Redon : l’outrecuidance d’un journaliste
Le sujet est chaud, et très médiatisé. A Redon, la mère de David vient d’avouer s’être débarrassée du corps de son fils dans un étang non loin de son domicile. Les journalistes, nombreux, se pressent depuis plusieurs jours pour recueillir divers témoignages. Les questions fusent, et certaines surprennent par leur arrogance.
Dans le journal télévisé de France 2, hier soir, il y avait une interview de la maman du petit David. A une question que posait un journaliste, pour savoir si elle était soupçonnée par les enquêteurs d’avoir tué son fils, elle répondit qu’elle n’aurait jamais pu faire ça. A ce moment-là, le journaliste crut bon de poser la question : "Pourquoi ?".
Donc, en résumé, la question est : "Pourquoi n’auriez-vous pas pu tuer votre fils ?"
Aline Lelièvre, la maman, s’est ensuite perdue dans une explication confuse tournant autour de l’amour porté à son fils...
Il semble aujourd’hui que la culpabilité de cette mère soit sérieusement envisagée, du coup, cette question semble peut-être un peu plus légitime, mais au moment où elle a été posée, le journaliste n’avait pas d’information sur une éventuelle culpabilité de la mère.
On peut clairement se demander où est la limite à ne pas franchir. Est-ce qu’une question de cette nature a vocation à déstabiliser un sujet qui est déjà boitillant ? Du coup, ne serait-ce pas plus "normal" que cette question reste dans le cadre d’un interrogatoire, plutôt que dans celui d’une interview ? Est-ce vraiment de l’information que l’on apporte aux téléspectateurs en demandant à cette jeune fille pourquoi elle n’aurait pas pu tuer son fils, alors que la réponse d’une mère à ce genre de questions est évidente pour tous ? Ou alors, est-ce que le fait de livrer une jeune fille de dix-neuf ans en pâture aux journalistes permet aux policiers de conserver une pression latente sur elle pour pouvoir mieux l’interroger ensuite ?
Je ne connais pas la réponse. En revanche, dans une situation similaire, je suis persuadé que la plupart d’entre nous auraient mal réagi.
Messieurs les journalistes, ne transformez pas les protagonistes des faits divers en bêtes de foire, le sujet est trop sérieux pour ça.
68 réactions à cet article
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Le problème, c’est qu’elle l’a fait ! La question du journaliste était mal posée, c’est tout.
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Le problème aussi, c’est qu’on nous cache le rapport entre de genre de faits et la dégringolade sociale dans le pays.
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« Le problème aussi, c’est qu’on nous cache le rapport entre de genre de faits et la dégringolade sociale dans le pays. »
Exact. je viens de voir passer ce qui sit sur un blog :
http://blog.360.yahoo.com/quicalt
" La nécessité de condamner et sanctionner le crime ne doit pas nous faire oublier que le criminel peut, à son tour, vivre un drame humain. Un drame dont l’origine peut s’avérer sociale et politique, n’en déplaise à ceux qui nous gouvernent depuis deux ou trois décennies et qui comptent continuer à le faire après les élections de 2007.
(...)
Quelle motivation peuvent avoir des parents qui savent d’avance ou croient que, de manière quasi certaine, leurs enfants ne pourront être rien d’autre que de la main d’oeuvre de plus en plus mal payée ou des soldats, au service d’une minorité de riches de plus en plus riches ? A supposer qu’ils ne deviennent pas des vagabonds et des parias. Après vingt-cinq ans de promesses d’avenir jamais tenues, doit-on s’etonner si le pessimisme s’installe avec toutes ses conséquences ?
Crescite et multiplicamini ? Ce n’est peut-être pas aussi simple. Peut-on vraiment poursuivre une stratégie tendant à ramener le niveau de vie des Français à celui de la Chine, de l’Inde, de la Russie, du Brésil... sans que quelque chose de très grave survienne ? "
Etc...
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Désolé c’est assez hors sujet et une personne qui se débarasse de quelqu’un qui est gênant cela reste de sa faute ! Alors plutot que de chercher de midi à 14h il serait bon déjà de se conduire en adulte et de voir la vérité en face et d assumer les faits ( chose qu’elle ,’a pas l air de vouloir faire..tentative de suicide...)
Quand à dire que le journaliste a du culot, oui il en a mais dérrière il faut voir les statisques de morts d enfants ou beaucoup meurent de la main d’un proche... Rien qu’à le peu d’effet de la disparition de son enfant y a de quoi se poser des questions !
Donc avant de mettre la faute sur quoi que ce soit, il suffit de voir que ce sont d’hommes et de femmes et pas de Chine q’on parle !
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« Désolé c’est assez hors sujet et une personne... »
Justement, NON, ce n’est pas « une personne ». Il y a une montée du nombre des infanticides dans les pays où le niveau de vie avait toujours été élevé, et où à présent il dégringole. C’est ça, le vrai problème.
L’histoire même de cette jeune femme le montre clairement.
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Mais, c’est fou !
Il faut arrêter de tout ramener à des problèmes sociaux de niveau de vie.
Cette mère est une personne qui a tué son fils (si cela est prouvé). Que le nombre d’infanticide augmente ne justifie rien.
