Vous avez complètement raison Françoise. Cet acharnement à faire de Colonna le coupable malgré toutes les évidences ne peut que cacher une vérité dérangeante pour le Pouvoir. Bien malin qui pourrait dire à quel niveau, surtout avec cette fameuse justice d’exception qui n’est ni plus ni moins qu’une justice politique qui n’a rien à faire dans une démocratie. Il serait temps que les gens qui s’estiment citoyens s’emparent enfin de ce sujet et se rendent compte que tout le monde est concerné, quelque soit son origine...
Oui, Soleil, mais il faut reconnaitre que la mobilisation des corses n’a reçu que très peu d’écho à Paris. C’est volontairement que je résume la France à Paris tant le mépris pour la « province » est prégnant dans ce pays...Les corses, eux, font partie avec d’autres des citoyens de 3ème zone... Mais le problème n’est pas là ! Le problème est que la caste au pouvoir peut se servir des institutions à sa guise, les détourner, les tordre, en fouler aux pieds les principes fondateurs dans une apathie quasi-générale...
" Je
m’interroge sur la pertinence de cette réflexion. C’est un raisonnement
pervers de retenir l’absence de preuves matérielles comme élément à
décharge ". Voilà, tout est dit du sort judiciaire subi depuis tant d’années par Y. Colonna, dans cette phrase de Me Chabert, avocat du Trésor public prononcée à la sortie d’une audience alors que les débats menaient à la débâcle de l’accusation. Quoi qu’il puisse dire, quoiqu’il puisse faire, il est coupable parce que le Pouvoir l’a décidé et le Pouvoir ne peut pas se tromper...De quoi faire frémir même les rigolos, non ?
Mr Dupont, en quoi mon origine influerait-elle sur l’exigeance de justice ? Je vous invite à lire un de vos héros, Michel Audiard...Il a pondu plein d’aphorismes à votre sujet !
C’est certain, exocet, mais le problème principal n’est-il pas surtout que nous laissons ces gens s’emparer d’un pouvoir qui en théorie est le nôtre ? A l’école , on nous apprend que la Démocratie, c’est le droit de vote, on nous apprend aussi que la Démocratie repose sur l’équilibre des pouvoirs. Le cas Colonna est bien la preuve, aux yeux de tous ceux qui ont regardé un peu attentivement le dossier, que le pouvoir executif peut faire enfermer à jamais qui il veut, que les deux autres pouvoirs, législatif et juduciaire sont à sa botte et que le bon peuple s’en fout, endormi par une presse complice et des pseudo-élites alibis.