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Préparation H (1/2)

L’amour est un sentiment assez ambivalent. Tout le monde le recherche et une fois trouvé, tout le monde souhaite à ses enfants de connaître le même bonheur.

Pourtant, une fois ce jour arrivé, il se produit parfois un phénomène étrange. La tension s’installe rapidement dans le groupe. La stupeur fait place au désarroi, à la colère, au mépris. Parfois, la violence s’installe. Verbale d’abord. Physique parfois.

Puis une fois que la tension s’apaise, vient le temps des reproches mutuels. Mais qui que soit le coupable potentiel, les deux parents sont d’accord sur l’essentiel.

Mais qu’est-ce qu’il lui a pris, à leur enfant, de tomber amoureux d’une personne de son propre genre ?

Loin de toute considération philosophique, religieuse ou sociale, l’homosexualité est définie comme étant « l’amour, l’attirance, une orientation et/ou la pratique de relations sexuelles entre personnes de même sexe. »

Depuis la nuit des temps, ce comportement a fait l’objet d’études, de remarques, de recherches. De critiques aussi. De rejet plus ou moins prononcé. De lutte plus ou moins intense. De persécutions plus ou moins cruelle. Au motif de la préservation de la paix sociale, politique, religieuse.

Par définition, il nous est impossible de connaître la situation des peuples humains de la préhistoire.

Nous pouvons simplement avoir un aperçu de ce qui a pu être par l’ étude des populations primitives qui existent encore sur Terre. Chez certaines d’entre elles, comme les Sambia de Papouasie, les rituels initiatiques font largement appel aux pratiques homosexuelles dans un cadre social et religieux. Les premiers descriptifs nous viennent des premiers explorateurs du XVIIIè et du XIXè siècle, ce qui exclut toute « contamination culturelle » par un contact avec une civilisation plus avancée comme la nôtre.

Les premiers textes historiques des grandes civilisations sont eux formels : l’ homosexualité y est une pratique existante, qui n’est pas interdite par la loi. Toutefois, la morale sociale impose déjà une distribution des rôles : l’ homme de rang plus élevé se doit être l’actif du couple. C’est une particularité qui va se diffuser et se retrouver dans le monde grec antique, puis dans la société romaine pré-chrétienne. Les écrits de Quinte-Curse attestent aussi de relations sexuelles entre maîtres et esclaves, parfois eunuques, dans l’empire Perse : ils sont « habitués, eux aussi, à servir de femmes. »

La personne d’ Alexandre le Grand en constitue la figure de proue de l’époque. Ses amours tant masculines que féminines ne sont ignorées de personne.
Une grande tendance de cette époque nous informe donc que le rapport sexuel y est plus codifié sur le plan de la pyramide sociale que sur le plan du sexe des personnes. On peut donc, par extension, faire prolonger vers le passé préhistorique ce type de comportement, avec les précautions d’usage : aucune texte, et pour cause, ne nous est parvenu. Toutefois, il n’existe aucune raison de penser que les choses auraient pu changer du jour ou, pour la première fois, un homme a gravé un signe pour désigner un objet ou un concept sur une tablette d’argile fraiche.

Vainqueur de Darius a la bataille de Gaumamèles, Alexandre met la main sur ce qui est à l'époque l'empire le plus puissant de la planète.


La Grèce Classique possède une civilisation qui s’inscrit dans la continuité des empires mésopotamiens et perses.

Il ne faut pas voir en la Grèce Antique un empire, voir même un Etat unifié qui couvre tout le bassin oriental de la Méditerranée. A cette époque, chaque ville de Grèce est indépendante les unes des autres. Il s’est bien entendu formé des ligues et des alliances temporaires ou durables pour résister aux pressions Perses ( Xerxès et Darius en savent quelque chose ) mais sur le plan économique, politique ou social, chaque cité applique ses propres lois.

Comme Athènes, après la chute de Sparte, va prendre le leadership du monde grec, ce sont les lois et les moeurs athéniennes qui nous sont le plus connues. Mais les historiens ont noté qu’ Athènes n’a fait que reprendre d’antiques traditions crétoises dans l’institutionnalisation de la pédérastie.

