Le plan B (erezina)
L’accélération de la campagne présidentielle avec le dépôt des candidatures socialistes, le sommet tripartite France-Russie-Allemagne, la confirmation de l’entrée de
Ah, il est bien loin le référendum sur
Or, pendant que les menaces globales - terrorisme, dégradation de l’environnement, mondialisation incontrôlée - se font de plus en pressantes, c’est exactement le contraire qui s’est produit. Alors que la seule échelle pertinente pour aborder ces problèmes planétaires est l’Europe, et non pas le cadre national, elle a totalement disparu du paysage. En effet, depuis le référendum, les égoïsmes nationaux ont repris le dessus, comme l’ont illustré le débat sur le budget européen, ou plus récemment la cacophonie diplomatique lors de la guerre au Liban, et
L’Europe semble être entre parenthèses, absente des discours et de notre futur. Ainsi, qui a entendu un des candidats à l’investiture au PS ou Nicolas Sarkozy à droite mettre l’Europe au cœur de son projet, au cœur de ses ambitions ? Quelques phrases rituelles, quelques incantations d’usage, mais aucune vision, aucune proposition. Il y a un an, lors du référendum, quel que soit le résultat les bouleversements devaient être majeurs... et depuis, il ne se passe rien. L’inertie d’un grand paquebot.
De même, chaque pays essaie de jouer son petit jeu national, comme en témoigne l’étrange sommet France-Russie-Allemagne. Alors que les défis posés par le pouvoir russe - approvisionnement énergétique, rôle géostratégique trouble - supposeraient la définition d’une vraie doctrine européenne vis-à-vis de son voisin de l’Est, on se contente de recevoir M Poutine avec faste, et de négocier ses petits contrats.
Aussi, lorsqu’on annonce le prochain élargissement à
Bien sûr, le référendum n’est pas seul en cause, et les problèmes existaient déjà avant, mais là où les partisans du non en France portent une responsabilité historique - en tout cas, ceux qui se prétendaient pro-européens - c’est qu’ils ont figé la situation, cassé toute dynamique, gelé tout processus d’évolution de l’Europe pour plusieurs années. Les faits sont têtus, et il leur sera difficile de prétendre le contraire.
Le non au référendum aura déclenché le plan Berezina.
59 réactions à cet article
-
Vous me paraissez mal informé ... http://www.u-m-p.org/site/GrandDiscoursAffiche.php?IdGrandDiscours=236
Entendu NS déclarer samedi chez FOG http://www.france5.fr/chez-fog/
qu’au lendemain de son éventuelle élection le premier sujet de ses préoccupations serait l’Europe...
Voire les commentaires sur un blog très informé : http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2006/10/le_luxembourg_v.html
-
On parle de l’UE tout le temps. Par exemple on vient d’en parler beaucoup avec la privatisation de GdF qui découle de la libéralisation du marché de l’énergie décidée par l’UE. Avec le retour de la brevetabilité des logiciels. La DADVSI. Le « marché » ferroviaire. L’adoption de la directive « services ». Le début des discussions pour l’entrée de la Turquie. Une demande d’enquête sur le rôle de la commission dans l’affaire Rhodia. Etc...
-
- « Je l’affirme parce que c’est un engagement du Gouvernement : EDF et GDF ne seront pas privatisés. (.....) Le Président de la République l’a rappelé solennellement lors du Conseil des Ministres au cours duquel fut adopté le projet. Mieux, le Gouvernement acceptera l’amendement du Rapporteur prévoyant de porter de 50 à 70 % le taux minimum de détention du capital d’EDF et de GDF ».
Nicolas Sarkozy à l’Assemblée Nationale le 15 juin 2004.
-
Les politiques nous entraînent dans un élargissement sans fin, ils n’osent se prononcer sur l’Europe, car ils savent qu’ils risquent de se déjuger plus tard.Et comme en période électorale il faut« ratisser large » il est de bon ton de pratiquer temporairement la méthode alzheimer.
Il est évident qu’a plus ou moins long terme l’entrée de la Turquie dans le giron de l’Europe et déjà entériné par les technocrates de Bruxelles comme un fait établi, belle pirouette a la démocratie. On s’assoie sur le génocide arménien. il faut rappeler que, lorsqu’Ankara formula en 1987 sa demande officielle, les Communautés européennes refusèrent la candidature turque, et le Parlement européen adopta un rapport historique en juin 1987, toujours mentionné dans les textes officiels récents, qui fixait à la Turquie quatre grandes conditions et critères pour que son adhésion puisse seulement être étudiée :
- Le respect des droits des minorités et l’égalité des citoyens, quelle que soit leur origine ou leur religion ;
- La résolution pacifique de la question chypriote ;
- Le respect des droits de l’homme ;
- La reconnaissance du génocide arménien.
Que penser de cette europe qui devait être le ciment des nations entre elles, sans règles, ou du moins a géométrie variable en fonction des pays, sans définitions limite d’extension, ou s’arrête l’Europe ?
Quelles sont nos valeurs communes ?
Ce qu’il les intéresse c’est de créer un vaste marché « libre » dans lequel une main d’œuvre compétitive sans trop de règle sociale serait employable, et compétitive.
Cette Europe va devenir ingérable,si les statuts et les droits de votes ne sont pas rapidement réformés. les tonnes de lois édictées par la commission européenne sont bien souvent plus académique qu’efficace,on l’a vu avec la gestion de la vache folle,les farines animales,les trafics d’antibiotiques pour les bovins,les règles de privatisations des entreprises, etc....
Sarkosy veut un mini traité quelque chose de consensuel qui dans un premier temps puisse être recevable par Bruxelles, Il propose un « mini-traité » reprenant environ « deux-tiers » des éléments de la Constitution qui avaient fait l’objet d’un consensus lors des référendums français et néerlandais.
Il souhaiterait que ce texte soit adopté au cours de la présidence allemande de 2007 et ratifié au cours de la présidence française au second semestre 2008. Ce « mini-traité » reprendrait notamment les dispositions suivantes :
·élection du président de la Commission par le Parlement européen ;
·création d’un ministre européen des affaires étrangères ;
·remplacer l’unanimité par un mécanisme de « majorité super qualifiée » ;
·coopération renforcée,
·initiatives citoyennes
Ce qui aurait l’avantage de ne pas recourir a une nouvelle consultation populaire au risque d’etre déjugé,il serait entériné par un vote au parlement.
Voilà un petit catalogue a la Prévert, pour le reste on verra après les élections...
