Consommateur heureux, ou individu malheureux ?
Dans son dernier essai, Gilles Lipovetsky analyse notre société « d’hyperconsommation » et ses conséquences sur le bonheur. Qu’en attendons-nous ? Comment le trouvons-nous ? Pourquoi le bonheur et la consommation sont-ils devenus aujourd’hui structurellement indissociables ?
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Sans doute fallait-il le regard non seulement d’un philosophe-sociologue, mais d’un insatiable curieux pour pouvoir embrasser les multiples facteurs de construction du bonheur. Le premier mérite de cet ouvrage est de montrer les vertus, aux côtés des effets pervers, de l’hyperconsommation. Refus d’une diabolisation manichéenne qui permet de voir enfin à quel point la consommation, et même « l’hyperconsommation », est devenue une des conditions majeures du bonheur !
Scrutant l’évolution de l’économie et de la notion de « progrès », le sociologue démonte le paradoxe de cette quête du bonheur. Les « hyperconsommateurs » que nous sommes font un grand écart inédit et permanent entre l’appétit et le rejet de la consommation. « Une page est tournée : nous sommes devant les limites et les contradictions du tout hédonisme ».
Si le bonheur est un bien-être, alors l’offre de produits et services dont nous disposons est pléthorique. Jamais nous n’y avons eu, aussi nombreux, et aussi facilement, accès. Les hyperconsommateurs en sont d’ailleurs avides et cèdent même parfois à la compulsion de l’achat. Matérialistes pour autant ? Évidemment non ! Alter mondialisation, développement durable, commerce équitable, ONG, jamais les sujets éthiques n’ont autant mobilisé. Qui plus est, l’hyperconsommateur n’est plus dupe des procédés du marketing et se rebiffe même contre eux. Nos temps de loisirs sont pour l’essentiel passés dans le repli de l’intimité, chez soi, devant la télévision, ou à écouter la radio.
Sceptique malgré tout, Gilles Lipovetsky souligne les symptômes d’un malaise ambiant, d’une insatisfaction permanente. Toujours plus exigeant, l’hyperconsommateur est aussi toujours plus frustré. Surtout, il décortique les ambiguïtés de son hyperindividualisme : « Dans un temps marqué par l’affaiblissement des encadrements collectifs et par l’exigence partout martelée partout de devenir soi, acteur de sa vie, responsable de ses compétences, la tâche d’être sujet devient harassante, dépressive, de plus en plus difficile à assumer [...] Atomisé, réduit à ses seules forces, porté à étendre indéfiniment le cercle de ses désirs, l’individu n’est plus préparé à supporter les misères de l’existence ».
Bref consommation et bonheur vont aujourd’hui, et iront encore plus demain, de pair. Il n’en est pas moins évident que l’ère de l’hyperconsommation dans laquelle nous sommes entrés est dangereuse et génère du malheur. Comment dépasserons-nous ce paradoxe dans les décennies à venir ?
Le mieux est de s’armer de la lecture jubilatoire du Bonheur paradoxal. Paradoxal, certes... mais pas impossible pour autant !
Référence :
Gilles Lipovetsky, Le Bonheur Paradoxal : essai sur la société d’hyperconsommation, Gallimard.
L’auteur a précédemment publié notamment L’ère du vide, L’empire de l’éphémère, La troisième femme... (toujours chez Gallimard).
49 réactions à cet article
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excellent article même si je regrette un peu que l’auteur reste en surface. La société actuelle, plongé ds un hédonisme ultra individualiste, particulièrement en France, est une des raisons du mal être actuel. Prenons par exemple les pbs d’insécurité ; seraient ils perçus de façon aussi anxyogène si les gens savaient leur voisin plus solidaire ? De même, si aujourd’hui les citoyens demandent plus d’état, plus de police, plus de sécruité d’emplois, c’est bien parce qu’ils pressentent leur profonde solitude en cas de coup dur. Le « devoir d’être heureux », devoir d’une vie intense érigé en principe de vie nous ont conduit dans une impasse. Comme le dit Bruckner « il y a ceux qui ont duré et ceux qui ont vécu » : pris dans un tel paradigme, quelle temps nous reste t il à consacrer à notre prochain ?
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« Alter mondialisation, développement durable, commerce équitable, ONG, jamais les sujets éthiques n’ont autant mobilisé. »
Arf ! Ca doit « mobiliser » 10.000 personnes à tout casser en France..
« l’hyperconsommation dans laquelle nous sommes entrés est dangereuse et génère du malheur. »
??? Je ne vois pas trop comment consomer peut engendrele malheur, parce que rien ne vous oblige à consommer. Ca doit être des gens fous qui pensent ca, des compulsif, des gens qui ont besoin de calmants sinon ils dépensent x fois leur budget.. Ou alors des gens qui ne vivent que par le regard des autres, et se sentent alors obliger de « faire comme tout le monde », ou de « faire style », bref des gens sans caractére, sans personalité, sans individualité, bref sans existence réel, mais uniquement des esclave aliénés de la collectivite, de la société.. Sinon, je comprend pas..
