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Accueil du site > Tribune Libre > Sarko rappe et Ségo dérape

Sarko rappe et Ségo dérape

La politique est un art difficile. Je sais, le mot art appliqué à un exercice décrié par tous les bien-pensants risque de choquer et même d’en faire bondir plus d’un, mais je l’assume. Oui, la politique est un art. Ou tout au moins, elle se devrait d’en être un. Pour s’en persuader, un tour du côté du Petit Robert est toujours utile : "art : ensemble de moyens, de procédés réglés qui tendent à une certaine fin". Et dire que Machiavel a eu besoin de noircir des pages pour dire la même chose. Plus près de nous, il n’est qu’à se souvenir de la couverture de Libé (le Libé d’avant le smoking à July), à l’occasion de la seconde élection de Mitterrand. Le journal saluait l’exploit d’un retentissant : "Bravo l’artiste". Bien sûr, le spectacle que donnent nos hommes ou nos femmes politiques aujourd’hui ne reflète pas souvent une quelconque aptitude artistique. Nous sommes loin des grand-messes que mongénéral encostumé donnait à l’Elysée. A l’heure du pschittt politique et de l’abracadabrantesquement futile, nous n’avons plus grand-chose de consistant à accrocher aux cimaises de la République. Nous avons troqué nos artistes politiques pour des artisans besogneux.

Qui plus est, les deux plus mauvais représentants de cette tendance sont en tête dans les sondages. Il n’y a pas de quoi se réjouir.

Sarko joue les artisans éboueurs de banlieue, prêt à kärchériser la faune sauvage qui s’y développe pendant que nous passons notre temps à discutailler doctement la différence sémantique qu’il peut y avoir entre "intégration" et "assimilation". Puis artisan bricoleur du mobilier des cultes (y compris celui de la scientologie), il s’en va se faire applaudir par les gens de l’UOIF et il avale toutes les couleuvres que ces gugusses barbus lui présentent, comme s’il lui fallait se faire pardonner d’avoir un peu trop secoué à la télé le moratorien Ramadan. Artisan de la rupture, chaque fois qu’il est au pied du mur qu’il avait annoncé détruire, au lieu de se coller à la tâche, ne serait-ce que pour être logique envers lui-même et tenir ses engagements, il se fend d’un sourire racoleur, puis il tourne le dos et il se transforme en artisan réparateur.

Ségo, c’est tout le contraire. Pour le moment, elle ne répare rien. Au contraire. Dès qu’elle voit la plus petite brèche, elle tente de l’élargir. Elle agit comme les anatifes qui se posent sur la coque des vieux bateaux. Parfois elle ressemble à un frêle bûcheron perdu dans les bois en costume de ville. Elle pose un coin un peu au hasard, dans la fissure d’un tronc d’arbre qu’elle croit pourri. Elle donne une petite tape dessus, oh ! pas grand chose, juste une pichenette, et tous les médias accourent dans la minute pour s’en extasier comme s’ils étaient à la foire du Trône : "C’est une femme ! C’est une femme ! Rendez-vous compte ! Elle a réussi à fendre l’arbre et elle va donner au bon peuple de gauche tout le bois dont il a besoin pour se chauffer cet hiver..." Dans la belle maison haussmanienne du PS, elle fait pareil. Elle aimerait bien dévisser une ou deux gouttières pour mouiller les éléphants qui barrissent trop fort à son goût dans la cour, mais son problème, c’est qu’elle ne sait pas encore comment on monte un échafaudage pour atteindre la couverture et dévisser les bons chéneaux... Certains la soupçonnent aussi de vouloir scier une marche du grand escalier, comme dans Tintin et Les bijoux de la Castafiore, pour que le marbrier ne puisse venir la réparer qu’au lendemain des élections. Elle serait même prête à équiper un standard téléphonique parallèle tenu par Montebourg, pour détourner tous les appels vers la boucherie Sanzot.

Sarko se surmédiatise avec sa visite aux USA et il se contremédiatise avec Doc Gynéco. Il risque fort de connaître dans peu de temps ce que les jeunes entendent par le mot "gaver" et qui n’a rien à voir avec le foie gras qu’il doit déguster Place Beauveau. De son côté, Ségo s’énerve et ça commence à sentir le roussi pour son image d’icône marque-page. Je m’étonne du reste qu’aucun commentateur n’ait relevé qu’elle n’en est pas à son premier "dérapage médiatique". D’autant que d’habitude ils guettent ça comme des chacals. Je me souviens de la manière cassante (à la façon Juppé des Guignols) avec laquelle elle a répondu, il y a une dizaine de jours, à un journaliste (je ne sais plus lequel) qui lui demandait si elle accepterait un débat interne avec les autres candidats à l’investiture. La voix s’était faite d’un coup haut perchée, le timbre sec et cassant. Du Cresson de la fin Cresson, quand tout était consommé...

Donc Sarko rappe et Ségo dérape. Voilà où nous en sommes. Dans quelque temps, la situation se décantera inévitablement et nous aurons droit à des choses un peu plus sérieuses. Du moins, souhaitons-le. Mais les temps morts, c’est toujours dangereux. Partir trop tôt, c’est s’exposer beaucoup. A l’arrivée, les deux teigneux refoulés de la cravache se transformeront-ils en véritables artistes ? Vu leurs prestations du moment, on peut en douter.

Pour le coup, en toute objectivité, les vrais artistes qui repointent le bout de leur nez, ce sont Jospin et Chirac. L’un montre un réel courage (ou une belle couche d’inconscience pathétique) à vouloir rouvrir la tombe qu’il s’était creusée lui-même, pour dire à chaque homme ou à chaque femme qui a le coeur à gauche, comme le Christ à Saint Thomas : "Mets tes doigts dans mes plaies, entre ta main dans la blessure de mon coeur ; crois en moi et tu seras sauvé !" L’autre est en train de collectionner avec Bernadette des tas de "bons de réduction pour les bêtises anciennes" qu’il a trouvés dans sa boîte à lettres durant la guerre du Liban, et il compte bien s’en servir, après le bonus des fêtes de fin d’année, pour remplir à nouveau le caddy de la confiance avec lequel il errait comme une âme en peine, au rayon des vieilles casseroles d’un supermarché déserté. Sans doute, aucun des deux ne sera président en mai prochain. Je devrais m’en réjouir car je ne les porte dans mon coeur ni l’un ni l’autre (deux sbires de la politique, pas francs du collier pour un sou), mais depuis quelques jours, je ressens comme un malaise en les regardant faire ou ne pas faire... Je dois reconnaître qu’ils montrent un talent certain dans leur dernier rôle de diva poussée derrière le rideau. Et si c’étaient les deux derniers artistes qu’il nous reste... Après ça, sera définitivement venu le temps des artisans boutiquiers.