« Pour ceux que l’Europe intéresse, je vous conseille de lire chez grasset l’excellent livre »les maîtres de l’Europe« , écrit par deux journalistes de libération et de l’agence reuters, et vous aurez une idée croustillante de la cuisine européenne, les enjeux de pouvoirs,les concessions, manipulations, conspirations, bref passionnant ! , un vrai roman, ce serait risible si ce n’était bien réel. »
-
L’élargissement à 25 s’était déjà fait « dans une indifférence polie » et a permis d’éviter que l’Europe s’approfondisse alors que cela était encore possible. Un peu facile d’accuser maintenant les partisans du Non d’être la cause de l’absence d’Europe dans les discours politiques, alors qu’ils ont suscité le seul vrai débat qui ait jamais eu lieu jusqu’à présent sur ce thème.
Si l’Europe part en quenouilles, je l’attribuerais au fait qu’elle se trouve maintenant confrontée à la quadrature du cercle : comment créer un espace solidaire en raisonnant en termes de compétition ? Prétendre poursuivre la construction européenne sur base de l’économie de marché est une entreprise qui ne pourra jamais se rallier la sympathie des peuples.
-
merci marc ds !
pauvre fonctionnaire de gem sans europe concurentielle !
-
-
bon sérieusement, maintenant.
L’élargissement ne s’est pas fait dans l’indifférence, il s’est fait sans heurt parce que dans le consensus, personne n’imaginant une Europe sans « l’Europe de l’est », ce qui veut bien dire ce que ça veut dire.
Si l’Europe part en quenouille... mais part-elle en quenouille ? elle se construit à son rythme, qui n’est pas un rythme d’hommes mais un rythme de peuple(s).
-
Article sans intérêt aucun.
Pendant combien de temps encore les partisans du Oui vont-ils asséner ce genre d’affirmations gratuites et ineptes ? Pendant combien de temps encore les partisans du Non vont-ils servir de boucs émissaires ?
Les électeurs ont fait un choix. Les dirigeants européens ont choisi d’arrêter la ratification du Traité. Soit. Que ne proposent-t-ils pas autre chose à la place ? Les innombrables comités du Non ont fait surgir un fort besoin de changement au niveau européen. Que ne les ont-ils pas écoutés ?
Pourquoi sont-ils paralysés ? Parce qu’il n’existe pas de vision commune. Parce qu’ils ont décidé de laisser les choses flotter, jusqu’à ce que des petits malins fassent voter ce traité, morceau par morceau, au Parlement !
Ce ne sont pas les gens du Non qui sont au pouvoir actuellement en France et en Europe. Comment voulez-vous alors que les choses changent ?
-
Bonjour,
simplement pour préciser que si les partisans du Non étaient majoritaires et unis en Europe, ils seraient au pouvoir. Proposer autre chose impliquerait un consensus sur les modifications à apporter avant un nouveau vote, or c’est très, très loin d’être le cas, où que ce soit dans l’UE.
Evidemment, il « suffit » de proposer autre chose... personnellement je pense que le projet de Constitution que la France a enterré était effectivement critiquable. Mais il était le seul capable de réunir une majorité dans chaque pays de l’UE : il était donc le seul possible, le « bon »...
Je vois déjà l’artillerie des nonistes me menacer avec des phrases du genre « vous ne défendez pas vos opinions », « vous sacrifiez vos idées au nom de l’UE libérale », « vous abandonnez vos convictions en croyant que c’est la seule possibilité ». Oui, et j’en suis fier. Ca s’appelle un sacrifice. Ca consiste en une chose : arrêter de regarder son nombril.
Quant à la responsabilité des tenants du Non, il faut effectivement arrêter de revenir là-dessus en permanence. Bien sûr qu’il y a eu un tournant majeur de l’Histoire ce 29 mai 2005, ce n’est pas pour autant qu’il faut s’enfermer dans les divisions. Pour avancer il faut s’unir. Et s’intéresser à l’Europe plus de 2 jours par an serait un bon début...
-
« Parce qu’ils ont décidé de laisser les choses flotter, jusqu’à ce que des petits malins fassent voter ce traité, morceau par morceau, au Parlement ! »
90% du TCE est applicable puisque la plupart des articles du projet n’était qu’un copier-coller des traités existants (du Traité de Rome au Traité de Nice).
Donc inutile de faire passer le TCE par le parlement. Un nouveau traité minimaliste suffirat pour entériner le reste.
-
@ Chem ASSAYAG
Vous avez dit :
« Et une fois le scrutin passé, les tenants du non nous promettaient un sursaut, un regain d’Europe, des lendemains meilleurs... »
et je me permets, en tant que noniste, de rectifier prestement :
« Et une fois le scrutin passé, les tenants du non ESPERAIENT un sursaut, un regain d’Europe, des lendemains meilleurs... »
Cet espoir ne s’est effectivement pas manifesté. Dommage... Accuser ceux qui ont voté non de ne pas proposer un plan B, c’est de la mauvaise foi. Ne devrait-on pas plutôt se demander pourquoi nos représentants politiques, censés défendre les choix du peuple, n’ont rien fait ?
Le plan B, c’est l’espoir, par exemple, d’une constitution qui GARANTIRAIT le droit des enfants, et ne se contenterait pas, comme dans le texte qui a été heureusement refusé par le peuple, de le PROMOUVOIR (on aurait eu droit à des « journées du droit des enfants », des colloques stériles, des déclarations d’intentions fumeuses à l’image de la pusilanimité de nos dirigeants, bref rien de concret, alors qu’on parle du DROIT DES ENFANTS, quand même...).
On essaie de faire passer un contrat d’assurance pour une constitution, de noyer les droits fondemmentaux dans un jargon juridico-technocratique incompréhensible et on s’étonne que ce soit la (B)érézina...
-
Seul le PS esquive le debat, le centre et la droite veulent faire avancer l’Europe. Comme il a deja ete souligné par un precedent commentaire, Sarkozy en a meme parlé hier.
Special dedicace d’un Europeen a Marie Georges qui a reussit a faire peur a tout le monde avec son plombier polonais pendant le referendum. Si Jean Marie avait presenté les choses comme ca pour faire voter non alors on l’aura traité de raciste ou pour le moins de populiste (ce qui est vrai dans son cas). A Marie Georges alors on lui dit rien ? Conseil a Marie-Georges : si tu combats des methodes d’extremiste, evite de les employer toi meme ca fait mauvais genre. Sinon tu es toi meme extremiste et populiste.
-
Faux, c’est Philippe Val qui a commencé, suivi de Philippe de Villiers, puis de Frits Bolkestein de façon ironique.
