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Auto électrique ? Insuffisant ! Changer de schéma socio-économique sera indispensable

Face à la nécessité de diminuer considérablement nos émissions de gaz à effet de serre la nouvelle solution supposée nous tirer d’affaire serait, selon certains, une marche forcée vers l’électrification du parc automobile.

Plus généralement de nombreuses personnes semblent croire que les progrès scientifiques et techniques dans divers domaines seront capables de nous donner les moyens de conserver nos diverses façons de vivre (ceci pour les pays les plus favorisés) et de permettre aux autres pays de rejoindre petit à petit le niveau de confort que nous connaissons en se basant sur le schéma qui est aujourd’hui en vigueur chez nous.

L’équation semble assez communément admise : progrès = confort pour tous + réduction des émissions de GES + croissance économique assurée sur le long terme +...

Cela pour ceux qui admettent l’origine anthropique du réchauffement du climat, car il en est qui contestent ce point de vue et même éprouvent de grandes difficultés à admettre ce réchauffement.

On le constate sur un certain nombre de blogs, ces personnes avancent divers arguments, depuis des tentatives d’interprétation des données disponibles différentes de celles présentées par les scientifiques du GIEC (on lira avec profit un article intéressant à propos d’une controverse sur l’interprétation des données dendrochronologiques : Hey Ya ! (mal) ) à une sorte de complot de scientifiques et de politiques qui défendraient des intérêts non identifiés... ou la simple cupidité d’une clique de scientifiques qui aurait « monté l’affaire du réchauffement et du CO2 » dans le seul objectif d’attirer des crédits plus conséquents vers leurs laboratoires...

Il faudrait que ces gens nous présentent un peu plus que leurs interprétations hâtives portant généralement sur quelque courbes à la validité plus ou moins reconnue, bricolages qu’ils se croient autorisés à confronter au travail de quelques milliers de spécialistes afin d’en « démontrer » l’invalidité pour nous convaincre.

Encore que, même s’ils parvenaient à nous prouver de façon décisive que le réchauffement actuel ou bien n’existe pas ou qu’il n’est pas imputable aux activités humaines (combustion de ressources fossiles), ils ne seraient pas plus tirés d’affaire que nous ne le serions, car il nous faudrait quand même résoudre 2 problèmes majeurs liés à notre gourmandise énergétique.

Le premier est la diminution des ressources en hydrocarbures facilement utilisables, et donc à bas coût, en confrontation avec la demande de plus en plus forte de sources d’énergie de ce type, le second qui est une des conséquences de notre fringale et pourrait devenir dramatique si nous ne réduisons pas fortement notre consommation : l’acidification galopante des océans (10% de l’océan Arctique sera corrosif pour la vie marine avant dix ans Arctic seas turn to acid, putting vital food chain at risk).

Quel que soit l’horizon vers lequel nous nous tournons nous subodorons cette nécessité de faire appel à des énergies alternatives et voulons croire que la part grandissante qu’elles prendront dans nos vies, en conjonction avec des progrès réalisés dans leur mise en oeuvre, suffira à nous redonner un élan sur la lancée qui est la nôtre depuis plus d’un siècle.

En d’autres termes on change seulement quelques outils et l’on continue « comme avant » avec les mêmes avantages, les mêmes possibilités, les mêmes degrés de liberté...

Il me semble depuis assez longtemps qu’une évolution linéaire de nos sociétés sur le modèle de la seconde moitié du XX ème siècle, au détail des source d’énergie près, n’est pas envisageable et qu’il faudra aller beaucoup plus loin que de « simples » substitutions énergétiques si nous voulons conserver une biosphère vivable pour tous.

Passons sous silence le fait que tous les pays du monde n’ont pas connu nos « trente glorieuses » ni notre développement accéléré, en Europe de l’Ouest par exemple, depuis les années 1950 : l’évolution du niveau de confort n’a pas été la même pour tous et l’on meurt massivement de faim avec beaucoup de constance dans tant de régions du monde depuis des décennies...

L’idée, qui n’est pas nouvelle, que les progrès des sciences et des techniques amènera santé et prospérité pour tous doit être oubliée, ou plutôt reformulée de cette façon : il dépendra de ceux qui détiennent les moyens d’aider ou non ceux qui en sont dépourvus que ces derniers parviennent un jour à un niveau de confort acceptable, ce qui d’une certaine façon place dans les plateaux de la balance la cupidité face à l’équité...

Pas plus qu’on ne peut faire confiance à une mécanique « du marché » on ne peut espérer d’une mécanique « du progrès » : seule l’action et la décision des hommes peut changer, ou non, un état de fait que l’on déplore.

Action et décision : c’est notre volonté qui est impliquée de façon très directe, et les moyens que nous mettrons dans l’exécution de nos décisions les conduiront ou non au succès.

Pour parvenir à ce succès il faudra au moins une condition supplémentaire, inévitable : que nos décisions reposent sur une analyse pertinente des questions à résoudre.

En ce qui concerne la faim dans le monde soit nos analyses ont manqué de pertinence soit nos décisions n’ont pas atteint le seuil requis par les analyses et les effets que ces dernières étaient supposées produire ne se sont donc pas manifestés.

On peut pourtant considérer que cette question de la faim dans le monde (et plus généralement celle d’une développement harmonieux ou équilibré) est un enjeu de très haut niveau, comme l’est aujourd’hui celui qui porte sur les énergies que nous utilisons.