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« Que le nombre d’infanticide augmente ne justifie rien... »
Pourquoi augmente-t-il ? Il ne s’agit pas de justifier l’infantidide, mais de comprendre ce qui se passe. Les politiques sont des lâches.
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Il suffit de faire un tour de la Toile pour voir qu’il y a de plus en plus d’infanticides dans tous les pays traditionnellement qualifiés de riches mais où la pauvreté s’installe. Dans les pays dits « pauvres », les infanticifdes ont toujours été fréquents.
C’est de ce problème de la pauvreté montante que les politiques ne veulent pas parler, parce que de toute façon ils n’ont l’intention de rien faire. Les inégalités sociales, tous les politiques sont pour parce qu’ils se trouvent tous du « bon » côté de la barrière, quoi qu’ils en disent.
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Pour répondre au dernier commentaire, je trouve aussi pertinent cet autre extrait du blog de De ço qui calt ?
« Financiers et multinationales rêvent de ce magot sans précédent qu’est la masse salariale des pays dits »riches« . Depuis deux décennies, ils s’emploient à mettre la main par tous les moyens sur le fruit d’un siècle et demi de combats et d’acquis sociaux des populations de ces pays. Mais quel est le coût social et humain, quelles seront les conséquences, de cette stratégie ? Dans son ouvrage »La grande braderie du patrimoine public des Français« , Jean Roux estime que, pour se conformer aux exigences de la Banque centrale européenne, du Pacte de Stabilité et du droit européen de la concurrence, les gouvernements successifs ont littéralement bradé le patrimoine public français, en moyenne à la moitié de sa valeur, et qu’en 2006 la dépossession porte sur plus de 500 milliards d’euros d’actifs. Est-ce vraiment sans rapport avec les troubles du comportement collectif que l’on cherche pudiquement à présenter comme des ensembles de cas isolés ? »
(fin de l’extrait, suivi pour clore l’article par une terrible citation de Jérémie qui fait froid dans le dos mais qui, malheureusement, fait penser à des dangers réels pour notre « civilisation ». Et il aurait pu ajouter les ravages du colonialisme, l’esclavage, les guerres mondiales...)
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« ...ce sont d’hommes et de femmes et pas de Chine q’on parle ! »
Ces hommes et femmes ne vivent pas chacun dans une ille déserte mais dans une SOCIETE.
La nature et le fonctionnement de la société déterminent très largement les comportements humains. Il y a l’éducation, mais aussi l’entourage, la famille, l’environnement civique et professionnel, l’économie, les droits réels des citoyens, la politique en matière sociale, les inégalités...
Su j’étais le Commissaire européen aux Droits de l’homme, je viendrais faire un tour. D’autant plus que les infanticides touchent aussi d’autres pays du continent, comme l’Allemagne. Mais il faudrait que ce genre d’instances s’habituent à parler directement à la population, pas à des ministres, « professionnels » et autres.
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« Financiers et multinationales rêvent de ce magot sans précédent qu’est la masse salariale des pays dits »riches« . Depuis deux décennies, ils s’emploient à mettre la main par tous les moyens sur le fruit d’un siècle et demi de combats et d’acquis sociaux des populations de ces pays. Mais quel est le coût social et humain, quelles seront les conséquences, de cette stratégie ? »
C’est le moins que l’on puisse dire, et ça va même plus loin. « Nos » banques « françaises » délocalisent « leur » argent en Chine, en Inde, en Russie, en Pologne, en Hongrie... Quand on leur demande un prêt, il y a toujours une « faille » dans le dossier.
En France, il n’y a plus d’emplois décemment payés, les prestations sociales s’effondrent, les retraites agonisent...
Je suis d’accord sur le fait que cette montée des infanticides maternels est un signe de la course au sous-développement engagée par ceux qui nous dirigent. Les délocalisations sont immorales et devraient être interdites.
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Oui, il y a un gros problème d’ordre social, mais regardez les politiques :
- Le Pen et Sarko ne savent que s’en prendre aux juges, Royal nous sort l’encadrement militaire soi-disant « humanitaire »... C’est qu’ils n’ont aucunement l’intention de s’attaquer aux vrais problèmes, qu’ils savent très bien de qui ils dépendent pour leurs carrières politiques : à savoir, des milieux financiers qui se trouvent à l’origine de cette débâcle.
- Quant à Strauss-Kahn, Fabius ou Chévènement, ce sont des représentants directs des milieux financiers.
- Et, à la « gauche de la gauche », on veut nous enfiler Buffet qui a déjà fait partie d’un gouvernement de casse sociale (Jospin).
A la corbeille, tout ça ! Cherchons des gens qui n’aient JAMAIS fait partie d’un de ces gouvernements de massacre social, de « droite » comme de « gauche » ; qui ne doivent pas leur montée politique à un Mitterrand comme c’est le cas de Le Pen, des « socialistes » et de bien d’autres ; qui ne soient pas, non plus, mouillés dans la Chiraco-machin, etc...
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L’article est d’une grande superficialité, très inférieur à la pire des chroniques que les médias ont pu diffuser sur cette affaire. A la limite, il fait le jeu des politiques qu’une analyse sociale de la montée des infanticides maternels risque de mettre en difficulté.