De là la controverse a explosé : http://fr.wikipedia.org/wiki/Plombier_polonais
Il y a eu ensuite l’affaire des sous-traitants portugais de France Telecom, qui a démontré que le principe sous-jacent à l’expression du « plombier polonais » (l’application du droit du pays d’origine) n’est malheureusement pas un fantasme ou une peur, mais bel et bien une réalité. Mais cela, beaucoup l’ont oublié ou ont fait mine de l’ignorer...
-
Certes Marie Georges n’a pas inventé l’expression. Mais elle a joué sur les peurs des gens en ne parlant que des delocalisations : elle a fait du populisme. Et c’est exactement ce qu’elle reproche par exemple a Jean-Marie et Nicolas.
Et puis le plan B qu’elle avait promis avec Laurent Fabius (vous savez celui qui represente la gauche de la gauche MAIS qui est un fonctionnaire retraité), il est ou ?
-
si je me trompe olivier, dis le moi, mais ta réflexion montre que tu as voté pour le TCE, en bon européen et j’ajouterai en bon européen libéraliste.
Ben ma foi, t’avais bien le droit ! seulement, les connards comme moi qui ont vôté non ont été 55%, ce qui en démocratie est une majorité. donc 1ère raison, d’approuver.
deuxièmement, il est clair pour que le traité est un traité commercial et libéral, voire ultra-libéral.
ceux qui aime ça, OK. mais bon,les rendements du commerce te de la finance, c’est pour une minorité de gens et la plupart déjà nantis.
le libéralisme à tout crin, on connaît déjà et on en connaît les résultats désastreux au niveau mondial, sans parler de l’écologie.
Moi qui suis dijonnais, une ville bien bourgeoise et bien achalandée, je m’aperçois tous les jours ou presque que le centre ville est envahi par « des racailles de pauvres » sans emploi et crevant de faim et de chaud et froid.
Bien sûr, les pauvres gens en mercèdes et en BMW ne s’en aperçoivent pas. Ca devient comme à sao Paolo au Brésil : si tu veux pas être agressé par les salauds de pauvres, il faut te promener en voiture blindée et en hélicoptère !
Les pauvres ne peuvent pas s’acheter de bazookas, pas encore...mais bien évidemment, je suis un salauds de gauchiste, comme l’abbé PIERRE, ce con qui veut défendre les déshérités ! encore un cinglé !
-
1. A propos du plombier polonais, moi je dis que vu le temps que j’ai attendu pour avoir un rendez-vous avec un plombier français (3 mois) à Paris, j’aurais été content de voir un plombier polonais. D’autant plus que 3 plombiers m’ont insulté au téléphone avant que j’en trouve un qui accepte de venir. Sérieusement, je vois pas en quoi un plombier polonais n’a pas le droit de venir travailler en France ! Quand on défend son droit dans la rue tout le monde est d’accord mais quand il faut aider des compatriotes européens à s’en sortir, au prix de quelques sacrifices même pas vitaux, alors là c’est va voir ailleurs !
2. Le Non à la mondialisation s’est transformé en « non à l’Europe libérale ». Ce qui est con, c’est que le monde a continué à être libéral, lui. Donc l’Europe est simplement moins intégrée dans le reste du monde. C’est une possibilité, ça peut se défendre, mais je pense que la majorité de ceux qui ont voté non ne voulaient pas isoler l’Europe mais espéraient faire reculer la mondialisation dans son ensemble. Raté ! Au lieu de délocaliser dans l’Union européenne (ce qui nous serait profitable) les entreprises françaises ont délocalisé ailleurs (là on perd tout). Victoire !
-
Sous vos airs faussement naïfs, vous touchez le coeur du problème. On nous avait vendu, pour Maastricht, une Europe protectrice. C’est pour ça que des entreprises comme Toyota avaient délocalisé des usines dans nos contrées, pour avoir un pied en Europe.
Mais voilà, par dogmatisme néolibéral, on a préféré ouvrir l’Europe aux quatre vents. Nous sommes le seul bloc économique à avoir fait une chose pareille. Les Chinois, les Indiens, les Japonais, les Américains... tous ont conservé des barrières pour protéger leur marché intérieur, nous sommes les seuls à avoir joué le jeu du « marché libre et non-faussé ». Le résultat, c’est que ces dernières années, la croissance mondiale a été de 5% par an, la croissance européenne de 2% par an.
Le TCE n’aurait rien changé à cet état de fait. Le TCE a été fat par et pour les gens qui ont instauré cette politique, il en est l’émanation directe, la traduction. Il constitutionnalise une politique, ce qui est déjà scandaleux, mais en plus, il constitutionnalise une politique qui a fait la preuve de son inefficacité.
Avant de voter pour le TCE, ou tout autre texte, il faudra maintenant que ceux qui me l’ont présenté me fassent la preuve qu’ils travaillent pour moi, citoyen européen. De ça, je ne suis pas très convaincu.
-
Protectionnisme aux Etats Unis ?
Arfff !!!!
Je rigole, Toyote sous la marque Lexus taille des croupières aux constructeurs US, Honda fait de même avec la marque Acura et pour les marques de luxe, ce sont BMW et Mercedes qui vendent le plus devant les Cadillac et autres Lincoln...
De même, il est vrai que Samsung, Panasonic (groupe Matsushita) ne vend pas du tout aux USA, de même que Technicsz (groupe Matsushita encore, il me semble). Sony ne vend pas non plus bien sur, LG (groupe coréen) idem...
Qu’est ce qu’on se marre...
-
Marrant que ce soit Sarko qui propose un mini-traité !!! alors que les partisans du Non disaient que s’ils gagnaient, ils proposeraient des discussions, leurs solutions. Ils ont gagné et c’est Sarko qui propose !!!
J’attends toujours les promesses de Marie-George Buffet ; on dirait qu’elle a oublié ; en fait, elle pense plus à se présenter aux prochaines élections et au besoin, elle ressortira sa chanson européenne, la même : personne n’y verra que du feu !
Mais je suis pas d’accord avec vous : l’Europe n’est pas paralysée du tout !! elle continue son programme ; la privatisation des services publics continue son bonhomme de chemin, annoncée avant par Jospin, aujourd’hui par Villepin ; de nouveaux pays entrent dans le giron ; grâce au Non, le libéralisme forcené n’est toujours pas entravé : je ne l’invente pas, il suffit de regarder autour de soi.
