monde : un mâchonnage mollasson de mollets dont ces derniers se foutent tant ils sont solides. D.W. n’est plus que l’ombre du chien qu’il n’a pas. Un clone de spectre poursuivant le fantôme de ce qu’il n’a jamais été. Une bavure hypocondriaque, narcissique et grotesque sur la partition du silence. Un poster de star dégringolant du mur d’une chambre d’adolescent depuis longtemps désertée. Un Mistral gagnant qui fait perdre à tous les coups : l’inverse de la magie de l’enfance. Ni enfant, ni adolescent, ni adulte, ni vieux, D.W. n’est rien : fausse image bleutée d’une fausse existence sans azurs, la chose se répand comme un Klein vomi bleuâtre, inconsistant mais autosuffisant, à la fois fait-néant et faux néant : néant surpeuplé par le vide de l’insondable bêtise, parasité par le trop-plein du rien-du-tout égomaniaque, vertige absolu du non-être. Le trollage inepte en tant qu’âme du monde. Le qu’on-m’enterre diffamateur en tant que filousophie. Le soutien à l’islamisme intégriste par orientalisme décérébré. Non pas le dadaïsme de Marcel Duchamp et sa cuvette de chiottes, que l’on peut mettre à l’intérieur en poussant un bon coup : l’étron, concentré de son être-« on ». La chose bleuâtre n’est même pas absurde (l’absurde est plus consistant et mystérieux qu’elle) : non, la chose bleuâtre est le reflet exact du monde médiatique moderne : trompeuse, fallacieuse, égotiste, inculte, moi-jeux-esque, bref cauchemerdesque.
Et cet ectoplasme caoutchouteux et pollué jusqu’à son manque d’os est l’e-conne d’Adoravox. Que dire de plus ?
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Article très intéressant, qui pose bien le problème du relativisme culturel. Peut-on critiquer les droits de l’homme tels qu’ils ont été codifiés par les démocraties occidentales post-chrétiennes ? Oui, bien entendu : on peut tout critiquer... dans les démocraties occidentales. On peut critiquer la centration excessive sur l’individu au détriment du groupe et du collectif. Mais qu’en pensent les esprits libres appartenant à d’autres cultures qui aspirent à s’affranchir de leurs liens groupaux ou collectifs pour parvenir à être des individualités autonomes ?
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@Demian West
Dommage que vous n’ayez pas lu jusqu’au bout, je crois que le dernier paragraphe s’adressait à vous. Candide2 parle de ceux qui « vous critiquent sur la forme, sur l’intention, sur la virgule qu’ils n’auraient pas mise là, sur le plan qui n’est pas celui qu’ils attendaient de vous, sur le mot qu’il n’ont pas su lire ou qu’ils n’ont pas compris »...
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@ Lansquenet
Le gland bleu ne lit JAMAIS les articles. Il se contente d’essayer d’être le premier à placer un commentaire à côté de la plaque, puis il se met en embuscade pour attaquer et diffamer avec des propos hors-sujet.
PIQÛRE DE RAPPEL
Depuis l’apparition de son fil de discussion onaniste « Demian sors de ce corps » sur Agoravox, D.W. le gland bleu n’existe plus que comme roquet de ceux à l’arrière desquels il se traîne comme un impuissant opposant. Une caricature d’inanité suiviste et faussement récalcitrante. L’inverse d’une vision du monde : un mâchonnage mollasson de mollets dont ces derniers se foutent tant ils sont solides. D.W. n’est plus que l’ombre du chien qu’il n’a pas. Un clone de spectre poursuivant le fantôme de ce qu’il n’a jamais été. Une bavure hypocondriaque, narcissique et grotesque sur la partition du silence. Un poster de star dégringolant du mur d’une chambre d’adolescent depuis longtemps désertée. Un Mistral gagnant qui fait perdre à tous les coups : l’inverse de la magie de l’enfance. Ni enfant, ni adolescent, ni adulte, ni vieux, D.W. n’est rien : fausse image bleutée d’une fausse existence sans azurs, la chose se répand comme un Klein vomi bleuâtre, inconsistant mais autosuffisant, à la fois fait-néant et faux néant : néant surpeuplé par le vide de l’insondable bêtise, parasité par le trop-plein du rien-du-tout égomaniaque, vertige absolu du non-être. Le trollage inepte en tant qu’âme du monde. Le qu’on-m’enterre diffamateur en tant que filousophie. Le soutien à l’islamisme intégriste par orientalisme décérébré. Non pas le dadaïsme de Marcel Duchamp et sa cuvette de chiottes, que l’on peut mettre à l’intérieur en poussant un bon coup : l’étron, concentré de son être-« on ». La chose bleuâtre n’est même pas absurde (l’absurde est plus consistant et mystérieux qu’elle) : non, la chose bleuâtre est le reflet exact du monde médiatique moderne : trompeuse, fallacieuse, égotiste, inculte, moi-jeux-esque, bref cauchemerdesque.
Et cet ectoplasme caoutchouteux et pollué jusqu’à son manque d’os est l’e-conne d’Adoravox. Que dire de plus ?
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Petit gnome bleuatre et insignifiant n a pas besoin de lire pour savoir. C est un « jedi de l interdisciplinarité ». Grâce à ses « super pouvoirs DEAesques » il est capable de s « enseigner » à lui même toutes disciplines. Un article sur n importe quel sujet ? et hop, il s « enseigne » rapidos la discipline correspondante, se délivre une « licence » (oui dans sa petite tête une licence est indispensable pour discuter d un sujet). C est magique il peut s « auto-enseigner » ce qu il veut. Et voila pourquoi tu vois sa tête de gnome bleuatre et insignifiant partout.
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Petit gnome bleuatre et insignifiant parle nous de tes « oeuvres ». J ai cherché partout, a part ce que tu nous en dit toi même, RIEN, le néant, le vide sidéral, pourquoi ? Je me pose des questions, il y a tant d affabulateurs sur le net.
Tu nous dis être représenté par l Agence Kharbine-Tapabor à Paris, qui diffuserait tes « oeuvres ». Mais l agence en question n est qu une modeste « agence photographique » qui gère un modeste « fond documentaire de documents anciens » avec un modeste chiffre d affaire de modeste épicerie de quartier (270k€ de CA en 2005 sur infogreffe). N y aurait il pas comme un bug dans ton histoire ?
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fais une recherche sur « ECRIVAIN-ATTACHE DE PRESSE ECRIRE POUR VOUS » et tu verras comment le schtroumpf survit.....
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Le troll à la chemise d’un bleu criard est à agoravox ce que jean claude vandamme est à la philosophie .
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jc vandamme ou le g.e.s grand écart suspendu
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Aurais tu quelque chose à cacher petit gnome bleuatre et insignifiant ? ta misérable imposture peut être ? Je connais déjà ton vrai nom et ton adresse, et d ailleurs tu me connais, cherche un peu. Veux tu que la donne tout de suite ? allez pas de panique petit gnome bleuatre et insignifiant, je veux d abord voir jusqu où tu es près à aller dans tes misérables affabulations.
Dis moi petit gnome bleuatre et insignifiant, la célébrisssimme agence pour artistes internationnaux Kharbine-Tapabor sait elle à quoi passe ses journées son artiste vedette ? Peut être devrait on l en informer, qu en pense-tu ? Tu crois que n importe qui peut passer les voir avec ta photo au 15, rue Keller 75011 Paris (ici : http://maps.google.fr/maps?f=q&hl=fr&q=5+rue+Keller+75011+Paris&ie=UTF8&z=16&ll=48.853647,2.376738&spn=0.007977,0.019183&om=1&iwloc=addr ) ? ou peut être les contacter au 01 48 05 80 41 ? voire leur envoyer tes exploits par fax au 01 40 21 33 15 ? Non le mieux serait peut être encore de leur envoyer un petit mail d encouragement à [email protected] , avec quelques liens sur tes meilleures perles. Qu en pense tu petit gnome bleuatre insignifiant ?
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enfin pour les emails c est plutôt ici : [email protected]. Qu est ce qu ils vont être content d apprendre êtres devenus aussi célèbres si rapidement (merci le petit gnome bleuatre et tellement insignifiant).
PS : au fait petit gnome bleuatre, c est bon comme buzz, il est suffisament d enfer comme ça ?
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T’es surtout un peu piqué par la mouche de ta connerie !
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Demian West, je voulais réagir à votre commentaire illustrant votre profonde superficialité et votre crétinisme abyssal, mais tout a été dit par Marsupilami que je remercie au passage.
Donc, je ne vous dirai que ceci : de grâce, arrêtez de polluer les débats avec vos inepties !
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Je partage entièrement votre analyse : l’idéologie des droits de l’homme comme dernier avatar de la religion chrétienne et de la culture occidentale. Son particularisme, donc, qui explique les résistances de beaucoup de pays aux tentatives d’ingérence dans ce qu’ils considèrent comme leur pré carré.
Cependant, je ne suis pas d’accord avec votre conclusion, pour résumer « la science est l’avenir de l’homme (occidental) ». Selon moi, cette vision de la science fait partie du même « package » culturel occidental. Cela ne ferait que remplacer la religion des droits de l’homme par la religion de la Science.
La question reste donc posée : par quoi remplacer le vide laissé par la mort de Dieu (en europe) ? Je pense qu’il sera difficile de revenir vers la religion. Je n’ai pas de réponse, je cherche.