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« Je ne vois pas trop comment consommer peut engendrer le malheur »
Peut-être, entre autres, parce que consommer, c’est détruire. Et donc hyperconsommer, c’est détruire les conditions de notre futur bonheur.
« bref des gens sans caractére, sans personalité, sans individualité »
Donc ces gens sont des sous-hommes, nous avons le droit de les exploiter sans vergogne, cela nous renforcera dans notre supériorité morale, puisque nous, nous avons du caractère, de la personnalité, et donc nous rendons hommage à l’humanité qui est en nous.
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parce que rien ne vous oblige à consommer.
Ah bon et la pub cela sert à quoi ?
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« Peut-être, entre autres, parce que consommer, c’est détruire. Et donc hyperconsommer, c’est détruire les conditions de notre futur bonheur. »
Ah, consommer n’apporte pas le bonheur, ni présent ni futur. Et puis consommer c’est avant tout créer, c’est le génie humain.
« Donc ces gens sont des sous-hommes, nous avons le droit de les exploiter sans vergogne, cela nous renforcera dans notre supériorité morale, puisque nous, nous avons du caractère, de la personnalité, et donc nous rendons hommage à l’humanité qui est en nous. »
On ne peut pas bloquer toute une société parce que 0,000001% de la population est débile. Il faut des mesures individuel, comme la mise sous tutel de ces gens là.
"parce que rien ne vous oblige à consommer.
Ah bon et la pub cela sert à quoi ?"
Informer. Et non, ca ne vous oblige en rien à consommer (ou alors vous avez une vie de chien : dés que vous voyer une pub pour du fido boulette vous vous précipitez pour en acheter ???).
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La naiveté de vos propos n’a d’égale que votre mépris,mouarf !
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@ de passage
j’ignore votre âge mais j’apprends à mes enfants à regarder et écouter les pubs d’une façon critique
- analyser la pub sur le plan esthétique
- trouver où se situe la manipulation ( instints sexuels, ou genre protecteur : le papa ou la maman, l’ égo - l’apparence etc...)
- ensuite réfléchir : est ce que le produit vanté correspond à un BESOIN ou une ENVIE ; les premiers sont indubitablement à combler les deuxième à modérer et tempérer.
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Consommer peut entraîner du malheur, car s’est le risque d’entrer dans une spirale d’hyperconsommation. Le mouton qui suit le marketing ambiant sans réfléchir peut être heureux. Mais l’individi qui réfléchit à l’utilité pour lui et pour les autres de chacun de ses actes d’achats peut devenir malheureux s’il n’arrive pas à se détacher du regard des autres- consommateurs- qui le jugeront ringard s’il n’est pas à la dernière mode.
Quoi qu’il en soit, les ressources finies de notre « petite » planète vont à moyen terme nous obliger à réduire nos consommations.
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Arf ! Ca doit « mobiliser » 10.000 personnes à tout casser en France..
Attac, c’est déjà une association de 30000 personnes...
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Non, la consommation c’est bien la destruction :
- D’une part du produit consommé, dans la plupart des cas.
- D’autre part parce qu’il n’y a pas de consommation sans production, et pas de production sans pollution.
Et polluer, même peu, c’est détruire, même peu. Quand on se félicite d’avoir 3% de croissance par an, moi je serre les dents. Parce que ça veut tout simplement dire que dans 30 on polluera 2,5 fois plus, dans 50 ans 4,4 fois, et dans 100 ans 20 fois plus qu’aujourd’hui. Dans 100 ans, à 3% par an, on aura bouffé la planète. 100 ans c’est court. Et 3% de croissance, c’est très peu. Quand on voit les chiffres de la croissance chinoise, il y a de quoi frémir.
Oui, la croissance est un fléau, et l’hyper-consommation son instrument.
Rendors-toi, jeune, tout va bien. -
L’argent, comme rétribution à l’apport d’un individu au groupe,n’est pas en soi déprimant ou difficile à assumer, ou à dépenser. Acheter, c’est avoir une emprise sur le réel, ça peut permettre de se sentir exister, influer sur le monde. Si ça devient la seule voie de décharge pulsionelle, c’est plus grave... La difficulté de l’homme actuel est peut etre de se situer par rapport à l’idéologie partout vehiculée de la performance et du savoir vivre (jouir) sans se sentir écrasé dans sa subjectivité. On peut evidemment consommer et lutter pour faire entendre sa particularité, pour ne pas tout à fait etre l’objet docile et prévisible dont rêvent les possesseurs du capital. Collectivement et dans la mesure ou certains ne consomment guère plus que ce qui leur permet de vivre, le capitalisme comme idéologie semble rejetté. Ce qui n’empèche pas de vouloir capitaliser bien sur. C’est ça qu’est génial comme dirait l’autre.
