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Accueil du site > Tribune Libre > SNCM suite est ........ fin !

SNCM suite est ........ fin !

La SNCM a été placée vendredi en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Marseille. Le tribunal de commerce, qui a "constaté l'état de cessation de paiement" de la compagnie maritime, a fixé au 28 mai la fin de la période d'observation prévue dans le cadre de cette procédure.

En 1969 naissait la « Compagnie générale transméditerranéenne » (CGTM non ce n’est pas un gag), résultat de la fusion de 2 compagnies privée. Cette compagnie reliait alors le continent à la Corse.

En 1976, le gouvernement décida d’instaurer le principe de la continuité territoriale entre la Corse et le continent et en même temps prend le contrôle de la CGTM à hauteur de 25%, par l’intermédiaire de la SNCF. Les 75% étant détenu par la Compagnie générale transatlantique déjà mal en point.

La SNCM devient alors un monopole d’état dans les liaisons maritimes entre la Corse et la France et reçoit chaque année une subvention de l’état pour assurer ce fameux principe de continuité territoriale. Même si par la suite, la gestion de la subvention de continuité territoriale est transférée à l'assemblée de Corse, et même si en 1996, l'ouverture à la concurrence permet à la compagnie Corsica Ferries d’ouvrir des lignes depuis Toulon et sa ligne Nice-Bastia en NGV, avec des services et des tarifs allégés, créant une forte concurrence, le renouvellement de la convention avec l'Office des transports de Corse sera toujours attribué à la SNCM. Malgré la concurrence, en 2000, la compagnie capte toujours 82 % des parts de marché entre les ports français continentaux et la Corse. Malgré son leadership, la SNCM reste toujours déficitaire et l’état procède continuellement à des augmentations de capital. En vertu de l’ouverture à la concurrence, la commission européenne impose des cessions d’actif et oblige la SNCM, qui ne représente plus que 54 % des parts de marché sur les liaisons France continentale – Corse, à vendre une partie de sa flotte (notamment les NGV).

Commence alors le cycle des grèves à répétition.

En septembre 2004, le STC (Syndicat des travailleurs corses) mène une grève qui dure deux semaines pour obtenir une augmentation des salaires et le principe de « corsisation » des emplois. Il en résulte une forte augmentation de la « prime d'insularité » pour les employés résidant en Corse et une priorité à l'embauche pour les Corses (qui représentent 800 employés sur un effectif total de 2 400). Cet accord, contesté par les autres syndicats est le résultat des services du premier ministre Jean Pierre Raffarin.

En 2005 il est décidé de privatiser la SNCM. En fait c’est Bruxelles qui pousse la France. S’en suit une grève lancée par le syndicat des marins CGT et le STC pour s'opposer au projet du gouvernement qui veut vendre la SNCM à un fonds d'investissement (Butler) qui propose de reprendre la société pour 35 millions d'euros. Ce projet prévoit un plan social de 400 suppressions d'emploi (mais pas de licenciement « sec ») et un apport financier de l'État de 113 millions d'euros destiné à apurer les dettes, environ 35 millions d'euros et à financer le plan social. Butler subordonne son accord définitif au renouvellement de la délégation de service public avec l'Office des transports de la Corse (c’est le seul intérêt de cette compagnie).Les marins ne veulent pas de Butler et déclenche aussitôt une grève. Les grévistes bloquent des bateaux présents dans le port de Marseille et plusieurs milliers de passagers qui s’y trouve, séquestrent le PDG de la compagnie. Comme ça ne suffit pas, il procède au blocage général du port de Marseille. Le secrétaire national de la STC, Alain Mosconi qui est accessoirement une figure du nationalisme corse, et ses militants s'emparent du Pascal Paoli et le détournent vers Bastia. Alain Mosconi, déclare : « Nous avons récupéré un outil de travail qui appartient à la Corse et nous le rendons à la Corse ». Le bateau est repris le lendemain matin par le GIGN (en fait ce sont les commandos Hubert) et renvoyé à Toulon. Devant la menace de cessation de paiements de la société, prélude à sa liquidation possible, la fin de la grève est annoncée le 13 octobre. Butler renonce au rachat de la SNCM. C’est Connex devenue depuis Veolia Transdev qui prend le relai à hauteur de 28%. L’état conserve ces 25% et 9% sont attribués aux employés.

