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francoisD

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  • francoisD 4 mai 2021 16:52

    @Legestr glaz il doit y avoir des limites à la mise en scène, et ce que j’ai vu à Mulhouse aurait demandé une débauche de moyens invraisemblable.
    Pour ce qui est des antibiotiques, sans prétendre avoir votre expertise, j’aurais formulé ça autrement : les maladies virales ne soignent pas avec des antibiotiques, c’est d’ailleurs ce qui rend l’exercice plus compliqué. Par contre, il peut y avoir des surinfections que l’on peut soigner ainsi.
    Pour la pneumonie, il peut y avoir confusion, car il existe des pneumonies virales et des pneumonies bactériennes, les 2 étant des maladies graves.
    De plus, la pneumonie virale peut entraîner une surinfection bactérienne et une insuffisance respiratoire.
    Le doliprane n’existe pas par ici, il doit porter un autre nom.
    Traitement (je cite)
    https://publications.msss.gouv.qc.ca/msss/fichiers/guide-garderie/chap6-pneumonie.pdf
    Spécifique
    ―La décision de traiter avec des antibiotiques dépendra de l’indice de suspicion d’une pneumonie bactérienne. Le choix de l’antibiothérapie se fera en fonction du pathogène le plus probablement en cause. La voie d’administration sera adaptée à la gravité de la maladie.
    ―Il n’y a souvent pas de traitement spécifique pour la pneumonie virale, sauf pour l’influenza contre lequel un antiviral peut parfois être prescrit.
    De soutien
    Hydratation, oxygène, aide respiratoire au besoin.



  • francoisD 3 mai 2021 23:00

    @Ben Schott mais je n’ai pas dit un mot !
    Je ne pensais pas aller jusqu’à l’amitié...
    Je vais tenter ma chance ailleurs, notre ami Philippe Huyssman, par exemple. Il m’a rendu service en démontrant qu’il fallait se méfier des statistiques, car il est facile de les interpréter selon ses besoins. Déjà qu’en statistiques, je n’y comprends pas grand chose.



  • francoisD 3 mai 2021 22:18

    @Ben Schott la suite
    LES MESURES SANITAIRES
    Si nous laissons faire la nature, notre espérance de vie passerait de 80+ à 40 ans et le nombre d’enfants n’atteignant pas 1 an passerait de 1/250 à 1/5. Certains pays dans le monde sont assez proches du mauvais score.
    La durée de l’immunité procurée par le virus ne semble pas être longue. Si cela se confirme, avec un taux de 50% non vaccinés, 50% vaccinés, le virus continuerait à circuler dans la population non vaccinée, et entrerait régulièrement en contact avec les non vaccinés. Parfois, ces virus mutés seraient plus mortels, plus contagieux, avec une « signature » différente donc insensible à l’immunité développée grâce aux premiers vaccins ou à l’immunité adaptative. Ces virus mutés se répandraient dans la population et perpétueraient la pandémie. En fait, en ne vaccinant qu’une partie de la population, on crée une pression évolutive sur le virus qui va nécessairement engendrer des mutations dangereuses et un terreau de fertilisation à variants. Conclusion : il faut éliminer complètement le virus, et pour ça, il faut vacciner à plus de 60-70-80%.
    La peste noire a tué de 30 à 50 % des Européens en cinq ou six ans (1347-1352), faisant environ 25 millions de victimes. Ses conséquences sur la civilisation européenne ont été sévères et longues, d’autant que cette première vague est considérée comme le début explosif et dévastateur de la deuxième pandémie de peste, qui durera de façon plus sporadique jusqu’au début du XIXe siècle.
    Le port du masque semble être la normalité dans certains pays d’Asie, en partie aussi en raison de la pollution atmosphérique des grandes villes. Parmi ces pays, certains ont subi récemment des épidémies qui ont épargné les pays occidentaux. L’utilité du port du masque n’est plus à démontrer (on la pressentait dès le XVème siècle) la transmission du virus se faisant par voie aérienne, gouttelettes et aérosols.
    Ne pas se vacciner, c’est aussi avoir plus de risque de transmettre le virus. Peut-être avons-nous oublié un peu vite la variole, la polyomélite, la tuberculose, la peste, la rage, etc. Quasiment personne aujourd’hui n’a connu de proche ayant contracté le tétanos. Ce qui signifie qu’aujourd’hui personne n’a vu de maladie grave. La conséquence naturelle de cette « période calme » (même en période covid) est que les gens ne voient plus pourquoi ils se feraient vacciner, et accordent trop d’importance aux effets secondaires plutôt que ceux de la maladie. Lorsque le vaccin contre la variole est arrivé, les risques d’effets secondaires graves étaient considérables. Un tel vaccin aujourd’hui ne sortirait jamais de son éprouvette. Et pourtant, autorités et population se sont jetées dessus, tellement elles étaient terrorisés par la maladie et ses ravages parmi leur proches. Idem pour la tuberculose, la polyomélite.
    Les hôpitaux souffraient de sous-effectifs avant la pandémie, qui n’a rien arrangé. Les hôpitaux ne sont pas le barrage à la maladie, ils tentent de sauver les malades gravement atteints. En l’absence de mesures sanitaires, le nombre de ces malades ne cesseraient d’augmenter dans ces établissements jusqu’à les saturer, compromettant ainsi le soin des autres maladies. Le confinement permet d’empêcher la saturation des hôpitaux.