Donc, si j’aime bien l’analyse de Chem, je ne suis pas du tout d’accord avec sa conclusion : les partisans du Non n’ont pas du tout figé l’Europe ni cassé sa dynamique ; ils ont donné le feu vert à une Europe libérale qui donc poursuit son processus pour de nombreuses ennées encore.
-
@ quiensoy
Il me semble pourtant que lors des débats les choses étaient assez clairs de part et d’autres :
- les tenants du oui affirmaient qu’un non français (ou d’un autre autre pays) engendrerait un blocage de l’UE et qu’il n’y avait pas de plan B
- les tenants du non ont assuré qu’il y avait un plan B et aucun problème si les français votaient non=> les choses ont été depuis le début extrêment claires. Dès lors le non est passé soit, c’est un choix démocratique incontestable. Maintenant n’appartient-il pas aux tenants du non de faire des propositions ? rassembler un consensus au niveau européen ? Etrangement tous ces politiques partisants du non, si virulent et éloquent pendant le référendum n’ont strictement rien fait (agir pas simplement balancer deux ou trois phrases qui sonnent bien). De plus ce n’est pas à ceux qui défendaient le oui de bouger (leur position était claire dès le début, pas de plan B).
Et maintenant les « nonistes » demandent aux « ouiistes » de faire leur boulot, de ramasser leurs pôts cassés, elle est bien bonne celle là, y en qui doute de rien...
A chacun d’assumer ses responsabilités.
Bonne après midi.
-
@zitoun 79
Il faudra que tu m’expliques les « débats clairs » sur le TCE, surtout au début de l’année 2005, où il n’y avait pas de débat !
c’est ppda et pernaut qui faisaient les débats en traitant d’abrutis ceux qui allaient voter non !
faut pas dire n’importe quoi,chef !
-
Pour autant qu’il me souvienne, la question posée au référendum n’était pas « avez-vous une meilleure solution à proposer ? » mais « approuvez-vous ce texte ? ».
Or, il a été démontré et redémontré que, pour toutes sortes de raisons, ce texte était inacceptable. D’où la conclusion logique. Alors maintenant, veuillez, je vous prie :
1 - Acter le fait que le peuple s’est prononcé.
2 - Cesser de nous brouter les gonades avec votre plan B
-
@ moniroje
attends, chef !
« ils ont donné le feu vert à une Europe libérale qui donc poursuit son processus pour de nombreuses ennées encore. »
on n’a rien donné du tout !
les connards qui sont censés nous représenter ne font rien pour l’europe du non !
c’est bien là le problème ! heureusement qu’on a voté non et il faudra voter pour ceux qui veulent nous représenter aux élections de 2007 ! genre dupont-aignant...
Il est parfaitement évident que les connards comme rebsamen-socialos ne font rien contre le TCE ! et effectivement, ils en appliquent benoitement les directives !
mais c’est pas la faute de ceux qui ont vôté non !
Faut pas déconner !
-
Question bête : et si les élections ne traduisent pas le non à la constitution européenne ? Ce coup-ci ce sera de la responsabilité de qui le fait que l’europe ne change pas ?
@+
-
@parkway
Je suis tout à fait d’accord avec toi, les journaux de 20h étaient pro-oui (ce qui n’est pas réellement acceptable, ils sont censés faire de l’information pas de l’interprétation).
Mais s’informer ne passe pas (plus ?) par le journal de 20h, il y a eu énormément de débats (france europe express, c’est dans l’air,...), d’articles dans les journaux,...
Alors les débats on eu lieu, effectivement il ne faut pas dire n’importe quoi.
@+
-
c’est vrai qu’il y a eu des débats, mais bon les 2 derniers mois avant le vôte !
moi c’est l’internet qui m’a renseigné !mais mes amis que je questionnais, ne connaissait pas les sites d’information, et opui aussi j’avais la chance d’être syndiqué et d’avoir pu lire le TCE différemment des médias et des liens où aller sur internet.
J’ai d’ailleurs été surpris par le score du non qui en 3 semaines a annihilé la surmédiatisation du oui !
(Je pense et je le souhaite d’ailleurs que ça va faire la même chosec pour sarko-sego)
D’ailleurs ils sont à vômir ts les 2 !
-
Comme c’est curieux, on sent, latent chez vous la nostalgie du OUI !
Rappels : On ne fait pas l’europe « fédérale » ou « libérale » contre les citoyens ! mais on continue à agrandir cette europe actuelle sans la moindre consultation !
L’Europe actuelle fonctionne (mal selon vous ?) avec les traités passés et continuera de le faire avec ces structures imparfaites !
Si on veut que cela « s’améliore », le moins que l’on puisse faire est de ne pas mentir aux « masses » et faire croire que tout ce qui ne va pas viendrai de l’Europe alors que le congrés en France a signé tous les traités ; le silence qui règne s’apparente à de la culpabilité, de la mauvaise conscience !
Je suis fédéraliste, pour un noyau européen intégré, avec des impôts européens, et tout ce qui va avec(institutions...) ; mais j’ai voté NON, parceque cette constitution gravait dans le marbre des idéologies néo-libérales qui ne me disaient rien !
-
gerardlionel, je suis bien d’accord avec vous sur les mensonges !
c’est ça je crois qui a définitevement convaincu les français de voter non en masse !
parce que faut bien avouer qd même, que nous nous sommes un peuple qui ne se laissent pas en raconter trop longtemps
qd c’est trop, c’est trop !
trop de sarko, trop de sego, adieu les rigolos !
-
J’ai lu le traité, les partisans du NON, pour certains ont été d’une mauvaise foi criante en ne prenant que des petits bouts du traité (ATTAC par exemple). La première partie fixait un socle, les autres parties se greffaient dessus mais dans le droit, c’est bien le socle qui sert de base, comme la constitution française sert de socle à la législation. Grace au NON, la traite des femmes peut continuer comme si de rien était, un OUI aurait rendu possible des poursuites contre les Etats proxénètes, mais vous ne gardez que ce qui vous arrange, comme toujours, en imaginant un plan B que l’on attend toujours (pourtant Fabius se targuait bien qu’il l’avait son plan B ; « il existe », qu’il disait).
Concernant l’aspect libéral, c’est vrai MAIS, d’autres pays ont voté NON (ou auraient voté NON, comme la Grande Bretagne) parce que le traité n’était PAS ASSEZ libéral. Alors les -soit-disant- pro-européens du NON oublient un détail : l’Europe fonctionne à plusieurs donc avec des concessions, vous avez voté NON mais votre NON était opposé au NON des autres pays... Vous avez refusé et continuez de refuser de le voir.
