mais aussi la question du caractère privé de ces revues, appartenant pour une partie à des milliardaires, et qui deviennent les évaluateurs de fait de la recherche publique.
Le pire, c’est que depuis une vingtaine d’années il est devenu de plus en plus fréquent qu’une nouvelle loi claironnée partout par le monde politique marque en réalité une régression du droit français.
Actualiser la législation est une tâche normale pour le Parlement, mais force est de constater l’usage néfaste qui en est fait de plus en plus fréquemment et, je dirais, ouvertement.
L’industrie des avocats qui travaillent pour les grandes multinationales ou pour des administrations influentes « tourne » très bien. Et on est bien surpris à l’examen d’une relation, même très incomplète, des cabinets impliqués (par exemple, en faisant le tour des arrêts). Depuis une vingtaine d’années, « on » dépense de plus en plus d’argent dans la machine à faire taire juridique.
Quant aux pénalités financières et autres subies par les « emmerdeurs », il n’y pas que celles liées aux actions en justice : les « sanctions » professionnelles par exemple, ouvertes ou déguisées, vont encore plus loin.
Le fonctionnement d’Agoravox n’est plus le même qu’en 2007, et on peut espérer qu’aucune censure partisane ne viendra s’installer à l’approche des élections de 2012. Mais dans d’autres médias à étiquette citoyenne, la situation est différente. Certains ont même une réputation de censure.
Quant aux blogs et sites, on en a vu disparaître un certain nombre ces derniers temps. Pour tous les médias et hébergeurs, ce sera un test.
Méfiez-vous ! Si on laisse les capitalistes faire ce qu’ils veulent, ça se termine par une dictature. On l’a vu en Europe au XX siècle. Une dictature, c’est quelque chose de très difficile à renverser, et ça peu très mal finir.
La réalité est que dans un pays comme la France, les générations de l’après-guerre ont beaucoup vécu des acquis sociaux et démocratiques de la Libération. Mais les rapports des forces sociaux ont évolué avec le temps et la situation est devenue très différente.