Croire qu’il suffira de fermer le robinet, d’éteindre la lumière en quittant une pièce (et qu’une somme des gestes individuels de cet ordre) peut suppléer à l’absence d’une analyse plus profonde (suivie des décisions appropriée) et mener à la résolution des problèmes d’eau et d’énergie dans le monde m’apparaîtra toujours comme une absurdité : ces gestes ont une utilité matérielle réelle mais fort limitée, une utilité psychologique peut-être un peu plus importante selon la façon dont on les envisage.

Cheminée de navire dans le port de La Rochelle


Soit on considère qu’ils sont « un pas vers » mais qu’il en faudra d’autres (à définir, mais on y pense réellement) et cela peut ouvrir vers d’autres perspectives soit on pense avoir « fait son devoir, ce que l’on peut faire », le nécessaire et le suffisant, et l’on se trompe.

Dans le domaine de notre mobilité et de la voiture électrique tentons donc d’examiner ce qui serait nécessaire et suffisant.

Cet examen ne peut se faire sur un coin de table : il requiert de savoir avec assez de précision ce qu’est aujourd’hui le panorama de notre mobilité, et plus généralement des transports dans le monde car il faut considérer cette question au niveau mondial dans notre « monde mondialisé », puis mettre en regard le véhicule individuel et les divers autres moyens de transport, pour connaître la part actuelle de chacun, les évolutions qui pourraient se manifester et leurs impacts sur nos ressources énergétiques actuelles et à venir autant que sur nos capacités à nous déplacer.

Bien entendu je ne vous dresserai pas ce synoptique en quelques lignes car il existe, il vient d’être publié par l’Agence Française de Développement (AFD), en voici la présentation : « Les transports face aux défis de l’énergie et du climat » (texte intégral téléchargeable sur cette page).

Je conseille à chacun de visiter cette page pour au moins prendre connaissance du sommaire du document, qui montre qu’il ne s’agit pas d’un survol superficiel mais plutôt d’une étude fouillée, de lecture très agréable par ailleurs, dans laquelle de nombreux facteurs ont été pris en compte.

Le mieux sera évidemment de lire l’intégralité du document.

En ce qui concerne la voiture électrique : « La combinaison de l’ensemble des progrès techniques décrits pourrait au mieux se traduire, à l’horizon de 35 à 40 ans, par une consommation équivalente moyenne mondiale de l’ordre de trois litres aux 100 km (véhicules d’entrée de gamme), contre un peu plus de cinq aujourd’hui, et par une réduction des émissions spécifiques de CO2 d’un facteur 2 au grand maximum. Ces résultats – loin d’être négligeables – attirent néanmoins plusieurs commentaires. ».

On voit qu’il ne faut pas attendre un remplacement plus ou moins instantané du parc thermique par de l’électrique et qu’à l’échéance de 30/40 ans on n’annulera pas les émissions de CO2 spécifiques au véhicule individuel : elles seront seulement significativement réduites.

Par ailleurs la question de l’utilisation des divers « progrès » est nettement posée, que le véhicule soit électrique ou thermique : « Actuellement, les constructeurs utilisent les technologies pour « offrir » des « nouveaux services » de confort, de sécurité, d’espace et des « pseudo » performances (puissance maxi du moteur, vitesse maxi), qui ne seront jamais utilisées par le client mais qui intègrent une forte valeur marchande. ... Tant que l’efficacité énergétique n’aura pas une valeur marchande suffisante, le gain énergétique observable par le client sera réduit. ».

En d’autres termes le souci des constructeurs, puisque cela correspond à une « demande » potentielle de ses futurs clients, est d’utiliser prioritairement les avancées technologiques pour améliorer des aspects cosmétiques plutôt que réellement fonctionnels, et notamment celui d’une véritable sobriété énergétique.

Plus loin le document envisage une « scission entre des véhicules « fournisseurs » d’émotions et d’autres « fournisseurs » de simples services de mobilité » et imagine « de nouveaux services de mobilité dont la plupart sont à inventer. ».

Mais cela suffira-t-il à ce que le monde puisse trouver un semblant d’équilibre ?

Probablement pas car nous sommes profondément contraints par nos infrastructures, celles des transports, de l’habitat, de la distribution entre les zones d’habitat et zones d’activités, très contraints aussi par la structure de nos réseaux économiques et de production dont on peut fortement se demander s’ils resteront longtemps compatibles avec les quantités d’énergie dont nous disposerons pour chaque usage, en cohérence avec la nécessité (qu’elle soit destinée à stopper le réchauffement global ou l’acidification des eaux océaniques !) de réduire nos émissions de gaz à effet de serre.

Le document plaide, non sans arguments, « Pour une relocalisation écologique et sociale » appuyée sur 3 piliers :
« l’arrêt de la dévalorisation généralisée du travail humain. ... le droit des peuples à la souveraineté alimentaire et à une alimentation saine. ... la lutte contre les destructions environnementales ».

Changer de schéma socio-économique sera probablement indispensable...

Cette étude est suivie d’une intéressante section « Expériences et témoignages » qui nous démontre, s’il fallait le faire, que nous ne pouvons nous contenter de la promotion d’un véhicule économe ou électrique pour résoudre les gros problèmes énergétiques, climatiques, de société et de biodiversité qui nous attendent bientôt et pourront se manifester avec une certaine férocité.