Il convient, ici, de bien préciser la définition du terme. La pédérastie est l’éducation morale et sociale d’un jeune garçon (l’éromène) par un adulte ( l’éraste ). Cette éducation couvre tous les sujets, y compris le sexe. Mais aussi les relations sociales, la chasse, la guerre, la poésie et la philosophie.

 
Eraste et eromène. Ces statues illustrent l' Arc de Triomphe de Paris.


Les relations sexuelles sont censées cesser entre les deux protagonistes au retour du jeune homme de sa formation, qui symbolise son passage à l’âge adulte. Dans la pratique, elles continuent parfois, ce qui donne aux auteurs classiques de l’époque de quoi alimenter leurs comédies théâtrales.

Si Rome ne va pas reprendre dans ses canons l’initiation pédérastique, la pratique va dans les faits perdurer aux premiers temps de la République romaine, sans doute un reliquat de la civilisation Etrusque et des comptoirs grecs de Sicile et du sud de l’ Italie.

La culture romaine est, comme toutes les autres de l’époque, masculine, misogyne et phallocrate. Rome va développer ce concept au sein de la virtus, la voie martiale. D’ailleurs, les mythes fondateurs romains donnent le dieu Mars comme père des légendaires Romulus et Rémus. Dans cette optique, la séduction des jeunes garçons n’est pas compatible avec la virilisation souhaitée des jeunes gens. La philosophie est plus proche de Sparte que de celle d’ Athènes.

Dans les faits, les rapports continuent d’exister, mais tout comme les civilisations mésopotamiennes, elles sont codifiées socialement et légalement. L’homme libre ne peut avoir pour rôle celui de passif. Il ne peut non plus avoir un autre homme libre dans ce rôle là. Les esclaves sont là pour cela aussi. Pour les contrevenants, la Lex Scatina prévoit une amende pour ceux qui franchissent l’interdit. Cicéron fustige ce comportement, tout en ayant eu lui-même des amants-esclaves qu’il a continué à fréquenter après les avoir affranchis.

Les choses changent et dégénèrent par la suite. La douceur grecque finit par avoir raison de la dureté martiale, et la virtus s’efface progressivement du paysage romain. Est-ce ce à cause de cela, en réaction, que lorsque le christianisme va s’imposer de façon durable, que les élites font promulguer des lois punissant de mort toute personne ayant eu des rapports sexuels entre partenaires du même sexe ?

Pour bien comprendre la position chrétienne, il faut remonter aux temps hébraïques.

Le judaïsme est une particularité du Moyen-Orient. C’est la première grande religion à instaurer le Dieu Unique. La position des textes bibliques est sans équivoque en ce qui concerne le sexe hors du mariage et de la reproduction : c’est une condamnation totale. Fellation, pénétration anale, masturbation, tout ce qui n’est pas reproductif est interdit et déconsidéré. Les textes les plus virulents à ce sujet se trouvent dans le Lévitique, un des textes les plus anciens de la Bible.

Les historiens ont retracé l’origine du lévitique au temps de la déportation des élites juives à Babylone au Ier millénaire avant JC : les obsessions zoroastres pour la pureté apparaissent alors dans la culture juive, ce qui est un indice sérieux quand aux liens entre ces religions. De larges pans du zoroastrisme ont influencé les hébreux qui y ont sans doute puisé une source supplémentaire d’interdit sexuel en ce qui concerne l’homosexualité. Cette condamnation va perdurer et se transmettre aux autres religions du Livre, le Christianisme puis l’ Islam.

Dès lors, et alors que les autres grandes cultures (indiennes, chinoises et amérindiennes) continuent à garder une attitude à peu près neutre sur le sujet, le monde occidental va s’enfermer dans un corset moral qui va perdurer pendant plus de 1500 ans.

Parmis les crimes dont furent accusés les derniers Templiers, figure celui de sodomie. La rumeur prêtait une homosexualité institutionnalisée au sein de l'ordre.


La religion chrétienne va dominer la vie politique et sociale de l’ Europe durant tout ce laps de temps. Les lois religieuses inspirent les lois civiles, et se placent même parfois au dessus de ces dernières.