Décidément la politique est bien un art, et c’est l’art de l’embrouille.


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68 réactions à cet article    


  • Marsupilami (---.---.182.202) 14 septembre 2006 12:52

    Bonne pioche. Pour élever un peu le débat, quelques citations de Julien Freund :

    “Celui qui n’envisage la relation du moyen à la fin en politique que sous l’angle moral se condamne à l’inaction et par conséquence à l’impuissance, parce qu’il est amené à s’enfermer dans la perpétuelle contestation. Il ne peut que refuser le monde ou le maudire, et, à la limite, vouloir le précipiter dans le néant d’une apocalypse appelée « révolution ».

    Julien Freund distingue, dans la finalité de la chose politique, trois niveaux différents :

    "1. Le niveau proprement téléologique qui détermine le but spécifique du politique ;

    2. Le niveau qu’on pourrait appeler technologique, caractérisé par la réalisation d’objectifs concrets, limités et à reprendre sans arrêt ;

    3. Le niveau eschatologique du règne des fins (...) Il s’agit de notions absolument transcendantes qui dépassent les possibilités et les limites de l’expérience et de l’action humaine".

    On est loin des pathétiques pitreries de cette pré-campagne...


    • Thucydide (---.---.101.8) 14 septembre 2006 12:56

      Divertissant, lucide, et... désespérant.


      • Bulgroz (---.---.43.93) 14 septembre 2006 14:05

        par Thucydide (IP:xxx.x0.101.8) le 14 septembre 2006 à 12H56 Divertissant, lucide, et... désespérant.

        Oui, c’est totalement vrai, avec la circonstance que Patrick Adam lui, assume de traduire avec talent la perception commune des « vrais gens ».


      • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 14 septembre 2006 14:51

        il n’ y a de désesperance possible que par rapport à une espérance eschatologique ou révolutionnaire illusoire ; bref pour qui fait de la métaphysique morale et non pas de la politique réaliste.

        Telle est mon interprétation de l’excellente citation de Freund (Marsu). La rancoeur autovalorisante de l’auteur de l’article plombe sa vision d’un ressentiment désespéré qui manifeste son incapacité à une féconde et réaliste lucidité politique, mais qui traduit cette impuissance en polémique purement rhétorique.


      • Marsupilami (---.---.182.202) 14 septembre 2006 15:19

        @ Sylvain

        C’est une interprétation étroitement rationaliste de la pensée de Freund, qui ne la partage sûrement pas. La conclusion de son livre Qu’est-ce que la politique ?, éd. Points-Seuil (dont je recommande vivement la lecture à tout le monde) en témoigne :

        « Il faut mettre en rapport l’histoire et la métaphysique pour mieux comprendre l’homme. En effet, aucune réflexion sur l’être ne saurait éviter le problème du devenir individuel ou collectif ; d’un autre côté, même si les philosophies de l’histoire passent pour dédaigner la métaphysique, il ne s’agit que d’une apparence, puisqu’elles projettent la réconciliation de l’être aavec lui-même dans l’avenir utopique, - ce qui, au fond, n’est qu’une autre manière de poser le problème de l’être ».

        Ou encore, comme disait François Mitterrand, « une politique qui se borne à brasser les rêves les trompe tous. Une politique qui les ignore se trompe sur la nature de ceux qu’elle prétend conduire ».

        Désolé, l’homme n’est pas fait que de raison. Et il n’est pas nécessaire non plus d’espérer ou de désespérer pour entreprendre quand même.

        Devant la nullité et la pusillanimité des propositions politiques de Ségo et de Sarko (et des programmes politiques de leurs partis respectifs), il y a de quoi désespérer, non ? En tout cas, elles ignorent le besoin de rêve.

        Quand tu rêves, tu rêves rationnellement, avec un rasoir philosophique sous ton oreiller ?


      • (---.---.86.205) 14 septembre 2006 15:54

        « Quand tu rêves, tu rêves rationnellement, avec un rasoir philosophique sous ton oreiller ? »

        J’adore !


      • Jesrad (---.---.20.126) 14 septembre 2006 17:47

        Il ne faut pas LES laisser immanentiser l’eschaton !


      • Marsupilami (---.---.189.165) 14 septembre 2006 19:23

        Ce guignol pipolisé met maintenant systématiquement un lien avec son article de d’autopromotion. Il n’a vraiment aucune vergogne...


      • (---.---.133.149) 14 septembre 2006 22:48

        moi, avec cette tronche, je porte plainte contre ma mère


      • Antoine Diederick (---.---.201.223) 15 septembre 2006 00:37

        wouarfff sacré Marsu !

        A propos du rêve...c’est quand l’irrationnel rejoint le rationnel des grand mythes et symboles de l’Humanité et de la Création...mais c’est tellement aberrant que seul un mongol solitaire ds la steppe avec un aigle sur l’épaule sait qu’il est avec l’Esprit.

        Ya encore la « mana » mais cela c’est une autre histoire...


      • Marsupilami (---.---.189.165) 15 septembre 2006 08:42

        @ Dhimmi-hi-han à l’ouste

        Effectivement, je ne suis pas, comme toi, un invertébré.


      • Marsupilami (---.---.189.165) 15 septembre 2006 08:45

        @ Antoine Diederick

        J’adore les aberrations qui défrisent les rationalistes. Steppe in, trop out !


      • ZEN zen 15 septembre 2006 08:49

        @Marsu

        Il me semble que le rapport du rêve à la raison est plus compliqué que cela.

        Dans la sphère privée,les deux dimensions de notre être, si bien analysée par Bachelard, peuvent et doivent se féconder mutuellement, surtout dans l’espace artistique (« La reine des facultés » disait Baudelaire de l’imagination)

        Mais dans le domaine du projet politique, il faut s’en méfier comme d’une peste et la contrôler sérieusement (je ne dis pas l’éliminer).L’exemple de Mitterand est assez révélateur, lui qui s’est employé assez cyniquement à nous faire rêver en 1981, pour nous dire peu de temps après, dans un constat fataliste : « nous avons tout essayé », renvoyant les gens au sentiment d’impuissance et stérilisant toute vélléité de se projeter dans le futur...

        Il faudrait parler de l’ambigüité de l’utopie en politique, mais ce sera peut-être un autre débat..