Pour se changer les idées on pourra lire « La décroissance : idées fortes, terme ambigu », car aujourd’hui la véritable question est probablement « comment réorienter, et avec quels effets sur nos vies »...
 

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31 réactions à cet article    


  • citoyen 12 octobre 2009 10:56

    et la démographie ? Toujours tabou ?


    • jcm jcm 12 octobre 2009 13:21

      Si vous avez bien lu ce n’était pas vraiment le sujet, sur lequel on aura peut-être le plaisir de vous lire ?


    • citoyen 13 octobre 2009 10:57

      hummmm ... ce n’est pas trop une réponse , cela.... C’est plutot un botté en touche


    • citoyen 13 octobre 2009 11:41

      Au fond , il n’ y avait peut etre pas le « botté en touche » ou l’ironie que j’avais cru y percevoir de la part de jcm . Je vois la population augmenter de facon soutenue sur la planéte . je vois les problemes d’autant plus aigus que nous sommes plus nombreux . Ce n’est pas une question facile , et je ne pretends pas la resoudre a coup de ya ka ,fo kon . Mais que fait on pour aborder ce probleme ? ... Rien -ou si peu . Même le débat ne semble pas vraiment lancé. Les progrés économiques enregistrés ici et lâ dans le tiers monde sont souvent complétement annulés par la croissance démographique . Dans quelle mesure ne pourrions nous pas tenter d’être progressivement moins nombreux pour que chacun vive mieux ? Quelles actions raisonnables peut -on mettre en place ?
      Sur un autre plan , tant que l’impasse sera faite sur cette question , cette impasse même obérera souvent l’acceptabilité des autres actions de changement . Il est déja assez difficile de changer pour « sauver la planéte »ou « pour vivre mieux » , mais demander de changer à des gens qui ont l’impression que le seul résultat tangible sera de « pouvoir devenir toujours plus nombreux », cela ne passera jamais.
      Dans un post agoravox sur un autre article on lit « de toute façon , cela ne sert à rien pour la planéte si tu économises un litre d’essence. ce litre d’essence que tu n’auras pas brulé , ce sera par un chinois ou un indien de plus qui le brulera ». (Sic) Le propos est lapidaire , mais est-il faux pour autant ? De plus, avéré ou non, il n’en est pas moins perçu comme exact par beaucoup , dont la motivation au changement est ainsi bloquée dés le départ .
      C’est pourquoi je pense qu’il est nécessaire d’intégrer la dimension de la maitrise démographique dans toute réflexion écologique au sens large
      Amicalement.


    • ObjectifObjectif 18 octobre 2009 09:25

      @citoyen : « et la démographie ? Toujours taboue ? »

      Elle n’est pas tabou, seulement tout le monde voit bien que ce n’est pas le problème... Le problème n’est pas dans le nombre, il est dans le mode de vie.

      Vivre à 22°C en permanence, avec de la viande à chaque repas, de l’électricité partout, de l’eau chaude en permanence, dans du béton purgé de la vie par les pesticides et fongicides, oui, ça détruit la vie, et seul compte le nombre, la démographie de ces destructeurs de vie.

      Les autochtones en amazonie, en amérique du nord, en europe (vous savez, les paysans...) et en asie, eux ils survivront à n’importe quel soubresaut de notre Terre et ils se débrouillent très bien, tant qu’on ne les assassinent pas.

      Occupez vous de la démographie des vies que vous tuez ici par vos actes réflexes irréfléchis, et tout ira mieux.


    • spearit 12 octobre 2009 11:51

      "Face à la nécessité de diminuer considérablement nos émissions de gaz à effet de serre« 

      Ca c’est valable pour les benets qui sont persuadés, courbe à peine trafiqué en forme de crosse de hockey à l’appui, que le réchauffement est d’origine d’humaine (comme sur les autres planètes du système solaire sans doute)...
      A qui on oublie de dire que la concentration en CO2 est la conséquence du réchauffement et non la cause (preuves cientifiques à l’appui, mais celles là on les oublie...)

       »qu’ils se croient autorisés à confronter au travail de quelques milliers de spécialistes afin d’en « démontrer » l’invalidité pour nous convaincre.« 

      Qui osent donc avoir le culot de se croire »autoriser« à remettre en cause le consensus des scientifiques du GIEC...
      Décidément notre homme ne recule devant rien, vive la pensée unique...
      Ce n’est pas parce que tout le monde répète la même connerie que cela devient une vérité
      Ah oui, les courbes autres que GIEC = bricolages... quand on connait les techniques du GIEC pour ses courbes, c’est l’hôpital qui ce moque de la charité

       »Encore que, même s’ils parvenaient à nous prouver"

      Et même s’ils ont raison ils ont tort...trop fort
      C’est vrai, montrer que des milliers de scientifiques alliés de trop près à des politiques - et ce sont eux qui rédigent les rapports pas les scientifiques (ça veut tout dire...) - nous mentent, n’a absolument aucune valeur, il faudrait encore les écouter nous dicter nos devoirs

      "...en conjonction avec des progrès réalisés dans leur mise en oeuvre, suffira à nous redonner un élan sur la lancée qui est la nôtre depuis plus d’un siècle.« 

      Quand on voit ce qu’on a fait de la planète en un siècle, restont sur notre lancé et vive le progrès. Soit dit en passant il faudrait quand même environ 5 planète terre pour que toute sa population puisse vivre avec le même niveau de confort que le notre, personne ne médite là dessus...dommâge

       »au détail des source d’énergie près, n’est pas envisageable et qu’il faudra aller beaucoup plus loin« 
      Ah ben non, à cause des sources d’énergie ont ne peut plus suivre notre lancé (faudrait savoir), non faut aller encore plus loin...