Pour faire face aux échéances immédiates et aux pertes dues à la grève, l’état accorde à la SNCM une avance de trésorerie de 25 millions d'euros qui s'ajoute à une avance précédente de 30 millions d'euros. Soit 55 millions d’euro pour l’année 2005.

Les grévistes ont démontré leur détermination, mais la clientèle qui ne considère plus cette compagnie fiable, la déserte. En 2008, la SNCM ne détient plus seulement que 33 % des parts de marché sur les liaisons France continentale - Corse.

La SNCM continue à perdre de l’argent. A titre de comparaison, en 2003, la société a réalisé un résultat courant avant impôts de moins 7,1 millions d'euros pour un chiffre d’affaire de 371,9 millions d'euros, dont 254,1 millions de recettes clientèle, 72,8 millions de subventions. Les charges d’exploitation se sont élevées à 370,7 millions d'euros. Et ce n’est que la cession d’actif qui a permis au résultat net du groupe de s’élever à 21,1 millions d'euros. La raison fondamentale de cette évolution réside dans les coûts de production de la SNCM qui a transporté, la même année, 642 passagers par employé contre 2000 pour Corsica Ferries (qui emploie deux fois moins de personnel). Pour combler son déficit, la SNCM continue de vendre ses navires. Elle vend un NGV à une compagnie grecque et affrète un temps l’autre NGV en Polynésie. Suite à l’échec commercial de ce dernier, il est revendu aussi à une compagnie taïwanaise.

 

Entre temps, d’autres scandales viennent entacher la société. En 2005, lors des audits réalisés en vue de la privatisation de la SNCM, une affaire de « coulage » perdurant depuis des années à bord des bateaux de la SNCM est révélée. Les recettes des ventes de boissons à bord seraient partagées entre les marins chargés de la gestion des bars. Dans le bilan comptable de la société, il apparaît que ces recettes seraient quasi nulles alors qu'elles représentent près d'un tiers du chiffre d'affaires de son concurrent Corsica Ferries. Les syndicats ont démenti ces accusations et des menaces de mort sont parvenues aux journalistes ayant relaté les faits. En 2013, un trafic d’arme et de cocaïne (24 kilos de cocaïne, 2 kilos de TNT et semtex, des détonateurs, un fusil à pompe, un pistolet automatique, 2 gilets pare-balles et des munitions) orchestré par des marins de la SNCM, dont un syndicaliste CFTC est mis à jour. Des mises en examen sont prononcées et les protagonistes sont toujours en prison en attendant leur procès.

Une société en déficit chronique, gangrénée par les syndicats et les nationalistes corses, un état qui subventionne sans compter pour acheter une paix sociale toute relative. Il n’en faut pas plus pour que Bruxelles enquête sur cette compagnie qui bafoue sans vergogne et avec la complicité de l’état les lois européennes sur la concurrence. L’UE commandite une enquête et la sanction tombe. L’UE saisit la Cour de justice de l'Union européenne contre la France et demande une amende de 220 millions d’euro pour des aides perçues entre 2007 et 2013. Vient s’ajouter une seconde amende de 220 millions d’euro pour des aides perçues entre 2002 et 2006, portant l’ardoise à 440 millions d’euro.

La SNCM et son actionnaire principal Transdev a une épée de Damoclès de 440 millions d’euro sur la tête. Même si la procédure engagée par Bruxelles devrait prendre des mois, voire des années, la menace est réelle, car l’état ne peut justifier les millions d’aide accordées à cette compagnie. Pour Transdev, la seule solution pour ne pas payer cette amende serait de trouver un repreneur qui n’aurait pas l’obligation de la payer. C’est pour cela qu’il considère avec l'Etat, actionnaire à 25%, le redressement judiciaire comme la seule solution pour permettre selon eux de trouver un repreneur et d'annuler les condamnations européennes à rembourser des aides publiques jugées illégales.

Transdev a en effet, en pleine conscience, volontairement provoqué le dépôt de bilan de la compagnie en exigeant le remboursement immédiat de créances que la compagnie n'est pas en mesure d'honorer. Le procureur de Marseille Brice Robin, avait d'ailleurs remarqué le caractère "inédit" de la manœuvre des actionnaires, que les salariés qualifient de "faillite organisée". Il n’en demeure pas moins qu’au vu des difficultés chroniques de la société (200 millions d'euros de déficit cumulé depuis 2001), le redressement judiciaire est la seule solution pouvant conduire des repreneurs éventuels à se manifester.

