Tellement sereines ces « réflexions » qu’on sent bien la « décontraction de l’intelligence » qui y sévit.
J’agrée complètement à votre message, c’est coutumier cela-dit.
« Ce n’est un secret pour personne, Eric Zemmour est sans doute le
journaliste le plus libre de France, celui qui va le plus loin dans ses
analyses sur la politique française actuelle, le capitalisme et le
libéralisme, reléguant ainsi nos gauchistes médiatiques français au
rang de néo-conservateurs. »
A part un brasseur d’opinions médiocres pratiquant le contre-courant,
je ne vois pas du tout en quoi Zenmour est un journaliste « libre »
(alors qu’il est adoubé), ni même dotés de « puissance d’analyse »,
faudra-t-il toujours confondre impertinence et profondeur ? Avec cette
amorce idiote : il y a consensus. Cette simple phrase m’a ôté l’envie
de lire le reste.
L’idéal panoptique de Jeremy Bentham repris par le monde de l’entreprise, cette structure féodale sous contrôle constant par un taylorisme appliqué et cybernétique, quelle surprise...
Wikipedia => Pour Foucault, la formule abstraite du Panoptisme n’est plus « voir sans être vu », mais « imposer une conduite quelconque à une multiplicité humaine quelconque. »
On appréciera par ces petits détails dans la vie quotidienne, le bonheur du monde à venir.
SI l’on considère l’inspection du travail, relativement indépendante mais régulièrement entravée dans ses missions par un budget amputé et une mauvaise volonté politique en ces temps de gloire-à-l’entreprise, je doute que la CNIL soit en mesure de légiférer un jour quoique ce soit en ces temps de vulgate sécuritaire et d’inflation paranoïaque.
Il y a des moments où la mauvaise foi devient trop visible...
Je crois que le disque est rayé... Quelqu’un pour arranger ça ?
J’ai bien entendu votre opinion à ce sujet. Je m’étonne simplement que vous ne poursuiviez pas plus avant ce qui vous choque : est-ce l’amour d’un pays ou l’amour pour des papiers qui font que vous puissiez prétendre être Français, d’ailleurs qu’est-ce qu’être Français ? On devrait demander à l’Académie Française qui saura probablement nous faire un petit Vade Mecum sur la question.
Dire que cette France ci n’est plus la sienne, c’est d’abords dire qu’elle a ce sentiment d’appartenance à une langue, un sol, un ensemble de valeurs appelés vaguement France, c’est aussi dire qu’elle ne reconnaît plus dans les faits, les évènements, les valeurs qui font l’identité de la France, une France qui invitait chacun à être fier de ce sentiment d’appartenance. Cette histoire de papiers ne font rien à l’affaire, tout juste permettent-ils d’avoir un prétexte pour confisquer la parole d’un amour authentique pour la France.
Moi-même qui ait des papiers en bonne et due norme et qui ne puis décemment me revendiquer d’aucun autre sol ni aucune autre langue, je peux me reconnaître dans ce qu’elle écrit - dans l’idée que cette France-ci se révèle incapable d’être à la hauteur des valeurs qu’elle suggère et qui font son identité depuis moult décades.
"la France comme tout autre pays n’est pas un club med où on n’a qu’à s’installer et réclamer des tas de droits , la vie elle est dure pour tout le monde ( sauf pour une certaine caste de profiteurs ) , c’est pareil dans tous les pays !"
Il y a parfois des lieux communs qui à force d’être ressassés en deviennent vulgaires. J’imagine bien le greffier gonfler le torse d’orgueil d’avoir sorti cette fulgurance de génie. On apprécia également la finesse de l’analyse qui rend honneur au poil dudit matou.
La politique n’est pas un métier mais une rente.
"La supposée impartialité politique de l’éducation nationale dans la conception des programmes ne serait-elle qu’une objectivité de façade ?«
Il n’y a jamais eu et il n’y aura jamais d’impartialité politique de l’éducation nationale (ou non), d’une part les programmes sont élaborés par l’institution même, au gré des allégeances ; d’autre part les professeurs ne peuvent radicalement mettre entre parenthèse leurs orientations ou leurs opinions (illustré par le film »A l’Ouest Rien de Nouveau« ).