      Là un magnifique couplet, chargé d’émotions, sur la faim du monde.
       »il dépendra de ceux qui détiennent les moyens d’aider"
      Oui mais ceux qui les détiennent, détiennent également le pouvoir (financier, économique, politique) de ce bas monde et aider quelqu’un c’est aussi lui donner plus de pouvoir, est-ce vraiment ce qu’il veulent, je crains fort que non.
      Notre pouvoir, notre rythme de vie ce fait au dépend des peuples dans la misère et on voudrait pour tout le monde le même niveau de confort énergétique, c’est un pas vers une guerre sans merçi des énergies (qui a déjà commencé d’ailleurs...)

      Enfin bref, tout ce texte basé sur un consensus, de plus en plus dénoncé par des scientifiques et parmi cela des scientifiques du GIEC qui se rendent compte de la manipulation politique de cette affaire pour nous vendre des voitures...

      the show must go on...


      • jcm jcm 12 octobre 2009 13:18

        "...valable pour les benets qui sont persuadés, courbe à peine trafiqué en forme de crosse de hockey à l’appui, que le réchauffement est d’origine d’humaine..."

        Votre lecture diagonale vous a fait rater une marche, Spearit, car je mentionne une autre très excellente raison de diminuer nos émissions de GES  : relisez !

        « ...aider quelqu’un c’est aussi lui donner plus de pouvoir... » : ce peut être vrai, savoir si « eux » le veulent est une question, savoir si NOUS le voulons en est une autre !

        Question à reporter à la problématique des transports et plus largement des énergies : savoir ce que chacun « veut » mais aussi ce que chacun pourra avoir, au delà des effets d’annonce.

        Enfin si vous aviez bien lu, je ne cherche nullement à vendre des voitures mais je souhaitais orienter vers une réflexion qui pourrait bien, si elle était menée à son terme, nous conduire à faire une croix sur un certain nombre des utilisations que nous avons aujourd’hui de la voiture : je ne suis donc pas dans le consensus que vous évoquez !!!


      • Céphale Céphale 12 octobre 2009 12:14

        L’article traite d’un sujet plus vaste que ce que le titre laisse supposer, et c’est bien. Les journalistes et les politiciens, qui sont généralement d’une ignorance abyssale en matière de physique, se plaisent à présenter des schémas dans lesquels la science va résoudre tous les problèmes. Revenons sur terre. La voiture électrique existe déjà, mais ce n’est pas la solution aux problèmes de pollution posés par le moteur thermique. Que la batterie soit au plomb ou au lithium, le bilan économique n’est pas encourageant. Les journalistes nous racontent des histoires.

        Le monde va dans le mur, et ce sont les pauvres qui seront écrasés les premiers. Mais les premières conséquences de la collision entre la vanité humaine et la présence incontournable de la nature seront que les hommes, même les plus riches, seront obligés de réduire leurs prétentions. Tristes perspectives.


        • stephane 12 octobre 2009 13:50

          Dommage... les thèmes sont intérressants, certaines idées aussi mais l’analyse que vous en faites et vos conclusions sont faussées par votre dogmatisme.
          Les géologues ont par exemple plus de crédit pour moi que les climatologues qui ne disposent que d’archives scientifiques vieilles de 200 ans : à la préhistoire le peuplement de l’Angleterre s’est fait à pieds car la Manche était gelée une partie de l’année. Or à l’époque romaine, c’était déjà fini et ce n’est pas la faute d’un réchauffement dû à l’activité humaine. La question des cycles du soleil me parait au moins aussi cruciale pour aborder ce thème du changement climatique que les calculs récents de certains scientifiques : les mêmes martelaient dans les années 70’ que la pollution nous ramenait à une période glaciaire car elle empêcherait les rayons du soleil de parvenir jusqu’au sol.

           

          Par ailleurs je vous trouve un peu léger lorsque vous traitez la question de la déplétion pétrolière : sans doute engagée aujourd’hui, elle se manifeste à un rythme dépassant les calculs de ceux que l’on a raillé pendant des années, les « picquistes ».

          A commencer par le fameux M. Hubbert : aussi bien pour le pic des USA que pour celui de la production mondiale - 1970 et les environs de l’an 2000- il avait vu juste, et si l’on ose ouvrir les yeux on se rend compte qu’il ne peut pas rester 30 ou 40 ans de pétrole pour assurer une conversion en douceur du modèle tant l’inertie est énorme. En fait la dégringolade semble bel et bien avoir commencé et contaminera progressivement tous les secteurs d’activité d’une économie dont la sacro-sainte croissance a toujours été le fait de la croissance de la production pétrolière elle même.

          Chaque baril sortant du sol est converti immédiatement en $ qui vont soit dans la poche des majors soit dans les fortunes en $ des dirigeants locaux qui les investissent en bons du trésor US... cela dure depuis des décennies et a permis aux USA de conserver leur leadership malgrè leurs déficits colossaux et leur vie à crédit. Or cela aussi est très fortement remis en cause - voir contreinfo la dédollarisation du baril...- lors des sommets et après on vient nous parler de réchauffement climatique....