Heureusement que les médias en parlent, de ce genre d’événements, car on peut les analyser à notre façon, comparer les différentes dépêches et chercher à comprendre.
Dommage qu’on ne parle pas avec la même fréquence des suicides survenus sur le lieu de travail ou à cause de problèmes rencontrés au travail. Pareil pour les étudiants.
Pourtant, les analogies ne manquent pas : l’infanticide de Redon est survenu à un moment où la mère disait qu’elle allait devoir quitter son travail pour s’occuper de son enfant. Elle s’est peut-être aussi demandé comment elle allait pouvoir s’occuper de son enfant si elle n’avait pas de travail. L’aide de la société, elle était passée où... ?
Depuis des années, on n’entend que des politiques qui hurlent que les Français doivent apprendre à se débrouiller par eux-mêmes, qu’il faut les « responsabiliser », etc... Et qui « responsabilise » les banquiers et les industriels qui envoient leurs capitaux et leurs entreprises à l’étranger ? Qui demande des comptes aux politiques qui roulent pour eux ?
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« Quant à Strauss-Kahn, Fabius ou Chévènement, ce sont des représentants directs des milieux financiers. »
Bayrou aussi, qui a été jusqu’à récemment membre de la Trilatérale et qui, d’ailleurs, a lui aussi fait partie de gouvernements de casse sociale.
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Tout se tient. La société fout le camp et les éléments les plus faibles pètent les plombs avant les autres. Malheureusement ceux qui fautent restent seuls responsbales de leurs fautes. A nous d’avoir une vision un peu large et d’être capables de faire le lien entre la catastrophe que représente le plongeon dans le tiers-monde que nous propose Bruxelles, sa dernière conséquence qui est la délocalisation d’Airbus, soit-disant le faire-valoir de cette politique, et en bout de chaîne les milliers de désespérés qui ne cessent de croître.
Les bien-pensants souhaitent en toutes occasions que la France plonge dans le tiers-monde, font tout pour cela mais quand le tiers-monde vient brusquement à nous dans les faits divers ils font semblant d’être étonnés et de ne pas comprendre ce qui se passe.
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Je pense qu’il y a une confusion entre pauvreté et misère.La pauvreté a existé pendant des siècles,pour une majorité de la population,mais des mécanismes de solidarité ont permis au peuple de survivre.On arrive ici à des drames de la misère et de la désespérance et cela n’a plus rien à voir:dans l’abandon, la solitude,la perte de tous ses repères ,le risque est immense d’être confronté à thanatos,par le suicide et d’autres actes « fous » et desespérés,dont la signification échappe au commun, bien à l’abri.C’est facile de juger avec le bon vieux bon sens moraliste,mais le vrai travail des juges est d’une complexité inouïe. Cf A.Camus « la chute ».
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A chantecler (IP:xxx.x1.146.86) le 8 novembre 2006 à 09H01
Il y a du vrai dans ce que vous dites. Misère ou pire, d’ailleurs. Désespérance, certainement. Voici la fin, en effet très impressionnante, de l’article de De ço qui calt ?
Jérémie (ou un copiste) écrit : « C’est pourquoi voici, les jours viennent, dit l’Éternel, où ce lieu ne sera plus appelé Topheth et vallée de Ben Hinnom, mais où on l’appellera vallée du carnage. J’anéantirai dans ce lieu le conseil de Juda et de Jérusalem (...) Je ferai de cette ville un objet de désolation et de moquerie (...) Je leur ferai manger la chair de leurs fils et la chair de leurs filles, et les uns mangeront la chair des autres (...) ». Après que ses classes dominantes se soient rendues responsables de l’extermination de millions de juifs (certainement plus de six, en une vingtaine de siècles), l’Europe deviendra-t-elle une sorte de Jérusalem des textes de Jérémie ?
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L’article de De ço qui calt ? a été publié hier, tardivement je pense, par Agoravox :
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Mais qu’est-ce que c’est que ce flot de c...neries ? Et il y en a sérieusement qui soutiennent que cette jeune mère a assassiné son enfant parce qu’on a privatisé Renault ?!!?!!?! Mais c’est n’importe quoi et je m’insurge, là. C’est vrai. D’ailleurs cette jeune n’a que dix-neuf ans et ne connaît rien à l’économie.
Quant aux inégalités sociales, elles sont stables depuis 1984 et le pouvoir d’achat a doublé. Par ailleurs, les délocalisations ne sont en aucun cas responsables du chômage : les statistiques INSEE montrent 13500 disparitions d’emplois par an dûes aux délocalisations dont la moitié seulement est délocalisée hors de l’Europe. Aucun rapport, donc, avec nos trois millions de chômeurs.
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« Quant aux inégalités sociales, elles sont stables depuis 1984 et le pouvoir d’achat a doublé. Par ailleurs, les délocalisations ne sont en aucun cas responsables du chômage : les statistiques INSEE montrent... »
Vous nous sortez tous les lieux communs des riches et de la pensée unique, y compris le baratin de l’INSEE qui est une AGENCE GOUVERNEMENTALE.