»En revanche, qu’il soit demandé à l’élève de développer une argumentation visant à expliquer en quoi la volonté des marxistes de créer un « homme nouveau » est utopique, c’est nettement plus contestable. (...) Loin de moi la volonté de défendre cette vision mais nul ne peut la considérer comme irrecevable.«
Et pourquoi donc ?
»Demander aux élèves d’établir une critique de l’« homme nouveau » est d’autant plus aberrant qu’aujourd’hui encore, 12,13% des français votent en faveur d’un parti se réclamant du marxisme (en fonction des résultats obtenus par le Front de Gauche, le Nouveau Parti Anticapitaliste et Lutte Ouvrière aux élections européennes de juin dernier)."
Si 60% de personnes pensent que Dieu a créé l’homme, doit on pourtant concéder au créationnisme une part de l’enseignement ? Se réclamer du marxisme et se réclamer de Marx, il y a une nuance de taille, je n’aime guère le marxisme (productivisme, logique industrielle, idéalisme, etc.) mais Marx mérite qu’on s’y attarde parce qu’il ne se réduit pas au communisme d’Etat et sa figure de proue.
@ Zen : un blog qui renvoie vers le blog de Jean Zin ne peut qu’être très stimulant, de plus j’y ai retrouvé le blog « Actualité de Hannah Arendt » que j’avais perdu de vue depuis 1 an ! ! merci :)
« Mes prédécesseurs adoraient visiter des laboratoires. Moi, je préfère rencontrer de vrais gens. »
Dans les laboratoires ça doit certainement être des mannequins, des automates voire même des politiciens médiocres... Et dire qu’il y en a pour le trouver habile rhéteur alors qu’il vous balance des stupidités à longueur de temps.
Tiens Soliveres, je vais poursuivre votre phrase : « Voilà en gros à quoi se résumait la parodie de démocratie » ; elle consistait à désigner régulièrement des boucs-émissaires à la vindicte populaire afin de dissimuler les divers petits arrangements « entre amis » ; elle consistait à faire passer par voie parlementaire ce qui avait été rejeté par référendum ; elle consistait à faire voter une loi liberticide afin de protéger une industrie de loisir sclérosée, dotée de puissant lobbies, sous couvert de bons sentiments (sauvons les [5% de revenu des] artistes [mais ne parlons pas des 95% restants]) ; elle consistait à proposer des contrats de travail pour employés jetables (CPE, CNE) sans contreparties avec pour objectif un mensonge (plein emploi, incompatible avec la politique de lutte contre l’inflation) ; elle consistait à faire régner l’autocensure dans les média en faisant jouer des amitiés ; elle consistait à « simplifier » le code du travail en ôtant tout ce qui avait pour objet de pénaliser les employeurs délinquants ; elle consistait à voter une loi sans relecture, permettant à la scientologie d’être encore active, coïncidence, après visite d’un membre éminent au chef de l’Etat... Endlose
Les gros minables se caractérisent toujours par un manque d’imagination assorti de rengaines à deux balles dont l’itération à l’infini les rend pathétiques. Du genre à sortir la Stielhandgranate.
« La gauche contrôle la plupart des médias traditionnels en France »
Il est vrai que le Yacht de Largardère s’appelle « Potemkine » et Serge Dassault est connu pour ses positions mencheviks. Que notre très socialiste Président est obligé de batailler pour obtenir quelques minutes d’antenne, que son groupe a énormément de difficultés à trouver une visibilité sur les média traditionnels.
Au moins vous avez quelque chose en commun - à peu de choses prés - avec cette votation, Herr Lyon : pétard foireux et coup mouillé.