        C’était juste un remarque en passant..

        Cordialement


      • Marsupilami (---.---.189.165) 15 septembre 2006 10:29

        Le problème, c’est de savoir doser le rationnel et l’irrationnel en fonction des contextes, ce qui n’est pas simple. De nos jours, l’irrationnel collectif Occidental-européen a déserté la scène religieuse et celle des idéologies politico-eschatologiques pour celle des dieux du stade et des médias, qui sont d’ailleurs parfois les mêmes. Devant la déferlante pipolitique et individualiste moutonnière qui capte l’irrationnel qui a toujours été et sera toujours partie intégrante du fonctionnement humain, la raison a bien du mal à retrouver ses marques...


      • lss (---.---.221.218) 14 septembre 2006 14:47

        Désillusion désabusée... Je vais me pendre...

        Non blague à part, on en vient à se demander pour qui voter... Radical (de gauche ou de droite), ou plein centre pour les mettre d’accord, ou blanc mais...


        • (---.---.101.9) 14 septembre 2006 16:13

          Mes amis, grand évènement, ça y est, notre taggeur du dimanche a réussi à aligner un sujet, un verbe et un complément. La phrase est même compréhensible. Allez, champagne... smiley


        • Kelsaltan (---.---.178.45) 14 septembre 2006 15:32

          Sarko/Ségo, l’alternative du diable ou... le choix de Sophie.

          [...]

          Vous avez raison, cette dernière allusion est très mauvaise.


          • roumi (---.---.74.206) 14 septembre 2006 15:46

            « les grands d’av » sont la le decor est plante . :—)

            voyons voir . miam miam .


            • ZEN zen 14 septembre 2006 15:50

              L’auteur s’est fait plaisir, mais on ne peut pas appeler cela une analyse politique.Le talent littéraire ne suffit pas.

              « Et dire que Machiavel a eu besoin de noircir des pages pour dire la même chose » : ramener Machiavel à cette banalité, c’est ne pas le connaître...


              • Henry Moreigne Henry Moreigne 14 septembre 2006 17:50

                il est effectivement plus facile de faire des gargarismes litteraires populistes (tous les mêmes et tous pourris) que de faire une analyse politique au sens de machiavel. Que faut-il retenir de l’article ? Ségo pipi, Sarko caca ?? Tout un blabla pour ça. smiley Interessant, ça fait avancer le schmilblick...


              • vigie 14 septembre 2006 16:01

                J’essai vainement de trouver un intérêt a la course a la présidentielle en tant que citoyen responsable, mais le décryptage politique devient de plus en plus ennuyeux, entre promesses, non tenues, espoir déçus, les envolés lyriques me laisse de marbre, entre un agitateur d’idées tout azimut, et une présidentiable au programme plus que confidentiel, comprenne qui pourra.

                A l’heure du bulletin dans l’urne la perplexité est de mise, on cherche vainement l’homme providentiel qui aura le courage de ses idées, chaque année on nous fait le coup d’une politique fraîche, avec des concepts novateur faisant table rase du passée, on tire le bilan du quinquennat, on agite le brûlot des échecs, et on replace la France au centre du débat.

                Mais le cœur n’y est pas. Les tontons flingueurs de la politique m’ont trop souvent appris a être méfiant. Laissons les se découvrir, le feuilleton du Ps, j’y vais, j’y vais pas ne m’amuse plus vraiment, et les petites phrases assassine sans lendemain commencent à lasser.


                • JLE (---.---.199.198) 14 septembre 2006 17:29

                  Il y quarante ans, lorsqu’il évoquait sa succession, De Gaulle répondait : « Après moi, ce ne sera pas le vide mais le trop plein ». A cet époque, on comptait parmi les prétendants au pouvoir suprême, un certain François Mitterrand qui ne faisait pas dans la dentelle question magouilles. Et en 68, un jeune énarque, nommé Jacques Chirac, qui allait devenir un roi de la magouille, promenait déjà sa grande carcasse dans les couloirs ministériels. En 1988, dites-vous, Libé avait titré « salut l’artiste », pour saluer l’élection du premier. Quant au second, je sens bien que vos yeux sont remplis de larmes de savoir que ce grand artiste va bientôt tirer sa révérence. Comme quoi, il ne faut jamais désespérer : Grands magouilleurs à cinquante ans, Mitterrand et Chirac vous ont par la suite fait rêver, reconnaissez-le, avec leur muméros de prestidigitateurs en matière sociale, budégtaire et politique. Ils sont pléthore aujourd’hui à vouloir devenir Président ? Et alors ? Sarko et Ségo, eux, ont tout juste la cinquantaine. Alors soyez patient : laissez-les se faire un peu la main et vous verrez, il vous sera de nouveau permis de rêver.


                  • Patrick Adam Patrick Adam 14 septembre 2006 17:53

                    @ JLE

                    Je n’ai jamais mélangé torchons et serviettes. C’est un fait que Mitterand (l’homme et l’homme politique) m’a passionné et me pasionne encore (rêver, c’est autre chose). Chirac, jamais. Il n’empêche qu’en ce moment, ça me plait bien de l’observer. Il creuse des tas d’oubliettes dans le Château pour y faire plonger le Yago de Neuilly, avant ou après le soir du grand sacre, et je trouve qu’il a l’art et la manière de préparer le terrain pour des lendemains qui déchanteront forcément quand les Français réaliseront pour qui ils ont voté.

                    Patrick Adam


                    • (---.---.59.170) 14 septembre 2006 18:03

                      Bha, si Sarko nous trompe, nous voterons FN en 2012, voila tout -et ce n’est pas une plaisanterie.


                    • Patrick Adam Patrick Adam 14 septembre 2006 18:44

                      @ Moreigne, Reboul et zen

                      Je fait un prix d’ami aux trois, on ira plus vite. S’il est un terme que je n’aime pas car il me donne de l’urticaire, c’est bien le terme « franchouillard ». Employé à toutes les sauces par les gens qui se croit supérieurs au vulgum pecus, j’ai toujours eu envie de cracher copieusement sur ceux qui commencent leur phrase d’un sentencieux « la France est le seul pays du monde... » ou « la France est le seul pays en Europe... ». En fait, je crois bien que c’est la première fois que je vais devoir l’utiliser contre quelqu’un car je n’en trouve pas d’autre pour qualifier le poulet aux hormones de décroissance d’un Moreigne labélisé Reboulade en burka façon grillage philosphique et distribué par une zenitude que de vieux loups au derrière pelé ont dépecée.