          Pour moi nos gouvernants ont choisi de nous parler comme à des gens rétifs ou à des enfants car ils n’ont pas vraiment de solution à proposer. C’est comme dire à quelqu’un qu’il devrait s’arrêter de fumer car çà jaunit les rideaux et qu’il a mauvaise haleine en oubliant complètement les cancers etc... On nous demande de baisser nos consommations en énergie fossile pour préserver le climat et le niveau des océans en 2050 alors que les problèmes engendrés par la baisse de cette production d’hydrocarbures vont avoir des conséquences à court terme nettement plus problématiques pour les 6 milliards d’humains que nous sommes.

          Les nations ont placé leurs pions dans les endroits stratégiques, les grandes lignes sont déjà tracées par les gouvernements mais la ligne directrice est commune : sécuriser les approvisionnements, accaparer les régions à fort potentiel -le mythe de l’ingérence et de l’exportation de la démocratie ! - et s’apprêter à la moindre occasion à subtiliser les dernières ressources .....malgrè tout non renouvelables !

          Voilà peut être une autre façon de lire -certes entre les lignes- tout ce remue ménage médiatique autour de la question des rejets de GES. On verra bien à Copenhague mais je doute qu’un consensus sérieux s’affirme pour imposer des mesures aussi draconiennes que très difficiles notamment pour l’économie capitaliste occidentale.

          Les autres solutions, on les connait . On les a vécu pendant 8 ans d’administration Bush où s’inventer un ennemi pour mieux l’envahir et le piller fut la seule solution pour ne pas avoir à changer de mode de vie .

          8 années qui vont peut-être nous coûter très cher dans un avenir proche si on ne se met pas à informer honnêtement les peuples et prendre à bras le corps ce problème de la fin d’une ère économique miraculeuse. Rappelons nous au moins à ce mythe :« la Corne d’Abondance »....


          • Rayves 12 octobre 2009 15:28

            " Les géologues ont par exemple plus de crédit pour moi que les climatologues qui ne disposent que d’archives scientifiques vieilles de 200 ans « ...
            Faux : toute une partie de la climatologie, appelée »paléoclimatologie dispose d’archives vieilles de dizaines de milliers d’années enfouies enfouies dans les profondeurs des calottes glaciaires antarctique et groenlandaise. Comme vous semblez l’ignorer aussi, la science n’est pas cloisonnée et les archives paléontologiques sont aussi à la disposition de la climatologie.

            La démagogie, hélas se nourrit de toute cette ignorance étalée régulièrement au sujet du réchauffement climatique.

            Rayves


          • @politique @politique 12 octobre 2009 14:43
            (Auto électrique ? Insuffisant ! Changer de schéma socio-économique sera indispensable)

            La gestion démographique ne sera t elle pas (malheureusement) ’’auto-régulée’’ par un dérèglements climatiques aussi intense qu’accéléré et ses multiples répercutions : expansion d’immenses surfaces arides et stériles, températures et pénurie d’eau potable localement insurmontables, réchauffement des océans libérant , effet boule de neige, nouvelles maladies et enfin ce que je nomme les ’’guerres de survie’’.

            Ces mêmes ’’guerres de survie’’ téléguidées ou non, s’accompagneront d’enclaves d’ou les plus exposé ne pourront sortir. Protégeant par la même les mieux placés.

            Un certain ’’laisser faire’’ tacite dans l’inconscient des populations exclus de ces tourments ne sera-t- elle pas la bien venue. Solution cruelle et cynique des hommes qui n’ont plus rien à démontrer à ce sujet.

            Moins de monde, moins de pollution ? A voir...peut être encore plus d’irresponsabilité de la part des survivants, avec l’émergence d’immenses zones naturelles, protégées et inaccessibles.

            Mais peut être en tirerons nous des leçons, développant une approche différente du monde environnant, une autre philosophie de vie, une meilleur façon d’utiliser le savoir et les technologies.

            J’ai du mal à croire que l’ensemble des grandes puissances du monde actuel, financières et politiques, trouveront l’union essentielle au rétablissement d’une présence humaine sans conséquence néfaste sur la nature.

            Je pencherais plutôt pour la théorie du chaos liée à l’étude des systèmes complexes. L’humanité étant un systèmes découlant d’un très grand nombre de degrés de liberté, elle même inclue dans une infinité d’autres systèmes tout aussi complexes, il est peu probable que nous puissions décider ou non d’une unité dans l’action et de sa direction.

            Ce sont hélas les évènements qui engageront notre réaction et non notre seule volonté.

            Désolé de paraître aussi pessimiste...


            • Atlantis Atlantis 19 octobre 2009 08:35

              "Ce sont hélas les évènements qui engageront notre réaction et non notre seule volonté.« 

              pour la majorité de la population oui c’est effectivement le cas, malheureusement. après il y a toujours des »petits villages gaulois" pour anticiper les changements totalement nécessaire et résister à la protection des menteurs/illusionnistes.

              Les questions du schéma socio-économique, de la démographie etc verront leurs solutions s’appliquer d’elles même, quoi qu’il arrive. Le reste n’est qu’une tentative désespérée de la part de nos puissants afin de gagner du temps.