Comme le judaïsme en son temps, la hiérarchie catholique, puis protestante, va régenter la vie sociale de ses ouailles. Pour assurer le contrôle des esprits, la religion s’assure du contrôle des corps. Le sexe n’a pour la religion qu’un rôle de reproduction, et le plaisir est d’inspiration maléfique. Les lois répriment fortement ceux qui se font prendre à s’être livrés à des actes de bougrerie, tout du moins ceux qui ne disposent pas de puissantes protections civiles ou familiales. La mutilation est le sort réservé aux fautifs, et en cas de récidive, c’est la mort sur le bûcher.

Pendant 1500 ans, avec des périodes plus ou moins sévères, l’ Eglise va lutter contre une déviance sexuelle qui va pourtant perdurer dans les faits. Les lois sont continuellement réécrites, les sanctions encourues renforcées. Pourtant, malgré leur incapacité à se reproduire par eux-même, génération après génération, l’homosexuel perdure.

La situation commence à changer lors de la Renaissance. Si l’Eglise demeure très puissante, son influence commence à décroitre. Les raisons en sont une certaine corruption interne, qui va mener à la Réforme, et au progrès scientifique qui démontre de façon certaine que la Bible n’est pas un livre parfait, puisqu’elle présente des contre vérités flagrantes. Si le Livre Sacré se révèle faillible, comment justifier la toute puissance du Vatican ?

Le développement de la philosophie, de l’Humanisme, des Lumières minent peu à peu le pouvoir des prélats. La parole se libère et la curie est peu à peu renvoyée dans ses nefs.

Les lois qui séparent les églises des Etats ne constituent pas cependant un tournant dans le quotidien des homosexuels. Les lois restent en vigueur car nul ou presque ne se soucie de les abroger. Nul, d’ailleurs, ne pense que ces dernières sont injustes et inutiles. La religion et la croyance restent un poids pour les mentalités. Si la Révolution de 1789 abroge les lois qui pénalisent les rapports entre adultes consentants, la police dresse des fichiers pour identifier les homosexuels, dans le but avoué de prévenir les « scandales publiques » et les possibles tentatives de chantages, ce qui augure du comportement de certaines élites de l’époque...

Cette loi est réinscrite par Vichy en 1942. La Libération ne changera rien à cet état de fait : tout homosexuel est passible de prison s’il est surpris en plein acte avec un partenaire de moins de 21 ans.

Les constitutionnalistes ne trouvent étrangement rien à redire à cette loi qui viole pourtant l’article premier de la Constitution : les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les hétérosexuels ne sont passibles de telles poursuites que si leur partenaire est agé(e) de moins de 15 ans.

La loi est finalement abrogée en 1982.

L’ Histoire a ceci d’étrange que si la société suit une tendance lourde de fond, tout peut déraper pour un rien. Ben-Ali vient de perdre sa place à cause d’une simple balance, et sa chute va entraîner d’autres potentats du monde arabe avec lui.

Le monde tranquille et serein des hétérosexuels a lui changé à cause d’un objet assez anodin. Ce n’est bien entendu pas comme si les « braves et honnêtes gens » ne savaient rien à ce sujet. Beaucoup connaissaient un oncle ou un cousin « célibataire endurci », qui faisaient l’objets de ragots et de railleries.

Mais une canette de bière allait tout changer...


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15 réactions à cet article    


  • Vilain petit canard Vilain petit canard 3 mars 2011 11:12

    Très bien ! J’attends la suite....


    • Pyrathome pyralene 3 mars 2011 12:38

      Préparation H pour supporter l’enculerie du 11 septembre ??
      Maintenant, la posologie contient de la nanothermite pour un anus bien cautérisé.....vous devriez y penser smiley...


      • wesson wesson 3 mars 2011 17:57

        bonjour pyralène,

        « Préparation H pour supporter l’enculerie du 11 septembre »

         smiley

        il a pas pu s’empêcher de mettre une photo avec une bite dessus !

        Comme les avions des terroristes-barbus-cutter, Les névroses volent toujours en escadrille.


      • Mmarvinbear Mmarvinbear 3 mars 2011 20:20

        « L’ Eraste et l’ Eromène » sont de François Rude.

        Michel-Ange a aussi fait des oeuvres du même tonneau. C’est toujours mieux que le dernier Richard Gage...


      • Mmarvinbear Mmarvinbear 22 novembre 2011 02:19

        Il y a une différence fondamentale entre ce qui est prévu et possible ^^


        Après tout, nous n’avons pas d’ailes. On pourrait donc en déduire que Dieu n’a jamais voulu que nous volions. Pourtant, on ne s’en prive pas.