                      M. Moreigne, les deux lignes que vous avez pondu sont un petit chef-d’oeuvre de franchouillitude mesquine et revancharde. On dirait du Laval de derrière les fagots, quand on pouvait faire plein de mauvais coups en douce. Vous êtes vraiment trop France profonde pour moi. La France des caves remplies de cochonailles vendues au marché noir. Ai-je dit « tous les mêmes et tous pourris » ? Non bien sûr. J’ai plusieurs fois émis de la façon la plus claire qui soit des opinions qui vont à l’encontre d’une telle idiotie. La première phrase de mon article allant dans ce sens. Je n’ai fait qu’évoquer l’attitude de quatre individus présents sur ce qu’il convient d’appeler la « scène politique ». Avez-vous remarqué qu’ils ne sont pas les seuls ? Je ne vais donc pas me rabaisser à vous indiquer vers qui vont mes préférences politiques, j’ai l’impression que de vous jeter leur nom en pâture équivaudrait à les salir...

                      En ce qui concerne la sauce Reboul, aigre comme toujours, parler de rancoeur ne signifie rien tant qui’l ne connaîtra pas mon parcours politque, si tant est qu’il y en ait un. Le philosphe en burka idéologique nous parle de « féconde et réaliste lucidité politique »... S’est-il seulement aperçu qu’en écrivant billet je ne m’étais bien évidemment jamais préoccupé de « lucidité politique ». Vous faites un hors-sens M. le professeur à le retraite de la réalité. Je laisse la politique aux spécialistes capables de reboulades. Moi je fais dans la saltimbanquerie quand ça me chante. Et sur ce coup-là, ben c’est tout simple, ça me chantait.

                      Zen passe son temps à pondre des sentences. Il anote, souligne en rouge et rature ce qui ne lui convient pas. Il n’apporte rien, ne construit rien. Non, il grignote comme une souris déglinguée (pas la vraie car je l’aime bien encore - la « souris déglinguée » pas le zen dépité). Il veut m’apprendre qui sont les personnages ou les situations que j’évoque. C’est qu’il connaît tout le monde le bougre. Il est l’agent littéraire de tous les noms propres de tous les dictionnaires... Cette fois c’était Machiavel, mais j’ai plein d’autres exemples et je n’ai pas envie de chercher. Le procédé est dérisoire et surtout il est trop prévisible. Pour ce qui est du personnage : no coment. Sur la photo, il semble salement vérolé.

                      Patrick Adam


                    • Patrick Adam Patrick Adam 14 septembre 2006 18:56

                      Salut Marsu

                      Bonne remise à niveau avec Freund. Reboul à la métaphysique toujours coincée à l’entresol.

                      Patrick adam


                    • Cordialement (---.---.151.62) 14 septembre 2006 20:23

                      Bonjour Monsieur Adam,

                      A trop faire transpirer vos propos de haine, vous risquez de finir par leur donner mauvaise odeur, si ce n’est pas déjà le cas.

                      Un peu de modération et d’humilité n’a jamais fait de mal à personne.

                      Cordialement.


                    • JLE (---.---.30.154) 14 septembre 2006 21:22

                      J’avais bien senti que vous aviez un faible pour Mitterrand. Sachez que je reconnais, moi aussi, que cette homme était une « bête » politique. Au bout du compte, si l’on y réfléchit bien, seuls deux présidents, qui du reste se sont violemment affrontés, ont eu une telle stature d’homme d’état : De Gaulle et Mitterrand. Il ne s’agit pas de faire des comparaisons entre ces deux personnages de la vie politique française mais de dire que tous deux ont été adulés ou détestés comme personne et qu’ils auront marqué, qu’on le veuille ou non, l’histoire de notre pays. Chirac, lui, c’est autre chose ... mais c’est vrai que je sens moi aussi qu’il est en train de nous préparer un mauvais coup.


                    • (---.---.59.170) 15 septembre 2006 08:54

                      « Mitterrand »

                      Il ne reste rien de mittzrrand..


                    • Henry Moreigne Henry Moreigne 15 septembre 2006 10:35

                      Prix d’amis je ne pense pas. Je ne souhaite pas, à vous lire, en faire partie. Gardez pour vous votre agressivité stérile elle vous va bien. C’est une façon comme une autre de fuir le débat.


                    • ZEN zen 14 septembre 2006 19:07

                      « il semble salement vérolé »

                      cà, c’est l’autre face moins civilisée de notre auteur que je laisse aux lecteurs le soin de juger...(« chacal »,« cochon », etc... j’en passe et des meilleures)..voilà pour une anthologie animalière des plus relevée...

                      « Vos jugements vous jugent » lui ai-je dit une fois.

                      Monsieur ne supporte les interventions que des flatteurs.

                      Mais je reste ZEN .


                      • Thucydide (---.---.140.209) 14 septembre 2006 20:05

                        Pour ma part, je ne vois pas cet article comme une simple variation sur le thème du « tous pourris », Henry Moreigne. Je ne sais pas pour l’auteur (dont j’admets avec Zen qu’il n’y va pas avec le dos de la cuiller vis-à-vis de ses contradicteurs), mais en ce qui me concerne, je ne considère pas du tout que les hommes politiques sont tous pourris. Je considère que nous avons les hommes politiques que nous méritons. Si les opinions publiques se satisfont d’avance d’un match entre un roquet adepte des tartarinades à l’emporte-pièce et une potiche acariâtre ayant pour principal programme son statut d’icône féminine dans l’air du temps, ça n’empêche pas qu’il existe en politique des personnes crédibles qui peinent à « exister » parce qu’ils ne sont pas assez retors et leur image pas assez fracassante.


                        • Kelsaltan (---.---.178.45) 14 septembre 2006 21:02

                          Tout à fait d’accord avec cette phrase lumineuse : nous avons le personnel politique que nous méritons.

                          Du coup, gros coup de spleen, je crois qu’il me reste un fond de Vodka quelque part... demain sera un jour sans.


                        • Patrick Adam Patrick Adam 14 septembre 2006 20:10

                          @ zen toujours malhonnête

                          La citation exacte est : « sur la photo, il semble salement vérolé ». Toujours aussi passionné par la manipulation à ce que je vois ; ça paraît congénital.

                          patrick Adam


                          • (---.---.26.157) 14 septembre 2006 20:16

                            Patrick, je te lance un défi : Serais tu capable de répondre à quelqu’un avec qui tu n’es pas d’accord sans l’insulter ?


                          • ZEN zen 14 septembre 2006 20:35

                            Chiche !