Allez voir un peu comment vivent vraiment les gens. Bien sûr qu’il y a un effondrement économique et social du pays, au point que même les « classes moyennes » dégringolent !
Et les privatisations, les délocalisations, la politique faussement « libérale »... y ont joué un rôle déterminant.
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Nous sommes le 7 novembre, Aline Lelièvre a reconnu depuis maintenant plus de 2 jours avoir tué son enfant, apres avoir un temps parlé d’accident domestique.
Elle a même tenté de mettre fin à ses jours hier.
A la lectute de cet article il me semble que l’auteur ces faits et est donc assez mal informé.
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tu vois bien que l’article a été mis en ligne bien après son envoi à agoravox ils sont un peu lent sur les mise en ligne apparemment en ce moment
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Ou il y en a qui voudraient censurer...
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« tu vois bien que ... »
Ah bon ? et j’etais sensé voir ça à quoi ? Pour moi l’article est daté du 7 novembre et rien n’indique qu’il a été écrit avant.
Merci pour ton explication en tout cas, je comprend mieux maintenant, mais il faut bien reconnaitre que l’article apparait en décalage avec l’actualité.
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Voila ce que devrait etre le travail d’investigation d’un journaliste :
- se mettre a la place d’une femme à Redon qui pour son enfant recherche une place en crèche
- demander au maire de Redon Monsieur Bollé combien d’argent en 2006 sa municipalité a-t-elle consacré aux créches ?
- aller dans les crèches de cette ville bretonne et demander s’il reste des places libres
- poser cette question au patron de Madame Lelievre : pourquoi ne lui a-t-il pas proposé des horaires assouplis ?-
C’est vrai ça, la « jeune mère » a été obligé de tuer son enfant à cause d’un homme politique pourri et d’un patron esclavagiste.
Son avocat pourra plaider dans ce sens là.
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Oui et peut-être des dispensaires pour ceux qui sont en grande souffrance morale.
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et pourquoi le père s’est barré en pleine grossesse, alors qu’elle était à peine majeure et sans ressource ou presque ?
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Très bien ça aussi, un père alcoolique et irresponsable.
Vous notez, Maître ?
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Tout à fait d’accord avec cet article, ce journaliste a eu un culot monstre !
Pour élargir un peu, tel que cela a été fait plus haut, je me suis posé moi aussi la question de savopir comment cela s’est passée ! Bien sur le geste est horrible ! Il révulse même ! Mais enfin cette jeune femme en gardant son fils était condamnée à démissionner de son poste apparement ? C’est à dire condamnée à vivre sans revenue ou avec des revenus moindres. Elle n’a pas supporté cette idée sans doute, elle était seule et les enfants même quand on les aime ne sont pas toujours facile à garder toute une journée avec des problêmes en sus, supporter les deux était peut-être au dessus de ses forces ! Je plainds cette pauvre femme ! Comment cela s’est il passé ? A t’elle cédé dans un moment de tension extrème, une sorte de crise de nerf ? A t’elle jeté le corps de l’enfant dans un étang (je ne me l’explique pas !) dans un excès de panique ? J’ai du mal à croire qu’une mère puisse faire une chose pareille ! ce geste est si ignoble (je ne l’excuse pas non plus...), pour une mère en sus. Peut-être réalisera t’elle plus tard.
J’espère que cela mettra à jour les difficultés qu’on les parents à faire garder leurs enfants ! Et aussi à payer la garde des enfants ! Car il est parfois très difficile de travailler et de payer la crêche ou le centre de loisirs en même temps.
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Arrétez, on croirait lire Paris-Match...
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Je pense que si le journaliste a posé cette question, c’est que tout le monde avait bien compris qu’elle était peut-être impliquée, dès le début. Je me souviens en avoir discuté avec des amis et des collègues et on avait tous senti les sous-entendus des divers communiqués de police.
Bien sûr, tout le monde se gardait bien de porter la moindre accusation mais le filigrane des communiqués était clair. « bizarre », « inquiétant », ..., traduction : pas crédible. Sans savoir ce qui s’était exactement passé ni de quelle façon elle était impliquée, on sentait bien que la police ne croyait pas tout à fait à la version de la mère.
A mon avis, les journalistes ont tenté d’en savoir plus avec le maximum de tact (on ne sait jamais) et celui-ci (qui a mis son tact de côté apparemment) n’a d’ailleurs pas hésité à diffuser la réponse de la mère qui laissait une étrange impression. Sans savoir ce qui s’est passé avant, on peut supposer que ledit journaliste, qui a dut passer plus de 30sec à lui poser des questions, a choisi celle-ci pour témoigner du caractère inhabituel de son comportement.
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Tout à fait d’accord.
Mais bien sûr, ce post est destiné à disparaître comme le mien. Il est de bon ton sur agoravox de casser du journaliste pour pouvoir jouer au petit journaliste
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à Kirinyaga :
Entièrement d’accord avec ceci.
La première fois que j’ai entendu l’info disant qu’un enfant avait disparu alors que sa mère etait descendu qques minutes fumer une cigarette je me suis dit que cette histoire tenait difficilement debout ...
