Théorie de l’espèce (species theory)
A peine la récente controverse sur la Théorie des Genres refermée, qu'un nouveau phénomène de société en provenance des USA s'apprête déjà à chambouler les esprits de ce coté-ci de l'Atlantique. Née dans les années 90 des études scientifiques des professeurs Jay Abeganski et Carolyn Stiffson du Thamerlaputh Institute de Boston cette nouvelle approche de catégorisation sociale bouleverse toutes les références passées tout en offrant un champs d'exploration et de possibilités de vie gigantesque aux Homme et Femmes du 3eme millénaire.
Jay Abeganski est historiquement le grand fondateur du Social Species Theory (traduit en francais par "Theorie de l'Espèce Sociale"), communément nommé Species Theory. Questionné sur les motifs qui l'ont poussés à introduire la notion d'espèce dans la catégorisation sociale, Abeganski évoquait son enfance dans le Times en 2007. "Comme vous pouvez le constatez, je suis pourvu d'une pilosité largement supérieure à la moyenne et j'en ai beaucoup souffert, particulierement lorsque j'etais enfant et que mes camarades de classe moquait la toison qui recouvre mon corps. A cette époque les medecins expliquaient ce que je considerais alors encore comme un handicap par un cas aigu d'hypertrichose, c'est à dire un profond déreglement hormonal, bref pour eux c'était une pathologie, j'étais anormal."
Mais Abeganski n'accepte pas le diagnostic des médecins et par dessus tout refuse d'être exclus de la norme. C'est lors d'une promenade au zoo de New York qu'Abeganski a la révélation qui conditionnera tout son travail futur. Dans la zone reservée aux ursidés, il reste fasciné devant l'enclos des pandas. "Ils étaient comme moi, recouverts de poils des pieds à la tête. Pour les humains j'etais peut etre anormal mais parmi les pandas j'etais comme les autres. Je compris alors que la nature m'avait mis par erreur dans le corps d'un humain mais qu'au fond de moi, mon essence profonde de panda, captive du conditionnement social, désirait s'exprimer, être reconnue pour ce qu'elle etait. Et le seul moyen qu'elle avait trouvé pour se faire remarquer c'etait cette abondante pilosité." Ce jour marque pour Jay Abeganski le début de son combat.
"La normalité n'est que le consensus social de la majorité exerçant une pression aliénante sur les éléments qu'elle n'englobe pas"
Partant de ce constat Jay Abeganski va s'employer durant des années à deconstruire les modèles théoriques de représentations sociales hérités des 2 derniers siecles, travail qui débouchera sur l'édification de son oeuvre maitresse, "Théorie de l'Espece Sociale" dont le premier volume, "Moi le panda" parait en 2002. Il y pose les bases de sa théorie, orientées selon 3 axes principaux :
1) L'espece biologique et l'espèce sociale sont 2 réalités distinctes
2)Les sociétés occidentales judéo-chrétiennes, conservatrices et timorées conditionnent depuis toujours les individus pour leur imposer tacitement une espèce sociale en correspondance avec leur espèce biologique
3) L'Histoire va dans le sens d'une reconnaissance progressive totale de la réalité de l'[i]espèce sociale.
L'année 2002 est également celle de la rencontre avec Carolyn Stiffson, alors jeune étudiante en anthropologie, au cours d'une conférence donnée par Abeganski à l'Université de Stanford. Pour l'anecdote, Stiffson aurait abordée Abeganski en ces termes, les larmes aux yeux : "J'ai toujours su au fond de moi que j'étais une grue cendrée mais je n'avais jamais osé l'accepter avant de découvrir vos travaux, Professeur Abeganski". Une collaboration sincère et productive naitra de cette rencontre et c'est à 4 mains que sera ecrit une part importante du second volume de "Théorie de l'Espece Sociale". L'apport majeur de Stiffson aux travaux d'Abeganski est sans nul doute le parallèle profond effectué avec le totemisme qui se voit ainsi eclairé sous un nouveau jour à la lueur de la théorie au formalisme rigoureux du duo Abeganski/Stiffson. "Nous n'avons fait que redécouvrir ce que savaient les anciens natifs américains depuis toujours", aime souvent à répéter humblement Carolyn Stiffson en se perchant sur sa jambe droite.
Les travaux d'Abeganski ont souvent été comparés à ceux de Judith Butler et plus généralement à la Théorie du Genre. "A tort, se prévaut Abeganski. Malgré tout le respect que je porte à Judith, ses idées sont dépassées, son combat est un combat d'arrière-garde. Le Gender (Théorie du Genre) n'a de réalité qu'en tant que sous-division du Social Species."
Néanmoins, malgré les réticences d'Abeganski envers les études sur le Gender, il est certain que ces dernières ont une considérable avance sur les siennes encore cantonnées à la confidentialité du milieu universitaire. Mais Abeganski croient profondément en la prochaine reconnaissance à grande echelle de son travail ainsi qu'à sa considerable portée politique. Le troisième volume de "Théorie de l'Espèce Sociale" traitera d'ailleurs en grande partie des implications sociales, politiques, mais plus encore juridiques de son travail. Si, comme il l'espere, l'espèce sociale venait dans le futur à etre reconnue officiellement par les sociétés (tout d'abord occidentales), s'enclencherait nécessairement une refonte en profondeur de nos systèmes juridiques, refonte devant naturellement être précédée d'une reflexion aigue et poussée sur les multiples implications de ce changement de perspective qu'Abeganski n'hésite pas à placer au même niveau que la découverte du subconscient par Freud au 20e siecle.
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