    Y-a t’il des erreurs ? Des corrections à apporter ? Des ajouts ? J’aimerais tant améliorer ce texte !



  • francoisD 3 mai 2021 22:18

    @Ben Schott je vois qu’on est 2 à s’ennuyer, alors je vais essayer de tuer le temps de manière constructive.
    Notre système immunitaire est notre défense contre les maladies. À la naissance, il est prêt à combattre certaines maladies, grâce à l’immunité inné héritée de nos parents.
    Notre système immunitaire réagit lorsque exposé à la plupart des pathogènes qui provoquent des maladies. Il perfectionne sa défense à chaque exposition : c’est l’immunisation adaptative. Mais cette immunisation a un prix, car la réaction est souvent trop lente pour éviter les symptômes de la maladie, elle peut aussi être trop violente et encore plus léthale que le pathogène lui-même.  
    Un vaccin contre une maladie, expose le système immunitaire à un antigène (une forme atténuée ou une fraction du) pathogène provoquant cette maladie. On peut aussi utiliser un pathogène qui lui ressemble du point de vue du système immunitaire. Ceci permet au système immunitaire d’identifier le pathogène et de développer des défenses en évitant les symptômes graves liés à cette maladie. Ce processus implique des « cellules mémoires » qui permettront au système immunitaire de réagir plus vite aux expositions futures à cette maladie et de nous en éviter les symptômes graves.
     
    LES DIFFÉRENTS TYPES DE VACCINS
    => les vaccins à virus atténué ou inactivé : on prend le virus contre lequel on veut être immunisé ou protégé au maximum, on l’affaiblit pour réduire son agressivité, mais on lui laisse suffisamment d’énergie pour qu’il puisse provoquer une réaction immunitaire (c’est le cas du vaccin contre la rougeole ou celui contre la rubéole). Cette technique est la plus ancienne,

    => vaccin vectoriel : ici on va utiliser un autre virus, peu dangereux pour nous, dans lequel on ajoute une information génétique liée au virus contre lequel on veut être immunisé. Typiquement pour le COVID, on prend la fameuse protéine spike. Le virus ainsi transformé va déclencher une réaction immunitaire. C’est ce type de méthode qui est utilisé pour les vaccin Astrazeneca, SpoutnikV, Johnson and Johnson et le vaccin chinois Coronavac ;
     
    => vaccin à ADN (technologie récente) : pour ce vaccin, on utilise un morceau de l’ADN du virus contre lequel on recherche une immunité, plus précisément la protéine spike. Ce morceau d’ADN est introduit à l’aide d’un petit choc électrique dans nos cellules qui vont réagir en produisant des antigènes. Pour le moment, aucun vaccin de ce type n’est autorisé, mais des candidats sont en cours de test au Japon (Takara Bio) ;