Un bémol également sur votre article : pourquoi vous enfermer dans cette posture de victime de la bien-pensance (cf. la fin de votre texte) et toutes ces préventions qui ferment la porte à toute critique fût-elle constructive, car ne pouvant venir que des gardiens du temple. Cela met quelque peu mal à l’aise le lecteur, même s’il est plutôt d’accord avec votre analyse (ce qui est mon cas). Je suis sûr que beaucoup de gens pensent comme vous, laissons donc aboyer les gardiens du temple.
Bien à vous et merci pour votre réflexion stimulante.
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@l’auteur
Je partage entièrement votre analyse : l’idéologie des droits de l’homme comme dernier avatar de la religion chrétienne et de la culture occidentale. Son particularisme, donc, qui explique les résistances de beaucoup de pays aux tentatives d’ingérence dans ce qu’ils considèrent comme leur pré carré. Cependant, je ne suis pas d’accord avec votre conclusion, pour résumer « la science est l’avenir de l’homme (occidental) ». Selon moi, cette vision de la science fait partie du même « package » culturel occidental. Cela ne ferait que remplacer la religion des droits de l’homme par la religion de la Science.
La question reste donc posée : par quoi remplacer le vide laissé par la mort de Dieu (en europe) ? Je pense qu’il sera difficile de revenir vers la religion. Je n’ai pas de réponse, je cherche.
Un bémol également sur votre article : pourquoi vous enfermer dans cette posture de victime de la bien-pensance (cf. la fin de votre texte) et toutes ces préventions qui ferment la porte à toute critique fût-elle constructive, car ne pouvant venir que des gardiens du temple. Cela met quelque peu mal à l’aise le lecteur, même s’il est plutôt d’accord avec votre analyse (ce qui est mon cas). Je suis sûr que beaucoup de gens pensent comme vous, laissons donc aboyer les gardiens du temple.
Bien à vous et merci pour votre réflexion stimulante.
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comme me disait une af’icaine :
les d’oits de l’homme du moment qui fassent joui’ !
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Pourquoi une africaine et non une européene
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À cause de la prononciation du « r »
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Qu’entend-on par critique des droits de l’Homme ?
Une critique du texte ? (il est vrai qu’il en existe une triste parodie, nommée droits de l’homme islamiques : un hommage du vice à la vertu ?)
Certaines pratiques ? (comme celle de la malnommée Ligue des Droits de l’Homme, dont les actions se rapprochent des pires dérives MRAPistes)
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Que veut-il dire dans cet article ? Pourquoi évoquer cette idée de critique ?
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Un quidam qui lacherait par mégarde un juron dans la rue se fait traîner en justice. Un criminel de guerre outre atlantique qui bafoue et piétine la déclaration universelle dans les grandes largeurs, avec tortures, déclenchement d’émeutes fratricides et aide massive au génocide n’est pas destitué. A la question « peut-on critiquer les droits de l’Homme » ma réponse, tout-à-fait personnelle, est : évidemment pas. L’Homme est un être trop rare de nos jours pour qu’on se permette de le gâcher. Mais je ne suis qu’un individu civilisé, et donc peut-être une victime en puissance.
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@ bali-balo
N’est ce pas confondre les droits de l’Homme et l’Humanisme ? L’Humanisme est peut-être moins tranché que le droit de l’Hommisme, à mon sens !
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bill : cette question est un non-sens, et vous le savez. Je ne me soucie pas de confondre ou non conscience et lucidité.
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@ bali-balo
Pardon bali-balo, j’avoue que je vous avais lu un peu vite !!! Mea culpa ! Mais vous soulevez justement le sujet ! Les « droits de l’Homme » ne s’appliquent qu’à ceux qui les respectent ! Ce qui me gène dedans, c’est justement le fait que ce n’est qu’un concept et qu’il est récupéré pour des causes qui ne sont pas toujours juste !
Excusez moi encore pour cette dernière réponse, j’étais bien à coté et je m’en rends bien compte !
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Liste des résolutions de l’ONU en reconnaissance des droits de base des Palestiniens et la critique d’Israël au cours des années et les votes pour et contre :
Res. No 33/110 vote Oui/Non : 110-2 (Etats-Unis, Israël) Sujet : Conditions de vie palestiniennes.
Res. No 33/113C vote Oui/Non : 97-3 (Etats-Unis, Israël, Guatemala) Sujet : Condamnation des droits de l’homme d’Israël enregistrés dans les territoires occupés.
Res. No 34/90A vote Oui/Non : 112-2 (Etats-Unis, Israël) Sujet : Exigez que Israël renonce à certaines violations des droits de l’homme.
Res. No 34/113 vote Oui/Non : 120-2 (Etats-Unis, Israël) Sujet : Demande d’un rapport sur les conditions de vie des Palestiniens dans les pays arabes occupés.
Res. No 34/133 vote Oui/Non : 112-3 (Etats-Unis, Israël, Canada) Sujet : Aide aux Palestiniens.
Res. No 34/136 vote Oui/Non : 118-2 (Etats-Unis, Israël) Sujet : Souveraineté sur les ressources nationales dans les territoires arabes occupés.
Res. No 34/160 vote Oui/Non : 122-2 (Etats-Unis, Israël) Sujet : Inclure des femmes palestiniennes dans l’ordre du jour sur la conférence de l’ONU sur les femmes.
Res. No 35/13E vote Oui/Non : 96-3 (Etats-Unis, Israël, Canada) Sujet : Demande à ce que Israël ramène les personnes déplacées.
Res. No 35/75 vote Oui/Non : 118-2 (Etats-Unis, Israël) Sujet : Condamne la politique israélienne quant au niveau de vie des Palestiniens.
Res. No 35/122C vote Oui/Non : 118-2 (Etats-Unis, Israël) Sujet : Pratiques des droits de l’homme israéliens dans les territoires occupés
Res. No 35/174 vote Oui/Non : 120-1 Sujet (américain) : Accentuation des droits de l’homme des nations et des individus.
Res. No 36/15 vote Oui/Non : 114-2 (Etats-Unis, Israël) Sujet : Exigez que Israël cesse certaines fouilles à Jérusalem Est.
Res. No 36/27 vote Oui/Non : 109-2 (Etats-Unis, Israël) Sujet : Condamne Israël pour son bombardement d’une installation nucléaire irakienne.
Res. No 36/73 vote Oui/Non : 109-2 (Etats-Unis, Israël) Sujet : Condamne la politique israélienne quant aux conditions de vie des Palestiniens.
Res. No 36/87B vote Oui/Non : 107-2 (Etats-Unis, Israël) Sujet : Établissement d’une zone d’armes non nucléaires au Moyen-Orient.
Res. No 36/96B vote Oui/Non : 109-1 Sujet (américain) : Insiste sur des négociations sur la prohibition des armes biologiques et chimiques.
Res. No 36/120A vote Oui/Non : 121-2 (Etats-Unis, Israël) Sujet : les Droits du Peuple Palestinien.
Res. No 36/120B vote Oui/Non : 119-3 (Etats-Unis, Israël, Canada) Sujet : Droits palestiniens.
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Article interressant, mais un peu déconnecté du réel. Les droits de l’homme, c’est surtout (pas seulement) le droit de critiquer, tout et n’importe quoi.
La critique de la critique, c’est encore de la critique. Quand vous critiquer les droits de l’homme, en fait, vous les affirmez.
Inversement, l’affirmation d’un système (même le système des droits de l’homme) c’est une non-critique et pour cette raison c’est déjà une négation des droits de l’homme. D’où les dérives de la LDH que dénonce très justement miaou.
Après, entre le système « droits de l’homme » et les autres (par exemple le système islamique), ce sera la séléction naturelle qui tranchera, en fonction des soutients qu’ils obtiendront/conserveront. Moi je préfère le système « droits de l’Homme »...
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« Ni la constitution française, ni même la Déclaration des droits, ne seront présentés à aucune classe des citoyens, comme des tables descendues du ciel, qu’il faut adorer et croire. Leur enthousiasme ne sera point fondé sur les préjugés, sur les habitudes de l’enfance. » Marquis de Condorcet, Rapport et projet de décret sur l’orientation générale de l’instruction publique, 21-22 avril 1792.
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Le contexte : les hommes seront responsables et émancipés (paraphrase). C’est la vision idéaliste de l’époque. Aujourd’hui il est très facile de la contourner : il suffit de jouer au crétin attardé, ou, mieux d’en élire un. Je n’invente malheuresement rien.
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très drôle.
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@label ngongo : « très drôle »
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Qeu nous apporte la critique, sinon discuter en vain. Je penche néanmoins sur l’idée de faire évoluer les droits de l’homme avec le temps.
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M. Label-Ndongo, On peut ne pas être d’accord avec vous, et je ne le suis pas toujours, mais vous cherchez à comprendre et a expliquer votre point de vue sans vous départir de votre calme.
Je suis admiratif et je salue l’homme de dialogue qui est en vous.
J’ai été très attristé hier de voir des individus usurper l’identité d’un homme pour tenter de le salir en se livrant à un jeu immonde et par là-même troller le fil.
Du reste, ce qui s’est passé hier soir, a fait l’objet d’un article qui circule sur le net.