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Dans le comte-rendu que vous faites de l’ouvrage de Gilles Lipovetsky, sinon dans l’ouvrage en question que je n’ai pas encore lu, mais que vous me donnez le désir de lire et je vous en remercie, il me semble qu’il manque une réflexion sur la notion de bonheur pour en saisir l’enjeu philosophique des analyses de l’auteur, à savoir : Comment vivre plus sagement et donc plus heureux aujourd’hui ?.
Il nous faut distinguer et articuler, pour comprendre le paradoxe de l’hyper-consommation, le bonheur, la bonne fortune et le simple bien-être ; de même il convient de distinguer individualisme et égoïsme solitaire exclusif.
Posons nous la simple question : quand est-ce qu’un individu est universellement malheureux ?
La réponse est relativement simple dans son principe, sinon dans ses formes d’expression et ses conditions : quand il se sent impuissant, seul, non-reconnu ou méprisé et que ce mépris est intériorisé dans une relation négative (dévalorisée) de soi à soi ; la conscience, bonne ou mauvaise, de soi est en effet la marque universelle de l’humaine condition. Disons donc a contrario que le bonheur comme gratification subjective interne (qui affecte la relation à soi) n’est que l’expression positive de l’amour de soi dans le cadre des relations valorisées et valorisantes que nous entretenons avec la conscience des autres. Le désir d’être heureux n’est autre que le désir d’accomplir cet amour de soi dans et par la reconnaissance des autres, réels ou imaginaires. Cette reconaissance valorisante peut se vivre de manière contradictoire dans le cadre de relation de domination (s’estimer supérieur aux autres dès lors qu’on dispose du pouvoir objectif de leur imposer d’obéir), d’autorité non dominatrice (se faire obéir par l’effet d’une valeur partagée et partageable par les autres qui y consentent), d’amour et d’amitié réciproque (qui exige l’égalité et la réciprocité de la reconnaissance « gratuite » personalisée peu ou prou exclusive entre des individus concrets, sensibles et sensuels).
La bonne fortune est le fait d’être chanceux dans l’accès aux moyens extérieurs de cette reconnaissance et le bien-être réside dans la satisfaction, non pas du désir de reconnaissance mais des besoins physiologiques et sociaux indispensable pour vivre dignement.
L’hyperconsommation procède d’une difficulté à renconter la reconnaissance et l’amour des autres et un certain pouvoir ou autorité sur eux autrement que par la médiation d’objets symboliques de valeurs partagées qui doivent être en permanence renouvelés pour être signifiants et donc gratifiants. Le goût du luxe est l’expression même de la mise en valeur et/ou en scène « somptuaire » de soi. Mais une telle quête est infinie et enferme le sujet dans une solitude qui le rend impuissant à nouer avec les autres des relations de réciprocité et de confiance durables. La recherche du paraître détruit son désir intime d’être et l’enferme dans des images dans lesquelles il se perd comme individu autonome et créateur de relations libres et authentiques aux autres. Victime des objets-fétiches qu’il consomme compulsivement il se fétichise immanquablement dans un course infinie à la satisfaction d’un désir d’être devenu insatiable. Poursuivant une image évanescente de soi, il s’absente de toute possibilité de maîtrise de soi et de sa vie personnelle et transforme son individualisme légitime en affirmation arrogante et solitaire de soi qui l’enferme dans un malheur radical (désamour et impuissance).
C’est cette expérience du malheur que l’on appelle dépression, suscitée par le mirage de l’hyperconsommation, qui seule, dès lors que l’on prend conscience de la dimension philosophique du bonheur, comme pratique de la sagesse (rien de trop) et de la maîtrise de soi pour la reconnaissance, peut conduire à résister à l’illusion que le bonheur réside dans notre rapport aux objets et non nos relations aux autres qu’ils symbolisent en les pervertissant (ou fétéchisant) , en tant que sujets de désir et à nous mêmes, conditions authentiques de l’amour de soi.
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Monsieur bonjour, Merci de votre message, et du lien fructueux qui le signe. Je serais heureuse de pouvoir prendre contact avec vous.
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« quand il se sent impuissant, seul, non-reconnu ou méprisé et que ce mépris est intériorisé dans une relation négative (dévalorisée) de soi à soi ; la conscience, bonne ou mauvaise, de soi est en effet la marque universelle de l’humaine condition. »
Si la bonne conscience est la condition du bonheur, les socialistes et les communistes doivent être les plus heureux des hommes !
Sérieusement, votre bonheur semble trop dépendre en définitive du regard des autres, dont personnellement je n’ai rien à faire -et vous devriez en faire autant, car nous sommes des individus, pas des fourmis. Il est uniquement Social. C’est un bonheur pour esclave.
Mais on peut être parfaitement heureux pas la simple écoute d’un air de musique, ou d’une phrase de Proust, loin, trés loin du monde..