Les journalistes tout comme la police ont tres rapidement soupçonné la mère, c’est évident.
Comme déjà dit plus haut il n’est pas question de pardonner le geste de cette fille ... mais on pourrait aussi rechercher les responsabilités du coté de la famille de la fille ou du père de l’enfant.
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sauf qu’il n’y à plus de journalistes et de rédactions dans les médias, juste une bande de blaireaux qui ont vendu leur âme afin de remplir leur frigos comme les autres. seul problème, ils ont rejoint le camp des salauds mais ils n’assument pas.
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Et heureusement qu’il y a des bloggeurs comme toi pour dénoncer au yeux du monde cet état de fait scandaleux.
- mon Dieu si ça continue je sens que je vais vomir.
PS : je sens qu’il y en a qui vont redémarer leur modem ADSL pour pouvoir voter plusieurs fois contre moi et je m’en fous !!!!
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« sauf qu’il n’y à plus de journalistes et de rédactions dans les médias, juste une bande de blaireaux qui ont vendu leur âme afin de remplir leur frigos comme les autres. »
Et ki ya plus de gentilles mamans, juste des félées qui mettent leur môme au congel ou dans un lac.
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@ panama « PS : je sens qu’il y en a qui vont redémarer leur modem ADSL pour pouvoir voter plusieurs fois contre moi et je m’en fous !!!! »
excellent !! ...remarque c’est celui qui le dit qui l’est : ie tu dois souvent le redémarrer ton modem
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Quand une mère perd sone enfant, en général elle se trouve dans un état de souffrance, douleur, voire même proche de l’hystérie. Tout du moins, elle laisse paraître ne serait-ce qu’une ombre de chagrin.
Je me souviens le premier soir où elle est apparue à la télévision après la disparition de son fils, elle ne semblait pas du tout attérée. On aurait très bien pu transposer les faits et faire passer son passage à la télévision en changeant les paroles pour un reportage sur une enquête de voisinage.
La soupçonner dès le départ après qu’elle soit passée à la télévision, ou même vu l’état dans lequel elle se trouvait ne relevait pas de l’utopie. Il suffit d’être un peu psychologue pour voir qu’il y avait anguille sous roche.
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J’ai eu exactement la même réaction. On aurait dit qu’elle parlait de la fille d’un vague voisine, pas de la sienne.
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Bien sur, tout le monde sentait depuis le debut qu’il y avait anguille sous roche. Les medias se sont empares de cette affaire car ils savaient qu’il avait 99% de chances pour un retour sur investissement important.
Bingo !
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Des histoires aussi triste que celle ci arrivent malheureusement tous les jours, les journaleux n’ont qu’a piocher dans les faits relatés par la police pour dénicher leur « futur » dossier chaud ( // flagrant avec l’histoire du p’tit Grégory). De plus, à la première interview, pas besoin d’être détective pour deviner la détresse de la jeune mère et en déduire sa culpabilité....
Et avec la pression médiatique, elle a attenté à ces jours, ce qui vaut 10 secondes au 20 Heures(TF1).....ET oui, pas très fier les journaleux d’être responsable de la future mort d’une jeune mère en détresse....
A force de nous faire les feuilletons de la vie, il va falloir en calmer certains...Mais que fait le CSA Quel bande de cons, tous ces journaleux avides de sang
Je les hais, encore plus que « nos » politiques, tellement, ils n’ont pas de respect de la vie d’autrui.
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L’adresse finale vaut son pesant d’or : « messieurs les journalistes » écrit l’auteur de cet article... Quand donc certains d’entre vous sortiront-ils du Moyen-Age dans lequel ils se complaisent et cesseront-ils de nier la réalité ? Mesdames et messieurs les journalistes, ça fait si mal, c’est si imprononçable pour vous ?
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Alors ça, c’est la mode américaine et j’espère bien qu’on ne va pas se mettre à écrire tous les articles avec les épithètes suivis de leurs variantes masculine ou féminine entre parenthèses. C’est ridicul(e), illisibl(e) et n’apport(e) rien. En français le(la) masculin(féminin) a un(e) valeur générique qui n’a jamais vexé personn(e)(es) pendant 1.500 an(née)s.
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Assez !!
Ne parlez plus de Mme Lelièvre, elle souffre assez comme ça, voyez elle a même tenté de se supprimer. Les pouvoirs publics, la presse, nous sommes tous responsables. Notre société a perdu le sens de la morale, l’image humaine est piétinée au nom de la liberté d’expression, nous n’avons plus non plus le sens de la solidarité : celle qui évite les drames. J’ai vu aux infos plusieurs voisins/voisines parler de cette femme, décrivant son calme, sa discrétion. Personne n’a rien vu ? et sa famille où est elle ? Pourquoi a t elle quitté le foyer familial, personne ne se pose les questions qui fachent. Je me sens coupable, plus que les autres parce que j’ai des enfants et que même si je rame (chomiste pour le moment), je ne perds pas espoir. Mais les plus faibles, les plus fragiles.... Nadine
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Rire C est de notre faute ? il faut arrêter de raconter n importe quoi ! Il est plus facile de tuer son mome quand il pleure que de l assumer ! Arrêter un peu de justifier la bêtise d’une personne ! Ce n ’est pas la faute de la société mais d’elle et elle seule. C’est à elle d en assumer les conséquences ! le sens de la morale, de tuer son enfant, montre que certains n en ont jamais eu et le pire est de reussir a trouver une circonstance atténuante là où il n y en a pas..