                            Mais ça va être trés difficile, car « ça paraît congénital »..


                          • roumi (---.---.74.206) 14 septembre 2006 20:37

                            j’y ai vus deux choses dans le titre de l’article .

                            bien sur la politique c’est sale inutile d’y revenir . mais neccesaire .

                            sarko rappe normal ; doc gyneco mis a part son titre de rappeur appartient a la communautee antillaise qui est souvent le fond de commerce electoral dont on se sert pour les derniers pour cent en cas de doute de sa victoire perso . il s’en sert parce qu’il represente une reussite .

                            sego derappe normal ; elle donne une lecon de politique a une tres jeune synpathisante du mjs ; qui attend que son responsable l’autorise a parler donc poser la bonne question ! elle lui demande pose ta question !!en bonne soutiere

                            dans un cas comme dans l’autre il y a strategie de rupture .

                            ca me fait frais comme un appel d’air ?

                            a ZEN j’adore ton image !


                            • Patrick Adam Patrick Adam 14 septembre 2006 20:51

                              @ cordialement

                              Je l’ai dit sur un autre fil « haïr quelqu’un est une perte de temps ». Et j’ai mieux à faire. De ma vie, je n’ai jamais haï personne, même pas des mauvais profs à qui je pourrais encore aujourd’hui en vouloir, à propos des méthodes d’enseignement qu’ils appliquaient. Par contre, il y a pas mal de gens à qui je refuse de serrer la main. Question d’hygiène.

                              Cordialement donc Patrick Adam


                              • Patrick Adam Patrick Adam 14 septembre 2006 20:59

                                @ Thucydite

                                Merci pour le plaisir d’avoir à taper un nom et qui me rappelle des tas de vieux souvenirs. C’est vrai que, quelquefois, je n’y vais pas avec le dos de la cuiller et même de la louche, mais tous ces propos ont une généalogie. Zen n’arrête pas de vouloir jouer au plus fin avec de petites allusions perniceuses d’un professeur en « je sais tout et vous êtes un gros nul » qui ne me conviennent pas, mais alors pas du tout. Alors, je patiente un bon coup, puis, quand je vois qu’il en profite de plus en misérablement, crac, je m’offre une détente. Je comprends que ça puisse choquer dans un monde qu’on voudrait de plus en plus lissé. Mais je ne vis pas dans ce monde là.

                                Patrick Adam


                              • Cordialement (---.---.151.62) 14 septembre 2006 21:16

                                Bonsoir Monsieur Adam,

                                Je vous crois volontier quand vous me dîtes que vous ne haïssez personne, mon intervention avait justement pour but de vous prévenir que vos propos donnent une impression qui diffère, semble-t-il, de la réalité.

                                Pour ce qui est de serrer des paluches, faites comme vous voulez, mais attention à certaines sensibilités. Vous n’êtes pas sans savoir que pour certains, refuser la main qui vous est tendue est un geste d’impolitesse crasse que d’aucun ont toujours considéré comme une insulte volontaire. Certains vous diront que si vous ne voulez pas vous « salir » la main, vous n’avez qu’à rester chez vous. D’autres sont encore plus sensibles à ce qu’ils qualifieraient de « saloperie de comportement » ou « ignominie totalement injustifiable ». Mais rassurez-vous, il existe aussi des gens tolérants qui ne vous tiendront pas rigueur de votre refus. En ce qui me concerne, vous me connaissez, je n’en ferais pas un fromage.

                                Cordialement.

                                PS : Une petite révision vous permettra d’enchaîner les commentaires dans un ordre plus lisible.


                              • ZEN zen 14 septembre 2006 22:16

                                « Zen n’arrête pas de vouloir jouer au plus fin avec de petites allusions perniceuses d’un professeur en »je sais tout et vous êtes un gros nul« qui ne me conviennent pas, mais alors pas du tout. »

                                Une mégalo-parano comme celle-là, ça doit pouvoir se soigner...En ce qui concerne l’aspect infantile de ces propos, les lecteurs jugeront.

                                Bien zenement


                              • Thucydide (---.---.140.153) 15 septembre 2006 08:50

                                ...dide, pas ...dite, Patrick Adam -mais c’est heureux que ça vous évoque de bons souvenirs.

                                En ce qui concerne vos démêlés avec certains membres de ce forum, je suis au courant, j’ai déjà eu l’occasion d’entrouvrir la porte des foires aux engueulades que suscitent vos articles. Bien que je sois plutôt d’accord avec ceux-ci, je ne suis pas habilité à juger qui est le fautif initial des dérapages. Mais il faut savoir calmer le jeu, et accepter l’armistice que certains de vos contradicteurs proposent entre les lignes.


                              • Patrick Adam Patrick Adam 14 septembre 2006 21:34

                                @ cordialement

                                Ma phrase sur le serrage de mains ne s’adressait pas à vous et même à bon nombre d’intervenants qui sur les différents fils me chauffent les oreilles (ce qui n’est pas votre cas, dois-je aussi le préciser).

                                Vous parlez d’impolitesse. alors je vais vous donner un exemple qui n’a pas besoin d’être exotique. J’ai essayé maintes fois d’engager une conversation avec Reboul J’ai répondu aux questions qu’il me posait le plus régulièrement que j’ai pu, et pas une fois, je dis bien pas une fois, il n’a daigné me retourner uneréponse, ni même accuser réception. Et a exactement la même attitude avec Cambronne qui s’est toujours adressé à lui, très poliment. Alors où est la politesse.

                                Pour ce qui est de « refuser la main qui vous est tendue » qui est, comme vous le rappelez, un « geste d’impolitesse crasse que d’aucun ont toujours considéré comme une insulte volontaire » il va s’en dire que celui qui se permet une telle attitude le fait à ses risques et périls.

                                Bien à vous. Patrick Adam


                                • vigie 14 septembre 2006 22:06

                                  @ patrick et aux autres ...

                                  Il est comme ca notre ami Patrick Adam, une répartie mal a propos, et il voit rouge faut pas lui en vouloir, il a le mérite de l’authenticité et du franc parler, bon quelquefois, il devrait dégainer moins il vite, mais il a fait sien l’adage œil pour œil ,mot pour mot, son style épistolaire est unique, et puis il met de l’ambiance, si des fois sur agora on ne pouvait se dire les choses. On a un formidable espace de liberté, si l’on se modère tous un peu, le dialogue y gagnera en contenu, et peut être apprendrons nous a nous connaître un peu mieux.