            • Merlin Merlin 12 octobre 2009 15:09

              Le débat fait rage entre les pessimistes (parmi lesquels je suis) et les incrédules, concernant l’impact qu’a l’activité humaine sur le « réchauffement climatique »... Franchement, meme si periodes glaciares & de réchauffement se sont alternées naturellement précédemment, cela reste un ENORME problème pour nos sociétés !! 

              Et meme si le réchauffement en soi n’est pas directement lié à notre activité, il y a un fait sur lequel nier est criminel : notre mode de dévelopement n’est pas « durable/sustainable » i.e. ni applicable à 100% de la population, et meme de toute facon, pas viable sur le long terme, puisque nous utilisons plus de ressources que disponibles...

              Arretons donc les querelles : nous sommes tous ensemble en péril !!


              • stephane 12 octobre 2009 17:27

                @ Rayves

                Les « carottes »de glace tirées des calottes glaciaires vieilles de plusieurs milliers d’années ne me sont pas totalement étrangères, mais ne nous apprennent certainement pas un réchauffement dû à l’activité humaine à cette époque.... On y trouve dans les bulles d’air emprisonnées dans la glace la composition de l’atmosphère et sans doute des éléments permettant d’affiner les analyses sur le climat, mais elles prouvent aussi encore une fois que de nombreux changements climatiques ont eu lieu avant, pendant et sans aucun doute après la civilisation humaine basée sur l’utilisation des énergies fossiles.
                Si vous étiez moins cloisonné dans vos croyances vous accepteriez peut être d’envisager cette hypothèse que l’homme n’est pas forcemment le seul responsable des changements climatiques actuels.


                • Croa Croa 12 octobre 2009 22:58

                  Rayves répondait à Stéphane sur un point particulier du débat.

                  Il n’empêche, le réchauffement est évident, rapide et une éventuelle autre cause qu’humaine reste à trouver ! Bref, il y a présomption et ceux qui disent le contraire ont intérêt à trouver du solide ! Pour le moment c’est eux qui ne trouvent pas de preuves !


                • @politique @politique 13 octobre 2009 13:27

                  @ stéphane

                  Le fait que ’’l’homme n’est pas forcemment le seul responsable des changements climatiques actuels’’ ne le dispose pas de prendre la mesure de sa propre implication dans ce processus ; Il suffit de s’interesser aux tonnes de dechets chimiques et industriels, visibles ou invisibles, que nous laissons derrière nous pour en comprendre l’importance et l’impacte.

                  Une fois de plus, remettre en cause un système érigé comme un idéal depuis un siècle semble trop inconcevable pour une immense majorité.


                • elec 42 elec 42 12 octobre 2009 19:22

                  bien sur que l’homme n’est pas le seul responsable des changements climatiques ,depuis des millions d’années le climat oscille entre période glacière et réchauffement,ceçi n’a rien de nouveau ,l’homme accélère juste le procèssus.pour ma contribution personnel,je prend mon vélo pour aller au boulo,5Km le matin,5Km le soir,non seulement je fais des économies mais en plus je vais aussi vite qu’en voiture.


                  • perlseb 12 octobre 2009 21:32

                    La décroissance, on peut y être déjà si on veut. Il suffit de travailler moins pour consommer moins. C’est assez facile et je conseille à tous ceux qui prônent la décroissance de suivre cette voie, par ces temps où le chômage monte. Travail à temps partiel = (aussi) solidarité.

                    Apprenez avec votre temps libre supplémentaire (travail à temps partiel) à bricoler et réparer plutôt qu’à acheter. Evitez surtout de changer du matériel qui fonctionne même si quelque chose de soit-disant plus performant vient de sortir. Mais est-ce la tendance de fond que l’on observe ?

                    Non, malheureusement, l’esprit des gens n’y aie pas du tout car on fait tout pour qu’il n’y soit pas : « La vie est belle quand on consomme », voir les pubs à la télé. Donc réussir c’est avoir de l’argent, pour rendre sa vie meilleure par la consommation.

                    En général, ceux qui parlent de décroissance ont déjà tout, travaillent à temps plein : ils ne peuvent pas être crédibles pour les autres.

                    Les temps changeront quand on commencera à cracher sur les gens irresponsables qui ont des grosses voitures polluantes : on en est loin.


                    • kitamissa kitamissa 12 octobre 2009 22:10

                      le pretexte de la bagnole électrique ?

                       c’est tout simplement l’utilisation frauduleuse de la mode écolo pour que les constructeurs de bagnoles nous refourguent leur nouveau joujou ,vu la mévente des voitures traditionnelles ,et de la difficulté à bazarder les surstocks invendus ..

                      en ce moment,comme la caisse éléctrique n’est pas encore assez autonome ,on nous fait le coup de la prime à la casse pour nous refiler des modèles Renault issus de stocks en rab ( Dacia,Logan etc...) Citroen C machin truc,et Peugeot itou !.....rien que des nanars ( stock anciens de pièces) avec une carrosserie à la mord moi le noeud qui se démode au bout de 6 mois !


                      • @politique @politique 13 octobre 2009 14:14

                        @ kitamissa

                        Bonjour, et toi tu as quoi comme voiture, récente ou pas. quel genre de voiture te fait rêver ?