« La propriété privée est une notion éminemment individualiste et
capitaliste qui tend à faire reconnaître le mérite (et donc la valeur)
d’un homme selon ses acquisitions, c’est à dire ces richesses. »
Richesses = valeur = mérite, je crois qu’il y a là comme un tropisme -
la richesse ne représente ou n’exprime que très rarement la valeur d’un
homme ou son mérite à moins que, par un des mystères que seul ce monde
endommagé peut nous offrir, la richesse soit un substrat de fait
transmissible à travers les générations d’héritiers qui portent en eux
la « valeur » et le « mérite » de leur descendant ? Selon cette « métaphysique »
simpliste, il est en effet beaucoup plus méritant pour un marchand de
tableaux ayant raflé l’ensemble des œuvres d’un artiste désœuvré
moribond que l’artiste ayant peint ces dites œuvres dont le génie a été
reconnu - après tout ce marchand a su par sa « valeur » et son « mérite »
faire fructifier ces choses « inutiles » au sein du marché, lui donner une « vraie » valeur. Cependant je ne crois évidemment pas que vous soyez dupe, puisque vous apportez cette précision : « notion éminemment individualiste et
capitaliste ».
C’est un tropisme que l’on retrouve par ailleurs dans la définition de Wikipedia éminemment discutable : « L’expression propriété privée est un pléonasme : au plan conceptuel, la propriété est nécessairement privée. Il n’existe pas de concept de « propriété non-privée », le domaine public
étant un concept totalement différent puisqu’il recouvre des choses
dont l’usage est totalement libre ou régulé par des lois de police
spécifiques (exemple : le code de la route). »
Ce qui m’apparaît déjà plus approprié : La propriété privée est ce qui
appartient en propre à un individu selon un corpus de loi qui lui
permet à la fois de réclamer l’usage privilégier de cette propriété et
de défendre ce droit.
Se pose la question de savoir si cette propriété privée est
un droit « naturel » tel que le pose les libéraux, la morale qu’ils ont
établie mérite d’être questionner de nouveau au regard des analyses qui
ont été formulées, non pas au sujet de leur doctrine, mais concernant
la généalogie d’une culture - l’avènement de l’individu propriétaire
n’est-il pas finalement le résultat d’un jeu de forces dont l’issu lui fut favorable ? « Nature » étant le nom de ce qu’on ne remet que rarement en question, un peu comme le vainqueur.
« On pourrait presque en rire si la situation n’était pas aussi grave et préoccupante... »
Un peu comme les interventions de inénarrable Frédérique Lefebvre, les bons mots de Patrick Devedjian, les crises hystériques de Nadine Morano, les articles foireux de Matthieu Soliveres ou les bonnes blagues « entre nous » de Brice Hortefeux ?
« Mais au fond, cette « votation » qui n’est ni démocratique, ni légitime, ni même juridiquement fondée, est une énorme blague ! »
Ce n’est tout de même pas à un juriste en droit franco-anglais le sens du mot « démocratique » ? Non franchement, j’ai arrêté de lire à ce moment précis.
Il ne suffit pas de syllogismes aussi consistants qu’une biscotte trempée dans du café pour faire une vérité. Elle ne se mesure pas à l’aulne de vos fantasmes, à votre degré de tolérance ou à l’intensité de vos peurs mais aux faits et leur objectivité, avec un bon degré de cohérence et de distance critique - et dans le cas de la res publica, un minimum de culture (non, non, ne sortez pas votre revolver.)
Que je croise les expressions politiquement correct, bien-pensance (mon dieu que c’est laid) et d’autres fourre-tout imbéciles qui minent le champ politique, je devine que j’ai affaire à cet innocent citoyen nourrit à l’opinion publique que j’évoquais plus haut et qui subit les fameuses réalités quotidiennes en rafale, à travers quelques media innocents. Comme ces quelques villages de France profonde qui ne voient jamais qu’un étranger - forcément incivil - dans l’année mais qui développent une mentalité d’assiégé, s’imaginent être le dernier petit village gaulois face à l’envahisseur mauvais que l’on voit partout sur les écrans, la pourvoyeuse de vérités bien senties.
Que ceux qui n’aime pas la France la quittent chantez-vous en chœur, soit ! Manifestement vous pouvez la quitter cette France réelle que vous ne voyez plus, je dirais même que vous l’avez déjà quitté et que vous ne l’habitez plus...
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