@Le421 Sur l’Europe, je suis également d’accord avec la position de Mélenchon, j’ai du reste voté pour sa liste aux élections européennes, même si son positionnement général est bien plus à gauche que le miens.
@Le421 Merci pour vos remarques, je pense également que le débat est intéressant s’il est à la fois contradictoire (hors unanimisme ou propagande) et courtois. Je n’ai jamais été premier de la classe, et même carrément médiocre en classe collège -ça s’est un peu redressé ensuite, avec un diplôme scientifique-, mais je partage l’intérêt pour la « chose publique ».
C’est une spécificité française que de considérer qu’il faut changer de constitution deux ou trois fois par siècle, celle de 58 a convenu aux successeurs de de Gaulle, même Mitterrand qui en avait été pourfendeur l’a très scrupuleusement appliquée, referendum inclus, et a même inauguré la cohabitation qui a fonctionné sans crise institutionnelle. Le problème de sur-présidentialisation semble venir du quinquennat synchrone avec la mandature législative, ce pourrait être à reconsidérer. Le reste est davantage du niveau des lois d’application que de la constitution elle même (mode de scrutin, nombre d’élus), sauf l’éventuelle suppression du Sénat, quoique vu le marathon et parfois le bricolage de dernière minute à l’assemblée, c’est pas mal qu’il y ait une relecture. Selon moi, seule une crise gravissime peut justifier une procédure constituante, qui ferait traverser une période d’incertitude et créerait de toutes pièce des antagonismes , mieux vaut appliquer au mieux l’existant, qui a fait ses preuves. On voit dans des pays voisins les problèmes d’absence de majorité, on a connu ça en France par le passé, mieux vaut éviter le risque. Le plus grand besoin est celui d’une opposition efficace et crédible, et là on est un peu coincé avec l’actuelle majorité de grande coalition pro-UE, qui ramasse tout ce qui se trouve entre le delorisme et le juppéisme, cela peut potentiellement représenter 45% de l’électorat, et les oppositions de droites et de gauches représentent chacune le tiers de l’électorat, antagonistes entre eux. Pour la droite comme pour la gauche, la seule perspective est que l’actuelle majorité éclate, mais le problème sera alors de concilier souverainisme et européisme...
@Le421 vous me permettrez de ne pas partager ce point de vue, je considère que c’est un gadget en trompe l’œil qui risque plutôt d’inciter au populisme et la démagogie pour « garder la cote ». Par ailleurs les problèmes institutionnels me paraissent plus dans la mauvaise application de la constitution que dans ses principes. La personnalisation présidentielle a atteint des sommets avec l’actuel président, avec un parti sans cadres entièrement à sa dévotion, et des mesures disparates, les unes présentées comme compensant les autres. Par ailleurs, lui qui paraissait vouloir prendre un certain recul, prononcer un discours d’hommage en accueillant le cercueil d’une star du music hall sur le parvis d’une église, même Sarko ne l’avait pas tenté.