Avec 220 millions de déficit cumulé, le juge enquêteur, nommé pour étudier la seule question de la cessation de paiement, n’a pas mis très longtemps pour conclure par l'affirmative, considérant qu'il y a bien cessation de paiement.

Le tribunal de commerce de Marseille se prononce vendredi sur la cessation de paiement de la compagnie maritime SNCM, prélude à un redressement judiciaire demandé par la compagnie, mais perçu par les syndicats comme la première étape vers la liquidation.

Les salariés, eux, ont de nouveau contesté le fait que les créances brandies par Transdev soient juridiquement exigibles et demandé "la suspension de la procédure". Mais il faut se rendre à l’évidence, si une société ne peut faire face au remboursement de ses créances dans le temps imparti elle est de fait en cessation de paiement.

"Aller au redressement judiciaire, c'est glisser vers la liquidation", estime à l'instar des autres syndicats, représentant de la CGT, le syndicat majoritaire à la SNCM. Il a raison. Et je serais plus catégorique que lui. La liquidation judiciaire de cette entreprise l’empêchera de renaitre.

Si l’UE est d’accord sur le principe pour annuler l’amende si un repreneur venait à faire une offre, mais si elle estime que la SNCM, même reprise et transformée par un repreneur, restera la même entreprise, elle n’affranchira nullement l'entreprise des condamnations de Bruxelles. La nouvelle SNCM devra donc assumer les condamnations.

De plus l’UE n’est pas d’accord pour transférer automatiquement la délégation de service public (DSP) vers la Corse à l’éventuelle nouvelle société. Ce contrat qui court jusqu'en 2022, de plus 600 millions d'euros, qui lui a été attribué, ainsi qu'à une autre compagnie, la Méridionale (cette dernière a été forcé de s’associer avec a SNCM pour avoir cette délégation) constitue une manne essentielle à sa survie. Dans une étude juridique réalisée en 2013 commandée par Transdev, ce risque est d'ailleurs clairement formulé : "La transmission de la DSP pourrait constituer un indice fort de l'existence d'une +continuité économique+", est-il écrit dans le document. En clair, soit la "nouvelle SNCM" conserve la DSP, mais reste sous le coup des condamnations de Bruxelles. Soit les condamnations sautent, mais la DSP pourrait devoir faire l'objet d'un nouvel appel d'offre. Vu le montant des sommes engagées, ce sera un appel d’offre européen et les corses et les marseillais ne pourront pas magouiller aussi facilement pour accorder à qui mieux mieux cette DSP. Comme la seule richesse de la SNCM est la DSP, qu’elle serait la raison plausible pour qu’un repreneur se manifeste pour reprendre cette coquille vide ?

"Il ne faut pas se voiler la face : il n'y a pas d'offres de reprise possibles tant qu'existe la menace de Bruxelles", estime le représentant de la CGT.


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26 réactions à cet article    


  • Le p’tit Charles 29 novembre 2014 10:05

    +++
    Bon article sur l’incompétence pour la gestion de cette compagnie...dirigée par une mafia qui ne dit pas son nom... !


    • Doume65 29 novembre 2014 10:24

      « Comme ça ne suffit pas, il procède au blocage général du port de Marseille. »
      Qui c’est « il » ? Le PDG de la compagnie ?


      • marmor 29 novembre 2014 11:22

         Prévisible, prévu, et effectif. On ne pouvait pas s’attendre à autre chose de la part de ces fonctionnaires et des dockers marseillais qui ont déjà tué le port. Maintenant, il va falloir trouver des solutions car il s’agit de la survie de la Corse ! Toute l’économie de l’île dépend du transport maritime et Corsica ferries ne suffira pas à l’acheminement de toutes les marchandises. Les touristes, c’est relativement secondaire malgré qu’il s’agisse d’une part importante de l’économie. Ce qui va être crucial c’est l’approvisionnement des denrées necessaires à la vie, car tout, absolument tout est importé !


        • Fergus Fergus 29 novembre 2014 11:42

          Bonjour, Marmor.

          De la même manière que les élus politiques de Marseille ne doivent pas être amalgamés avec tous leurs collègues au plan national, les syndicalistes de Marseille (SNCM, Port autonome, SNCF, RTM) ne sont pas représentatifs de ce qui se passe ailleurs sur le territoire. De très mauvaises habitudes y ont été prises. Et les conséquences visibles étaient inscrites dans ces dérives parfois très choquantes. Je ne crois pas que mon plus proche voisin, un Corse, verse la moindre larme sur la SNCM, compagnie à laquelle il a définitivement tourné le dos après quelques galères insupportables. Mais c’est évidence : une solution de remplacement devra être trouvée. Pas évident dans le contexte de conflit qui prévaut !