                        Que ce soit une voiture conventionnelle ou écologique, n’as tu pas encore compris que l’automobile devint, dés le début du vingtième siècle, un business.
                        C’est l’histoire de Ford : Le succès vient en 1908 avec l’arrivée de la célèbre Ford T. Ce modèle sera vendu à plus de 15 millions d’exemplaires dans le monde. Le succès de la Ford T fut tel que la demande dépassera l’offre. Ford n’eut même pas besoin de faire de publicité de 1917 à 1923. Pour optimiser la production de la Ford T, Henry Ford dut mettre en place une nouvelle méthode de travail appelée le ’’Fordisme’’ (travail à la chaine : division du travail, parcellisation des tâches et apparition de la fameuse ligne de montage. la standardisation permettra enfin de produire en grandes séries à l’aide de pièces interchangeables. Cette méthode se répandra rapidement au sein de l’ensemble des industries de transformation. Pour faire face à une relative saturation du marché résultant d’une diffusion très large de la Ford T, Henry Ford élabore le principe du renouvellement des versions pour ses automobiles. De nouvelles versions de la Ford T apparaissent, parfois avec des modifications mineures par rapport aux versions précédentes, afin que le marché soit régulièrement stimulé par cet effet de mode.


                        Posséder un véhicule est au delà du sens pratique évident, une façon de se valoriser, d’afficher son intégration, sa réussite sociale. C’est une extension puérile de notre ego.


                      • Croa Croa 12 octobre 2009 23:15

                        Un bon article.

                        J’ajouterais qu’au delà des progrès techniques toujours bons à prendre, des changements socio-économiques nous devrons sutout adopter d’autres cultures,

                        - Respect de la vie,
                        - Modestie,
                        - Solidarité, etc...

                        et d’abord reconquérir notre citoyenneté ! (Nous nous croyons libres parce qu’on nous le dit alors que nous ne sommes que les sujet d’une société de consommation asservissante.) 


                        • olivier cabanel olivier cabanel 13 octobre 2009 08:35

                          à l’auteur,
                          bien sur,
                          c’est totalement vrai si l’on considère que l’énergie électrique est surtout d’origine nucléaire,
                          mais qu’en serait il si on imposait l’utilisation de centrales photovoltaiques comme seule solution pour recharger les batteries ?
                          en Suisse, Max Schneider, avait en son temps lancé une « voiturette », livrée avec sa centrale solaire.


                          • jcm jcm 13 octobre 2009 19:59

                            Ce qu’il en serait, et à quelle échéance... ?

                            Lisez donc le document dont vous trouverez le lien sur le site de Global Chance « Les transports face aux défis de l’énergie et du climat » net vous aurez une idée de la complexité de la question : je ne puis y apporter de réponse.

                            Ce que je peux pourtant affirmer est qu’il y a de très fortes chances pour que cela se fasse, si cela se fait, qu’à un rythme tel qu’il n’est pas envisageable que cela fournisse une solution globale à court ou moyen terme (20 ans).

                            Cela ne signifie pas que l’on doive abandonner cette voie mais, comme je le pense et comme le montre cette étude, des solutions techniques ne feront pas tout car elles ne peuvent tout faire.

                            Par exemple la relocalisation de bien de nos activités, proposée comme élément de solution par l’étude de Global Chance, pourra devenir aussi indispensable qu’inévitable.

                            Si nous l’entamons (et la menons plus ou moins à bien) alors que notre raisonnement nous la montre comme indispensable à terme nous éviterons la situation où nous nous y investirions alors qu’elle nous apparaîtrait comme inévitable : ce serait le moment où une pression irrésistible nous y contraindrait.

                            Mais cette pression causerait inévitablement de graves dommages, car nous agirions sous forte pression et de façon probablement très malhabile.

                            Finalement pour répondre plus précisément à votre question : si nous ne réfléchissons qu’en terme de substitution de sources d’énergie nous fonçons dans le panneau (photovoltaïque ?) derrière lequel se trouve le précipice...


                          • @politique @politique 13 octobre 2009 14:47

                            Décroissance...

                            Ce débat me fait penser au sculpteur César et à ses compressions d’automobiles débutés en 1960. Cet acte de réappropriation était déjà un défi à la société de consommation dans laquelle nous vivons encore actuellement.

                            L’art pauvre est aussi un mouvement artistique du milieu des années soixante. Les artistes adoptent un comportement qui consiste également à défier l’industrie culturelle et plus largement à dénoncer la société de consommation.

                            Ce refus de l’identification au modèle social environnent se manifeste par une activité artistique qui privilégie le processus, autrement dit le geste créateur au détriment de l’objet fini. Processus qui consiste principalement à rendre signifiants des objets insignifiants (tel par exemple le célèbre urinoir immortalisé par Marcel Duchamp ous le titre de Fontaine ).

                            L’art pauvre utilise de préférence des produits ’’pauvres ou ’’hors d’usages’’ sable, chiffon, terre, bois, goudron, corde, toile de jute, vêtements usés, etc...

                            En condamnant aussi bien l’identité que l’objet, l’art pauvre prétend résister à toute tentative d’appropriation.


                            • @politique @politique 13 octobre 2009 21:08

                              Pleutres...

                              Les pleutres ont souvent une grande bouche, et aiment se faire cirer les pompes.
                              Les pleutres changent souvent de veste, au gré des courants.
                              Les pleutres déguisent leur lâcheté sous les paillettes.
                              Les pleutres font le nécessaire pour paraitre convenables en toute circonstance.
                              Les pleutres sont des arbres creux au coeur d’un désert.