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L’art est par excellence un partage « humaniste » d’émotion et de valeur.. Le jugement des autres est soumis à notre jugement sur les valeurs en jeu dans les relations que nous entretenons avec eux et vice-versa. la Réciprocité dans l’interdépendance inclue l’autonomie et exclut l’indépendance. Vous semblez confondre indépendance et autonomie (ex : j’ai besoin d’amis, mais je désire les choisir, en cela je dépends d’eux mais je reste autonome).
Sans besoin nécessaire de relations aux autres et désir d’être reconnu ou tout au moins respecté dans vos positions, vous vous dispenseriez de me répondre et de participer à ce forum ! Votre réponse manifeste ce que les logiciens appellent une contradiction performative (du type : je suis un menteur !)
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Ms le capitalisme est il avant tout un moyen d’échange ou de rétribution ou une idéologie, c’est à dire un systeme de pensée englobant différents aspects de la vie humaine ? Il est vrai que le lien en Occident avec le libéralisme des moeurs, l’indivualisme, ou la démocratie est flagrant. Ms est ce forcément automatique ? La Chine par exemple semble prendre la modernité technique et capitaliste occidentale, tout en laissant de coté la « modernité social ». Bref, pour revenir à notre article, le consommateur peut il etre heureux sans être un individu malheureux ? Car l’auteur sous entend que c’est la pression capitaliste qui fait de nous des individus hédonistes qui ne pouvons etre qu’insatisfaits. Ms la pensée dominante, le concept de « vie réussie » n’est pas l’apanage de la société marchande ! Si on voit les slogans de mai68, le culte de la spontanéité, de la jouissance, de l’épanouissement personnel, ce n’était pas des slogans à proprement parler capitalistes, et pourtant cela a plus que contribuer à cette atomisation de la société que l’auteur déplore à juste titre ! La culture du « c’est son choix », c’est à dire du « je m’en fous » n’est pas porté par la société libérale ! bref, je trouve cela un peu facile d’accuser le mode de consommation de notre morcellement identitaire, als qu’il n’en est qu’un facteur parmi d’autres
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Le capitalisme, c’est l’étude scientifique de l’échange, et des moyens des les faire progrésser.
Ca n’a rien à voir avec les délires du phofolophe ici présenté, qui ne fait que projeter ses angoisses sur les autres.
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je ne me suis sans doute pas bien exprimé, si ta ’conclusion’ est pour moi. L’atomisation est le fruit d’une histoire que je n’ai pas la prétention de raconter.
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« Le capitalisme, c’est l’étude scientifique de l’échange, et des moyens des les faire progrésser. »
L’étude scientifique de l’échange, c’est l’ECONOMIE pas le capitalisme.
LE CAPITALISME, s’attache à faire progresser le PROFIT pas les échanges. De plus, le capitalisme, met la PROPRIETE en première place des éléments générateur de PROFIT. Et cela c’est un choix IDEOLOGIQUE. Le choix IDEOLOGIQUE INVERSE étant de mettre le TRAVAIL en première place des éléments générateurs de PROFIT.
Dans les deux cas, il s’agit bien d’IDEOLOGIES, c’est à dire de CROYANCES... et non pas de SCIENCES.
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« L’étude scientifique de l’échange, c’est l’ECONOMIE pas le capitalisme. »
A notre époque, c’est la même chose.
« LE CAPITALISME, s’attache à faire progresser le PROFIT pas les échanges. »
Le profit, c’est de l’échange.
« De plus, le capitalisme, met la PROPRIETE en première place des éléments générateur de PROFIT. Et cela c’est un choix IDEOLOGIQUE. »
Non, le libéralisme met en premiere place la liberté, et plus particuliérement le droit de propriéte. Mais cette mis en place n’est que le résultat de l’étude des meilleurs réussite des pays. On constate empiriquement que la ou il y a propriété privé, il y a richesse, et que la ou la propriété est collective, il y a sous développement ou paupérisation. Par ailleur le PROFIT comme vous l’écrivez n’est pas du tout un gros mot. C’est la condition normal d’un échange. S’il n’y a pas de profit, il n’y a pas d’échange, que ce profit soit quantifiable ou non.
« Le choix IDEOLOGIQUE INVERSE étant de mettre le TRAVAIL en première place des éléments générateurs de PROFIT. »
Ca c’est de l’idéologie, parce qu’un travail n’a pas obligatoirement la moindre valeur. Que par ailleur si vous êtes contre la propriété, pourquoi alors le salarié serait-il propriétaire de son travail ? De son salaire ? C’est l’option prise par l’URSS, avec le succé que l’on connait.