                                  Conseil d’un sage pour la route :

                                  « Le petit bourgeois, c’est pour moi l’homme des idées recus, que l’on retrouve dans toutes les sociétés, dans tous les temps : le conformiste, celui qui adopte le système de pensée de sa société qu’elle qu’elle soit (ou idéologie dominante ) et ne critique plus. Cet homme moyen est partout. »

                                  Ionesco

                                  Donc le débat contradictoire est sain mais il faut un effort de toutes les parties, et c’est pas toujours facile, bon on y arrive....


                                  • Patrick Adam Patrick Adam 14 septembre 2006 22:18

                                    @ JLE

                                    D’accord avec votre point de vue.

                                    Le but de mon texte était effectivement de mettre le doigt sur le cas Chirac et Jospin, et non pas de me lancer dans une énième digression politique bourrée « je le vois avant vous ». J’aime bien les voir de battre dans l’ombre. L’un est en train de nous mijoter quelque chose de pas clair, et l’autre joue son retour en posture échorché nouvelle vague.

                                    En face Sarko et Ségo, font évidemment figure de seconds couteaux déjà émoussés.

                                    Patrick Adam


                                    • Patrick Adam Patrick Adam 14 septembre 2006 22:26

                                      @ Vigie

                                      salut le guetteur. Là-haut, l’écho me semble bien bon.

                                      patrick Adam


                                    • roumi (---.---.74.206) 14 septembre 2006 22:29

                                      le voila voyant maintenant .

                                      surprenant .

                                      il y as un truc special la ou il vis , des voyances ou autres .

                                      roumi


                                    • Patrick Adam Patrick Adam 14 septembre 2006 23:16

                                      @ zen

                                      Toujours aussi mal-lisant culturel à ce que je vois. Et bien sûr toujours à côté de la plaque. Et toujours de façon bien pernicieuse. Vous êtes un artiste du petit coup fourré. Je dois le reconnaître.

                                      La phrase : « Zen n’arrête pas de vouloir jouer au plus fin avec de petites allusions perniceuses d’un professeur en »je sais tout et vous êtes un gros nul« qui ne me conviennent pas, mais alors pas du tout. » ne signifiait aucunement, comme vous l’insinuez de la façon fielleuse qui vous est habituelle, que vu l’étendue de mon savoir, elle ne pouvait m’être appliquée. Elle peut par contre se lire comme suit : « votre posture de professeur  »je sais tout et vous êtes un gros nul" m’insupporte par sa suffisance.

                                      D’ailleurs, ça continue.

                                      Patrick Adam


                                      • ZEN zen 15 septembre 2006 01:47

                                        @PA

                                        Une intervention de plus qui confirme mon diagnostic..


                                      • Antoine Diederick (---.---.201.223) 14 septembre 2006 23:19

                                        Hummmm , si l’art de la politique est un jeu peu commode, c’est aussi un jeu dangereux.

                                        Je pense aussi qu’il ne faut pas confondre l’art de la politique et l’art de la communication du politique (la communication du politique ou autrement nommé le marketing politique qui tend depuis une dizaine d’années à se substituer à la politique avec un grand P).

                                        Aujourd’hui les acteurs du monde politique veulent occuper tout l’espace médiatique et plus que jamais. C’est sans doute la rançon à payer à la société d’information.

                                        La perversité consiste plus que jamais aussi ds cette communication politique à jouer et à surfer sur l’émotionnel des masses (immigration, violence etc).

                                        La définition du politique a aussi varié avec le temps et elle n’est pas unifié.

                                        Souvent nous opposons lorsque nous abordons le politique la notion de gestion de la cité et le principe de Machiavel :« La fin justifie les moyens ». Ce dernier adage contenant les idées de moyens ressources et finalités. Outre qu’en mme temps, le machiavélisme nous fait penser à l’acteur politique dénué de scrupules, tandis que le gouvernement de la cité suppose le « management éclairé », pour utiliser une expression issue du vocabulaire de l’entreprise, mais aussi à l’idéal démocratique de la Grèce antique.

                                        La politique n’est pas l’art de l’embrouille et je ne vais pas faire un plaidoyer pour la bonne politique, celle qui trouverai grâce à mes yeux car je ne sais pas quelle serait la bonne . D’ailleurs, le savons nous vraiment quelle serait la bonne politique, tant la complexité peut nous rendre perplexes surtout si nous voulions voir, tel des classiques, d’un seul regard tout l’ensemble du champs politique, le globaliser et surtout le totaliser.

                                        En discutant de ci de là avec d’autres personnes, il m’apparait que mes interlocuteurs disent tous la mme chose :« Où sont passés les hommes d’Etat ? ». Où sont passés ces hommes qui tiennent bon sur le pont du navire à la barre et qui abandonnent une part de leur vie pour leurs convictions quand bien même leur ego les pousse, il faut le dire, à briguer la place suprême. Et, il semble que nous les regrettons.

                                        Nous avons le sentiment, enfin, je parle pour les autres, je dirai donc à la première personne :« J’ai parfois le sentiment de la catastrophe imminente, de la menace du temps qui change ». Et il est bien en train de changer et sans assurance.

                                        Avec le triste anniversaire du 11 septembre revient la menace de la guerre larvée tandis que la « globalisation » qui veut dire concentration capitalistique et spectre de la perte de l’autonomie européenne (il ne faut pas se faire trop d’illusion sur l’avenir des entreprises européennes pour leur ancrage) le tableau n’est pas des plus positif et le scepticisme ainsi que la mauvaise humeur perceptible partout en sont pour moi révélateurs.

                                        Revenons au politique : Il me semble que l’embrouille politique est l’image de l’impuissance politique des hommes en place qui ne peuvent se porter au premier rang d’un combat de préservation des intérêts nationaux et en mme temps européens ainsi il est préférable de noyer la question en montant en épingle les problèmatiques de l’immigration, les problèmes internationaux non négligeables certes mais qui cachent le vrai débat à mon sens. Quel est le projet d’avenir ? Et si l’auteur de l’article servant de prétexte au débat ds ce fil, exprime une idée de confusion en politique, c’est qu’il y a dévoiement et que sans équivoque pour lui, le politique n’est plus que magouilles et tripotages. Mais c’est une idée et un sentiment populaire lorsque en face des grands de ce monde, le petit renonce à comprendre et qu’il se réfugie dans la conviction que « tous sont des pourris ». C’est un abandon.

                                        Pour ma part, je pense que l’auteur de l’article qui peut « mordre comme un chien le pantalon du facteur » exprime ce que ressentent bien des personnes, une colère et un agacement. Mais c’est trop court. Il faut autre chose comme indignation pour que le discours du refus ou de la contestation soit porteur.