    => vaccin à ARN messager : dans ce cas là, on utilise le plan de fabrication de la protéine spike, via l’ARN messager, qui, comme son nom l’indique, va donner le plan à nos cellules. Et ni le noyau, ni l’ADN de nos cellules ne sont modifiés, car les « usines » de production sont situés en dehors du noyau et l’ARN messager ne peut pas être transformé en ADN. (Une exception : le VIH qui est un virus à transcriptase inverse, c’est à dire capable de transformer son ARN en ADN pour infecter nos cellules, obstacle majeur pour créer ce vaccin). Nos cellules fabriquent ensuite la protéine contre laquelle notre système immunitaire réagit. L’ARN messager introduit est ensuite détruit (durée de vie de l’ARN messager dans notre organisme : quelques heures ).

    BÉNÉFICES/RISQUES
    Tout acte médical comporte un risque, l’immunisation adaptative et la vaccination ne font pas exceptions. On évalue les vaccins par leur rapport bénéfices/risques, en portant attention aux effets secondaires et aux difficultés de mise en oeuvre d’une campagne de vaccination.
    À l’apparition d’un nouveau virus, en plus de ne pas en connaître tous les symptômes, on ne peut jamais prévoir si l’immunisation sera possible ni comment elle se produira. Particulièrement critique est la durée des immunités, qui varient d’un virus à l’autre et qui conditionnent les campagnes de vaccination. Avec la grippe, il faut changer ou mettre à jour le vaccin tous les ans, ce qui est possible car les éclosions se produisent en saison froide et alternent entre les 2 hémisphères terrestres. Ainsi, on a un peu d’avance sur le virus, ce qui n’est pas le cas pour le Covid.
    On évalue un taux de mortalité du Covid compris entre 10 et 20% si on se prive des traitements modernes.
    Les pays qui vaccinent massivement, tels l’Israël, l’Angleterre ou les USA, ont obtenu une diminution du nombre de malades atteints de Covid, ce qui allège la charge des hôpitaux et libère des lits nécessaires pour traiter les autres maladies. On réduit aussi le risque de mutation du virus.

    ADJUVANTS
    Les adjuvants améliorent l’efficacité du vaccin. Ils prolongent la présence des antigènes au point d’injection du vaccin et activent les cellules produisant la réponse immune adaptative. On obtient ainsi une meilleure réponse immunitaire, plus durable, avec une quantité plus faible d’antigènes et un plus petit nombre de doses.
    Aucune étude n’a pu, à ce jour, montrer que les adjuvants utilisés actuellement dans les vaccins, présentent des risques significatifs pour la santé, même à long terme (moins de 1 pour 1 million).
    Les anti-vaccins craignent en particulier l’aluminium présent dans certains vaccins sous forme de sel d’aluminium (phosphate ou d’hydroxyde d’aluminium). https://www.msss.gouv.qc.ca/professionnels/vaccination/piq-immunologie-de-la-vaccination/composants-des-vaccins/
    L’aluminium est le 3ème élément le plus abondant dans la croûte terrestre, dont il représente 8%. Il est présent dans les sols et les eaux, y compris celles utilisées pour produire de l’eau destinée à la consommation humaine. On ne le trouve pas à l’état pur dans la nature car il s’oxyde très rapidement. On le trouve en abondance sous forme d’alumine et pour l’utiliser dans nos objets, il faut d’abord raffiner l’alumine par électrolyse. L’oxydation de l’aluminium suffisamment pur, se limite à une couche assez fine pour ne pas être perçu à l’oeil nu. 
    L’aluminium qui pénètre dans notre circulation sanguine – tout comme celui contenu dans certains vaccins – est rapidement traité et éliminé par les reins avec l’urine.