« Dans les deux cas, il s’agit bien d’IDEOLOGIES, c’est à dire de CROYANCES... et non pas de SCIENCES. »
Non. L’URSS s’est planté, parce qu’elle devait se planter (dés 1920 l’échec été patent). Tout comme des réformes adaptés (toujours les même) procurent un environnement favorable au capitalisme et donc, à la richesse collective. Sur presque tout, d’ailleur, les économistes sont d’accords de nos jours (on à 3 siécles de recul). Le capitalisme n’a rien a voir avec une croyance. Ce le serait si l’on persistait à vouloir faire du Keynésianisme ou à considérer que seul l’échange avec avantage absolu est bon. Mais ce n’est justement pas le cas.
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À Adolophos
Il semble que si vous ne comprenez rien à mon délire philosophique, comme vous dites, vous ne pouvez comprendre le contenu, le rôle et l’efficacité de la publicité dans l’économie. Or il n’ y a pas d’économie libérale et marchande possible sans publicité ou rhétorique de la persuasion et de la séduction en vue du bonheur (d’une certaine image fétichisée du bonheur).
Comme quoi pour comprendre (et dynamiser) l’économie il faut comprendre les motivations humaines (complexes) et donc il faut être plus qu’un économiste technicien : un philosophe, comme l’étaient tous les grand fondateurs de l’économie de A. Smith à A. Sen en passant par Hayek. Vous avez encore quelques efforts à faire...mais rien n’est jamais perdu pour qui ne veut pas n’être qu’un imbécile prétendument heureux, le nez sur le guidon et la cervelle sur le porte-bagage.
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« Or il n’ y a pas d’économie libérale et marchande possible sans publicité ou rhétorique de la persuasion et de la séduction en vue du bonheur »
Bon, l’homme a des besoins, qu’il satisfait au travers des désirs, qui sont illimité. Les entreprises essayent d’y répondre, et communique à leur client l’existence de leur service/produit. Bien sur le message de cette communication est caricatural, mais personne de censé ne prend ces pub pour argent content (arf !). Personne ne prétend non plus sérieusement que ces biens vont vous apporter le « BONHEUR ». Ca serait ridicule. Simplement, on remarque que généralement, les hommes sont plus content quant ils peuvent satisfaire certains de leurs besoins. Par exemple leur besoin de protection, qu’ils satisfont avec des portes blindés, des assurances vie, une manif à Paris pour la sécurité sociale, de la nouriture améliorée, ou des séances de voyance. Mais le bonheur, ca n’a pas de rapport avec le monde matériel, faut-il un message obligatoire sur les publicité pour le rappeler aux naifs ?
« Vous avez encore quelques efforts à faire...mais rien n’est jamais perdu pour qui ne veut pas n’être qu’un imbécile prétendument heureux, le nez sur le guidon et la cervelle sur le porte-bagage. »
Hola ! Mais, qu’est-ce qui vous fait croire que Vous, vous n’êtes pas ainsi ?? Parce qu’ne gros, votre message, ce serait : « la pub nous ment ! » ? Bof, si c’est ca, c’est un peu puéril, non ? Que par ailleur si les imbéciles sont heureux, en quoi cela vous embête, vous le malheureux ? Hum ?
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La débilité d’Adolf, déjà bien connue des habitués d’Avox ,atteind aujourd’hui des sommets...c’est peut-être un coup de chaleur... A l’ombre !
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@ Sylvain Reboul (IP:xxx.x1.188.243) le 12 juin 2006 à 14H25
bien qu’appréciant la philo sans être une pro comme vous en la matière j’avoue que très souvent je trouve vos commentaires, bien que très intéressants, pas forcément toujours à leur place dans ce forum de discussion ; je m’explique :
vous essayez de tirer les débats vers le haut et JE PENSE que vous avez raison ( il y a là certainement un réflex intellectuel de l’ancien enseignant que vous avez été avec des tas de jeunes dont il fallait ouvrir l’esprit à la réflexion )
mais JE CROIS que vous vous bercez de douces illusions : il n’est qu’ à lire le niveau des commentaires de certains .
Néanmoins il arrive que l’on croise des personnes avec lesquelles le dialogue est intéressant et constructif ;
il y en a d’autres avec quelques fois des réactions épidermiques et c’est également intéressant mais dans la plupart des cas on tourne en rond car pour ma part je trouve que le débat est positif s’il a permis d’avancer d’une manière ou d’une autre et sur ce coup là je reste le plus souvent sur ma faim, mais bon passons, je n’ai pas la prétention de vouloir refaire le monde ce serait une belle utopie.
pour en revenir à votre intervention
« »...Or il n’ y a pas d’économie libérale et marchande possible sans publicité ou rhétorique de la persuasion et de la séduction en vue du bonheur (d’une certaine image fétichisée du bonheur).« »
la partie que vous avez mise entre parenthèses ainsi que les termes de « persuasion » et « séduction » sont ceux sur lesquels j’aurais le plus développé ma réflexion si cette année j’avais passé une épreuve de philo.