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La question posée est intéressante. Dommage que le dernier paragraphe ferme toutes discussions puisque l’auteur commence déjà à dénigrer ceux qui critiqueraient sa critique.
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Il y a les quatre droits de l’homme de 1789 : liberté, propriété, sûreté, résistance à l’oppression.
Et puis tous les droits nouveaux rajoutés par les communistes (droit au travail, au logement, à l’éducation,à l’avortement, etc.) et par les chrétiens (dignité).
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Le point de vue est intéressant, au moins parce qu’il évite une confrontation stérile -et incongrue- droits de l’homme / christiannisme. Si je le comprends bien, l’antinomie est plutôt individualisme / « culture de groupe ». D’ailleurs, la recommendation d’« une analyse objective de la vraie nature de l’homme » sonne pas mal -sauf que lorsqu’on commence à parler de « vraie nature » ou d’« essence », on finit régulièrement dans le dogmatisme le plus primaire. Mais prenons le texte tel qu’il est.
Au fond, vous avez une vision des droits de l’homme qui semble relativement dogmatique. Et peut-être le sont-ils effectivement, pour un certain nombre de gens, pourquoi pas, on peut éventuellement imaginer que les « droits de l’homme » constituent pour certains une sorte de religion -quoique nous ayions passé depuis longtemps l’époque de l’Etre Suprême, qui d’ailleurs, même en son temps, n’avait pas remporté un succès très vif, mais bref.
Toutefois, j’aimerais vous dire qu’il existe aussi une autre manière de considérer les droits de l’homme, une manière d’ailleurs peut-être plus... simple. Car on peut aussi les voir comme la formulation explicite de certains, appelez cela comme vous voulez, sentiments, souhaits, désirs, qu’on est a priori en droit de considérer comme relativement généralisés. Car que disent au fond les Droits de l’Hommme -avec majuscules- si ce n’est, tout simplement, le fait qu’en général les hommes préfèrent la liberté à l’esclavage ? Qu’en général, les hommes préfèrent la justice à l’arbitraire ? Qu’en général, les hommes préfèrent que la propriété de leur travail et de leur patrimoine leur soit garantie plutôt qu’on puisse les exploiter et les voler sans vergogne ? etc. Alors bien entendu, « liberté », « justice », etc. cela peut paraitre de grands mots, un peu creux peut-être, ou du moins, susceptibles de définitions très diverses -et on ne se prive pas, chez les dogmatiques de tous bords, d’utiliser l’une ou l’autre de ces définitions selon l’utilité du moment- mais si la compréhension de ces termes semble difficile, je vous propose de prendre les choses à l’envers : Connaissez-vous un peuple, un groupe d’homme, une ethnie, ou même un individu, qui, où que ce soit dans le monde, et à quelque moment de l’histoire, ait déclaré consciemment préférer vivre dans l’esclavage plutôt que libre ? Pouvez-vous seulement imaginer, honnêtement, de rencontrer un individu, que vous puissez juger sain d’esprit, et qui vous déclare : « Oh non, moi, je trouve que le vol et le meurtre sont parfaitement normaux, et à vrai dire, je pense qu’il faut s’abstenir de juger les criminels. » Qu’est-ce que c’est d’autre, les fameux Droits de l’Homme, au fond, que la reconnaissance du fait que tout homme aspire effectivement à un certain nombre de basiques, et l’affirmation que ces basiques devraient lui être garantis, autant que possible, partout et toujours ?
Je crois qu’il est donc nécessaire de bien différencier deux choses : Il y a les droits de l’homme -avec minuscules- qui ne sont pas autre chose que ce que disent toutes les religions -durables- du monde, toutes les doctrines philosophiques de la terre, chacune dans leur formulation particulière. Et puis, il y a le slogan des « Droits de l’Homme », effectivement revendiqué par l’Occident comme levier politique, comme lorsqu’on demandait à Chirac, revenant de Pékin et fier d’annoncer la signature de plusieurs contrats et autres partenariats industriels : « Oui, mais est-ce que vous avez abordé la question des Droits de l’Homme ? » ou de la nouvelle croisade que cherche effectivement à nous vendre « W ».
Mais à mon sens, Candide2, lorsque vous parlez d’« analyse objective de la vraie nature de l’homme », c’est de cette distinction dont vous parlez, ou me trompai-je ?
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Hélas, je crois que le problème de ce bas monde est qu’il existe des hommes qui préfèrent l’esclavagisme à la liberté, surtout quand ce sont les autres qui sont les esclaves. Il y en a aussi qui n’ont rien contre le vol, surtout quand ça leur profite. etc.
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Le fondement de la déclaration des droits de l’homme pourrait être résumé ainsi : le gouvernement d’une république est fondé sur un subtil mélange de la raison et de la volonté du peuple , contrairement aux régimes ou il est fondé sur la religion et la volonté et l’arbitraire d’un seul .
La déclaration prévoit explicitement le cas de figure dans lequel un peuple deviendrait déraisonnable et renoncerait à tout ou partie de ses droits ( exemples récents : en instituant une république soviétique ou une république islamique ) , selon la déclaration des droits , un tel pays « n’aurait point de constitution »
Vous parlez de « recherche d’un nouveau paradigme qui pourrait rassembler les valeurs communes à l’ensemble des civilisations du monde » . Une sorte de syncrétisme civilisationnel , en somme . Cependant , force est de constater que les civilisations ne sont d’accord sur rien ! Par exemple , sur le plan religieux , ce plus petit dénominateur commun serait : « DIEU(X) EXISTE(NT) ET LA MORT N’EST PAS UNE FIN » .
Or , même certaines religions ne seraient pas d’accord avec cette affirmation : le bouddhisme , par exemple , ne prévoit pas explicitement l’existence d’un Dieu , et je pense qu’en cherchant bien , certaines religions ne croient pas en une vie post mortem .
Bien évidemment , les athées ou agnostiques se reconnaitraient encore moins dans cette « tentative de valeur commune à l’ensemble des civilisations du monde » , valeur qui n’aurait d’ailleurs aucune utilité pratique en ce qui concerne la constitution d’un Etat !!!
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Bonjour,
Peut être faudrait-il seulement définir ce qu’est Droits de l’Homme dans le sens où on pourrait l’entendre : droits imprescriptibles d’un être humain où qu’il soit, quel qu’il soit, doivent pouvoir être nommés et définis par les peuples innombrables et tous différents, culturellement, socialement...
S’il existe certainement des droits fondamentaux, il revient souvent aux pays concernés de les appliquer dans l’appréhension qui est la leur et dans ce cas, ceux qui ont une « expérience » concrète de ces droits peuvent donner leurs points de vue, mais les chercheurs et ethnologues doivent pouvoir donner aussi un avis plus critique et réfléchi sur son application dans les pays où ces droits sont perçus ici comme caduques ou empreints de lacunes...
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Bonjour Candide2,
deux petites choses à propos de votre nouvel article, stimulant à l’instar des précédents.
Vous dites à propos de l’idéologie des Lumières :« Exit les divinités, il y a l’homme que Dieu a créé à son image et qui va lui succéder. L’homme est notre nouveau Dieu », vous allez un peu vite, mais peut-être vous ai-je mal compris. L’homme n’est pas le nouveau dieu, la philosophie humaniste le place au centre du monde et le soustrait à l’omnipotence de dieu. Lorsque Montesquieu explique crûment que dieu est une création intellectuelle de l’homme, la messe est dite. Il n’y a donc pas substitution de divinités, il y a révolution de perspectives.
Second point, vous dites : « La puissance industrielle et économique des nations occidentales, leur passé colonial, leur influence encore importante dans les organismes internationaux ont pu leur faire croire à l’universalité de leurs valeurs ». On pourrait adopter le point de vue opposé : c’est parce qu’elles croyaient à l’universalité de leurs valeurs que les nations occidentales ont eu une influence dans le monde entier et sur tous les plans (industriel, colonial, politique). D’ailleurs comme le dit marsu, « qu’en pensent les esprits libres d’autres cultures qui veulent s’affranchir de leurs liens [...] pour devenir des individualités autonomes ? »
Il semble que le modèle des droits de l’homme, le modèle des démocraties occidentales et leurs trois piliers (multi-partisme, élections libres, séparation des pouvoirs) séduise encore au loin... Et de l’intérieur aussi. Le relativisme culturel ne passera pas par moi.
Merci pour votre article.
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@ Dominique
Je suis d’accord avec vous sur plusieurs points.
Cependant ne croyez vous pas que la démocratie peut être génératrice de guerre dans certains pays où les ethnies sont plus marquées que dans le nôtre ? En Irak l’opposition entre les différentes ethnies semble s’exacerber de cette intrusion de la démocratie dans le champ politique, et je crois que des exemples peuvent être trouvés dans les pays d’Afrique.
Cordialement.
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@ Bill, je comprends votre question. Je ne crois pas que la démocratie en tant que système de valeurs soit le problème, c’est plutôt le placage, l’intrusion d’un modèle en rupture avec l’existant qui génère une implosion. Oui, implosion, car quel que soit l’agent perturbateur, ces sociétés n’en peuvent mais depuis déjà « un certain temps » (Russie pré-révolutionnaire, Yougoslavie post Tito, Cuba de Batista, etc...). Parfois la greffe prend, parfois non, c’est tout l’enjeu soulevé par l’article.