Sinon je pense que j imiterai son geste et espère pouvoir faire pleurer tout le monde .. tiens genre je mettrai le gamin au congélateur et dirai que c’est pas mes gamins comme une autre histoire tout aussi débile !!!!
Mesdame, messieur accepter ce type de geste prouve qu’on sombre bel et bien dans de la bêtise !
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BIS : Ces faits « divers » ont lieu tous les jours, et le journaleux de base (appuyé par sa hiérachie), cherche en permanence à alimenter « leur propre » film.
Quel monde décadent !!! ils représentent ce qu’il y a de plus noir dans l’espèce humaine...et finiront par payer cher de leur faute.
Un peu de respect et d’humanité ne leur ferait pas de mal. J’en appelle au pouvoir public pour moraliser cette « presse » vampire, qui va finir par tous nous monter les uns contre les autres....et surtout contre eux...(les journaleux)
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Bonjour,
je trouve votre article assez lucide...
merci.
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Merci à l’auteur pour aborder ce sujet avec un soupçon d’humanité !
Comme dans un autre forum relatant ce sujet, je suis atterrée par la haine des commentaires qui se déchaînent sur cette malheureuse jeune femme. Si je remonte un peu en arrière, elle était mineure lors de la conception de cet enfant, n’est-ce pas ? Qu’est devenu le père ? Quelle était sa situation familiale à cette époque, et sa situation matérielle ? était-elle encore lycéenne ?
Y a-t-il eu quelqu’un pour l’aider, pour la soutenir financièrement ou moralement le temps de sa grossesse et après la naissance ! Vraisemblablement PERSONNE !
Apparemment ceux qui l’ont déjà condamnée (heureusement que la peine de mort est abolie !)se refusent à toute réflexion sur les faits qui ont abouti à générer un tel geste (grave dépression, pauvreté, désespoir devant un sombre avenir, et tout à la fois)... ?
En tant que femme et mère de famille, je plains de tout mon coeur cette jeune femme en imaginant les souffrances morales endurées qui l’ont conduite à cette horrible extrémité !
Je laisse la parole maintenant aux gens vertueux et irréprochables pour un nouveau lynchage épistolaire !
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>> Y a-t-il eu quelqu’un pour l’aider, >> pour la soutenir financièrement ou moralement >> le temps de sa grossesse et après la naissance ! >> Vraisemblablement PERSONNE ! Tu te bases sur quoi pour affirmer celà ?
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@ M. Chouffon : je n’affirme pas, contrairement à ce que vous écrivez et je ne peux qu’imaginer ce qui s’est passé dans sa vie antérieurement car je n’ai pas connu cette jeune femme ! je pose des questions et j’essaie de comprendre !
Ce qu’a été sa vie, c’est au procès que les jurés en connaîtront davantage et c’est en toute connaissance de cause qu’ils auront à se prononcer !
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J’ai entendu son témoignage sur France Inter le matin où elle a téléphoné à la police pour avertir de la disparition de son bébé.Quelque chose clochait dans le ton qu’elle avait. Les voix dévoilent plus de chose quand elles sont coupées de l’image. C’est bête, mais j’ai senti tout de suite, par pure intuition qu’elle était coupable. Je crois que le journaliste, comme beaucoup d’autres personnes, a simplement eu le même sentiment que moi.
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Outrecuidance ?
J’aurai plutôt simplifié à « bêtise », sans gêne etc ... à l’image de la meute qui se pressait autours de cette femme.
Elle était seule avec son enfant. Elle était encore seule cette fois. Ca n’interpelle personne ?
Son geste inexcusable est aussi vieux que le monde. La culpabilité à 100% n’est toujours pas évidente malgré cela. Car si tout le monde condamne en bloc ce geste, combien ont failli trop secouer leur enfant, combien ont un jour envoyé un coup trop fort, combien se sont barrés en hurlant qu’ils en avaient marre, combien en ont eut envie ?
Et dans ce cas là, on se précipite pour jeter la pierre. Mais quel parent osera jeter la première ?
Le geste reste inexcusable, mais il reste à comprendre ... sans question débile de journaliste
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En lisant tous vos commentaires, je comprends mieux pourquoi les journalistes persistent à vous raconter de belles histoires. Visiblement vous ne demandez que cela... Je m’explique :
La plupart des intervenants ont donné leur avis sur cette jeune femme, pour l’excuser, l’accuser ou la plaindre etc.. Moi aussi, j’ai senti que quelque chose clochait dès les premières images de cette histoire. Mais est-ce bien le sujet de cet article ?
L’auteur de l’article pointe tout à fait autre chose : l’attitude du journaliste qui abuse de la faiblesse intellectuelle et morale d’un non-professionnel de la com’, pour jouer les procureurs et accessoirement jeter en pâture au grand public une présumée coupable. Est-ce le rôle des journalistes ?