        • marmor 29 novembre 2014 13:21

          Fergus, je ne suis pas certain que les élus marseillais aient quoique ce soit à envier aux autres élus, tels que Balkany Estrosi et autres Huchon !
          Il faut dire à Sampiero que ses compatriotes, tous plus intelligents que les autres se mobilisent pour racheter la compagnie, car c’est vital pour eux ! Sinon à bouffer des chataignes et des mandarines. Une grande collecte parmi l’élite de la nation que sont les corses, comme le dit Sampiéro, lui en tête, et le problème est réglé, une petite contribution de 1000 € par habitant, et l’amende est payée ! Après, l’état, nous donc et eux un peu, donnera des sous pour racheter les bateaux



          • marmor 29 novembre 2014 13:30

            J’échange beaucoup avec la Corse, professionnellement, et je ne passe plus par SNCM en direct, mais par une compagnie privée qui ex2pédie le fret par la SNCM et qui s’appelle Transcausse pour qui le mot d’ordre est ponctualité, professionnalisme et gentillesse.
            Mail de départ de la marchandise depuis Bastia ou Ajaccio ( privé : corsefret ) mail d’arrivée de la marchandise et date et heure d’enlèvement. Clair, net et précis ! J’y étais encore hier. J’ai eu une petite heure de retard à cause des dockers marseillais mais tout s’est bien passé, avec un petit café et des excuses du personnel ( les chauffeurs des remorques et les caristes ! ) pour ce retard indépendant « de leur volonté »


            • marmor 29 novembre 2014 13:35

              Ce post est pour rappeler à Sampiéro que , comme il l’écrit :
              « Tous les cons qui se gargarisent en traitant de sujets dont ils ignorent la totalité des éléments..
              ne doit pas s’adresser à tout le monde, car il existe des gens qui ne vivent pas en Corse et qui sont malgré tout concernés
               »


              • Robert GIL Robert GIL 29 novembre 2014 13:41

                de toute façon en france si ça marche mal, c’est la faute aux ... syndicats ! C’est bien connu !
                .
                voir : MEFIEZ-VOUS DES SYNDICATS !


                • Robert GIL Robert GIL 30 novembre 2014 09:32

                  enfin surtout au syndicat patronal, premier assisté de France, j’ai nommé : le MEDEF !


                • marmor 29 novembre 2014 13:55

                  Le raciste italien marmor
                  On se demande qui est raciste, Mr l’humaniste Sampiéro !
                  Je ne sais pas ce que tu reproches aux italiens, sachant que la culture, les traditions des corses sont italiennes, même la langue qui n’est qu’un dialecte d’italien au même titre que le frioulan, le napolitain ou le sicilien, avec quelques U à la place des O, et basta !
                  Mais avant tout, Mr le raciste qui reproche aux autres leur origine, je suis français, certes avec un nom qui finit par i, et une lignée de Scoma, Rossi, Giromini, et Paterno. Quant à ton nom, s’il se termine par un i aussi, tu es aussi italien que moi !



                  • titi titi 1er décembre 2014 18:44

                    Pour l’Italie, je dis pas, mais pour la France faudrait réviser un peu avant de dire des choses pareil.

                    Bien que le sujet ait déjà été récupéré par les uns et les autres pour servir la soupe politique, et malgré plusieurs dates de naissance retenues, toutes dépassent les 200 ans.


                  • Garance 29 novembre 2014 15:23

                    Sampiero


                    Faux : tout n’est pas dégueulasse en Corse

                    Sa charcuterie est excellente

                    Connais-tu la marque des charcuteries Sampiero ?

