Internaute, juste internaute,
mais qui compte le rester et qui soutient toutes associations qui défendent la neutralité du Net, et la liberté d'expression :)
Л
Ce n’est quand même pas comme si on ne nous avait pas prévenu : LOPPSI, a été un cheval de bataille, une raison suffisante pour que les français se mobilisent, mais pourtant la loi existe, elle a été votée, elle est appliquée en matière de sécurité, dans le droit fil du MAE (mandat d’arrêt européen). On continue : depuis des mois nous essayons de lutter contre ACTA, les députés européens finissent par le rejeter, et rhoooooo surprise voilà CETA ! Et pour finir voilà la position de M. Valls ici le 21 Décembre 2010 à l’assemblée nationale pour tout ce qui concerne les lois sécuritaires. Ne nous étonnons pas, le nouveau gouvernement avait largement le temps de « détricoter » toutes ces lois et s’ils ne l’ont pas fait, c’est bien parce qu’elles les arrangent, ces lois sécuritaires sont primordiales dans « leur démocratie ». Nous ne sommes pas dans le changement mais dans l’accomplissement d’une politique que la droite n’a jamais osé concrétiser et mise en œuvre maintenant par ceux qui se disent de gauche. Л jordanne
Je ne vois pas trop où l’auteur(e) veut en venir mais enfin, il y a quand même longtemps que les utilisateurs d’Internet ayant quelques notions d’informatique savent que : "Le terme hacker, comme indiqué dans le Jargon File ou par la RFC1392 - Internet Users’ Glossary,
désigne une personne qui montre une véritable passion pour la
compréhension du fonctionnement intime des systèmes, ordinateurs et
réseaux informatiques en particulier. Une confusion courante consiste à
désigner un pirate informatique par le terme hacker, alors qu’on devrait utiliser le terme cracker."
Il y a aussi quelques années que les meilleurs informaticiens utilisés par divers gouvernements et autres boites à caractère sensible sont connus pour être des hackers notoires ; cela n’est pas un secret. Donc, où est le risque ?
Je cite une de vos commentateurs @lulupipistrelle : ".. et la morphine a des effets secondaires tellement désagréables, que
ce sont les patients qui supplient qu’on l’arrête, dès qu’ils se sentent
mieux. C’est un témoignage, pas une spéculation.«
La question de savoir si l’herbe a des vertus thérapeutiques ne date pas d’aujourd’hui.
J’ai connu une personne atteinte d’une maladie incurable, qui souffrait beaucoup alors qu’elle était sous morphine. Son fils lui a procuré de l’herbe et »après tout,« s’est-elle dit »qu’ai-je à y perdre ?« . Autant vous dire que j’ai suivi cette expérience avec perplexité et prudence. J’ai vu une femme connaître enfin des moments de »non souffrance« . Elle a été honnête avec son médecin, et lui a confié ce qu’elle appelait »sa dernière folie". Il ne lui a rien dit, s’est contenté de sourire et de faire comme s’il n’avait pas compris. Voyez-vous je me demanderai toujours si prendre de la drogue légale comme la morphine *avec des résultats médiocres pour le patient et des effets secondaires insupportables, est préférable à fumer un pétard qui bizarrement vous soulage vraiment. Il est rare que j’intervienne dans ces débats, car j’ai beaucoup d’autres choses à faire,mais ce sujet me tient à cœur car il mérite de la réflexion. Cordialement.
ÉPIPHÉNOMÈNE (LITTRE) (é-pi-fé-no-mè-n’) s. m. Terme de médecine. Symptôme qui survient dans le cours d’une maladie et qui, n’étant pas nécessaire pour la caractériser, paraît comme surajouté aux symptômes essentiels.
épiphénomène (Larousse) nom masculin
Ce qui se surajoute à un phénomène sans réagir sur lui.
Symptôme accessoire qui peut
accompagner les autres symptômes d’une maladie, mais qui ne modifie pas
le cours de celle-ci et ne nécessite généralement pas de traitement
spécifique.
phénomène (Larousse) nom masculin(grec phainomena, ce qui apparaît)
Fait naturel constaté, susceptible d’étude scientifique, et pouvant devenir un sujet d’expérience : Les météores sont des phénomènes naturels.Le phénomène de la radioactivité.