Par vos commentaires vous donnez raison à ce journaliste qui commence le procès. Vous le continuez.. Sans avoir les pièces du dossier en mains, chacun instruit le procès de cette femme à partir d’articles de journaux, d’infos TV, et de ses propres idées fixes.. alors qu’il faut aux magistrats et aux jurés des jours et des jours de réflexion pour se faire une opinion. Avez vous oublié Outreau déjà ? Relisez les journaux du début de l’affaire.
Ce genre d’affaires où les journalistes ont donné au grand public à juger de quelqu’un qui n’avait pas encore été mis en examen sont légion : à plusieurs reprises le soit-disant coupable s’est révélé innocent, mais s’est retrouvé ruiné, perdu, détruit..
Il a fallu des siècles de lutte pour construire une justice à peu près juste et élaborer quelques droits fondamentaux : le droit à un procès équitable et la présomption d’innocence, l’instruction à charge et à décharge.
Alors, je le dis moi aussi : Messieurs et mesdames les journalistes respectez ces droits fondamentaux de tout justiciable, et si vous ne connaissez pas ces droits, alors ne jouez pas les petits juges, faites vous commentateurs sportifs..
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Moi, si j’avais été le journaliste c’est à grands coups de pied dans le ventre que je l’aurai interviewver, la p..asse.
Et elle aurai craché le morceau, j’vous l’dit.
C’est ça le journalisme citoyen !
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Cette affaire n’est pas comparable à Outreau car dans celle-ci la culpabilité de la mère ne fait aucun doute.
Les accusés d’Outreau se sont toujours défendu et ont toujours crié leur innocence. Aline Lelièvre, elle, a avoué au bout de 2 jours. On est donc dans un cas foncièrement différent.
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On s’en fout de savoir si elle est coupable ou non. Tu n’es pas juge, ni flic. Décidément y’en a qui ne comprennent pas grand chose..
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Bon, ok, la question du journaliste est plus que maladroite. Il était visiblement déjà persuadé de la culpabilité de la dame... Cela dit, il y a tellement de gaffes et de dérives journalistiques que celle-là ne me semble pas ressortir du lot...
Par ailleurs, le rapprochement entre la hausse des infanticides et la précarité sociale me semble assez morbide et injustifiable. On n’est quand même pas en Chine... Ca fait un bout de temps qu’en France la médecine offre des alternatives si l’on ne se sent pas en mesure d’élever et de chérir l’être que l’on doit mettre au monde pendant au moins les 16 premières années de sa vie...
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Y’ a un problème sur ce fil ??????????
Les commentaires de NAGAL et clairette disparaissent puis réaparaissent à nouveau ????
Maintenant c’est le mien qui a disparu ??????
Celui-ci va -t-il disparaitre à son tour ?
Je disais : offrons lui des circonstances attenuantes à cette jeune femme et merci à NAGAL et clairette pour leur commentaires plein d’humanités.
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Autant pour moi je me suis trompé de fil.
j’suis nul
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Coupable ? Pas coupable ? je pense qu’une protection devrait automatiquement se mettre en place dans une situation aussi grave. Les abus médiatiques (doublés d’inconscience judiciaire)de l’affaire Grégory n’ont donc servi à rien ? Depuis l’interview, Aline Lelièvre a avoué avoir tué son enfant avant de le jeter dans le lac. Mais elle a aussi tenté de se suicider dans sa cellule à la prison de Rennes. Elle a été hospitalisée. Il ne fait aucun doute que cette jeune femme aimait son enfant. Je ne souhaite pas excuser son geste. Mais être maman trop jeune, surtout quand on élève seule son enfant, n’est sûrement pas facile. Si la jeune mère est fragile, les conséquences peuvent être terribles. Et c’est là, que les grands-parents doivent être un soutien durant les premières années de leur petit-fils ou de leur petite-fille. Sans empiéter sur la liberté de la maman. Et c’est peut-être sur ce point que les choses s’avèrent le plus difficile.
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Moi, la question que je me pose est : qu’est-ce qui a poussé la presse à médiatiser immédiatement cette histoire ?
Au moment de la médiatisation de l’affaire, il ne s’agissait « que » d’une disparition d’enfants. Il y en a des dizaines par an et elles ne passent pas toutes dans les 36h au JT de 20h de nos plus grandes chaînes de télé. Mais celle là avait un truc en plus : l’histoire de la mère ! Le premier journaliste qui a lu la main-courante chez les flics ou qui leur a parlé a senti tout de suite qu’il y avait un coup fumant.
Le gosse de 14 mois qui disparaît et la mère qui s’en aperçoit que le lendemain matin. « Je suis allée fumer une cigarette, jeter les poubelles, me coucher et c’est le matin que j’ai remarqué qu’il n’était plus là ».
Statistiquement, quand on est journaliste et qu’on est au courant d’un truc pareil, si on va interviewer la mère, il y a combien de chances pour qu’on capte l’interview d’une criminelle ?
Vous n’avez pas remarqué comme le JT est fier de nous montrer qu’ils ont parlé à l’assassin dans l’affaire du Grand-Bornand ? Ou comme ils ont aussi parlé, filmé et surtout montré à la télé l’assassin présumé (qui a avoué) du petit gamin de 4 ans il y a quelques semaines ?