                    Je l’ai découverte dans mon Hyper dernièrement : quand j’ai lu « Sampiero » sur l’étiquette j’ai pensé à toi et j’ ai acheté la gamme ( saucisse sèche, chorizo , saucisson )

                    Pas donnée d’ailleurs , surtout sous ère hollandaise ; pas donnée mais bonne 

                    Disons que cela a été ma contribution pour le partage équitable tant prôné par nos pastèques

                    D’autre part je viens de changer de bagnole , quand le vendeur m’a demandé quel département je choisissais je lui ai demandé : 

                    « Dans quelle Corse ça saute le plus ? » 

                    Il m’a répondu : « En Corse du Sud »

                    Je suis immatriculé en Corse du Sud ; moi qui n’ai jamais foutu les pieds en Corse

                     Rassures-toi c’est en projet

                    Eh oui....« Laissez-moi passer ; je suis corse  »  smiley

                    • Yohan Yohan 29 novembre 2014 19:12

                      Le syndicalisme poussé jusqu’à l’absurde, ça donne ce résultat systématiquement. Entreprise mal gérée, foutoir, grèves exagérées, salaires à la tête du client, bref tous les ingrédients pour faire couler une boite. 


                      • Fergus Fergus 29 novembre 2014 20:24

                        Bonsoir, Yohan.

                        Pour une fois, je suis d’accord avec toi.


                      • Fergus Fergus 30 novembre 2014 09:25

                        Bonjour, Sampiero

                        Yohan n’a pas mis en cause le syndicalisme en général dans son commentaire, mais les excès que l’on peut constater ici et là, et force est de constater que les élus du personnel de la SNCM ont, entre petites magouilles et exigences irresponsables, fait le lit des difficultés de la compagnie.


                      • julius 1ER 30 novembre 2014 15:23

                        @yohan,

                        je pensais que tu décrivais les banques qui nous ont mené à cette crise du siècle, mais je relis et je me dis que ce n’est pas possible..... ce ne peut-être à cause du secteur privé si on est dans cette merde, c’est la faute au secteur public ..... bon dieu mais c’est bien sûr !!!!!!!!!!!!

                      • marmor 29 novembre 2014 21:13

                        Tu vois ce qui me dérange, Pastori , c’est que tu revendiques de représenter la Corse et les corses, et ta connerie incomparable ne les avantage pas, mais pas du tout.
                        Tu te vantes d’être Corse après avoir passé ta vie à être un ’larbin« , comme tu caractérises les employés, les salariés, sur le continent, à faire le petit cadrillon, chefaillon, d’un obscur service administratif, pour toucher ta retraite
                        Tu es raciste, sectaire, communautariste, bref un »taliban" dans toute sa superbe de connerie !
                         S’il te plait, arrête de ridiculiser les corses, assume ta connerie à titre individuel, sans mêler l’esprit corse à tes élucubrations de taliban ignare.
                        Toi le syndicaliste de mes deux, comment tu peux te permettre de traiter tous les employés, salariés, de larbins ? Tu te crois meilleur parce que tu as fini cadre en fin de carrière, après avoir sucé les boules de tes supérieurs pendant 20 ans ? Tu es qui pour parler comme ça ?


                        • cathy30 cathy30 30 novembre 2014 13:26

                          Le sort de la SNCM était scellé tout comme France Télécom en 2005, sauf que la SNCM ne s’est pas laissé faire. Mot d’ordre de l’Europe de l’ouverture à la concurrence.

                          Corsica ferry, beurk.


                          • julius 1ER 30 novembre 2014 15:14

                            pourquoi les syndicats ne lancent-ils pas une souscription afin que les français rachètent la Sncm je pense que le coût par français ne devrait pas excéder quelques euros....... en fait c’est une pratique qu’il faudrait généraliser pour le prix de quelques paquets de cigarettes les français pourraient redevenir les principaux actionnaires de leur patrimoine public..... et permettre à de nombreuses entreprises de fonctionner normalement sans rapporter des rendements à deux chiffres mais au moins sans aggraver le taux de chômage..................

                            à la fin, il faut savoir ce que l’on veut et mettre ses paroles au diapason de ses actes !!!!!!!!!!

                            • titi titi 1er décembre 2014 11:41

                              « rendements à deux chiffres mais au moins sans aggraver le taux de chômage »

                              On parle pas de rendement à deux chiffres.

                              On parle de rendements négatifs.

                              Les millions, les Français les ont déjà versé sous la forme de subvention.

                              Le problème de subvention, c’est que c’est de l’argent qui perd toute valeur pour celui que le reçoit.

                              Les mecs de la SNCM vont devoir maintenant travailler pour gagner leur vie, comme ceux à qui vous suggérez de mettre au pot.

                              Nulle doute que ca va les changer.