Je ne veux pas justifier par cette réponse la poursuite de l’universalisme de notre culture occidentale. Nous avons appris à adopter une vision critique et distanciée de notre finalement fugace credo ethno-centré. Et de même que l’occident n’a plus vocation à exporter ses structures mentales et morales, il n’a pas non plus vocation à se plier à ce que d’autres cultures (je ne vise personne) voudraient à leur tour exporter, dont l’interdiction de l’exercice critique.
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@ Dominique
Je crois quant à moi que ce qu’il y a d’universel dans notre culture touche à la dignité humaine et individuelle. D’autres sociétés s’envisagent collectivement ou « tribalement » et ne sont pas toujours à même de digérer notre sens de la collectivitée.
Il me semble donc que le « droit de l’hommisme » est une perversion de notre pensée « humaniste ». Je regrette d’ailleurs quà trop vouloir conceptualiser, nous oubliions l’essence même de l’Humanisme. Ainsi nous versons de l’argent à de grandes associations (à but non lucratif !!!?) sans regarder le clochard dans le métro, sans lui donner un sou.
Pardonnez moi cette réponse un peu brouillonne peut-être, oui, je crois en ces valeurs, mais je crois que la conceptualisation les détruisent (et nous rendent un peu autistes). Considérons le FMI par exemple, à la charge des Etats-Unis.
Bien à vous.
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@ Dominique
Bonjour dominique,
Merci de votre commentaire que je trouve très pertinent. Mon article peut paraître un peu caricatural parce qu’il veut souligner la similitude dogmatique des « sacro-saints » droits de l’homme avec les religions dont ils émanent. Les dieux ont bien disparut, mais le nouveau paradigme est brandi et vécu comme un dogme, une vérité première, ce qu’il n’est pas. Ce que Montesquieu a dit de Dieu au XVIIIeme siècle, il aurait pu le dire de nos droits de l’Homme s’il avait vécu après Darwin.
Loin de moi l’idée qu’il faudrait revenir en arrière. Je parle de critiquer, d’analyser, pas de dénigrer ! Loin de moi aussi l’idée que toutes les cultures se valent ! J’ai la faiblesse de penser que la notre reste la meilleure de celles qui ont été proposées jusqu’alors. Mais j’ai aussi la conviction que ce n’est pas la meilleure possible.
Je ne vous rejoins pas sur votre second point : D’autres religions sont également persuadées de l’universalité de leurs valeurs, l’Islam notamment. Cette conviction a certainement influencé le succès de ses conquêtes, mais n’en a pas fait pour autant une grande réussite politique ni scientifique et industrielle. La réussite occidentale est bien originale, due à sa culture de liberté, d’individualisme, au droit de propriété qui a boosté les initiatives nouvelles et a déclenché la révolution industrielle en Europe.
Mais le succès d’hier n’est pas une garantie pour l’avenir. La science se mondialise à grande vitesse et toutes les civilisations peuvent prendre le train en marche et ne s’en privent pas. La bombe atomique découverte par la science occidentale est maintenant à la portée des barbares ! C’est une des raisons de se remettre en cause et d’utiliser pour notre civilisation cet esprit scientifique qui nous a si bien réussi dans d’autres domaines. C’est ce que je voulais dire par la phrase : « à la lumière de la science moderne et non pas à la lueur finissante de ce qui fut un siècle de lumières. »
Concernant l’universalisme, je crois totalement vain de penser qu’un dogme pourra s’imposer aux autres : pas plus celui des droits de l’homme que les autres. La seule théorie qui s’est imposée partout, c’est la théorie scientifique, parce que c’est la seule qui soit vraiment une vérité universelle, sans cesse validée par les expériences que chacun peut faire. D’où mon idée : trouver un paradigme compatible avec nos valeurs, mais basé sur la vraie nature de l’homme, celle que nous fait découvrir peu à peu la science. J’aurai peut-être l’occasion d’en développer certains thèmes dans l’avenir.
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@Candide2 « La seule théorie qui s’est imposée partout, c’est la théorie scientifique, parce que c’est la seule qui soit vraiment une vérité universelle, sans cesse validée par les expériences que chacun peut faire. »
Je n’employerais pas le mot « vérité » en parlant de science, la vérité est plutôt du domaine de la philosophie.
En science, tout est « vrai »... jusqu’à preuve du contraire ! La science avance par invalidation plutôt que par validation.
Ex : je vois un corbeau noir, deux corbeaux noirs, etc j’induis que tous les corbeaux sont noirs, ça c’est une théorie. je considère cette théorie comme « vraie » tant que je n’aurais pas rencontré des corbeaux d’une autre couleur. Le jour où je verrais un corbeau blanc (albino par ex), ma théorie serait invalidé et là, j’ai avancé : je sais que tout les corbeaux ne sont pas noirs.
Pas de vérité éternelle en science.
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@ Anonyme :
Je vous concède que la vérité scientifique n’est jamais que provisoire. Elle doit même pouvoir être falsifiable au sens de Popper. Dans le cas contraire, ça ne peut pas s’appeler de la science et encore moins une vérité. Par contre, même si elle a été « falsifiée », une théorie peut-être vraie dans un certain domaine de valeur : La mécanique de Newton par exemple. C’est pratiquement le cas de tout ce qu’on considère comme vrai objectivement.
Mais même provisoire et approchée, c’est la SEULE vérité qui soit !
Si certains philosophes s’imaginent avoir trouvé une vérité, c’est une pure illusion ou une supercherie. Je ne parles pas des religions qui détiennent toutes séparément « LA vérité, la seule » ! La vérité dont vous parlez, « vérité éternelle », relève plutôt du dogme ou de la religion, c’est-à-dire du domaine de l’imposture.
Le caractère provisoire de la vérité scientifique n’est pas une restriction, c’est au contraire la meilleure garantie de ne jamais sombrer dans le dogmatisme. Et je maintiens qu’elle est universelle parce que tout le monde peut en éprouver la véracité.
Par exemple : « Les hommes et les chimpanzés ont 99% de gènes en commun » C’est une vérité scientifique :C’est approché, mais on peut le démontrer. Avancer que les corbeaux sont noirs, c’est une approximation raisonnable qui suffira aux chasseurs de corbeaux. Par contre affirmer « La dignité de la personne humaine et le caractère sacré de la vie de l’homme », c’est une profession de foi, un choix philosophique ou politique, un dogme très respectable, tout ce que vous voudrez, mais pas une vérité scientifique. On peut y adhérer, mais pas le démontrer. Même si elles ont l’air très sympathiques, je me méfie toujours des vérités affirmées ou « révélées ». Toutes les guerres ont été faites par des gens certains d’avoir raison, de part et d’autre. L’enfer est pavé de bonnes intensions !
Pardonnez-moi donc de continuer de parler de vérité scientifique par opposition à toutes les autres. Merci de votre commentaire.
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merci de votre réponse Candide 2 et Bill. C’est la limite de l’échange internetesque hélas, le support ne se prête pas au développement quand les idées et les réponses échangées en donnent très envie...
Sur le succès ou l’insuccès de la conquête de l’Islam, j’aurais voulu parler du temps, celui de la conquête, puis de la domination et enfin de l’évaluation à l’aune des siècles. Mais le futur dira si vous avez raison et quoi qu’il en soit votre réponse m’ a apporté une perspective nouvelle.
Sur la science, en tant que plus solide passerelle de connaissance et donc de connivence entre les cerveaux humains, c’est effectivement le plus grand des dénominateurs communs.
@ Bill, j’aurais voulu échanger avec vous sur ce que vous dites à propos de la confusion entre humanisme et droitdel’hommisme, conceptualisation et inflation institutionnelle, mais pareil, ce serait trop long.
A bientôt sur un autre fil de Candide donc et de ces rares auteurs agoravoxiens qui modèrent spontanément la fougue de leurs lecteurs par la qualité de leurs articles (je mets le smiley lécheur, d’accord)
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Pour une fois, je vais venir appuyer Demian West parce qu’il y a pire que lui, au moins sur cette page, avec un individu qui vocifère en disant que Demian West est « l’inverse de la magie de l’enfance », alors que l’individu prétentieux en question utilise sans vergogne le pseudonyme « Marsupilami » et souille ainsi « la magie de l’enfance » d’un charmant personnage de bandes dessinées à mille lieux des vitupérations ici prononcées.
Par ailleurs, j’estime que le « problème Demian West » est un faux problème, le vrai est un « problème Agoravox », puisque malgré les multiples plaintes de lecteurs, l’équipe d’Agoravox se montre incapable d’arrêter les pollutions de ce personnage envahissant. Et incapable d’interdire des pseudonymes, même comme ici sous copyright.
Am.
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@ Am
Am c’est tron vrai nom ? Celui qui figure sur ta carte d’identité officielle ? Tu l’as déposé à l’INPI ?
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pour Am,
quant à moi, je pense que le commentaire le plus niais et le plus « fasciste » de cette page est certainement le votre.
Il n’est pas à l’ordre du jour d’interdire demi-gland bleu, même s’il est péniblement stupide et rabacheur/rat d’auteur.
Pour les copyrights de pseudonymes, je propose des attaques en justice, histoire d’engorger un peu les tribunaux.
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Cochonouh, votre mot entre guillemets ne vous honore pas, pas plus que ce vous me faites dire. Entre interdire et ne rien faire, il y a des solutions intermédiaires.