- informer les gens sur un produit est une chose
- les motiver à l’achat pour faire tourner l’économie en est une autre, également nécessaire jusqu’à un certain point,
- mais manipuler et à outrance, et par des pubs jusqu’à l’écoeurement ( une série qui m’interpelle où l’on « joue » sur la fonction salivaire ) donne à réfléchir.
en ce qui me concerne et c’est là l’occasion idéale pour ne reprendre que l’exemple publicitaire que je viens d’évoquer quand une pub me semble de mauvais « goût » je décide d’ignorer le produit, c’est un acte délibéré mais je suis persuadée que chez beaucoup le réflexe est semblable même s’il est inconscient ;
et pensez bien que je n’irai pas dire aux concepteurs de la pub qui me pose problème que l’idée est mauvaise car en plus je n’aurai pas envie de participer à l’amélioration de la manipulation des individus.
Après ce détour ( nécessaire ) par la pub qui nous pousse à consommer par rapport à nos ENVIES MANIPULÉES et pas nos BESOINS RÉELS et qui nous égare et nous perturbe dans la préhension d’un bonheur peut être plus à porté de main qu’on ne le croit ou que l’on ne sait le voir, je tenais à souligner que j’apprécie que pour une fois vous sortiez d’un discours philosophique pour des propos plus concret
)
je vous copie-colle : « »...mais rien n’est jamais perdu pour qui ne veut pas n’être qu’un imbécile prétendument heureux, le nez sur le guidon et la cervelle sur le porte-bagage. « »
les réactions épidermiques à propos d’Adolphos ne servent à rien :
a) soit il est incurable
b) soit c’est un provocateur
et dans les deux cas vous perdez votre temps.
bonne journée
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« nos ENVIES MANIPULÉES et pas nos BESOINS RÉELS »
Encore une fois, je ne vois pas de manipulation. La pub est de l’information, rendu atrayante, rien de plus.
Vous devez être plus sensible à la propagande que la moyenne, voila tout. Mais c’est le résultats de problémes psychologique propre, et non de la publicité.
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L’article pose des questions intéressantes en relation à l’hyperconsommation, mais j’ai davantage apprécié l’analyse de M.Reboul. Aussi, je préfère aux analyses de Lipovetsky celles de Charles Melman dans « L’homme sans gravité ». Pour faire court, je dirais que l’indistinction entre personnes et produits est par excellence le danger lié à l’hyperconsommation. Ce n’est pas anodin, et les conséquences ne le sont pas davantage.
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Petite contribution.
Avoir 10 ANS, aller au supermarché,acheter une tarte. Consommer,retourner au supermarché etc...
Avoir 10 ANS,il fait beau,ta grand-mère te dit : petit,vas me cueillir des cerises sur l’ arbre,pendant que je fais la pâte à tarte,tu choisis les plus belles cerises,les apporte à mère-grand,elle met le flan sur les cerises,l’ enfourne,ça sent bon dans la cuisine,pendant qu’ elle cuit( la tarte) tu discutes avec l’ aïeule,elle t’ écoute,tu te sens à l’ aise,la vie est belle,on sort la tarte et une heure après tu la manges,il se trouve que la grand-mère est une bonne cuisiniére,la tarte est excellente, Conclusion,on peut s’ acheter de nombreuses tartes au supermarché,mais la seule aussi émouvante et qui t’ aura vraiment donné du bonheur,c’ est celle que tu n’ achetes pas et que tu fais toi-même.
L’ argent est un artifice d’ illusion.
Rocla
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« Conclusion,on peut s’ acheter de nombreuses tartes au supermarché,mais la seule aussi émouvante et qui t’ aura vraiment donné du bonheur,c’ est celle que tu n’ achetes pas et que tu fais toi-même. »
Putain, qu’est-ce qu’ils sont heureux au Soudan et et ethiopie !
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Qu’ est ce qu’ ils sont heureux au Soudan et en Ethiopie,
En effet,surtout dans les régions reculées !
rocla
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merci, oui c’est cela le bonheur
et si on n’a pas la chance d’avoir une grand-mère on peut se trouver une copine ou un copain, un (e) quelqu’un(e) tout(e) seul(e) ;
" un chagrin partagé est un DEMI-chagrin une joie partagée est une DOUBLE-joie "
ce n’est pas de moi mais cela peut bien s’opposer à la société de consommation ;
en fin de compte on peut même aller au super marché avec la mamie ou le copain-la copine [ qui ne seraient pas super patissièr(e) ] et acheter un gâteau ou un autre et passer un bon moment à discuter
ce qui est important c’est le positivisme que l’on réussit ou pas à mettre dans toute action, toute chose
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Il semble acquis dans ce forum que la possession soit particulièrement valorisée dans notre société.