        Et puis s’il est vrai que l’anus est avant tout une sortie, pourquoi donc diable n’avoir prévu que cet accès à la prostate ? Et pourquoi aussi se la faire travailler correctement donne t-il DE PUTAINS D’ORGASMES PROPRES A VOUS FAIRE RENTRER LES ORTEILS tellement c’est bon quand c’est bien fait ?

        Vu donc que la prostate est capable de donner du plaisir sexuel, on peut donc en déduire que oui, son seul accès, à savoir l’anus, est aussi prévu pour cela...

        Mais c’est vrai, avec lubrifiant, c’est mieux...

      • Mmarvinbear Mmarvinbear 22 novembre 2011 18:55

        La nature ne se trompe pas vous aurez beau attendre 10 millions d’années, votre anus sera toujours une sortie. : ce qui ne règle pas le cas de la prostate... Pourquoi donc la stimulation de cette glande située à la base de la vessie procure t-elle un plaisir intense ?

        Ce serait fait exprès que cela ne m’étonnerai pas.

        La preuve, c’est que dans l’hopital ou je bossais, j’ai vu passer quelque cas de garçon ne pouvant plus utiliser leur sphyncter pour retenir la merde. Ils se chiaient dessus, littéralement. : si l’on doit faire attention en effet, l’incontinence fécale a aussi d’autres causes.
        ( je met la version anglaise, la française existe pas )

        Je vous le répète, les homos reproduisent les activités hétéros, car ils le sont au fond d’eux mêmes. : Presque. Nous avons les mêmes actes car anatomiquement, biologiquement et génétiquement, nous faisons partie de la même espèce.

        En revanche, l’ hétérosexualité honteuse, cela n’existe pas. 

        Par contre, un bon paquet d’ « hétéros » n’ hésitent pas à se contenter de leur voisin immédiat s’ils n’ont que lui sous la main. 

        Par expérience, je sais également qu’un bon pourcentage d’ « hétéros bon teints », mariés et pères, ne rechignent pas à faire appel à un « ami » pour « combler un manque ».

        Surtout quand leur légitime est chez sa mère.
        ^^


        Et essayons de ne pas courir vers la perte de l’humanité dont l’homosexualité élevé au rang de normalité est un des symptomes  : vu que le comportement homosexuel et bisexuel existe depuis (au moins) que l’on possède de la documentation à ce sujet, on peut donc dire que l’espèce humaine est foutue depuis le début...

        Merci de comprendre que je n’ai strictement rien contre les homos, Oscar Wilde est mon auteur favori pour sa subversion : Pour être honnête, je le trouve verbeux et ennuyeux... Sa subversion est devenue trop fade avec le temps.

        Et merci de bien comprendre qu’en droit les homos sont égaux.  : vous êtes donc pour le mariage alors ?

        Cool... ^^



      • Mmarvinbear Mmarvinbear 25 novembre 2011 14:09

        Disons que tant que les chrétiens peuvent se marier religieusement , il faudrait créer un état civil spécifique, ou ce sera « MonsieurX époux de Mr Y » ou Madame machin epouse madame truc«  : pourquoi chercher une formulation spécifique ? Ces exemples ne sont-ils pas la réalité ? Les pays supprimant l’interdiction du mariage entre personnes de même sexe sont de plus en plus nombreux, et parmi eux, même les plus profondément catholiques s’y sont mis. Et à priori, leurs sociétés ne se sont pas effondrées sur elle-même.

        Moi cette perspective je la trouve triste et pathétique. : si pour toi l’ amour et les sentiment partagés sont une chose triste, je ne peux rien faire...

        Non je vous le dis, pour moi l’homosexualité est l’expression d’un »trauma" qui remonte à l’enfance. : preuves, argumentaire ?

        Cela reste très mystérieux. : il n’y a rien de mystérieux à cela. C’est juste l’expression de véritables sentiments d’une personne pour une autre. Le sexe n’a aucune importance.

        J’en profite pour souligner que ce type d’argumentaire était aussi utilisé dans les années 50 et 60, quand pour certains Blancs, le fait d’aimer un ou une Noire relevait pratiquement de la zoophilie...