                                        Or, je pense et je crois que nous devons nous inquiéter de l’avenir avant que d’autres le fassent à notre place.


                                        • Patrick Adam Patrick Adam 14 septembre 2006 23:29

                                          @ Antoine Diederick

                                          Mon but n’était pas de faire un article politique. Il y en a plein, partout, et de bien meilleurs que je ne pourrais en écrire. J’ai voulu faire part d’une impression bizarre qui était en train de me gagner en cette pré-campagne, comme un voile de nostalgie sur des pratiques anciennes et une crainte sourde, ainsi que je l’ai exprimé, de voir venir inexorablement le temps des boutiquiers.

                                          En écrivant ce papier, j’ai simplement voulu faire entendre, en quelques lignes, une petite différence de son de cloche. Pas plus. Je sais que je n’ai pas les moyens d’aller plus loin. D’autant que je me suis exprimé très souvent et plus en détails sur d’autres sujets qui me tiennent à coeur.

                                          Bien à vous. Patrick Adam


                                          • Antoine Diederick (---.---.201.223) 14 septembre 2006 23:42

                                            Bonsoir Patrick,

                                            L’Europe est à vendre....et le boutiquiers se pressent, c’est vrai...


                                            • (---.---.59.170) 15 septembre 2006 08:58

                                              Vive le socialisme, effectivement, qui nous a mené la ou nous en sommes..


                                            • Marsupilami (---.---.189.165) 15 septembre 2006 10:01

                                              Tu es trop intellectuel. Tu ne devrais réserver tes commentaires qu’aux interventions d’Adolphos.


                                            • Le furtif (---.---.108.240) 15 septembre 2006 08:49

                                              Votre tableau des deux nuisances me semble par trop délicat et « pastel ma chère »....fade façon artiste people.

                                              J’eusse aimé que vous les escagassiez de la belle manière.

                                              « On » vous reproche de par ces colonnes de vous laisser aller à des emportements verbaux trop acérés .........pauvres petites choses.........La vérité n’est pas affaire de sondages d’opinion ni de top 50 .Allez-y à fond . Si vous vous abaissez jusqu’à eux ils vous marcheront dessus sans vergogne.

                                              Les plus virulents des auteurs de propos haineux à vous adressés ne veulent qu’une chose : votre place. Tous ces aspirants satellites sont le plus souvent rédacteurs D’agora Vox ..........et autour de quelle étoile !!!

                                              Je vous dis Salut à vous et à Marsu vous m’avez appris tout deux avec une jeune femme arabe à l’intelligence lumineuse qu’il restait une chance à l’esprit.

                                              Ici à Agora l’exercice honteux de ces derniers jours Si ce n’est pas du culte de la personnalité ? ........trop c’est trop

                                              A vous revoir un jour ailleurs


                                              • Marsupilami (---.---.189.165) 15 septembre 2006 09:07

                                                @ Le Furtif

                                                Merci pour ce commentaire. Les vrais agressifs ne sont pas toujours ceux qu’on croit, contrairement aux apparences. Et l’on confond un peu trop facilement rudesse franche et agressivité. Seule une absolue franchise - même rude - permet un dialogue approfondi et amical, comme celui que Patrick ou moi-même pouvons avoir avec des musulmanes voilées sincères et volontaires comme Ka ou Wrysia, tout en étant nous-mêmes hyper-critiques vi-à-vis de l’Islam. Pour l’instant, c’est un cas unique sur Agoravox. Et cela en dit long sur ceux qui nous traitent, Patrick et moi, de racistes, d’anti-islamistes hystériques et d’intolérants. Comme c’est bizarre. Pas une seule des belles âmes bien-pensantes n’a été capable d’entreprendre une telle démarche, alors qu’il suffit de faire le premier pas pour aller vers l’autre, le différent...


                                              • Antoine Christian LABEL NGONGO Christian LABEL NGONGO 15 septembre 2006 08:52

                                                Y en a marre du sarko. smiley


                                                • Antoine Christian LABEL NGONGO Christian LABEL NGONGO 15 septembre 2006 08:57

                                                  Je vous en prie, il n’y a aucune comparaison entre Mitterand et Sarko. Le Sarkozy n’aura jamais la même envergure que Mitterand. Il se comporte comme un Blair actuellement, mais en plus petit. smiley


                                                  • ZEN etienne celmar 15 septembre 2006 09:26

                                                    @Le Furtif,

                                                    Boujour,

                                                    « Les plus virulents des auteurs de propos haineux à vous adressés ne veulent qu’une chose : votre place. Tous ces aspirants satellites sont le plus souvent rédacteurs D’agora Vox ..........et autour de quelle étoile !!! »

                                                    J’appécie le plus souvent vos interventions, nous avons toujours eu des échanges courtois. Mais là, si vous parlez de moi, il faut être plus clair.

                                                    Je n’ai ni haine ni ambition.Le zen , ça aide à dépasser ces passions .A mon âge !.. je n’ai jamais injurié P.A., j’ai même été parfois élogieux à son égard (voir , par ex. son papier sur Cachan), mais la mémoire lui fait parfois défaut. Un de mes gros défaut :être intransigeant au niveau intellectuel.Quand j’ai dit que le papier de PA n’était pas une analyse politique, ce n’était pas un jugement de valeur ;or,il dit lui-même après-coup qu’effectivement ce n’en était pas une.Allez comprendre...

                                                    Avec Marsu, nous avons eu parfois des propos trés vifs, mais, malgré nos divergences, nous continuons courtoisement à dialoguer et à échanger des idées de lecture..

                                                    Je n’ai aucune prétention.Issu de la paysannerie modeste, j’ai été longtemps ouvrier avant de commencer tardivement des études en me les payant par mon travail (chez Renault, entre autres...).Je ne suis pas un « héritier ».

                                                    Cela dit, arrétons ces enfantillages et si PA passe à la maison, dites lui que je suis prés à lui offrir une de ces délicieuses bières dont nos voisins belges ont le secret.

                                                    Cordialement

                                                    ZEN


                                                    • Marsupilami (---.---.189.165) 15 septembre 2006 09:58

                                                      @ Zen

                                                      Voilà une réponse très zen. Patrick est très souvent trop vif et rugueux dans ses échanges, moi je suis (un peu) plus mesuré et patient - c’est une histoire de caractère, à chacun son fonctionnement -, mais quoi qu’il en soit il vaut mieux l’émulation des franches confrontations que la stérilité complaisante langue de bois.