Am.
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mon cher IP:xxx.x28.162.15,
quand on fait un post qui dénigre le droit à un pekin quelconque de s’appeler Bécassine ou Lefuneste sur un forum, il faut en assumer la responsabilité.
Si j’ai mis des guillemets c’était justement pour relativiser mes propos.
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Les droits de l’homme sont obsolètes.
Il faut légaliser la torture, l’esclavage et l’élimination des derniers marsupilamis.
Mais que fait Ségolène ??
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Tu pourrais pas aller couiner ailleurs ?
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@l’auteur
« ...mais une analyse objective de la vraie nature de l’homme à la lumière de la science moderne plutôt qu’à la lueur finissante de ce qui fut un siècle de lumières. »
C’est dommage, on sentait un halo de lumière venir doucement éclairer votre esprit ... mais la fin justifie vos moyens. Remplacer le « siècle des lumières » par « la science moderne » est sans doute bien pire encore tant celle-ci est dénuée d’esprit, remplie de vanité et repliée sur elle-même. Votre questionnement, certes brouillon et confus, à le mérite de remettre en cause les pieds d’argile du colosse de la modernité. Mais QUAND allez vous être illuminé par cette aveuglante proximité de la vérité (pour paraphraser un certain M.BITBOL) : L’humanité est au pied du mur, elle doit maintenant regarder le Ciel pour avoir toutes les réponses à nos questionnement de la fin de ce monde qui n’en fini pas d’agonir.
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@Marsupilami
« Tu l’as déposé à l’INPI ? » Oui,à l’INPI FADA !
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@ déviant
Dés qu’il y a le mot islam dans un texte, notre démian attrape des boutons de fièvre, il ne supporte pas que l’on puisse avoir en France la liberté de parole, et de critiquer pour lui c’est impensable on est à la frontière du supportable.
Son respect incommensurable pour les dogmes et les tyrannies de toutes sortes est pour le moins curieux. La grande liberté dont il se revendique semble être la prise en défaut, et si par malheur on est d’un avis contraire au sien, on se retrouve automatiquement baptisé, de sioniste, d’inculte, raciste, frustré, Roleplayer, fasciste, et autres joyeusetés.
l’acrimonie dont il se départie ne plaide pas en faveur du cultuel qu’il défend. Il serait bon que vous ne vous surmenassiez pas trop, sortez un peu de votre madrasa, et allez à la découverte de la liberté de penser, quittez ce costume trop étroit qui ne vous sied pas et lancez-vous vers l’ouverture d’esprit.
A ce sujet je vous conseille les bains de siège pour vous libérer des blocages intellectuels.
Dernier conseil pour la route ôtez cette cette bourka intellectuelle qui vous empêche voir la route.
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@ démian
Personnellement, je doit le reconnaître, mais des fois, je trouve que vous placez la barre trop haut,en défendeur du new islam, vous ne mettez pas toujours de graduation dans la réplique
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@ dw « sans conscience [...] on perd tout »
tu voyages léger , pour aller aux states c’est bien !
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con brio... sur ce point Mgr di Debeulliou a plus que raison, et ses détracteurs par habitude ont mille fois tort. Vous lui avez fait ravaler sa verve, quand d’autres devraient songer à ravaler leur hargne, et écouter couler les sources. Vous êtes coupables. Mgr di Debeulliou a parfois des choses à dire, et il les taît pour, je le cite , « ne pas jeter de perles aux chiens ». Je le crois sincèrement. Mgr di Debeulliou tente de se respecter, et cette démarche est à mes yeux respectable. Voudriez-vous qu’il finisse par vous ressembler ? con brio. Soyons raisonnable.
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Respecter l’autre, c’est le considérer en tant qu’être humain et reconnaître la souffrance qu’on lui inflige. Marie-France Hirigoyen
et ça , ça vient plustôt d’une moule que d’une huitre !
Dw a ceci de commun avec tariq ramadan qu’il ne se départit jamais de son calme quelque soit son interlocuteur,s’enerver est donc déjà une erreur (comme l’a fait finkelkraut ...).
Cela m’est égal ...c’est comme le mur des lamentations,on peut essayer de discuter avec ou jouer au squatch !
Sinon les perles proviennent de vulgaires huitres !
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Tu veux parler de Debeulliou Bouche ?
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« deubeuliou bouche » ou « de debeuliou veste » c’est le même impératif disphasique !
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Ce qui devient très embarrassant pour beaucoup de monde, laïcs et catholiques modérés, c’est l’espèce de croisade dans laquelle les catholiques extrémistes voudraient nous enroler. Pourquoi ne pas vous contenter de batailles en costumes, Vigie et les autres ? Ca a l’air très sympa, et on peut hurler des « Montjoie ! », « Pour la Gloire du Christ ! » sans déranger personne plus que ça. Mais vous savez, à part cela, je pense qu’il y a pas grand-monde qui souhaite revenir au Moyen-Age.
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IP:xxx.x39.21.92
Monsieur l’anonyme pourquoi vous cacher derrière un ip ?
Il eut été plus courageux quand on veut donner des leçons de bienséances de ne pas rester caché derrière un n° pour que le dialogue soit plus lisible.
Personnellement si je m’efforce de modérer souvent mes propos ce n’est pas pour éviter de fâcher, mais comme je l’ai souvent remarqué dés que le ton monte et que l’invective prend la place du débat personne n’y gagne et on s’éloigne souvent du sujet d’origine.
De plus je ne prends pas mes contradicteurs d’avora pour des cons, donc j’essai d’être respectueux, même si quelquefois je ronge mon frein, je ne me lâche pas au max, car pour faire partager ses idées il n’est pas toujours indispensable de se montrer irrespectueux. Quand a l’espèce de croisade a laquelle vous semblez faire allusion, je ne vous suis pas, je défends un point de vue, et croyez-moi si vous voulez c’est très éloigné de la religion.
Pour le moyen age vous me raconterez, je ne l’ai pas vécu.
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Bon article, qui a le mérite de bien poser le problème. De même que l’on ne persuade pas par la force, on doit pouvoir, tout se dire.
Critiquer les droits de l’homme oui pourquoi pas, mais il faut avoir des billes a mon sens car, il faut faire la démonstration de caractère injuste, discriminatoire, partisan etc. Je ne considère pas ca comme un tabou ,mais la j’attends les arguments.
Quant au droit de critiquer les religions, j’espère bien plus que jamais, et même vertement s’il le faut je défends jusqu’au bout cette idée de laïcité cette séparation des dogmes religieux et de la liberté d’expression et tant pis si ca dérape le dialogue doit pouvoir s’exprimer. C’est signe de santé pour une démocratie, même si cela a des fois un prix.
Du moment que l’on met la religion sur la place publique en France, et qu’il sort de sa sphère privé, avec des signes répétés de prosélytisme, on s’expose forcément a des risques collatéraux.
Il faut comprendre que l’on critique un système,des religions et pas des personnes prise individuellement on critique ce qui est en contradiction avec ce que l’on pense. Après il peut arriver que les propos soit disproportionnés, irrespectueux, mal compris, alors si l’on estime qu’il sort du cadre de la laïcité,la loi existe il n’y a qu’a poursuivre la personne en justice, si l’on se sent attaqué.
Mais brider la réflexion, la mettre sous tutelle, ou l’instrumentaliser pour n’entendre que le chant des sirènes, ca ce n’est pas la république, et ca ne fait pas avancer le débat. j’ai horreur du terrorisme de la pensée on doit pouvoir s’exprimer sans contrainte. A charge du contradicteur de répondre.
Dieu merci nous ne sommes plus au temps de l’inquisition, quoi que avec la dérive législative de ces dernières années, on n’en est pas loin ???
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@Vigie « Il faut comprendre que l’on critique un système,des religions et pas des personnes prise individuellement on critique ce qui est en contradiction avec ce que l’on pense. »
quand bien même les critiques viseraient un individu, je pense qu’on a le droit de critiquer une personne. Ensuite, que les critiques soient argumentée ou non, cela regarde le critique mais dans le dernier cas, il se décrédibilise lui même.
La seule chose contestable, c’est la généralisation (basée souvent juste sur l’apparence) qui est injuste et irrationnelle mais c’est un autre problème.
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« J’ignore ce qu’elle sera, mais je pronostique plutôt une volée de bois vert. Je devine les gardiens du temple qui s’étouffent déjà en criant .... »
Du jamais vu...L’auteur fait preuve d’une ouverture remarquable, en verrouillant d’emblée toute possibilité de critique, en exigeant approbation. Il fallait y penser.Avis à ceux qui veulent soliloquer...
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@ Zen
Et en plus, il doit être déçu : même pas de réelle volée de bois vert...
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« pas de réelle volée de bois vert... »
ben oui, comme quoi, les « droits de l’homme », ce n’est pas une nouvelle religion, ni un dogme contrairement à ce qu’affirme l’auteur. Bravo tout le monde. (ou presque ;P)
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je distinguerais deux choses dans ce débat (si j’ai bien saisi l’auteur) :
Une critique des dérives de certaines personnes au nom des droits de l’homme et une critique même des droits de l’homme qui serait une religion moderne de l’occident.
En ce qui concerne la première, on ne pourra en parler qu’au cas par cas.
