Pourquoi avons-nous brûlé le drapeau européen ?
A l’heure où vous lisez ces lignes, peut être le MES sera-t-il passé malgré l’évidente désapprobation de la population, qui n’a aucun intérêt à soumettre les intérêts de la Nation à cela. Peut être aussi aurez-vous entendu parler d’un drapeau européen qui aura été brûlé. Et vous lisez le co-auteur de cette « infamie sans nom » à nos grands maîtres donneurs de leçons de gouvernance, confortablement installés à Bruxelles.
(Merci à Independenza Web TV, seul média venu couvrir la contestation du MES)
Pourquoi ai-je participé à cela ? C’est simple. En tant que journaliste, j’ai bien compris comment les médias fonctionnent… Il suffit de jeter un os aux journalistes et hop, ils se jettent dessus ! Ainsi, cette entreprise ne visait qu’à attirer l’attention du peuple français, mais aussi des peuples européens.
En tant que citoyen, je ne peux que me désoler du déni de démocratie qui frappe le monde. Le peuple, fondement même de la légitimité de ses représentants, est alternativement molesté puis courtisé. Les détenteurs de la puissance sociale, grâce à leur fabrique du consentement, ont verrouillé le débat public, ne laissant ainsi aucune chance au grand public de se forger une opinion de façon équilibrée.
Quelle prouesse ont-ils réussi en nommant démocratie le système de gouvernement représentatif ! Car la réponse à ce problème n’est autre que la… démocratie.
Mais il n’est pas ici question de copier servilement les erreurs de nos prédécesseurs et de nous corrompre dans une lutte pour détenir le pouvoir. Non, nous ne voulons pas prendre le pouvoir, nous voulons le partager ! Car l’élection présidentielle à venir n’offre aucune alternative sérieuse au système actuel. C’est pourquoi certains ont décidé de se lancer dans la conquête d’une nouvelle constitution écrite par le peuple, et pour le peuple.
Pourquoi voulons-nous cela ? Il nous semble évident que les règles du pouvoir ne peuvent pas être écrites par ceux qui l’exercent ! 223 ans après la Révolution de 1789, le constat est sans appel : nous avons changé de chaine, mais pas de destinée.
Il est plus que temps que les anonymes, sources du pouvoir de la caste dirigeante, fassent entendre leur voix et réclament des règles justes. Qui pourrait-il avoir un réel intérêt à continuer de défendre ce système ? Notre air devient irrespirable, notre eau contaminée, notre nourriture malsaine, notre terre souillée…
Ce que le corps social a fait, le corps social peut le défaire. Alors, plutôt que de choisir la soumission et la résignation, certains ont choisi la résistance et l’espoir. Car ce qui nous unit est plus fort que ce qui nous divise, nous avons décidé de secouer cette société jusqu’à ce que chacun comprenne cette devise et cesse les querelles fratricides qui ne servent qu’à nous diviser.
S’il y a un combat à mener, ce n’est pas contre les chômeurs, les dépenses publiques, les Roms ou les musulmans comme notre gouvernement souhaiterait nous le faire croire.
S’il y a un combat à mener, c’est bien celui en faveur du peuple , des « 99% », et de la justice sociale.
Comment pourrais-je crois à la fable de ceux qui prétendent pouvoir réformer l’Europe ? Ont-ils déjà oublié que les français ont voté « non » à la constitution européenne en 2005 malgré l’intensité de la propagande en faveur du « oui », et que ce choix populaire et souverain a été violé par une oligarchie, servant ainsi l’intérêt particulier au détriment de l’intérêt général.
Le drame grec n’est-il pas un caricatural exemple de la nature de l’Union Européenne ? A savoir un instrument de domination visant à sacrifier les États-Nations et les peuples sur l’autel des « marchés » et de la finance ?
La malhonnêteté de leur projet n’a d’égal que la perfidie de leurs arguments. « Il n’y a pas d’alternative ! » s’écrient en chœur politiques corrompus et journalistes asservis ! Et bien ce jour, nous voulions montrer que oui, il existe une alternative, celle du respect des individus, du peuple, et de la démocratie.
Combien de temps les médias pourront-ils faire taire la contestation du système actuel ? Oseront-ils nous donner la parole afin que l’on fasse entendre un nouveau regard sur la scène médiatique ? Celui d’une meilleure prise en compte de l’intérêt général et du bien commun…
Nous, membres du Cercle des Volontaires, citoyens conscients et proches du mouvement des Indignés, appelons tous les hommes et les femmes à se joindre à cette lutte pour la Démocratie. En ces temps sombres, nous avons décidé, à l’image de nombreux peuples en 2011, de suivre le réveil des consciences et l’unité des citoyens plutôt que de nous résigner à laisser nos représentants organiser notre propre suicide sociétal.
Soyez-vous mêmes ! N’ayez pas honte d’être humains…
Bien à vous,
Jonathan Moadab et Raphaël Berland
Membres du Cercle des Volontaires
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