                                                    • Marsupilami (---.---.189.165) 15 septembre 2006 10:03

                                                      ... et j’ajoute que les critiques du Furtif ne t’étaient pas adressées, mais à ceux qui gravitent dans l’orbe guignol-pipole de D.W., ce qui n’est pas ton cas.


                                                    • Icks PEY (---.---.232.221) 15 septembre 2006 11:21

                                                      Morale de l’histoire, à force de vous poignarder réciproquement par commentaires interposés, le thème de l’article est complément passé à l’as.

                                                      Serait-il possible d’imaginer des échanges plus profonds que vos invectives ?

                                                      Si des têtes ne vous reviennent pas, qu’allez vous donc perdre du temps à leur parler ? Si des auteurs vous donnent la nausée, qu’allez-vous donc perdre du temps à les lire ?


                                                      • Patrick Adam Patrick Adam 15 septembre 2006 19:35

                                                        @ furtif

                                                        Merci pour la qualité de ce commentaire. Pour ce qui est d’escagasser les deux sujets de l’article, je pense qu’ils m’en donneront l’occasion dans pas longtemps ; c’est cette ambiance étrange que nous connaissons aujourd’hui que j’ai voulu marquer d’une petite pierre blanche. Pas plus.

                                                        Pour ce qui est de mes « emportements verbaux trop acérés », vraiment votre réaction me plaît beaucoup. Comment peut-on penser que je vais me couler dans un moule que je dénonce chaque fois que j’en ai l’occasion. Alors bien sûr, la logique m’imposera toujours cette « violence » verbale. Ce n’est pas une posture, loin de là. C’est une sorte de contrat que j’ai passé avec moi-même. Je trouve extraordinaire qu’Agoravox me laisse m’exprimer dans des termes que j’affectionne. Je pense que c’est à l’heure actuelle le seul média qui permette ce type d’expression. Et certains bien-pensants s’obstinent à vouloir le polir, le raboter. D’autres à le salir. D’autres encore s’en servent pour leur petite auto-promotion grotesque.

                                                        Bien sûr, il n’est pas question que je change de comportement. Et quand certains intervenants m’énervent trop, je m’en vais dire un petit mot à la merveilleuse Ka et goûter quelques-unes de ses pensées ainsi que celles de wrysia. Ca me réconcilie avec le monde entier pour le reste de la journée. Le lendemain, je recommence...

                                                        Bien à vous. Patrick Adam


                                                        • Patrick Adam Patrick Adam 15 septembre 2006 19:37

                                                          @ Marsu T’as raison de souligner l’incongruité que représentent nos échanges avec Ka et Wrysia. Non seulement personne n’a entrepris une telle démarche comme tu dis, mais ils n’y font aucune allusion puisqu’ils s’en trouveraient frustrés de toutes leurs accusations de racisme et qu’ils en ont besoin pour vivre. Et pour ce qui est de mon « agressivité », j’aimerais bien présenter ma mère à Zen, surtout quand elle regarde un match de rugby à la télé et que tout l’immeuble est au courant de la moindre phase du match un peu virile...

                                                          Il y a un truc que je trouve amusant depuis que je rôde par là, c’est le nombre de fois où je suis obligé d’écrire « je m’en fous ! ». C’est extraordinairement jouissif. Tu ne peux pas savoir le plaisir qui me gagne de pouvoir constater que la langue de bois médiatique qui s’est répandue jusque dans les plus petits rouages de nos sociétés ne m’a pas atteint.

                                                          Bien à toi Patrick Adam


                                                        • Marsupilami (---.---.246.244) 17 septembre 2006 14:08

                                                          Exact. A chaque fois que nous faisons allusion à notre dialogue amical avec Ka ou Wrysia, aucune des belles âmes bien-pensantes qui nous attaquent en se trompant de cible ne laisse jamais de commentaire sur ce sujet. Ça n’entre pas dans leurs schémas de pensée. Tant pis pour ces bipèdes à cerveau fossile. Continuons à les faire chier entre deux silences.


                                                        • FredLeBorgne (---.---.43.200) 17 septembre 2006 11:32

                                                          Je n’aime pas Patrick Adam (C’est mon droit) et je ne l’invectiverai pas pour autant.

                                                          Mais j’ai trouvé un plaisir certain à voir les deux « poulains » des médias se faire juger aussi sévèrement par quelqu’un comme lui.

                                                          Comme quoi tous les populismes ne sont pas compatibles.

                                                          Alors, pour cette fois, j’abonde en son sens. Je crains seulement que ni l’UMP, ni le PS ne puisse présenter un bon candidat à l’encontre des medias et que ces élections là soient vraiment « risquées »


                                                          • Visiteur Indigène (---.---.180.214) 30 septembre 2006 07:27

                                                            Petite demande tout à fait directe à l’auteur p.adam :

                                                            A quand, monsieur l’innénarable, un texte littéraire de vos pensées profondes sur la petite entité coinçée entre le Jourdain et le Litani, région d’où est sans doute originaire la « modérée » islamisante françoise-wrysia.

                                                            Vous vous feriez un point d’honneur à délivrer vos appréciations sur cette religieuse, paisible et charmante contrée entourée d’ignobles barbares arabes islamisants que vous décriez à longueur de fil en compagnie de la cohorte mossadienne patentée qui vous tient lieu d’auditoire acquis.

                                                            Un devoir d’équité moral et intellectuel s’impose donc à vous pour mieux comprendre votre point de vue à se sujet et ce, hors actualité spécifique. Vous voudrez bien lever toute équivoque.

                                                            Je n’ai pas prononcé volontairement de mots interdits ou qui fâchent pour ne pas m’exposer à une enième censure. Au plaisir de vous lire avec votre franc parlé...


                                                            • Patrick Adam Patrick Adam 30 septembre 2006 07:41

                                                              @ visiteur indigent

                                                              pas la peine de me demander quoique ce soit. Désormais je ne te répondrai qu’en citant un de tes derniers propos : «  »Vautrez-vous la petite bande démasquée qui tente de nous vendre un Islam modéré. Il n’y a pas d’Islam modéré ! accréditer cette thèse est une ineptie, devant des attaques injustes et savamment orchestrées par un sionisme ultra virulent contre cette religion, le monde musulman fera front commun, nul besoin d’en faire partie dans sa pratique pour cela. L’Islam est unicité autant dans le verbe que dans l’esprit..." et j’assurerai à ce texte impérissable toute la publicité qu’il mérite.

                                                              Patrick Adam

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