En ce qui concerne la seconde, je ne pense pas que la comparaison avec une religion soit pertinente car il n’est pas vraiment question de foi dans la déclaration des droits de l’homme : on ne nous demande pas d’y croire mais plutôt d’adopter cette considération (« vous et moi, nous avons chacun les mêmes droits », il n’y a rien à croire).
biensûr, si ; par exemple, quelqu’un affirme que un tel a plus de droit qu’un autre, cela est innacceptable pour nous, je suppose que c’est ce refus qui vous paraisse dogmatique. Cependant, ce refus de l’inegalité en droit (par exemple) tient plus de l’objectivité et du raisonnement que de l’arbitraire ou de la foi. Par leurs principes même, les droits de l’homme autorise la liberté d’expression donc la critique et accepte par conséquent l’auto critique, ce n’est donc pas un dogme. Biensûr, on peut toujours jouer sur les mots en disant que cet anti dogmatisme est lui même dogmatique !
Je ne trouve pas le terme exact (le français n’est pas ma langue maternelle) mais je considère plutôt les droits de l’homme plutôt comme une « philosophie ». On peut donc en discuter, les critiquer, encore faudrait il d’abord proposer une philosophie supérieure.
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@ xxx.x6.159.247
Oui absolument, mais pénalement ,critiquer un dogme, une idéologie, un concept, ce n’est pas pareil que d’attaquer verbalement par des insultes ou autres a une personne. je me positionne sur le plan du droit, a un autre niveau ,chacun est seul juge.
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Marsu, t’es une bestiole puante, tu devrais te mettre en ménage avec le Cochonouh.
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Peut-on les critiquer ? Encore heureux ! Sinon, où sont nos droits, à nous, les hommes ?
Mais il ne faut pas s’étonner de se faire des ennemis après. Cela dit, libre à chacun. Être libre, c’est aussi être responsable de ce qui nous arrive.
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J’ai bien aimé cet article, à par le dernier paragraphe/parapluie qui me semble parfaitement inutile.
Ça pousse à réfléchir.
Je propose qu’on supprime l’article 10
« Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, mêmes religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi. »
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PIQÛRE DE RAPPEL
Depuis l’apparition de son fil de discussion onaniste « Demian sors de ce corps » sur Agoravox, D.W. le gland bleu n’existe plus que comme roquet de ceux à l’arrière desquels il se traîne comme un impuissant opposant. Une caricature d’inanité suiviste et faussement récalcitrante. L’inverse d’une vision du monde : un mâchonnage mollasson de mollets dont ces derniers se foutent tant ils sont solides. D.W. n’est plus que l’ombre du chien qu’il n’a pas. Un clone de spectre poursuivant le fantôme de ce qu’il n’a jamais été. Une bavure hypocondriaque, narcissique et grotesque sur la partition du silence. Un poster de star dégringolant du mur d’une chambre d’adolescent depuis longtemps désertée. Un Mistral gagnant qui fait perdre à tous les coups : l’inverse de la magie de l’enfance. Ni enfant, ni adolescent, ni adulte, ni vieux, D.W. n’est rien : fausse image bleutée d’une fausse existence sans azurs, la chose se répand comme un Klein vomi bleuâtre, inconsistant mais autosuffisant, à la fois fait-néant et faux néant : néant surpeuplé par le vide de l’insondable bêtise, parasité par le trop-plein du rien-du-tout égomaniaque, vertige absolu du non-être. Le trollage inepte en tant qu’âme du monde. Le qu’on-m’enterre diffamateur en tant que filousophie. Le soutien à l’islamisme intégriste par orientalisme décérébré. Non pas le dadaïsme de Marcel Duchamp et sa cuvette de chiottes, que l’on peut mettre à l’intérieur en poussant un bon coup : l’étron, concentré de son être-« on ». La chose bleuâtre n’est même pas absurde (l’absurde est plus consistant et mystérieux qu’elle) : non, la chose bleuâtre est le reflet exact du monde médiatique moderne : trompeuse, fallacieuse, égotiste, inculte, moi-jeux-esque, bref cauchemerdesque.
Et cet ectoplasme caoutchouteux et pollué jusqu’à son manque d’os est l’e-conne d’Adoravox. Que dire de plus ?
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je distinguerais deux choses dans ce débat (si j’ai bien saisi l’auteur) : Une critique des dérives de certaines personnes au nom des droits de l’homme et une critique même des droits de l’homme qui serait une religion moderne de l’occident.
En ce qui concerne la première, on ne pourra en parler qu’au cas par cas.
En ce qui concerne la seconde, je ne pense pas que la comparaison avec une religion soit pertinente car il n’est pas vraiment question de foi dans la déclaration des droits de l’homme : on ne nous demande pas d’y croire mais plutôt d’adopter cette considération (« vous et moi, nous avons chacun les mêmes droits », il n’y a rien à croire).
biensûr, si ; par exemple, quelqu’un affirme que un tel a plus de droit qu’un autre, cela est innacceptable pour nous, je suppose que c’est ce refus qui vous paraisse dogmatique. Cependant, ce refus de l’inegalité en droit (par exemple) tient plus de l’objectivité et du raisonnement que de l’arbitraire ou de la foi. Par leurs principes même, les droits de l’homme autorise la liberté d’expression donc la critique et accepte par conséquent l’auto critique, ce n’est donc pas un dogme. Biensûr, on peut toujours jouer sur les mots en disant que cet anti dogmatisme est lui même dogmatique !
Je ne trouve pas le terme exact (le français n’est pas ma langue maternelle) mais je considère plutôt les droits de l’homme plutôt comme une « philosophie ». On peut donc en discuter, les critiquer, encore faudrait il d’abord proposer une philosophie supérieure.
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IP:xxx.x6.159.247 Il y a je trouve une grande sagesse dans vos propos.Vous posez bien les limites du problème, quand d’autres en ont fait leur deuil et ne cherchent qu’à se justifier, ou à justifier les crimes des autres, par des exégèses cabalistiques et casuistiques (l’emploi de ces termes est, je sais, d’origine religieuse, mais l’esprit, dès lors qu’on commence à en disserter de la sorte, en aurait disparu).
Pour concevoir ou percevoir une philosophie supérieure depuis laquelle il serait envisageable de critiquer celle-ci, il est nécessaire de commencer par assimiler et pratiquer la première, qui n’a aucun sens perçue uniquement de l’extérieur : c’est, je le crois, une philosophie de l’émancipation et de la responsabilité personnelle bien avant que d’être une loi, mais il faut l’avoir faite sienne pour pouvoir la faire appliquer.
Dans le cas contraire, celà reviendrait à accepter qu’un chimpanzée vous enseigne, à vous homme, les lois et subtilités de l’humanité qu’il ne saurait atteindre ni comprendre. Il est bien triste que ces remarques très juste et, à mon sens, primordiales que vous formulez soient le fait d’un homme dont la langue maternelle ne soit pas le français, et que les français, perdus dans leurs délires, oublient non seulement l’idée de fond de cette philosophie lumineuse, mais aussi de s’insurger du plus profond d’eux-mêmes lorsqu’elle est bafouée.
Bien à vous.
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p-s pardon pour les nombreuses coquilles du commentaire ci-dessus, mais je l’ai tapé en hâte.
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Et toute la philosophie des lumières et le souffle régénérant des révolutions n’est qu’une piètre déferlante d’Espoir qui va mourir en écumant à peine dans un soupir imperceptible aux pieds de l’écueil titanesque et éternel qui a nom DEALBATA.
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Cher Demian West
Depuis le temps que vous tentez d’instruire auteurs d’ « essais » et internautes très ternes, j’admire l’expression persistante de votre art du coté « critiques ». Vous plaçant avec votre aisance naturelle au dessus de tous, vous pouvez vous permettre de passer à coté des arguments les plus élémentaires de vos détracteurs.
Maniant l’élocution et le vocabulaire avec la maestria des meilleurs flûtistes, je pense que vous pouvez aujourd’hui vous libérer des contingences socialement contraignantes qui voudraient que vous répondassiez à la critique de n’importe qui.
Vous pourriez même vous abstenir d’attendre un article polémique pour pouvoir libérer votre souffle vaporeux qui transmet si bien la transparence et les volutes raffinées de votre pensée éthéréenne. L’Artistie existe . J’en suis sûr depuis que j’ai pu lire entre vos lignes. Vous me faites penser à ces ballons si colorés qui s’envolent gracieusement vers les cieux lointains avec une étiquette blanche pour que celui qui trouve le message retombé des nues sache que rien ne vaut la peine d’être débattu alors que la vérité est à la portée de celui qui sait s élever. Demian, vous êtes de ces amis que vent emporte et qu’on ne se demande pas ce qu’ils sont devenus.
Entre Lune et Bételgeuse, vous croisez certainement les esprits les plus subtils et les plus sublimés de l’univers
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Candide2 porte si bien son surnom.
Merci pour ce texte qui se sait avec ses tares. Je vais faire un parallele boiteux avec les commentaires plus haut. On distinguera assez facilement ceux qui s’inscrivent dans une ouverture d’esprit en essayant de corriger mentalement les manquements semantiques qui se sont invites dans votre article. Ces commentaires adherent ou non a vos idees. Au moins ils s’engagent a definir les leurs. On remarque le meme effort de comprehension de l’autre que celui que vous voudriez voir accomplir la civilisation occidentale. Ces commentaires, je les qualifierai d’intelligents.
