ben, si le majordome bosse bien et si son employeur peut se le permettre, pourquoi pas ? On ne va pas maintenir tous les salariés au SMIC toute leur vie, quand même... 7500 euros/mois, l’Etat encaisse autant en charges sociales et salariales et le mec paie ses impôts aussi... Un employé qui bosse bien mérite un bon salaire. S’il a de la chance, tant mieux pour lui.
Wesson, en quoi ces mesures fiscales seraient nuisibles si elles permettent de créer des emplois - surtout des emplois peu ou pas qualifiés - et de résorber le chômage ? Sous le seul prétexte que ce sont les « riches » qui en bénéficient ? Si Mme Bettencourt ou M. Pinault emploient 100 salariés à domicile, c’est 100 chômeurs de moins., et ce n’est pas plus mal pour les caisses de l’Etat... Après, si le coup de pouce fiscal peut les inciter à en embaucher 100 de plus, où est le mal ? C’est quoi, au final, l’objectif des détracteurs des dindons ? Faire de telle sorte que les pauvres soient moins pauvres (en leur favorisant par exemple l’accès à un boulot et leur faire quitter « l’assistanat ») ou que les riches soient moins riches ??? La lutte des classes fait bien plus de dégâts collatéraux qu’à ceux qu’elle pointe du doigt...
c’est vrai que vous préférez que la femme de ménage, le majordome, le chauffeur et la nounou en question pointent au chômage plutôt que d’être employés par de sales riches... Vous préférez que les caisses de l’Etat se vident à leur payer leurs allocation chômage ou le RSA, plutôt que ce soient les sales riches qui les paient et paient du coup leurs charges sociales et patronales, fût-elles réduites. Tout ça sous prétexte que ces mesures bénéficient au sales riches, vous oubliez aussi qu’il y a aussi de sales salariés de la classe moyenne qui emploient des nounous, ne fut-ce que pour pouvoir aller bosser. Et il y a aussi de sales retraités, pas forcément riches, qui emploient des salariés à domicile parce qu’ils ne peuvent assurer eux-mêmes certaines tâches, ces feignasses...
L’argument linguistico-consitutionnaliste : Une consitution, ça se change. La signification d’un mot, ça évolue.
Donc la revendication du mariage homo et de l’adoption des enfants par les couples homos va bien au-delà de la simple conquête des droits...
Ce n’est pas la norme qui est le soucis.
Ben si. Sinon, quels repères pour la société ? Sur quoi baser le sentiment d’appartenance à un même groupe, le vivre-ensemble, s’il n’y a pas de « normes » ? C’est « chacun fait ce qu’il veut, selon ses envies du moment » que vous préconisez ?
Pour info, encore une fois, le mariage est une construction sociale, effectivement, et sa forme a beaucoup variée.
A ceci près qu’il n’a jamais existé pour les couples homosexuels, et ce, quelles que soient les époques et les cultures. Il en est différemment de la pratique homosexuelle qui, elle, a parfois été reconnue voire glorifiée (y compris dans des milieux très « virils » comme chez les hoplites, les légionnaires romains, les templiers ou les samouraïs...)
La possible transcendance du genre et du sexe est un des éléments qui puisse permettre d’aller vers une diversité plus forte.
je dirais plutôt une perte totale des repères, où plus personnes ne sait vraiment ce qu’il est (famille, nationalité, religion, sexe etc.) et où tout le monde finalement deviendra pareil à force de vouloir gommer les différences. Difficile d’apprendre la tolérance ou l’acceptation de la différence dans une société devenue finalement très conformiste, plus que les sociétés traditionnelles les plus figées.
plus un gay est accepté, plus il se sent accepté en tant que la personne
qu’il est réellement, et plus il « s’hétérocentrise », plus il s’intègre.
là, votre exemple est très intéressant, et démontre pourquoi les homosexuels se sentent si incompris lorsqu’ils veulent faire valoir leurs droits, y compris auprès de personnes n’ayant strictement aucun rapport avec eux : le gay (ou la lesbienne) est accepté parce que c’est lui qui fait l’effort de se « couler dans le moule » (ici, la société hétérosexuelle) et non d’imposer sa vision des choses. Faisant partie d’un groupe minoritaire (au sens pratique sexuelle s’entend), sa préoccupation est que la société dans laquelle il vit, avec ses traditions, ses repères, ses valeurs, ses « normes », accepte sa différence et lui octroie les mêmes droits que tous les autres. Bien sûr, il y aura toujours quelques conservateurs prêts à lui barrer la route, mais c’est inévitable et finalement anecdotique. En revanche, qu’il se mette en tête de chambouler les traditions, repères et valeurs,et de définir ses propres « normes » face à la majorité qui l’entoure, il va rencontrer beaucoup plus de résistances... 5 à 10% de la population qui impose au forceps sa vision aux 90% autres ne va pas contribuer à rendre les premiers très populaires ou mieux acceptés...
Ni rage ni haine contre vous =) simplement soucieux du devenir de la société dans laquelle vont grandir nos enfants...
il n’ ya pas plus de droit à l’enfant pour les homosexuels que pour les hétérosexuels
Absolument, et j’irais même plus loin : ce ne sont pas les couples, hétéros ou homos, qui ont un « droit à l’enfant », ce sont les enfants qui ont un droit aux parents... Est-il dans l’intérêt de l’enfant de le placer dans une famille homosexuelle (au même titre que dans une famille très âgée, ou monoparentale, ou autre) plutôt que dans une famille hétérosexuelle « standard », nul ne le sait à l’heure actuelle (les études sont contradictoires) mais quand il s’agit d’enfants, il convient d’observer au maximum le principe de précaution. Mais ceci est une problématique beaucoup plus globale que la simple question de l’adoption par les couples homosexuels...
un enfant adopté par un couple d’homosexuels qui ont une vie très aisée
avec des compétences psychiques , intellectuelle et spirituelle bien
développées
Il n’est pas question des qualités desdites personnes mais du cadre dans lequel grandit l’enfant. Et là, on a encore trop peu de certitudes, donc prudence... Contentons-nous d’évaluer déjà les enfants qui se retrouvent de fait dans des familles homosexuelles avant d’envisager l’ouverture des possibilités de l’enfant à être adopté par d’autres familles... Ce sont des études de très longue durée, puisqu’il faut les évaluer à l’âge adulte... wait and see...