Enfin, j’ai heureusement pour moi de savoir que je ne pleurerai pas quand les rêves de certains se casseront la gueule, je ne compte que sur moi pour vivre et non sur une prétendue solidarité qui fait des béni-oui-oui infantilisés et des parasites tout en favorisant le communautarisme... On ouvre un boulevard pour les extremismes divers et tout le monde s’en tape, tant pis pour la gauche, lorsqu’elle se reveillera -TROP TARD-, ce sera pour voir le FN au pouvoir et la guerre civile en France suite à la faillite de son économie... La France mélange le potentiel de faillite qu’avait l’Argentine avec le climat social de l’Allemagne de 1930... et le fin du fin, on a réussi à y ajouter le communautarisme religieux et le papy boom, si on s’en sort avec un virage à gauche, je veux bien manger mon chapeau (ou même celui d’où l’on aura tiré le fameux plan B)...
-
Les partisans du non ont été d’une mauvaise foi criante... Et quand on disait qu’une constitution n’a pas à définir une politique, c’était de mauvaise foi ? Non, c’est la définition même d’une constitution. Ce texte était une catastrophe, c’est à juste titre que le peuple français l’a rejeté avec horreur.
Pour être franc, la question du « plan B » ne m’a jamais intéressée, et je ne sais pas trop d’où vient cette polémique, mais je ne peux m’empêcher de constater que de deux choses l’une :
- Soit il y a un plan B, et les ouiouistes nous ont menti
- Soit il n’y a pas de plan B, et les ouiouistes sont coupables de n’avoir rien prévu au cas où les peuples d’Europe refuseraient (ce qui est leur droit) ce qu’on leur proposait. -
@Asp explorer : En gros vous considérez que vous avez fait votre boulot en votant non et que vous n’avez aucune responsabilité dans ce qui se passe, aucun devoir de participer à un nouveau projet ? Ok. Bah autant rester couché hein. J’espérais que ceux qui ont voté non ont une autre idée de l’Europe. Eh non, erreur, ils ont juste pas envie de dire oui.
-
Euh... ben... oui. La question c’était « approuvez-vous ce texte ». Réponse : non. Ce texte est nul. A part deux ou trois ravis du village, même ses partisans reconnaissaient des lacunes.
Le parti dit socialiste avait, quelques années plus tôt, sorti un document sur le thème « que devrait être la constitution européenne ». En lisant ce texte avec le TCE sur les genoux, on peut constater que pas une seule proposition socialiste ne cadrait avec le TCE. Mais les leaders socialistes (sauf un) ont appelé à voter oui, et il s’est trouvé 60% de militants pour les suivre au référendum interne. Pourquoi ? Franchement ça me dépasse. Et qu’ont-ils voté, finalement, ces militants ?
Vous voulez des propositions ? Qu’on supprime la partie III qui n’a rien à faire là-dedans, qu’on supprime la charte des droits qui n’est qu’un cache-sexe sans portée, qu’on enlève tout ce blabla verbeux sur les valeurs de l’Union qui est un foutage de gueule, qu’on taille un peu dans les mécanismes de fonctionnement de l’union qui sont trop détaillés, bref, qu’on coupe tout ce qui n’est pas indispensable à l’intelligence d’une constitution.
-
Je suis comme beaucoup fatigué de la malhonnêteté intellectuelle des oui-oui.
1) La soi-disant « Europe » (qu’il faudrait déjà définir car elle n’est même plus définie par ses frontières, ni par sa culture) et qui est une usurpation du nom pour baptiser une construction politique ne fonctionne pas depuis des années précisément à cause des inepties institutionnelles exprimées dans le TCE . Et on donne donc le nom d’« europe » a une construction politique pour invalider toute opposition : car un opposant ne s’oppose pas à un choix politique (il en est d’autres), mais à l’« europe » (si l’« europe » c’est ça, vous pouvez vous la garder... Avec ou sans les bas de soie) ;
2) Pour qu’une autre politique soit possible encore faudrait-il que le pouvoir en place soit en adéquation avec le peuple. Or ce sont des dirigeants désavoués qui continuent une politique (ou une absence de politique) qui a été rejetée ;
3) Quand on est un oui-oui, on est membre d’un Coup d’Etat : car, alors que le peuple qui, d’après notre constitution, est le souverain a rejeté le TCE, la constitution a été modifiée et on trouve l’article 88-1, avec l’alinéa 2 suivant :
« [La France] peut participer à l’Union européenne dans les conditions prévues par le texte instituant une Constitution pour l’Europe signé le 29 octobre 2004. »
C’est précisément ce que le Peuple a rejeté ! Et donc un texte signé par des gouvernants désavoués prévaut sur un refus de ratification par le souverain (le Peuple).
Au mieux cela s’appelle de la forfaiture, au pire de la haute trahison...
-
« [La France] PEUT participer à l’Union européenne dans les conditions prévues par le texte instituant une Constitution pour l’Europe signé le 29 octobre 2004. »
Je ne suis pas choqué, il s’agit d’une disposition juridique permettant à la France, si elle ratifie le TCE, de l’appliquer. Tant que le peuple n’a pas dit oui, cet article n’a aucune valeur. Un traité ne peut entrer en vigueur que s’il a été à la fois signé et ratifié. Revoyez vos notions de droit communautaire et international...
-
Mes notions de droit ne se découplent pas de mes notions de langue et encore moins de ce qu’est une Constitution.
1) L’alinéa a été ajouté _hors ratification_ et avant ratification alors qu’un pan entier est prévu (en attente) pour _après_ la ratification. Si l’alinéa ne sert à rien et est inapplicable, on se demande ce qu’il fait là ;
2) Ce « PEUT » avec ce « signé » affaiblit les conditions d’application (car il y a dérive interprétative) et l’alinéa est précisément là pour parer le rejet du texte et permettre sa réintroduction par une procédure en catimini au niveau bruxellois (c’est ce qui est en cours). Les « virtualités » chères aux « européens » (PEUT) deviendront tout à coup des réalités. Et on pourra faire appliquer quelque chose qui a été rejeté, sans même réengager une modification constitutionnelle par voie du congrès.
-
Bonjour, Moi quand je pose une question Oui/Non, je me prépare à la fois à la réponse Oui et à la réponse Non.
Comment se fait-il que lors d’un référendum National, toutes les solutions possibles n’ont pas été préparées ?
Il n’y avait pourtant que 2 choix ??? Soit Oui - soit Non.
Visiblement, le choix des français (Non, je le rappelle), n’est pas suivi d’effets. C’est exactement comme si les français avaient voté Oui.