Reste alors les commentaires stupides (que votre dernier paragraphe prevoyait). Ceux qui insultent en se proclamant « courtois »
. Comme nos societes qui se croient superieures car plus humaines et morales, les auteurs de ces commentaires se croient dotes d’une intelligence superieure mais ne savent helas pas l’utiliser a bon escient. Comme de nos societes emanent de leur etre une haine sourde et aveuglee pas l’orgueil toujours plus certain d’etre les meilleurs. On critique certainement plus facilement dans un pays comme la France qui pretend respecter les droits de l’homme. Mais je vous confesse que la critique est hautement plus juste et bien placee quand elle nait dans un environnement sense la defavoriser. Pour affuter cette comparaison je dirais encore : Ou ailleurs que sur agoravox pourrait-on lire les insultes de Demian l’homme-dieu ?
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Les sociétés occidentales ne sont devenues plus respectueuses des droits humains qu’au cours d’une longue période d’accumulation économique et d’évolution culturelle, l’une et l’autre accompagnées de la violence la plus brutale (colonialisme, exploitation ouvrière, guerres mondiales). Il est irréaliste d’exiger que des pays qui, il y a 60 ans à peine, vivaient sous le joug colonial ou féodal, atteignent subitement les normes de respect des droits humains existant chez nous (et encore, en temps de paix ; pour le temps de guerre, voir Guantánamo ou le sort qu’Israël réserve aux populations palestiniennes et libanaises).
De plus le discours sur les droits humains met toujours l’accent sur les droits politiques et individuels en même temps qu’il ignore les droits économiques et sociaux, lesquels font pourtant tout autant partie de la Déclaration universelle que les autres. Pour illustrer ce problème, citons les économistes Jean Drèze et Amartya Sen. Ils ont calculé que, partant d’une base similaire, la Chine communiste et l’Inde capitaliste ont suivi des chemins de développement différents et que la différence entre les systèmes sociaux de ces deux pays (en matière de soins de santé, par exemple) avait entraîné trois millions neuf cent mille morts supplémentaires par an en Inde. Des comparaisons semblables peuvent être faites aujourd’hui entre Cuba et le reste de l’Amérique latine. Si durant les 50 dernières années l’Inde et les pays d’Amérique latine capitalistes avaient suivi la voie du socialisme comme la Chine ou Cuba, des centaines de millions de morts dont le capitalisme est responsable auraient pu être évités. Donc je me demande bien au nom de quoi cetains décident que les droits politiques et individuels sont prioritaires aux droits économiques et sociaux.
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On peut tout critiquer : il suffit d’être cohérent avec la raison. Et la raison n’est pas une religion. C’est absurde de dire ça. La raison s’impose à tous car elle est logique. Pour critiquer la raison, il faut avoir des arguments... issus de la raison.
Et la raison c’est aussi que Dieu existe (j’offre 2000 Euros à celui qui ne sera pas convaincu en moins de 15 minutes... mon tableur vous y aidera) et que son premier commandement est « aime ton prochain comme toi-même » (donc les droits de l’homme).
Conclusion (logique ?) : la France nouvelle patrie de Dieu ??
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Bonjour, je viens pour les 2000€. Non, je plaisante. Pourriez-vous s’il vous plaît m’en convaincre ?
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Oh pardon. je n’avais pas vu tout le long débat. Désolé. A bientôt.
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@miteny, « La raison n’est pas une religion. » Je ne suis pas vraiment d’accord avec cela. La raison est dès l’origine une notion chrétienne, et singulièrement occidentale. La logique, en tant que faculté de la pensée est une chose ; la raison, en tant que concept, c’en est une autre. Aujourd’hui, on parle d’ailleurs, quand on est un peu sérieux, de cognition et non pas de raison, terme bien trop orienté idéologiquement.
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La raison, « logos » est une notion grecque, et non chrétienne.
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Voyez, pour ceux qui en sont capables, la distinction que Schopenhauer faisait entre la raison et l’entendement.
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Article puissant, comdab de la part de Candide2.
La lucidité ? La blessure la plus proche du Soleil. La pensée de Candide2 est une étoile fulgurante que les esprit-creux ne pourrons jamais suivre ...
Signé : simple mortel.
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Depuis que j’ai sorti ma phrase les chiffres se sont inversés ! Il y avait 48 % « d’esprit creux », maintenant c’est 52 % ... J’espère n’y être pour rien.
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Heu non ... c’est le contraire ! Super intéressant mon commentaire !
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Msieu Msieu j’ai une question. C’est pas que je voudrais vous embêter, je vois bien que vous pensez puissant, et que tout ça, c’est vachement rudement bien dit dans le texte qu’est là haut dans la page qu’est la. Mais il y a quand même un truc qui m’embête, et que je voudrais bien que vous m’expliquiez, parce que vous voyez, moi aussi je regarde beaucoup la télé, même que j’ai plein de coca-cola dans la tette, là dans le dessin. Alors monsieur Candide 2 (c’est vachement bien ce nom, ça fait « moi je pense nature »), alors monsieur (je digresse, mais c’est pas ma faute, c’est la faute à Pernaud), alors donc, j’en étais où moi ? Ah oui msieu vous dites la haut que les droits de l’homme c’est notre mythe fondateur à nous, l’Occident, qu’on a plus de Bon Dieu, pas comme les vilains barbus qu’on voit à la télé, bah... Donc on a plus de Bon Dieu et tout ça, mais on a les droits de l’homme, même que ça nous rend vachement forts. Bon très bien, jusque-là, j’ai tout compris. Mais alors a un moment vous dites que les chefs de l’Occident, les americains, ceux qui cassent la gueule aux vilains barbus qu’on voit à la télé (je me répète), donc vous dites que eux y sont très religieux... Alors, y sont pas comme nous ? Y sont pas l’Occident avec les droits de l’homme et tout ça ? Et dis donc Msieu, tu ne raconterais pas des conneries, des fois ?
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Demian avait raison. il fallait s’arrêter de lire à la troisième phrase.
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Hier, 8 Palestiniens sont morts après un raid israélien dans les Territoires Occupés. ça n’a même pas fait la brève des journaux européens. Normal ! Ce n’étaient que des Arabes. Avec ça, comment croire à vos mensonges sur les Droits de l’Homme ???
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Le comportement des Israëliens, qui pratiquent le « tir aux pigeons » préventif/défensif à l’égard des Palestiniens lanceurs de pierres, n’est en rien une excuse pour les terroristes qui mettent des bombes dans les restaurants d’Israël et tuent, lâchement bien que fanatiquement, des non combattants.
Comme disait Albert Camus, tous les bourreaux sont de la même famille. Mais certains sont plus bourreaux que d’autres.
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Quand on parle des droits de l’Homme, c’est évidemment le droit des sionistes de tuer, d’enlever, de massacrer...
Du reste, ce sont les sionistes qui s’ocroient le droit de décider qui peut avoir ce droit... et qui doit ou peut avoir des droits...
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Courouve, sortir le terrorisme à toutes les sauces pour blanchir vos crimes est immonde. Hier, il s’agissait d’un seul terrorisme : celui de l’Etat d’Israël envers des civils Palestiniens. Si vous voulez qu’on croie en votre sens de la Justice, apprenez à dénoncer la violence où qu’elle se trouve.
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Aïcha,tu es l’une des rares personnes humaines de ce site qui est devenu un rendez-vous de tous les tarés sionistes.
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Mais si M. Courouve a parfois une juste vision des choses... Le naturel le rappelle toujours à son amour d’Issssrrrraaaaeeelll !
6000 ans de colonisation, ça laisse des traces !
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Constat, je refuse que mon dégoût incommensurable devant cette hypocrisie occidentale et cette barbarie sioniste se transforment en haine. Je préfère garder à mon cœur sa fraîcheur, sa candeur et ses espoirs en un monde meilleur. Je préfère regarder le spectacle gratuit de leur dépatouillage dans leurs propres contradictions et de leur humanité à géométrie variable, en attendant que, tels des fruits pourris, ils tombent tous seuls sans avor besoin d’ennemis extérieurs.
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@Aicha « ça n’a même pas fait la brève des journaux européens. Normal ! Ce n’étaient que des Arabes. Avec ça, comment croire à vos mensonges sur les Droits de l’Homme ? ? ? »
Veuillez, je vous prie, ne pas mettre tout le monde dans le même sac : Vous accusez les médias de silence et de partialité (ce qui est possible) et ensuite vous nous accusez de mensonge(le « nous » désigne, je suppose, tout le monde ici, corrigez moi si je me trompe). C’est typiquement ce genre de généralisation et d’amalgame qui mène à la haine, quel que soit le problème.