    ARN MESSAGER
    Le vaccin à ARN messager ne contient pas d’aluminium.
    Les connaissances biologiques actuelles permettent de conclure que l’ARN messager ne peut pas aller dans le noyau cellulaire et modifier l’ADN de ce dernier.
    Rien à voir avec la thérapie génique qui vise à modifier notre ADN pour réparer un gène défectueux https://www.inserm.fr/information-en-sante/dossiers-information/therapie-genique.
    Pour produire l’ARN MESSAGER, on définit la composition précise en acides aminés de la protéine contre laquelle on veut vacciner. On en déduit la séquence ADN qui lui correspond. C’est à partir de cet ADN que l’on produit l’ARN in vitro, en dehors de toute cellule. Les réactions biochimiques ont lieu dans un système acellulaire, ce qui facilite leur production et exclut tout risque de contamination par un éventuel agent infectieux intracellulaire (bactérie, virus), contrairement au vaccin vectoriel ou au vaccin à virus atténué ou inactivé. https://ducotedelascience.org/laventure-scientifique-des-vaccins-a-arn-messager-realites-biomedicales/
    Le vaccin à ARN messager ne modifie en rien notre ADN, il n’apporte pas de gène, il transmet un plan qui ne sert qu’une fois, puis est détruit ensuite. Ceci permet d’exclure les effets secondaires qui surviendraient 5 à 10 ans après l’injection du vaccin. Par contre, il est possible que par manque de temps les chercheurs n’aient pas réussi à faire tout les tests nécessaires et qu’on se rende compte par la suite, qu’il y ait un effet secondaire « masqué ». 
    Le procédé d’élaboration du vaccin ne passe pas par pas appel es milieux de culture à l’état de traces
    L’ARN messager est connu depuis longtemps (1960, découverte par des chercheurs français) et utilisé depuis longtemps, notamment dans le monde vétérinaire.

    C’est un peu trop long, alors je vais l’envoyer en 2 fois.



  • francoisD 3 mai 2021 21:59

    Au-delà des chiffres il y a la souffrance, qui elle n’est pas mesurable.

    Pour le Covid-19, des moyens exceptionnels ont été mis en oeuvre pour développer des vaccins aptes à passer l’autorisation de mise sur le marché (AMM) en un temps record. Cet effort se veut à la hauteur de la perception du danger par les autorités sanitaires. On devrait saluer ces efforts et éviter de tirer sur l’ambulance.

    Quand on compare le Covid-19 à la grippe.
    J’ai vécu ma première quarantaine à Mulhouse en mars 2020, lieu de la première éclosion de Covid-19 en France. J’entendais le bruit incessant des sirènes des ambulances, le balai des hélicoptères qui évacuaient les malades en surnombre de l’hôpital Émile Muller tout proche vers d’autres hôpitaux, moins saturés . Cet hôpital est le deuxième par son importance en Alsace (1 884 150 habitants). Les avions qui décollaient vers l’Allemagne de l’aéroport de Bâle passaient au-dessus de nos têtes, des TGV sanitaires partaient pour le Sud-Ouest de la gare au bas de la colline. Il y a eu cet hôpital de campagne installé par l’armée, fait de tentes montées à la hâte dans le stationnement de l’hôpital, pour doubler la capacité de son service d’urgence.

    Et puis il y a eu ces premières images montrant une salle avec des alignements de lits. Sur ces lits des patients inertes, couchés sur le ventre. Une voix nous expliquait qu’ils étaient plongés dans un coma artificiel, que ce coma les empêchaient leur respiration naturelle, que des ventilateurs les maintenaient hors de l’hypoxie, que le personnel soignant les retournait 4 fois par jour pour éviter d’autres complications. Le coma permettait d’éviter les réflexes de rejet de l’intubation et soustrayait les patients de l’angoisse de hypoxie. Cette angoisse, les personnes qui souffrent de l’asthme la connaissent bien et la redoute. C’est la souffrance de celui qui se noît, sauf que dans le cas du Covid-19 cette souffrance se prolonge sur plusieurs jours et sans répit. C’est dans ces conditions, entre la vie et la mort que les malades gravement atteints développaient leur immunité au bout de plusieurs semaines, la seule alternative étant la mort.
    Je n’ai jamais assisté à ce genre de spectacle à l’occasion d’une épidémie de grippe, et cela devrait peser dans la balance de la comparaison.
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