Nous ne sommes donc pas bien représenté ; puisque qu’un représentant démocratique aurait du préparer et prendre en compte le choix, même débile des électeurs.
La preuve, on a bien Chirac comme président... élu avec 19% des voix du 1er tour... C’est vachement représentatif quand on ajoute le % d’abstention... Vive la démocratie.
Faut pas s’étonner de voir de plus en plus de gens désespérés et même violents à l’égard de ce gouvernement et de toutes forme d’autorité. Pour moi, c’est de la pure logique. Notre démocratie est malade, et ce n’est pas la faute de l’immigration ni au terrorisme ou encore moins de l’Europe.
Nos dirigeant politiques sont des gros nuls... Arrêtez de voter pour des anes. Essayons tous de voter correctement.
( Moi même je ne sais pas pour qui voter ). A ce moment la , il y aura du changement. CQFD
-
Incroyable !! les partisans du Non ne voulaient pas que soit gravé dans le marbre, etc
Mais ça a été gravé dans le marbre du traité de Maestricht, ce que vous abhorrez !!! Pas gros, ce traité ; et très clair ; mais... vous ne l’auriez peut-être pas lu avant de voter ????
C’était au traité de Maestricht qu’il fallait voter Non : 18 pages rien que sur le pognon et le pouvoir des Etats selon leur fric !! excepté 4 lignes misérables d’un article concernant le citoyen !! 50 mots environ...un scandale ! et tous me disaient :« Tu ne votes pas pour Maestricht ??? tu n’es donc pas européen ? »
Quant à la constitt, certes, elle avalisait Maestricht et le traité de Nice, mais elle y mettait des rênes ; on s’occupait un peu plus du citoyen !! Vous l’avez lu ??? tout lu ?? Je suppose mais on dirait que vous y avez découvert ce qui était déjà voté par vous pour Maestricht !
Donc je suis consterné de voir que les preux chevaliers du Non à la Constitt ont, pour la plupart, dit Oui au traité de Maestricht ; excepté les communistes et ceux du... comment qu’il s’appelle, celui-là, de Villiers ; et aussi Pasqua ; alors hormis ceux-là, je trouve les partisans du Non pas clairs ; d’ailleurs, le fait qu’ils ne réclament aucun compte à ceux qui leur avaient fait des promesses si le Non gagnait et que à aujourd’hui, ces meneurs ne se rappellent plus de ce qu’ils avaient promis ; et que ces nonistes reprochent aux Oui ou au gouvernement cette soit-disante immobilité de l’Europe !! Alors, pour vous, ça sera jamais de votre faute ??? vous avez raison, la bourde est monumentale ; déjà que l’Europe se marre, faudrait pas qu’en plus, en France, on en fasse des gorgées chaudes... Le ridicule, ça tue pas, mais ce n’est pas agréable, n’est-ce-pas ?
Perso, j’aurais voté Non, (cela a été mon premier choix avant de lire la constitt ; et... d’entendre DSK), j’aurais été furieux aujourd’hui, de voir nos meneurs aussi oublieux de leurs promesses en cas de la victoire du Non ; Marie-Georges, ton plan B, qu’est-ce que tu as fait que tu as dit que tu ferais ??? J’ai voté Oui, non pas parce que je suis un béni oui-oui, je trouve plutôt que ce sont les Nonistes qui ont fait l’effet du troupeau orchestré, mais parce que je me suis tapé la lecture du traité constitt par deux fois, râlant de son style, furieux de lire du Giscard.
et je suis très d’accord avec Iss : en France, le Non a gagné mais en Europe, ce Non a fait plaisir à tous les européens qui râlaient contre Chirac et Raffarin, (les gauchistes de l’Europe qu’on les appelaient !) qui leur imposaient cette constitt qui bridait le libéralisme désiré par la majorité ; aujourd’hui, ya qu’en France qu’on larmoie à une Europe arrêtée ; l’impression que l’Europe est arrêtée est celle du voyageur qui réalise qu’il s’est trompé de train et que c’est lui qui est à l’arrêt
Alors, messieurs les Non, assumez votre Non : adaptez-vous au libéralisme à qui vous avez donné encore qqs belles années sans restrictions.
Tiens, je lis ce que c’est que le libéralisme ; c’est pas mal !!!! j’avais des idées pré-concues ; encore cette fichue tendance à avaler par les médias, à être « éduqué ». Si je deviens libéral, je dirai peut-être un jour merci à ceux qui ont dit Non à la constitt !!!
Là, aujourd’hui, c’est pas le cas ; pas de jugement, j’ai attendu de voir ce que ce Non ferait de bien à la France et à l’Europe ; rien ; rien qu’instaurer un peu plus le traité de Nice, installer le libéralisme pour un temps indéterminé ; donc très content de ne pas avoir voté Non ; je n’aime pas être un naze !!
-
Effectivement, c’est au traité de Maastricht que j’aurais dû dire non. Seulement voilà, à l’époque, il n’y avait que la télé d’état, les journaux officiels, la radio qui vous veut du bien. Il n’y avait pas internet, qui permet de s’informer librement. Et puis à l’époque, j’avais 22 ans, j’étais étudiant, je gobais tout ce qu’on me disait. Pour le TCE, j’avais 35 ans, j’avais quelques années d’expérience professionnelle, bref, j’étais moins naïf.
Et puis surtout, j’avais vu que l’Europe qu’on nous avait vendue pour Maastricht, on l’attendait toujours. C’est toujours la même histoire avec l’Europe, « demain on fait l’Europe sociale », « demain la diplomatie Européenne », « demain la croissance et le plein emploi ». Il suffit de voter oui au traité machin-bidule qui lave plus blanc, ta femme revient, tu gagnes au tiercé. Et qu’est-ce qu’on a au final ? L’Europe libre et non-faussée, grande ouverte sur la Chine qui nous vend ses godasses, la loi du plus fort, bref, un sac de merde.
J’en ai ras le bol de faire confiance. J’en ai ras le bol des « demain ». Pour qu’ils me fassent accepter de voter pour leur constitution, il faudra maintenant qu’ils me prouvent qu’ils travaillent pour moi, qu’ils me sont utiles et qu’ils me rapportent quelque chose d’un peu plus concret que « la paix universelle, youpie ».
-
Donc tu ne te demande pas du tout ce que ça peut apporter aux Européens. Ton problème unique, c’est toi, ta condition sociale, ton argent. Ah, c’est sympa l’antilibéralisme ;o)
-
Je suis européen. Je constate que ça ne me rapporte rien.