Fait observé, en particulier dans son déroulement ou comme manifestation de quelque chose d’autre : La dénatalité est un phénomène des sociétés développées.
Personne, chose qui se fait remarquer par son caractère extraordinaire, singulier, exceptionnel : Bach, un phénomène de la musique ; suivi d’un nom sans article : Étudier le phénomène Bach.
Personne qui sort de l’ordinaire, qui surprend par son originalité, son caractère excentrique : Un drôle de phénomène, ce garçon.
En apposition, indique qu’il s’agit de quelque chose qui a un caractère exceptionnel : La deux-chevaux, voiture phénomène.
Individu anormal, monstre : Un phénomène qu’on montre dans les foires.
Ce qui apparaît à la conscience, ce qui est perçu par les sens ; chez Kant, ce qui relève du monde sensible, par opposition à noumène.
Regarder quelqu’un comme un phénomène : le regarder avec étonnement, curiosité.
LQDN
a déjà précisé sa position pour ce qui concerne la mission
Lescure ici
D’’autre part Philippe Aigrain ’explique fort bien ce boycott sur son blog :
"Le gouvernement ne se préoccupe que de macro-économie, sujet sur
lequel il semble avoir une idée de ce qu’il devrait faire, mais le fait à
moitié (au mieux), dans un contexte où seule une action résolue et cohérente pourrait atteindre des résultats.
Le gouvernement et son président hypernormal ne se soucient pas
d’ancrer leurs politiques dans les attentes, initiatives et pratiques
des citoyens, même lorsque celles-ci sont compatibles avec les valeurs
dont ils se réclament.
Les déclarations et politiques ne manifestent aucune compréhension
visible de l’impact des grands choix technologiques ou concernant les
modèles d’innovation, de production et d’échange, les déclarations
d’intention à l’issue de la conférence environnementale ne pouvant en
tenir lieu.
En conséquence, le gouvernement prend des positions désespérantes dès
qu’il s’agit de questions dépassant les grands agrégats
macroéconomiques :
Il défend les intérêts industriels établis au nom de l’emploi même
lorsqu’ils s’opposent à l’innovation et au développement économique
(exemple de la défense d’Orange contre la concurrence ou du refus de
légiférer sur la neutralité du net) alors même qu’il a pris des mesures
salutaires pour commencer à réduire les avantages fiscaux des plus
grandes entreprises.
Il considère les pratiques non marchandes comme des échecs du marché
et non comme le développement d’un nouvel espace de socialité, de
production et d’échange.
Il a démis une ministre respectée (Nicole Bricq, heureusement
réaffectée à un autre poste) parce qu’elle avait pris une décision
visant indiscutablement l’intérêt général, sous prétexte de l’opposition
d’un lobby particulièrement peu estimable.
Il met en avant le « sécuritarisme » au risque de pérenniser ou
d’aggraver la stigmatisation de populations (actions à l’égard des roms
et retrait de la mesure sur les récépissés de contrôle d’identité).
Et enfin, il conduit de façon très dangereuse le débat (ou plutôt son absence) sur le Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance au sein de l’union économique et monétaire
et d’autres décisions européennes comme celle de la BCE d’acheter la
dette des Etats sans limites sur les marchés secondaires (j’y reviendrai
dans un prochain post).
Le fil conducteur de toutes ces dérives, hélas prévisibles pour qui
avait suivi l’attitude du président de la République et de son équipe
pendant la campagne, c’est l’incapacité à traiter les citoyens en
adultes politiques, porteurs d’idées, d’analyses et de propositions.
C’est la segmentation des interlocuteurs en groupes d’intérêt, c’est la
marginalisation aussi au sein même de la majorité de ceux qui avaient
tissé d’autres liens avec la société civile, c’est le respect accordé
aux interlocuteurs en raison de leur seul pouvoir de nuisance. Le temps
va être très court pour se ressaisir."