Ils pouvaient remettre le couvert avec une faible probabilité de se tromper sur la culpabilité de la mère. Faire une interview de criminelle avant qu’elle se fasse démasquer ; quel grand moment de journalisme !
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Il faut arrêter ce genre de discours.
Ce qui gêne les esprits « bien-pensants », indépendamment de la qualité des infos, c’est que soudain les Français découvrent qu’après quelques décennies d’alternances avec des gouvernements à base de « gaullistes », « centristes », « socialistes », « communistes » et toute la clique, faisant TOUS la même politique, la France en est arrivée à une telle décomposition sur le plan économique, social et des droits de l’homme, qu’un nombre croissant de mères désespérées ou paniquées, écrasées par la pression sociale, tuent leurs enfants.
Mais c’était la moindre des choses, que le constat de cette horrible réalité arrive AVANT les élections de 2007.
Voir un autre article, bien meilleur que celui-ci, mais qui semble avoir « dérangé » :
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Je renvoie à l’article 15287 :
« Redon, Toulouse, Séoul et la gravité de la situation sociale française », de De ço qui calt ?
pour le cas où le lien ne serait pas bien passé. Il y a au moins, là, un début d’analyse à creuser.
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J’ai souvenir de cet interview et vous avez justement oublié une phrase qui explique la question du journaliste. Elle a rajouté une phrase du genre « on va penser que c’est moi »-je ne sais plus les termes exacts mais cela m’a frappé et c’est alors que le journaliste lui a demandé pourquoi ? (sous-entendu pourquoi elle disait cela). Donc la question du journaliste se justifiait. Et croyez moi dans le cas contraire je ne le défendrai pas.
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Les questions se posent : qu’apprend t on dans les écoles de journalisme ? qu’a t on retenu de l’affaire Villemin ? à quoi sert l’information ? J’ai mon opinion sur ces questions, elle est somme toute assez négative et pour le métier, qui à mon sens à perdu ces dernières années et dans tous les domaines, sa crédibilité, son éthique et presque sa raison d’être, j’ai longtemps soutenu inconditionnellement la liberté de la presse aujourd’hui je m’interroge aussi, elle ne ressemble plus à rien, pas la liberté mais la presse et les médias en général. Et pour les « journalistes » eux même, je ne dirais pas tous pourris, corrompus affiliés au pouvoir politique ou à l’argent (et la pipolisation...) car je ne le pense pas individuellement parlant, mais leur façon de concevoir et de pratiquer leur métier doit être à mon avis impérativement remis en cause, il faut se rappeler et re-reflèchir sur les fondements même de l’exercice de ce métier, les conditions de l’exercer, le but et la responsabilité qu’il porte en lui (et ce ne sont pas que des mots, le sujet est grave car il fonde aussi ce que donne à voir d’elle même notre société à ses concitoyens, tous, riches, pauvres, des camagnes comme de banlieues), souvent quand j’entends une information (radio, télé) je me pose ces questions simples : à quoi sert elle ?, à quoi me sert il de savoir cela ? à réflechir, à m’instruire, à m’éduquer, à m’éclairer sur un sujet ??? Beaucoup d’information-informatisantes ne servent à rien à part réveiller des sensations fugaces et jetables, comme la peur ou la compassion bref tout un tas de sentiments humains positifs ou négatifs qui n’apportent rien de plus à l’intelligence ou la reflexion humaine, les messages sont incompréhensibles ou inexistants voire dangeureux quand on manque de recul ou de culture, l’information n’est elle qu’un espace a occupé entre deux publicités commerciales, elle même marchandise suivant la tête du speaker qui présente plus ou moins bien dans son costume 3 pièces ? la radio n’est pas exempt des mêmes critiques du point de vue qualitatif non plus . Ce n’est donc que cela l’information ? Le journalisme, un métier comme un autre ?
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Pour avoirtravailler pendant plus de 20 ans dans les services publiques, je n’ai pu que constater que les journalistes font plus de mal que de bien... On parle de liberté de la Presse... Du vent... Vendre, avoir la primeur, c’est tout ce qui compte.. L’amour propre du métier et le repect d’autrui n’a pas sa place chez ces CHAROGNARDS de l’info. Ils ne cherchent qu’à se battre pour le meilleur morceau autour d’un mort ou autre info se moquant du mal possible ou du désarroi des familles... Un bien joli métier que vous trainez dans la boue pour votre petite gloriole personnelle.... La dernière des dejections canine vaut son pesant d’or à coté...
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Je tombe sur ce problème de la question du journaliste. Je pensais que les affaires gregrory et outreau pouvaient faire progresser tout le monde ! et bien non !
Mais après tout, chacun son job non ?
Le nôte de pauvre citoyen est d’être vigileant, de ne pas céder à l’intérêt des faits divers et se poser des questions. Qui est le plus à blâmer ? la mère ou la société qui l’a laissé faire cela ? la société qui n’a rien vu ou fait semblant de ne rien voir ? Que faire quand on sait qu’une assistante sociale doit prévenir de son arrivée ? où est le contrôle réel ?
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