        Par contre sur le coup de l’adoption, pour moi à un moment faut arrêter, les conneries.
        Un enfant ce n’est pas un objet de consommation.  : non. c’est une personne fragile qui a besoin de protection et d’attention, d’affection. 
        Je souligne le fait tout de même que pour le moment, les personnes qui se révèlent être de mauvais parents ou qui font des enfants pour de mauvaises raisons sont toutes hétérosexuelles.

        Je sais que l’individualisme est la règle chez la quasi totalité des homos et de ce fait c’est une couche de population qui consomme beaucoup. : Oh non, on a du mal à suivre les hétéros sur bien des points...

        Un enfant ce n’est pas un sac de linge. : je suis bien d’accord. Son intérêt doit passer avant tout.

        Maintenant, quel est son intérêt, entre crever de faim dans un coin perdu de la planète, ou être baladé de familles d’accueil en famille d’accueil, sans pouvoir tisser des liens affectifs avec les personnes qui ont sa charge, ou avoir un toit et des parents stables, fussent-ils de même sexe ?

        Vous m’objecterez que l’enfant adopté devrait pouvoir choisir.

        Mais quel enfant a pu choisir ses parents ? Avez-vous pu le faire ? 

        Je parie que non...

      • le journal de personne le journal de personne 3 mars 2011 12:44

        Qu’est-ce que je fous en taule ?
        Je voulais importer la révolution libyenne dans la banlieue parisienne…

        Pourquoi ces révoltes en série, ces révolutions arabes inquiètent-elles le monde occidental ?

        Ce n’est pas la révolution française que l’on nous rejoue en langue étrangère, mais la révolution universelle qui réclame pour tout un chacun une petite place dans l’univers… plus de canaille… plus de racaille…
        Il n’y a plus aucune raison d’agiter l’épouvantail !
        Après le communisme, l’islamisme, c’est désormais l’heure de l’universalisme…
        Plus la peine de se plaindre, l’islam n’est plus à craindre mais on peut tout au plus se joindre à cette SOIF DE LIBERTE que personne ne peut ni contester, ni combler…
        Plus de bouc émissaire, ni de diabolisation de la misère mais des hommes et des femmes qui réclament leur pied à terre.
        On voulait donner une petite leçon aux musulmans… ils viennent de nous signifier que c’est nous qui allons bientôt la recevoir…
        Un homme semblable à tous les hommes l’avait déjà prédit : lorsque la liberté éclate dans le cœur de l’homme plus personne ne peut plus rien contre lui, ni les hommes, ni les dieux.
        http://www.lejournaldepersonne.com/2011/02/revolution/


        • Petitou Petitou 3 mars 2011 14:58

          Et bien on sent les préjugés tenaces dans les votes.
          Très bon article, très intéressant car je trouve que l’auteur à l’intelligence de se placer du coté historique sur le sujet du tabou de l’homosexualité plutôt que de tenter comme beaucoup le font d’expliquer l’amour, ce qui est en soi inexplicable, à coup de théories scientifiques et de textes saints tous plus bidons les uns que les autres. De quoi faire réfléchir un bon nombre de personne quand à savoir pourquoi ils n’aiment pas les pd comme ils disent alors qu’ils ne savent même pas définir la pédérastie. Le lavage de cerveau multiséculaire a été ultra efficace et beaucoup ont encore du mal à ouvrir les yeux.
          Pensez par vous même les gens et arrêter de répéter bêtement ce qu’on vous a fait rentrer de force dans la caboche.
          Un petit erratum c’est glissé dans la légende du portrait d’Alexandre, c’est la bataille de Gaugamélès mais c’est juste pour faire chier mon monde, je suis moi aussi une habituée des fautes de frappe. Merci à l’auteur.


          • Mmarvinbear Mmarvinbear 3 mars 2011 20:21

            Faute de frappe, oui... ça arrive aux meilleurs, alors à moi...


          • francis francis 3 mars 2011 18:43
            MmarvinbearEt bien ! trop court texte plein de renseignements et ou j’ai appris quelque chose.

            Y’a bien d’ailleurs que sur Agoravox que j’apprends quelque chose, le reste de la presse...

            Évidemment j’aurais souhaité en savoir encore plus sur un tel sujet qui, de plus, ne m’est pas famillier.

            Peut-être vous lancerez vous un jour, en tout cas, moi... je le souhaite.