Au contraire, la sensation d’une vie réussie, d’une vie qu’on envie, est avant tout basée sur le concept non spécifiquement matériel de « l’intensité » :
- intensité de sa vie amoureuse, qu’on considèrera comme « valable » si la jeunesse a permis de multiplier les partenaires avant de connaitre « l’équilibre »- intensité de sa vie professionnelle : les emplois valorisés ne sont pas ceux de tradders ou d’analysre financier, ms plutot ceux liés à un travail certes dur ms utile : médecin, chercheur, voire agriculteur
- intensité de sa vie relationnelle : l’individu modèle se doit d’etre entouré d’amis, d’etre capable de les réunir afin de faire la fete avec eux. l’individu modèle doit aussi faire des voyages, afin de « connaitre le monde »
bref, ce sont toutes ces cases à remplir pour etre un individu parfait, enviable, qui sont une source de traumatisme pour l’individu ; ts ces objectifs, impossibles à tenir, qui le frustrent et le rendent malheureux. Ms cela n’est pas du à noter société marchande. Là où elle intervient cependant, c’est qu’elle agit comme une caisse de résonnance, où la publicité, les mass médias etc contribuent à rendre obsédants ces inatteignables objectifs
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« Mais comment peut-on trouver quelque intérêt à échanger avec cet Adolphos invraisemblable d’aplomp »
C’est sur que ca secou les gauchiste dans ton genre...
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« Pour faire leur place à tes idées inconsistantes et rebattues évanouies, auxquelles nous voulons grand mal... »
Oui, mais moi « mes » idées (sommes nous propriétaires ou créateurs de nos idées ? Non) Ne vont pas rester encore trés longtemps au stade de la virtualité. Tout est une question de Patience.. La Victoire est Inévitable.
« Tu n’es qu’une ombre qui est déjà passée et juste prise par les fils de tes pensées noires qui te traînent dans l’obscurité où elles t’y jettent avec elles... »
Bein, voui, tous les autres pays du monde ont tort, c’est bien connu. Certe, la gauche reconnait que nous n’allons pas trés fort, mais bon, on va trouver une nouvelle idée pour faire encore mieux que les autres sans les copier ! Trés crédible..
« Autrement dit : on se moque de tes propos adolphiques du reich extrême où il pourrit. Et, on a pitié de toi qui les dit encore quand l’affaire est finie. »
Ou ca des propos du Reich extréme ?? Je n’ai rien contre les Juifs, qui je trouve, la plupart du temps (ceux que je connait) fort sympathique. Je ne suis pas du tous Socialiste, donc le partage des richesse, l’égalité des cons, tout ca, rien à faire. Et enfin je n’ai aucune ambition de coloniser l’Europe de l’Est. Donc mon petit Damien, tu as du rater une page dans ton album sur l’histoire de france, parce que tu dois confondre avec je ne sais pas qui (Roosevelt, sans doute).
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Ouaf !
Adolphos n’existe pas ! Ce n’est qu’un spambot léléguidé depuis un think tank néocon, c’est-à dire un tank qui pense comme celui ci par exemple :
Houba houba grrr...
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« En fait, je ne m’adresse à vous, que pour bien-signifier et explicitement aux lecteurs : ce que je pense de votre vulgarité insondable. »
Tsss, cette phrase fait chochotte. Ma « vulgarité insondable » ? Ou ca ? Vous ne seriez pas un bobo, vous ?
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« Adolphoutu est : Touché-coulé...Coulé-touché... »
C’est quoi cette phrase ? Un genre de code secret ?
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@ demian west (IP:xxx.x14.123.219) le 12 juin 2006 à 16H20
> J’admire votre patience !
)
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Ton lien ne marche pas, Marsu..Tu as sans doute raison Adolf n’est peut-être qu’un sous-marin ,un collectif perturbateur et provocateur..Si c’est vraiment un individu, ce doit être un pervers sado-maso , qui tire son plaisir des réactions qu’il suscite et des coups qu’il reçoit...
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Je ne sais pas ce que tu fumes, mais c’est fort !
Mon pauvre, incapable d’avancer un seul argument et condamné à débiter des aneries en Volapuk intégré.. Allez, j’arrete, je pourrais devenir inutilement blaissant.
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@ adolphos
j’ai répondu à S.Reboul et à Rocla
est ce que mes propos font bobo ?
répondez oui et je me sentirai encore mieux
répondez non et je vous répondrais alors en retour :
changez s’il en est encore temps pour vous,
si vous en avez la force et le courage,
sinon restez ce que vous avez envie d’être sans jalouser les bobos qui n’ambitionnent pas de vous ressembler
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Ouaf !
Demian, tu sais maintenant mettre des images ?
Quel progrès...
Houba houba !
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Si on m’avait dit que je serais d’accord avec Demian ! Il y a donc une hiérarchie du troll : Adolphos (ou Adolfos ?) est en effet pire que Demian West.
Au passage, Demian, vous prouvez encore ici que vous pouvez vous rendre compréhensible quand vous le voulez. Dommage que vous refusiez tout débat constructif sur les questions de droits d’auteur.