-
Au fait c’était quoi le plan A de partisans du oui ? Qu’est-ce qu’il aurait pu éviter ?
Arrêtons l’Europe est en panne depuis bien avant le référendum !
-
Pas faux mais l’Europe est considérée en bouc-émissaire des politiques...
Pour le reste relisez complètement le traité et renseignez vous sur le droit...
-
Ce n’est pas de l’Europe dont on a pas voulu, c’est de l’europe des technocrates dont les politiques ne se sont pas contentés de prendre comme de bouc émissaire mais ont organisé son sabordage. Le traité on ne l’a que trop lu, on vote un traité pourri comme celui de Nice et on en sort un avec quelque avancés et on nous dit que c’est un progrès. Le problème c’est que les citoyens on regardé de trop près le contenu de ce texte et se sont aperçus qu’ils n’avaient pas leur mot à dire dans cette Europe surtout livrée au lobbies et aux USA.Et ça, contrairement à ce qu’on nous dit le plan A n’y aurait rien changé.
-
Trop content d’avoir voté NON quand je lis certains commentaires,arf arf arf !
-
@ Olivier:tu te fiches de nous ?Le plan de Sarko n’est pas de quitter l’Europe ,mais de l’intégrer étroitement à l’OTAN,sous obédience américaine,avec ce que cela implique:on est loin du Gaullisme.
Le plan de Le Pen est de quitter l’Europe,de fermer les frontières, et de rebattre la monnaie en bon nationaliste qu’il est:comme si cela allait tout arranger.Quand on sait les milliers de milliards de capitaux engrangés dans toutes les banques mondiales y compris dans les paradis fiscaux, et qui attendent l’occasion de fondre sur des proies pour spéculer partout,y compris naturellement sur la monnaie,il y a de quoi avoir les chocottes. Arrétez les amalgames pour nous faire avaler votre huile de ricin !
-
Jacques Delors pendant la campagne (le 12 mai 2005 ) au sujet du fameux plan B : « Le devoir de vérité impose de dire qu’il peut y en avoir un, mais il faut expliquer l’extrême difficulté du problème. La conséquence immédiate serait sans aucun doute un affaiblissement de la France et une stupeur confirmée des autres États-membres. Chaque fois qu’un pays, même petit, a dit non, il a proposé des aménagements. Quelles seront, sur ce point, les positions de la France ? L’embarras serait grand. S’il s’agit d’un changement substantiel, il faudra tout recommencer, convoquer une nouvelle Convention, puis organiser une nouvelle conférence intergouvernementale. Une solution rapide est impossible ». Il s’est rapidement rétracté (ça faisait désordre pour le Président du Comité de soutien au “oui” du Parti socialiste...) mais il l’a bel et bien dit.
Nous sommes toujours dirigés par les partisans du « oui ». Il n’est pas étonnant qu’ils n’aient pas fait de proposition fortes sur les points à renégocier puisqu’ils font parti des auteurs du traité rejeté mais il suffit de lire le traité pour constater qu’il n’y a pas d’autre solution :
1°) Il exige l’unanimité pour entrer en vigueur. Deux pays l’ont déjà rejeté et d’autres refusent de continuer le processus (Grande-Bretagne notamment).
2°) Tout le monde se rejoint pour dire qu’il n’est pas possible de continuer à utiliser les mêmes règles à 25, 27 ou plus qu’à 15 (et déjà à 15, ça marchait moyennement bien).
Il faut donc s’entendre sur ces nouvelles règles. Appelez ça constitution, règles de fonctionnement, traité sur l’évolution de l’Union Européenne ou plan B, ça revient à une chose : il faudra renégocier.
-
@ Laurent K:dis-moi,ça t’étonne que l’Angleterre ne persiste pas dans son engagement européen ? L’Angleterre de mon point de vue,n’a jamais été favorable à l’Europe:elle s’y est engagée pour mieux la torpiller:elle a toujours misé sur sa collaboration avec les Etats Unis,envers et contre tout.Refus de l’Euro,conversion à l’ultra libéralisme Anglo-Saxon,engagement en Irak...etc.De gaulle n’en voulait pas,et il avait bien raison:l’Angleterre adore jouer double-jeu tout en se réservant une porte de sortie :« A eux le social,a nous les pépetes » .Ceux qui ont voté non ne s’y sont pas trompés.
Quand au plan B:parmi tous ceux de gauche comme de droite , qui ont craché sur ceux qui n’ont pas plébiscité leur TCE de merde,trop contents de remuer leur amertume ad vitam aeternam, combien ont exigé une constituante,pour élaborer une véritable Constitution Européenne,courte,simple,compréhensible et admissible par une majorité ? Là encore le débat a été tronqué,soit par des imbéciles,soit par des gens malhonnêtes qui savaient trés bien où et comment nous enchaîner.
-
« Dis-moi,ça t’étonne que l’Angleterre ne persiste pas dans son engagement européen ? »
Non, ça ne m’étonne pas. Blair a profité des non français et hollandais -les partisans du oui ont un peu tendance à oublier ces derniers- pour éviter le référendum sur la question où il se serait trouvé pris en tenaille entre sa promesse de faire adopter la constitution et le rejet probable du texte par les Anglais (ils ont un peu tendance à tirer à boulets rouges sur tout ce qui est européen alors qu’en coulisse, leurs dirigeants manoeuvrent très bien au sein des institutions de l’UE).
La renégociation risque effectivement de voir s’affronter les partisans d’une Europe simple zone de libre-échange menés par les Anglais et les partisans d’une Europe plus sociale. Après avoir lu le texte qu’on cherchait à nous faire approuver, je ne suis pas vraiment sûr que nos dirigeants soient partisans de cette dernière.
-
On ne peut pas bâtir une cathédrale sur des cabanes pourries.
Le rejet de la corruption technocrate à la puissance 25, alors qu’elle n’est pas résolue à l’intérieur de ses propres frontières, est une sagesse électorale qui a crié stop les conneries, ça suffit, ça va pas recommencer comme chez nous,faut reprendre sur de bonnes bases.
Le marasme actuel est du même ordre que les scandales qui défilent, impunément, devant nos yeux héberlués par l’énormité de l’enculage permanent. Il résume d’un côté le cynisme jusqueboutiste des parvenus intouchables, de l’autre l’impuissance du citoyen spolié de ses prérogatives. La représentativité démocratique est le problème crucial de demain.
-
Exactement Archi : je ne peux que te reciter B. Vian qui disait qu’il n’y a que deux façons d’enculer les mouches:avec ou sans leur consentement.