Cordialement
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IP:xxx.x6.159.247, quand je parle d’hypocrisie occidentale, je ne jette pas la pierre à chaque citoyen du monde occidental, mais à ces décideurs, hommes politiques, journalistes et bien sûr citoyens qui ont une conception bien étrange des Droits de l’Homme selon que ces hommes en question soient Arabes ou Juifs. Avec la mondialisation, même le plus tiers-mondiste de nos Etats est branché sur plus de chaînes-télé que vous ne pouvez l’imaginez. Le 23 octobre, j’étais sidérée par le silence total des médias européens devant les 8 morts civils palestiniennes, victimes du raid israélien. Ce qui est sûr en revanche, c’est que ces journaux feront leur Une avec les victimes de la riposte palestinienne. C’est déjà plusieurs fois attesté. Cela s’appelle de la manipulation, du mensonge par omission et de la propagande digne de la pire ère stalinienne. Cela induit que les Palestiniens sont les agresseurs ; que ce sont des sous-hommes qui doivent mourir dans le mépris. Quand on sait par ailleurs que pour deux soldats capturés, Israël a mis le Liban à feu et à sang...Comment voulez-vous qu’on raisonne en votre âme et conscience ????
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@Aicha Je n’ai pas totalement confiance dans la presse (comme beaucoup de gens), je n’hésite pas à utiliser internet pour lire l’information dans divers sites. A propos du problème qu’il y a entre Palestine et Israel, je visite aussi bien les sites arabes que les sites israeliens, qunad ils sont francophones, biensûr.
Et bien sachez que pour certains israeliens, les occidentaux (et en particuliers, les français) seraient pro arabes et antisémite et que notre presse exagère sur le nombre de victimes arabes (que ce soit en Palestine ou au Liban).
Evidemment, dans les sites d’information arabes, les français sont qualifiés d’anti musulmans, sionistes, pro israel, etc.
vous voyez où je veux dire ?
Mon opinion personnelle sur la situation en proche orient est flou et non arrêté car la situation est très complexe, aussi bien sur le plan géo politique qu’historique. Il y a biensûr des intérets économiques en jeu et dessus viennent se greffer des intérets idéologiques et politiques (et l’idéologie comme la religion sert aussi de prétexte, de caution « morale »), je m’estime encore trop ignorant pour me prononcer sur les problèmes du pro orient.
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@Aicha
(trop de fautes, je rectifie)
Je n’ai pas totalement confiance dans la presse (comme beaucoup de gens), je n’hésite pas à utiliser internet pour lire l’information dans divers sites. A propos du problème qu’il y a entre Palestine et Israel, je visite aussi bien les sites arabes que les sites israeliens, qunad ils sont francophones, biensûr. Et bien sachez que pour certains israeliens, les occidentaux (et en particuliers, les français) seraient pro arabes et antisémites et que notre presse exagèrerait sur le nombre de victimes arabes (que ce soit en Palestine ou au Liban).
Evidemment, dans les sites d’information arabes, les français sont qualifiés d’anti musulmans, sionistes, pro israel, etc.
Vous voyez ce que je veux dire ?
Mon opinion personnelle sur la situation en proche orient est flou et non arrêté car la situation est très complexe, aussi bien sur le plan géo politique qu’historique. Il y a biensûr des intérets économiques en jeu et dessus viennent se greffer des intérets idéologiques et politiques (et l’idéologie comme la religion sert aussi de prétexte, de caution « morale »), je m’estime encore trop ignorant pour me prononcer sur les problèmes du proche orient.
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Il se trouve que moi en revanche, je ne suis pas du tout ignorante de la question. Abstraction faite de toute religion, idélogie ou appartenance ethnique, je suis ulcérée par l’Injustice faite aux Palestiniens et leur massacre en silence devant l’indifférence du monde dit Libre qui en 1948 n’arrive pas encore à maîtriser les enjeux d’un des plus grands hold up du monde : celui d’un peuple dépuillé de sa terre au nom de mythes religieux datant de 2000 ans !
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@Aicha dans les plaines et les forêts enneigées et glaciales du Nord, vous seriez la volverine chamanesse qui chasse les esprits perfides par ses psalmodies thérapeutiques.
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Obofix, dans les plaines et les forêts ensolleillées de ma terre du Sud, je voudrais être une Pythie, prophetesse des temps modernes, émanation de la sagesse suprême révélant aux hommes l’ampleur de leur perdition.
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Candide2 en quart dialogue
...C’est dans l’air du temps...et l’article n’apporte rien de nouveau.
Ciao
FF&FF
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Les droits de l’homme et du citoyens ne sont évidement pas universel au sens « universel tout les hommes », c’est un texte constitutionel français, qui ne s’applique qu’au citoyens français, « universel » donc. On ne voit pas pourquoi ils concerneraient je ne sais quels sauvages d’Afrique dans sa foret, ou d’autres civilisations, ou des étrangers en France.
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cf http://www.justice.gouv.fr/textfond/dudh1948.htm
Article premier. Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.
Je préfère ne pas commenter vos sous entendus puants.
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La Déclaration universelle de 1948, résolution de l’Assemblée générale de l’ONU, n’a pas de valeur contraignante, à la différence de la CEDH :
"Article 1 - Obligation de respecter les droits de l’homme Les Hautes Parties contractantes reconnaissent à toute personne relevant de leur juridiction les droits et libertés définis au titre I de la présente Convention [de Sauvegarde des Droits de l’Homme de 1950]."
Les droits ne sont donc pas ceux de « tout être humain ».
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En revanche il s’agit bien de la « personne humaine » dans la Charte de l’ONU, texte qui a en droit international la valeur contraignante d’un traité.
<< NOUS, PEUPLES DES NATIONS UNIES, RÉSOLUS
à préserver les générations futures du fléau de la guerre qui deux fois en l’espace d’une vie humaine a infligé à l’humanité d’indicibles souffrances,
à proclamer à nouveau notre foi dans les droits fondamentaux de l’homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l’égalité de droits des hommes et des femmes, ainsi que des nations, grandes et petites, >>
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"NOUS, PEUPLES DES NATIONS UNIES, RÉSOLUS
à préserver les générations futures du fléau de la guerre qui deux fois en l’espace d’une vie humaine a infligé à l’humanité d’indicibles souffrances,
à proclamer à nouveau notre foi dans les droits fondamentaux de l’homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l’égalité de droits des hommes et des femmes, ainsi que des nations, grandes et petites,"
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L’équité n’est pas l’égalité et avoir les mêmes droits n’est pas forcément juste. Le point du vu des droits de l’homme est né en occident et les auteurs de cette duperie ont sans doute voulu remplacer l’Universalité spirituelle par une un plagia indigeste et inconséquent. En effet, en voulant donner une dimension universelle à cette idéologie prétentieuse, ils ont, sans s’en rendre compte, inversés les valeurs d’origine. Ils ont pris l’échelle spirituelle qui permet l’ascension de l’homme vers l’Unité métaphysique par paliers qualitatifs en la plaçant horizontalement pour le faire avancer vers lui-même (c’est à dire pas grand chose) par paliers quantitatifs. Résultat : le monde appliquant ce pseudo-principe croyant avancer et être juste ne tournera que sur lui-même où il aura d’ailleurs l’occasion de contempler son nombril.
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Non, on ne peut pas critiquer les Droits de l’Homme car les Droits de l’Homme c’est quelque chose qui n’existe pas.
J’en sais quelque chose, mon Pays, le Québec - CANADA, m’a frauduleusement rendu invalide à vie et m’a même torturé et croyez le ou pas, mais parce que je crie ma douleur et mon indignation, on m’a emprisonné du 12 septembre au 10 octobre 2006.
J’ai virtuellement fais le tour du monde en adressant des milliers de courriels à tout ce qui touche à la torture et aux Droits de l’Homme, comme par exemple, l’organisation mondiale contre la torture (OMCT), le Bureau International du travail (BIT), Amnesty International, le Haut commissaire aux Droits de l’Homme de l’ONU, la ligue des Droits et libertés, etc ... etc... et personne n’a juridiction.
Le message est assez clair de la part de ces pseudo défenseurs des Droits de l’Homme aux États bandits et corrompus comme le CANADA, c’est à dire allez y, torturez et violez les Droits de l’Homme, nous on se la ferme, ni vu, ni connu !
Jean GODBOUT
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MERCI DE LES AVOIR CORRIGE DEMIAN WEST !!!
BANDE DE CONS ET BONS A RIEN !!!!
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@l’auteur (troisième tentative )
Je partage entièrement votre analyse : l’idéologie des droits de l’homme comme dernier avatar de la religion chrétienne et de la culture occidentale. Son particularisme, donc, qui explique les résistances de beaucoup de pays aux tentatives d’ingérence dans ce qu’ils considèrent comme leur pré carré. Cependant, je ne suis pas d’accord avec votre conclusion, pour résumer « la science est l’avenir de l’homme (occidental) ». Selon moi, cette vision de la science fait partie du même « package » culturel occidental. Cela ne ferait que remplacer la religion des droits de l’homme par la religion de la Science.
La question reste donc posée : par quoi remplacer le vide laissé par la mort de Dieu (en europe) ? Je pense qu’il sera difficile de revenir vers la religion. Je n’ai pas de réponse, je cherche.
Un bémol également sur votre article : pourquoi vous enfermer dans cette posture de victime de la bien-pensance (cf. la fin de votre texte) et toutes ces préventions qui ferment la porte à toute critique fût-elle constructive, car ne pouvant venir que des gardiens du temple. Cela met quelque peu mal à l’aise le lecteur, même s’il est plutôt d’accord avec votre analyse (ce qui est mon cas). Je suis sûr que beaucoup de gens pensent comme vous, laissons donc aboyer les gardiens du temple.
Bien à vous et merci pour votre réflexion stimulante.
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