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Virtuelle érection ,qui marche au quart de tour,
Rocla
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pardon,
Concerne la photo « Hunter aroud th’ bunker »
Rocla
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pour les gens passionnés par cette discussion sur les tanks :
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La Madame Hélene parlait du consommateur heureux,ou individu malheureux,
Tank you.
R
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La Madame Hélene parlait du consommateur heureux,ou individu malheureux,
Tank you.
R
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Un an après la large victoire du non au référendum sur le Traité constitutionnel européen, l’Europe est en panne. Ce ne fut pas la tempête annoncée par les tenants du oui, ni le grand soir rêvé par beaucoup de tenants du non ; mais, ce qui est sûr, en tout cas, c’est que le fameux « plan B » se fait attendre !
Ce repos forcé du processus d’intégration européenne nous fournit une bonne occasion pour prendre le temps de réfléchir à ce que nous voulons vraiment pour l’Europe et pour notre pays. Question apparemment saugrenue, mais dont la campagne de l’an dernier a largement montré qu’elle était décisive. Nous avons, en effet, assisté à cette occasion à d’impayables dialogues de sourds : - L’Europe veut anéantir le modèle social français. - Oui, mais elle nous a apporté la paix ! Ou encore : - Regardez à quelle vitesse s’est modernisée l’agriculture française grâce à Bruxelles. - Certes, mais Javier Solana est un valet des États-Unis et Bruxelles le 51e état de l’Union... On n’en finirait pas de faire la liste d’arguments, dont certains étaient recevables, mais presque toujours utilisés à contre-emploi.
Revenons donc aux « fondamentaux » : voulons-nous un marché unique de mieux en mieux intégré - avec ce que cela suppose d’harmonisation fiscale, budgétaire, sociale, juridique... - ou voulons-nous créer un État fédéral ? Les deux se justifient, mais il est évident que les conséquences sur le « plan B » seront singulièrement différentes : dans le premier cas, il n’y a aucune difficulté à accueillir à terme la Turquie ; dans le second, c’est presque impossible. Dans le deuxième cas, il faudra songer à fermer les représentations diplomatiques nationales ; dans le premier, ce sont les représentations diplomatiques de la Commission qui sont superflues, voire nuisibles...
Bref, une fois de plus, il faut avoir le courage de faire un choix politique : le point de départ n’est pas technique (comment aboutir à telle situation économique, politique ou sociale ?), mais politique (quel est le modèle européen dont nous rêvons pour 2050 ?)
Or, précisément, l’un des grands risques de l’aventure européenne, c’est que son haut degré de technicité conduit peu à peu à une dépolitisation du débat.
Pour revenir aux débats cruciaux, rien ne vaut la lecture d’un remarquable petit ouvrage du philosophe Pierre Manent : « La raison des nations - Réflexions sur la démocratie en Europe ».
Pierre Manent est l’un des meilleurs connaisseurs de la pensée politique libérale, un disciple de Raymond Aron. Et surtout un remarquable philosophe, au sens où il ne se lasse jamais de questionner les plus élémentaires « évidences » du temps, à la façon de Socrate.
Dans ce petit ouvrage, c’est au tour de l’expérience politique européenne de se retrouver sur la sellette et cela semble singulièrement salubre pour une Europe encalminée depuis un an !
On lira, en particulier, avec grand intérêt les pages concernant l’évolution de la démocratie au cours des dernières décennies. Comment se fait-il, s’interroge l’auteur, que la démocratie ne supporte plus aujourd’hui la différence ? Car tout se passe comme si la démocratie était devenue un modèle de société uniforme, où les nations, les races, les langues..., sont des survivances archaïques qu’il faut s’attacher à extraire progressivement. Or, la démocratie s’est jadis fort bien accommodée de l’existence de la nation ou de la cité. Mieux même, elle n’envisageait pas la possibilité d’une sorte de démocratie universelle et ne croyait qu’à l’application limitée des règles du gouvernement démocratique sur un territoire donné et pour un ensemble d’actions humaines données (la démocratie dans l’entreprise, dans l’école ou dans l’armée n’avait alors pas plus de sens que la démocratie internationale).
On lira également avec intérêt les réflexions sur la religion, et tout particulièrement sur l’islam. Pierre Manent en profite pour « mettre les pieds dans le plat » en s’interrogeant sur le bien-fondé de l’entrée de la Turquie en Europe. Il rappelle à cette occasion que l’islam n’a pas encore trouvé de forme politique adaptée : il récuse la nation et rêve du califat, mais ce dernier n’est pas une forme politique, seulement (et encore !) une forme de rapports entre politique et religion. En prenant conscience de cette indétermination politique de l’islam, on mesure mieux le danger qu’il y aurait à accueillir la Turquie dans l’Union européenne qui, elle-même, peine à choisir son modèle politique, entre marché économique apolitique, union d’États souverains ou État fédéral...
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