-
Que l’on reparle de la responsabilité historique de ceux qui ont appelé à voter non, tout à fait ; mais aussi bien de ceux qui ont demandé la fusion du texte constitutionnel et du texte technique, de ceux qui pour le oui, n’ont pas su trouver les mots et les arguments forts avec souffle et vision...
Que l’on constate qu’au Liban ce n’était pas une cacaophonie, au vu du résultat : l’europe est très présente au contraire et d’une présence sans équivalence antérieure après des apprentissages et montées en puissance opérationnelle progressive, notamment en europe centrale...
noter aussi que l’Europe avance à bas bruit par exemple via la CJCE qui après avoir assuré la compétence pénale de la CE - en redondance par rapport à la non ratification s’avance pas à pas vers la reconnaissance de la Charte des droits fondamentaux - trop lentement et timidement, mais incontestablement, etc ;
il serait infiniment plus intéressant de s’intéresser aux démissions européennes de notre classe politique et administrative - formée à la même école - qui conduit la France vers un retard non pas sur une ligne droite, mais sur une ligne droite d’autoroute à six voies en accélérant à fond dans le mur... par exemple en matière de protection de l’environnement : ceux qui n’ont pas compris que c’est là que réside la clé adapatative et innovante de nos modèles de sociétés, et notamment de leur administration, sont trop nombreux de même que trop rares sont ceux qui portent la voix des droits fondamentaux, haut et fort... Inquiétant tout cela...
Donc avant de parler de panne, aller voir sous le capot comment çà se passe... C’est la France qui est en panne grave et inquiétante...
-
La plan B n’est pas mis en oeuvre tout simplement parce que sont actuellement au pouvoir les politiques qui souhaitaient la constitution. Mais rassurez, si ségolène royal ou nicolas sarkosy sont élus, il se débrouilleront pour faire passer la constitution par voie parlementaire, trahissant la volonté du peuple français exprimée le 29 Mai.
En ce qui concerne la bataille budgétaire, vous êtes bien naïf de croire qu’il en aurait été autrement avec la constition. Rappelons qu’un des multiples problèmes de la constitution était les différentes exceptions accordées à la grande bretagne.
Je vous laisse imaginer comment aurait été réglé le problème libanais si la France avait céder à un représentant européen son siège au conseil permanent de l’ONU, on serait encore dans les pourparlers !
-
Quelques précisions sur mon article.
Une question simple tout d’abord : l’Europe va-t-elle mieux qu’avant le 29 mai 2005 ? Tout défenseur de la construction européenne un peu lucide répondra évidemment non. Encore une fois que des nonistes considérant que la construction européenne est une mauvaise chose ou qu’elle allait trop loin soient contents cela est cohérent, en revanche que des nonistes se prétendant « pro construction européenne » continuent à penser qu’ils ont fait le bon choix me laissent perplexe... Où sont les améliorations avec le non ? Ce sont les mêmes d’ailleurs qui nous expliquent que le oui n’aurait rien changé et qui pourtant se sont battus becs et ongles contre le Traité. Il est plus simple de tenter une pirouette que de reconnaître ses erreurs. En tout état de cause le oui n’aurait peut être rien changé, au pire il aurait été neutre, mais au moins il recelait de vrais potentialités d’amélioration pour l’Europe. Le non a eu par contre un résultat négatif (et encore une fois ce sont les nonistes prétendument pro européen qui devraient se poser des questions).
Cordialement,
-
On ne sait toujours pas à quoi les nonistes ont dit non. Leur non est’il plus oui que celui des ouistes et le oui des ouistes est’il plus noniste que celui des nons à moins que le non des ouistes soit plus oui que le plus non des ouis ou alors... Tous se veulent européens sans oser avouer qu’ils ne le sont peu etre pas. L’europe n’a aucune réalité, je le déplore et je l’ai compris au soir du réferendum, mais allons nous continuer à la subir sans en etre des acteurs c’est la pour certains tout l’enjeu des élections de 2007 mais vu la pauvreté des proposition de nos potentiels présidents /présidentes faudra t’il se tourner vers l’Allemagne, vu la tournure des événement nous seront sans doute taxé de collaborationisme.
-
Les nonistes ont dit non à un texte qui n’avait de constitutionnel que le nom.
Les politiques économique et étrangère n’ont pas à être fixées pour des décennies par un traité. La Constitution française permet l’alternance, le Traité constitutionnel ne la permettait pas.
-
J’ai voté NON et pour apporter un peu plus d’eau au moulin : pourquoi avoir voulu soit-disant exporter le modèle français au niveau européen, alors qu’il fait tous les jours la preuve de sa totale inefficacité en France ?
ps : je ne voterai en 2007 pour aucun candidat ayant voté oui à la constitution européenne, car je place l’infamie qui aurait pu être irréversible européenne au dessus des chamailleries franco-française (voire perso-persaises - à voir les têtes que l’on veut nous imposer par sondages magouillés interposés).
-
Heureusement que l’Europe continue, mais par la faute de la France elle est en panne, et je constate à la lecture des commentaires que les faits n’ont en rien changés le point de vue des partisants de l’isolation de la France dans la Construction Européenne. Je constate aussi que l’on tire toujours à boulets rouges sur nos hommes politiques en oubliant que c’est nous qui les élisons (mais peut être que les plus sceptiques, ne participent pas aux élections - vu le taux d’abstention), et en général ceux qui disent des vérités trop dures à entendre ne sont jamais élus (R.Barre, Delors. Il existe dans la nouvelle génération des politiques qui prêchent dans le désert, car celà n’intéresse personne, il vaut mieux se fier aux sondages ! Bref, je pense que la france n’est pas encore tombée assez bas pour que nous comprenions (le comble est que notre chute est largement ralentie par notre appartenance à l’Europe et plus précisément à la zone euro). qu’il nous appartient de savoir où nous voulons aller et de retrousser nos manches pour atteindre nos objectifs au lieu de pépertuellement accusé le voisin.
-
l’europe fonctionnelle c’est simple :
fin des états-nation !
une fiscalité unique (tva,imposition des benefices,...)
une politique monétaire digne d’un continent (croissance ,bourse continentale hors du nyse,stockexchange ...)
un systeme de sécurité sociale unique (remboursements,couts chirurgicaux)
une armée européenne débarassée de l’otan
une politique de recherche européenne (harmonsation des enseignements,une langue étrangére maitrisée obligatoire quelque soit le diplome post-bac...)
une fonction publique européenne remplaçant la fonction d’état,de régions,de lands ...
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
Ajouter une réaction
Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page
Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.
FAIRE UN DON