PS : Je n’apprécie pas spécialement Partick Bruel, encore moins le chanteur. Je n’ai jamais caché mon opposition à la politique menée par le gouvernement israélien, je ne suis pas juif, j’ai soutenu à maintes reprises la cause palestinienne depuis plus de 20 ans - m’étonnerait que cet aspect là vous soit familier - mais voilà, contrairement à bien des commentateurs de ce fil, je ne suis pas antisémite - et j’emmerde les juifs qui considèrent que s’opposer à la politique expansionniste illégitime de ce gouvernement israélien, fruit d’une lecture imposée du sionisme telle que pensée par les faucons (voir les propos de Avraham Burg, ex président de la Cnesset), c’est être antisémite (comme ils considèrent stéphane hessel, Shlomo Sand, etc.).
Bruel refuse de chanter dans les villes FN !? De quoi vous plaignez-vous, z’avez même pas besoin de faire annuler son spectacle...
Mais attention, mes amis, vous faites une grave erreur !!! Marine Le Pen est tout à fait disposée à se rendre en Israël et y être reçue par les représentants de l’extrême droite orthodoxe, à l’instar des représentants des droites nationalistes belge, autrichienne et anglaise cette dernière ayant reçu avec les honneurs un rabbin américain, membre du tea party ... L’ennemi c’est l’Islam !!! Tsss.... Comme disait l’autre, c’est dur d’être aimé par des cons.
J’allais le dire... Mais ne confondons pas le gavage traditionnel, où les canards - voire les oies, même si c’est moins courant dans le sud-ouest - sont d’abord élevés dans des conditions correctes, puis gavés les derniers temps - dans la ferme de ma tante, au maïs préalablement bouilli, et en prenant soin de ne pas blesser l’animal (moins pour la souffrance que pour la perte, je l’admets) - et les élevages intensifs, qui fournissent le plus gris des foies gras commercialisés, et qui se fichent complètement des conditions de vie des animaux, tant que le profit est là.
Votre argumentation est elle, tout ce qu’il y a de plus cohérente. En effet, bien des abominations bien pire que les corridas sont perpétrées par certains humains juste pour leur profit personnel, en dépit de toute considération humaniste. Je reconnais que la vie d’un taureau promis aux arènes est bien plus respectueuse - jusqu’à ce jour funeste - que celle des boeufs des élevages intensifs, des conditions de transport et d’abattage, etc.
Mais est-ce une raison suffisante ?
Qu’on le veille ou non, il y a des éleveurs qui aiment leurs bêtes et d’autres non. Quand bien même l’animal est promis à être tué, il y a ceux qui le font en prenant soin que la bête ne souffre pas, et d’autres non.
Lors d’une corrida, plusieurs choses me gênent :
D’abord, le procédé. La mise à mort n’est que je geste final d’un long processus de souffrance et d’affaiblissement... En espérant que la mise à mort soit bien exécutée, ce qui n’est pas forcément le cas... il s’en faut - si vous allez voir des corridas, vous le savez bien - C’est même parfois tellement indigne que même certains afficionados en sont écoeurés.
Quant au taureau récalcitrant, peut emballé par l’idée d’aller empaler l’agitateur de chiffon rouge, on connaît le rôle des picadores...
Enfin, si je peux respecter le torero, son « cran », et comprendre la trajectoire développementale qui l’a conduit à se réaliser en devenant torero.... j’ai plus de mal avec ceux qui assistent à ce spectacle et l’apprécient, y prennent du plaisir en étant pleinement conscients de ce à quoi ils assistent... Quelle que soit la « bravitude » du taureau.
Une corrida sans effusion de sang, sans mise à mort, fait de passes et de virtuosité du torero, de cran, nuirait-elle tant au spectacle ?
Bien sûr, il y aura toujours des opposants qui dénonceront l’exploitation animale, avec des arguments qui peuvent être entendus... Mais ne doivent pas cacher la forêt des exploitations et des souffrances bien plus graves qui pullulent sur notre bonne terre.
Pulsion de vie, pulsion de mort, Eros et Thanatos... Sombra y sol... Que des gens puissent éprouver du plaisir à assister aux corridas, c’est évident, certains éprouvaient bien du plaisir à assister aux exécutions publique, voire aux combats des gladiateurs dans l’arène et autres spectacles croustillants dont le peuple romain était friand - je sais le parallèle peut choquer, et pourtant, ce sont les mêmes ressorts psychologiques.
Par contre, il n’existe pas d’instinct susceptible de servir de caution biologique à ce plaisir. désolé. Que vous le vouliez ou non, il s’agit bien d’un sentiment construit au sein d’un système de valeurs et de cultures.
Pour moi la question demeure la même : comment peut-on condamner un individu pour maltraitance animale, actes de barbarie et/ou de torture sur un animal, et considérer que les mêmes actes commis lors d’une corrida ne sont pas condamnables ?