                              • Raymond SAMUEL paconform 18 octobre 2009 11:56

                                Curieux tout de même :
                                La pollution n’est pas le principal problème devant nous. En effet, la décroissance est une fatalité. Or qui dit décroissance dit absence d’activités rémunérées pour ceux qui sont condamnés à la feuille de paye, c’est à dire pour beaucoup, beaucoup de personnes.
                                Il n’y a aucune possibilité de fournir des moyens de survivre à toutes ces personnes sans ressources. Imaginez les quelques trente millions d’habitants de TOKIO s’élançant à travers l’espace à la recherche de nourriture... ou les vingt millions d’habitants de MEXICO, ou même les habitants des villes de France...

                                LA MESURE LA PLUS URGENTE A PRENDRE, c’est d’inciter les citadins à apprendre à cultiver la terre (PARCE QUE C’EST DANS LA TERRE QUE POUSSENT LES POMMES DE TERRE, pas sur les trottoirs)
                                .
                                Il ne doit pas rester un mètre carré de terre labourable non cultivé et il est significatif de voir (mais le voyons-nous ?) que nous continuons encore à abandonner de bonnes terres, ou à les livrer à l’élevage pour faire de la viande inutile/néfaste.
                                Malheureusement tout le monde raisonne en citadin et très peu nombreux sont ceux qui sont encore en mesure de tirer leur nourriture de la terre. J’IMAGINE UN Frédéric MITTERAND AVEC UNE BÊCHE A LA MAIN ! !


                                • jcm jcm 18 octobre 2009 12:16

                                  Vous avez une curieuse vision de le décroissance, Pasconform, et devriez vous documenter.

                                  Vous n’avez probablement pas lu le texte que je donne en lien à la finde l’article (« La décroissance : idées fortes, terme ambigu ») : il vous éclairerait un peu sur cette notion.

                                  Puis une recherche sur le Net vous familiariserait avec elle et vous découvririez que des idées tout à fait passionnantes ont été émises, très loin de celle de remette les citadins au champ !


                                • Atlantis Atlantis 19 octobre 2009 21:34

                                  @jcm : paconform a raison. Le lien en question montre surtout le manque d’analyse de certains qui ont vu les errements de la société actuelle mais qui refusent de voir, par peur du changement, ce que cela implique. La décroissance, on a pas à être pour ou contre, bien au contraire ! Elle aura lieu, qu’on le veuille ou non. Elle aura forcément lieu car tout notre schéma sociétal est pyramidal, avec comme point d’entrée les énergies et ressources pas chères et abondantes, comme relai une population croissante en nombre et esclave de ses désirs et mensonges, et comme partie supérieure des magiciens illusionnistes.
                                  Et vous savez quoi ? les gars d’en haut ils ont déjà commencé à amorcer le virage que décrit paconform. pas dans la même optique, car ils veulent garder leurs positions de dominants, mais ils savent que la fête est finie. Quand la musique s’arrêtera de jouer il n’y aura pas beaucoup de places sur le peu de chaises disponibles ...


                                • Raymond SAMUEL paconform 20 octobre 2009 20:50

                                  Bonsoir ATLANTIS,
                                  Vous avez presque tout dit ; Merci.


                                • Raymond SAMUEL paconform 18 octobre 2009 13:45

                                  Bonjour JCM,
                                  En effet, je n’ai pas lu tout ce que vous m’indiquez. Ce que j’essaie de faire c’est de garder le plus de bon sens possible, en particulier en cultivant mon jardin.
                                  Mon bon sens me dit que la sur-pêche est une réalité, et je vois de mes yeux que la culture de la terre n’intéresse plus personne.
                                  Je me pose donc une question simple : comment se nouriront sept milliards de personnes ; comment résoudra-t-on les multiples problèmes posés par la culture des pommes de terre en Sibérie et leur consommation dans les pays du golfe et ailleurs,
                                  a moins que l’industrie chimique ne fabrique sur place les pilules dont on parle depuis bien longtemps ?


                                  • Raymond SAMUEL paconform 18 octobre 2009 15:04

                                    Toujours par le moyen du bon sens je suis assuré que les emplois qui résultent du système économique actuel (qui disparaissent progressivement), de même que ceux bien plus nombreux, qui disparaîtront dans le passage à un autre système économiquelequel vivrait de l’économie et non de la surconsommation, ne seront pas remplacés par ceux qui seraient créés par cette nouvelle économie ; la plupart de ces emplois ne pouvant d’ailleurs pas engendrer leur survie (pas de « financement » selon la terminologie actuelle).
                                    Il y a beaucoup d’autres critiques à faire, mais revenons à l’essentiel :
                                    Le préalable absolu, incontournable, c’est la suppression du système économique actuel (Observons qu’aucune force n’existe qui soit susceptible de réaliser cette révolution !).
                                    Mais des actions sont possibles en se retranchant du système et en réduisant du même coup le nombre de ceux qui constituent une poudrière actuellement non désamorçable et qui sont promus à de grandes souffrances.
                                    Réduire son impact écologique ou même l’annuler, réduire le coût de SA vie, être plus autonome etc... c’est possible pour un certain nombre de personnes en vivant avec et pour la nature. Il y a de la terre à cultiver, de génération en générations, indéfiniment...là est la solution, mais pour quelques-uns seulement, et encore sous réserve des pillards (inévitables du fait que les paroles tiendront lieu d’action pendant longtemps encore, jusqu’au big bang HELAS ! HELAS !).

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