            Donc, merci à vous !


            • Mmarvinbear Mmarvinbear 3 mars 2011 20:22

              La suite arrive dans les jours qui viennent.


            • Thierry 3 mars 2011 19:18

              Homosexualité aux temps préhistoriques ? Pourquoi pas ?
              Elle semble apparaître dans certaines gravures, sans qu’on puisse l’affirmer avec certitude :

              http://ssaft.com/Blog/dotclear/index.php?post/2011/02/17/%5BCave-art-rocks%5D-S%28il%29ex-toys

              Cela n’aurait en tout cas rien d’étonnant, sachant que les études réalisées sur nos proches parents les singes (et notamment les bonobos) font état de comportements homosexuels sans équivoque.
              Cette homosexualité simiesque ne se contente pas d’être un « langage social » établissant une hierarchie dans un groupe, ainsi qu’on peut l’observer chez de nombreux animaux sociaux, mais elle correspond à un véritable échange de plaisir et d’affection chez les bonobos.


              • easy easy 4 mars 2011 01:57

                J’apprécie beaucoup cette diagonale historique. Dans le cas de ce papier, l’argument historique ne cherche pas à être un argument doctoral. Ouf.

                Mais l’auteur frôle, à mes yeux, la faute.

                A ma connaissance, concernant toutes les questions de moeurs, surtout sexuelles, chaque camp, à commencer par celui de la voie/voix dominante, argumente de l’habitude, de l’usage, de l’histoire, de l’universalité, mais aussi de ce que font les sauvages, mais encore de ce que font les bestioles. Oui je crois que c’est le camp majoritaire qui commence par argumenter avec ces repères. Et ensuite seulement, le camp minoritaire tente de lui répondre en usant, lui aussi, des mêmes repères mais avec des contre exemples. 

                Ainsi, aucun des deux camps ne parvient à établir la justesse de son point de vue ab nihilo, en se passant du cas des Canaques, des bonobos, des Grecs et autres tricuspides (ça ne veut rien dire mais ça claque et il n’y a que ça qui compte dans ce débat) 

                Il me semble pathologique qu’il faille s’expliquer sur ses amours. 
                Et encore, François aurait à s’expliquer sur pourquoi il aime coucher avec Bertrand ou sa chèvre sur la base de leur caractère, de leur odeur, de leur pelage, de leur sexe, je ne sais quoi mais qui se rapporte à ces êtres aimés, je comprendrais.

                Mais ce n’est jamais cela qu’on demande à l’anormal. On ne lui demande jamais ce qu’il trouve de spécial à l’objet de son amour, on lui demande seulement pourquoi il aime ce type ou genre de sujet.

                Il est vrai que celui qui aime un homme est susceptible d’aimer les hommes. Mais bien souvent il s’agit d’amour exclusif. François ne se mettrait à aimer un autre homme qu’après sa rupture avec Bertrand et après bien des années d’amour intense et exclusif. Et après son chagrin, François rechercherait sans doute dans les autres hommes quelque chose lui rappelant Bertrand.


                L’amour, qui comprend toujours une relation intime et sexuelle ou au moins érotique, est d’abord le fait d’un sentiment d’attirance incontrôlable, surtout quand il est partagé, et d’autant plus intense que les deux êtres se retrouvent en zone interdite. Ils se sentent seuls, rares, ils se sentent irremplaçables l’un pour l’autre.


                Je suis consterné que les plus grands penseurs du passé et actuels soient infoutus d’argumenter les amours étranges tout simplement à partir du sentiment amoureux qui, déjà entre deux personnes normales, relève souvent de l’incompréhensible.


                On dit que l’amour sale est celui des autres. C’est très vrai concernant le sexage. Mais c’est également vrai concernant le sentiment et même dans les cas de liaisons normales. Chacun ne comprend que ses propres sentiments d’attraction.




                Il est pathologique, qu’au XXème siècle dépassé, alors qu’on n’a absolument pas besoin d’eux pour expliquer nos goûts vestimentaires ou alimentaires, pour expliquer nos préférences économiques ou politiques, pour expliquer notre sentiment écologique et notre angoisse sur l’avenir du monde, que pour justifier nos préférences sexuelles nous n’ayons d’autre solution que d’aller voir ce que font les Zoulous dans leur case et de brandir le résultat de notre enquêtetuparles comme preuve que nous pouvons en faire autant.