                            • marmor 30 novembre 2014 21:03

                              Impayable ce corse !! Voila ce qu’il écrit :
                              Voila une entreprise nationale florissante devenue comme par hasard déficitaire dès que sa privatisation a été prononcée ,
                              Et maintenant voila le début de l’article sous lequel le corse nous prouve qu’il reproche à tout le monde de ne rien savoir sur cette affaire.....

                              En 1969 naissait la « Compagnie générale transméditerranéenne » (CGTM non ce n’est pas un gag), résultat de la fusion de 2 compagnies privée. Cette compagnie reliait alors le continent à la Corse.

                              En 1976, le gouvernement décida d’instaurer le principe de la continuité territoriale entre la Corse et le continent et en même temps prend le contrôle de la CGTM à hauteur de 25%, par l’intermédiaire de la SNCF. Les 75% étant détenu par la Compagnie générale transatlantique déjà mal en point.

                              Mr le corse, il faut apprendre à lire, cette société a toujours été privée dans sa majorité, avec seulement 25% de participation de l’état !!!!!


                              • damocles damocles 1er décembre 2014 11:36

                                Etant directement concerné par la SNCM (en tant que client plus ou moins regulier) je vais essayer de donner un eclairage qui me semble objectif et depassionné

                                Il est vrai que pendant des années la SNCM , anciennement Compagnie Generale Transatlantique , (curieux, même sigle que le syndicat unique à l’epoque) , la fameuse « transat » faisait regner LA LOI ET L’ORDRE et même la DICTATURE sur les transports maritimes par l’intermediaire du syndicat unique la CGT
                                 La Corse servait de moyen de pression aux syndicats et à la compagnie elle-meme pour obtenir des avantages plus ou moins justifiés

                                LE NOMBRE INCALCULABLE DE GREVES DECLANCHEES OPPORTUNEMENT au moment des departs en vacances etait un vrai handicap pour l’economie de l’ile 

                                les marins etaient et sont toujours à 80% « marseillais » de même que le personnel administratif , puisque le siege de la societé est à Marseille

                                Je suis personnellement resté 2 jours sur les quais de la Joliette avec des familles entieres ,parqués comme des animaux en attendant le depart du Napoleon (l’ancien)
                                .
                                Je peux vous dire qu’a l’epoque les marins , tant par les greves que par leur ATTITUDE à bord , rencontaient peu de sympathie dans le public 
                                .
                                Sans compter les petites(ou grosses) magouilles pour l’obtention des cabines , le bar ...etc


                                Plus tard est venu le temps de le concurrence, aussi bien syndicale avec la creation du STC (Sindicatu di i Travagliadori Corsi )et de « l’ ouverture des lignes » , à laquelle s’est fortement opposée la compagnie 
                                Le STC a souvent agit en s’opposant plus au fonctionnement ou au differentes modifications des statuts et vente deguiséees de la SNCM ’ plus que pour defendre les intérêts strictement corporatifs des personnels
                                Je me souviens qu’une année le STC a refusé de faire une greve declenchée par la CGT AU MOMENT DE L’EXPORTATION DES CLEMENTINES
                                .
                                On peut dire que globalement l’epoque ou les marins faisaient la loi (avec la complicité de pas mal de dirigeants ) est aujourd’hui revolue
                                .
                                Seul problème , la MAUVAISE IMAGE est imprimée dans l’esprit des utilisateurs et bien peu nombreux sont ceux qui s’eleveront contre la disparition de la compagnie.....
                                .
                                Cela etant dit , une chose est sure , c’est qu’il faut EVITER toute situation de MONOPOLE

                                Pour cela il est à souhaiter que la compagnie soit reprise par une societé soit privée avec garantie sur les liaisons , soit par une société mixte PUBLIC -PRIVE
                                .
                                Peut-être une COMPAGNIE REGIONALE a l’image de la compagnie aerienne Air Corsica qui fonctionne tres bien , serait la solution , du moins une mise à l’etude serait à mon avis pertinente



                                • cathy30 cathy30 1er décembre 2014 12:13

                                  Damocles

                                  oui cela serait vraiment bien que cette compagnie soit racheter. Car les bateaux sont vraiment très agréables pour la traversée. 

                                • titi titi 1er décembre 2014 18:49

                                  Que la compagnie soit rachetée, j’en doute.
                                  Même si elle sa valeur doit être proche de 1 euro. Car en reprenant les mêmes et en recommençant, le résultat risque d’être identique.

                                  Par contre les bateaux seront certainement rachetés aux enchères ... j’imagine par Corsica Ferry !!!

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