En ce qui concerne la psychologie des masses (le social engineering), ces messieurs savent et sauront se servir des principes énoncés par le bon Edward Bernays il y a bientôt un siècle de cela.
Notre seule parade ? L’information. Agoravox est utile pour cela, mais aussi les discussions quotidiennes informelles, qui doivent servir à diffuser un maximum d’informations.
Tout à fait d’accord. Mais chacun a sa bonne raison d’être satisfait : un boulot pas trop chiant, ou alors pas trop mal payé, une copine pas trop moche, des gosses pas trop abrutis, des vacances pas trop pluvieuses. Ils s’en contentent tous !
Au pire le dernier des losers se satisfera toujours d’avoir près de lui un loser encore pire, comme dans le Meilleur des Mondes : chacun est programmé pour mépriser celui du dessous et ne pas envier celui du dessus.
Pour l’économie parallèle, on peut la fonder sur Mars, mais le Bilderberg est fichu d’y pointer son nez quand même. Il ne reste plus que le soulèvement. Le mot révolution est trop puissant... Nous ne voulons pas collectiviser l’économie, juste rendre leur utilité à nos frontières et faire la loi, la vraie, celle qui empêche les maffieux et les accapareurs de pomper l’économie jusqu’à la dernière goutte.
Hors crise le déficit « structurel de la France » c’est 50 milliards d’euros. C’est pile poil ce qu’on verse tous les ans aux banques pour les intérêts de notre dette (les intérêts seuls, ne parlons même pas de remboursement du capital).
C’est-à-dire que sans la loi de 1973, on aurait eu un peu plus d’inflation contre un déficit zéro.
Je prends en compte ces remarques dans mon article, j’admets que ces arguments sont vrais, mais valables pour tous les pays occidentaux. Ils n’expliquent pas pourquoi les junk bonds français restent pour le moment AAA, pourquoi les subprimes découpés ont obtenu cette même note, pourquoi on descendrait subitement aujourd’hui, etc.
Je ne prône pas la nationalisation bête et méchante des agences de notation, mais je mets l’accent sur l’oligopole qu’elles constituent et le fait qu’elles sont sans cesse unanimes (pourquoi n’y en a-t-il pas qu’une seule alors ?). Deux agences new-yorkaises, la troisième détenue par un milliardaire. Attention, « milliardaire » n’est pas une insulte !
Casser le thermomètre n’enlève pas la fièvre, mais si le thermomètre ne fonctionne pas, qu’il indique n’importe quoi en fonction de critères autres que la chaleur, en bref s’il est truqué par le toubib pour vous faire revenir souvent chez lui, on le casse et on se fie à ses sensations.
Sauf votre respect, il y a bel et bien une différence entre libéral et ultralibéral. Comme il y en a une entre communisme et socialisme (en théorie non mais dans les faits oui).
Entre Benjamin Constant et Milton Friedman, l’un est libéral et l’autre ultralibéral.
Pour une analyse fine et percutante de la dualité du libéralisme (libéralisme économique et libéralisme libertaire sociétal) je vous recommande chaudemment la lecture des ouvrages de Jean-Claude Michéa, notamment « L’empire du moindre mal ». Aucun rapport entre les libéraux au travers des siècles et l’ultra-libéralisme, doctrine beaucoup plus récente mais hégémonique aujourd’hui. Aucun « libéral » ne prône la dérégulation totale des flux humains, financiers et de marchandise. Les ultralibéraux eux n’ont pas ces scrupules.
Quant à la meilleure réaction, selon moi elle serait de retrouver notre souveraineté monétaire.