                Encore une fois, alors que l’auteur utilise justement des références qui ont moins à voir avec nous que mon pote Christian qui habite à Saint Germain, ça ne m’agace pas. Sans doute parce qu’il diagonalise vite et ne fait pas un plat de ce qu’il ramène dans son filet. Car le boulot de Claude Levy Strauss m’agace énormément. Je n’admets pas non plus que Freud ait eu besoin de déterrer le très très vieil Oedipe pour expliquer ce que nous sommes.
                L’impression que j’ai, quand je vois les explicateurs de sexualité argumenter en recourant à des gens ou des bestioles qui n’ont rien à voir avec nous, c’est qu’ils utilisent ces êtres comme objets muets et ils leur font dire ce qu’ils veulent sans aucun risque d’être contredits.

                Ce qui compte en Occident surtout, c’est l’autorité. Dans le privé, dans l’intime, le sentiment le plus important c’est l’amour. Dans le social c’est l’autorité. Et comme il est très difficile de parler de ses propres pratiques sexuelles avec autorité, les maîtres sont contraints de faire parler des morts, des Dogons, les dauphins pour faire docte.



                L’homme est très pensant. Il est sans doute la seule bestiole à pouvoir imaginer demain. Au point d’être obsédé par le futur. Cette capacité futuriste le place aussi face à l’évidence de sa mort et ça ne peut que l’angoisser. Vite, il va occuper son temps de cerveau disponible à autre chose pour oublier son funeste sort. Arrive alors le fantasme, c’est à dire le rêve éveillé (on ne dort pas ou plus mais on garde les yeux fermés. On réfléchit en étant moins emmerdé par la réalité)
                Et chacun a des fantasmes particuliers : trouver un coffre rempli de pièces d’or, trouver une rose bleue, piloter un tapis volant, coucher avec Marilyn, chevaucher un tigre...C’est là, dans le chaudron de nos fantasmes que se prépare notre passion amoureuse. Il y a des éléments dans nos fantasmes qui nous prédisposent à tomber amoureux d’une commode Louis XV, d’un chat noir, d’une bossue, d’un imbécile heureux....Et ça ne devrait pas se discuter. Ce ne devrait surtout pas se comparer avec des êtres qui soit ne savent pas fantasmer soit n’ont pas les mêmes Lego culturels que nous pour fantasmer comme nous.

                En expliquant pseudo scientifiquement nos passions amoureuses par le biais des pratiques animales, on ne fait rien d’autre que piétiner ce que nous avons d’original par rapport à toutes les bestioles, une imagination débordante, le goût de l’aventure, le goût du risque et la compassion (la pitié, l’attendrissement insolite car dirigé vers le bas, vers le handicapé, vers le faible, le moche, le tordu, l’exilé, l’anormal dans lequel on retrouve la partie faible de soi-même) 



                • Mmarvinbear Mmarvinbear 4 mars 2011 02:43

                  « Il est vrai que celui qui aime un homme est susceptible d’aimer les hommes. Mais bien souvent il s’agit d’amour exclusif. » : ça marche aussi pour les hétéros...

                  " François ne se mettrait à aimer un autre homme qu’après sa rupture avec Bertrand et après bien des années d’amour intense et exclusif.«  : Pas forcément. De plus, je connais une brochette d’ hétéros qui ne se limitent pas à leurs seules compagnes pour leurs amours...

                   » Et après son chagrin, François rechercherait sans doute dans les autres hommes quelque chose lui rappelant Bertrand.«  : Ce n’est pas automatique non plus. Chez les hétéros aussi d’ailleurs.

                   »L’impression que j’ai, quand je vois les explicateurs de sexualité argumenter en recourant à des gens ou des bestioles qui n’ont rien à voir avec nous, c’est qu’ils utilisent ces êtres comme objets muets et ils leur font dire ce qu’ils veulent sans aucun risque d’être contredits." : C’est juste une impression. Cela vient du fait que les contradicteurs sont incapables (et pour cause ) , de trouver des contre-exemples valables.

                  Qui ici pourrait sérieusement argumenter la théorie défendant la platitude de la Terre ? En n’usant que du bagage scientifique...

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