>Je ne parle pas du tout de bannir sur la base de "jugements" ;
> mais sur la base de messages signalés pour abus,
> pour cause de caractère diffamatoire, injures, etc.... ;
> c’est donc au comité de rédaction de juger, comme ça se passe déjà actuellement
Désolé, je m’aperçois que mon commentaire ressemble un peu à une attaque, mal emboutie en plus. On est d’accord, j’ai écris "jugements" en pensant aux vote +1 ou -1 qu’on peut attribuer aux articles, et de là qu’il serait délicat de programmer un blocage des utilisateurs jugés régulièrement sous les -20 ou un seuil quelconque. Il reste à juger de ce qu’est un abus, ce n’est pas un concept programmable, donc il faut du temps d’une vraie personne en chair et en os pour administrer. Peut-on modérer entièrement en comptant sur du bénévolat ? Si non, la question du financement se traduit par laisser passer les commentaires abusifs ou accepter plus de publicité, mmh...
2/ TF1 et M6 ont grimpés en bourses car les spéculateurs ont parié sur le transfer de la demande publicitaire des chaines public vers les chaines privées. Les chaines de TV fournissent le produit "bande passante publicitaire". L’offre se réduit, alors que la demande est inchangée, le prix du produit augmente, or le prix de revient du produit (pour le fournisseur) n’a aucune raison d’augmenter, donc la marge bénéficiaire de ces compagnies devrait augmentée CQFD.
Si je comprend bien cet article, le gouvernement veut taxer le privé pour financer le public, donc au final cette augmentation de marge bénéficiaire serait récupérée par l’état sous forme de taxe. Naivement ça parait tenir la route. Dans les faits, ça augmente la dépendance des chaines publique vis-à-vis des subventions de l’état. Avec un autre gouvernement ça pourrait ne pas poser de problèmes, mais celui de Sarkozy a l’air de préférer imposer plutôt que de convaincre, ce n’est peut être pas anodin.
Heureusement on est encore en démocratie : ce qu’un gouvernement fait, un autre peut le défaire. Je ne suis pas de droite mais je suis d’avis que l’expérience mérite d’être tentée quelques années.
1/ Un système antitroll est déjà en place par le système de vote qui masque à première vue le texte des message jugés négativement par la majorité.
Il est aventureux de bannir une personne sur la base du jugement d’autres personnes : avec un tel systeme, si un groupe extremiste prenait d’assaut (editorialement) ce site en accédant avec divers login et des acces internet différent (de cybercafé par exemple), alors ils pourraient se positionner eux-mêmes comme une majorité apparente, bannir tout le monde et prendre possession du site.
Donner la parole à tout le monde génère beaucoup de bruit, c’est un reproche récurrent fait au principe de la démocratie. Mais être majoritaire ne signifie pas avoir raison, et c’est pour ça que certains texte peuvent se retrouver cachés, mais reste disponible pour qui veut les lire.
J’ai appris dès les bancs de l’école (que je n’ai pas quitté depuis si longtemps que ça) qu’une information trouvée sur Internet demande un croisement scrupuleux avant de pouvoir être admise. A ce titre, je vais me faire l’avocat de l’OCDE en me permettant de poster le paragraphe suivant celui extrait par Paul Villach (et bien d’autres avant lui depuis 1996), toujours page 30 du cahier 13 donc :
<< [...]de telle sorte que l’on évite un mécontentement général de la population.
L’intérêt politique de ces mesures ne signifie pas qu’elles sont les plus
rationnelles ou les plus justes. La chute des investissements publics aura à terme
un impact négatif sur la croissance. De plus, si cette mesure touche des régions
rurales pauvres, elle freine la réduction des inégalités de revenus. Du point de vue
de l’efficacité, le maintien de la qualité de l’enseignement supérieur peut être
préférable à la croissance rapide des effectifs d’étudiants mal formés. Mais le
classement des mesures de stabilisation en fonction du risque politique ne relève,
ni de l’efficacité, ni de la justice ; il résulte de rapports de force entre les groupes
d’intérêt touchés par l’ajustement et un gouvernement en position de faiblesse. C’est pour dissiper toute ambiguïté à ce sujet et ne pas laisser penser que ce
classement politique a valeur d’approbation que nous avons rappelé en introduction
la publication antérieure du Cahier de politique économique No. 1, Ajustement et
équité, qui montre précisément ce qu’un gouvernement devrait faire s’il se souciait
de justice, le seul critère de classement que l’on puisse toujours approuver.
>>
De plus il y avait en introduction :
<< [L’objectif des Cahiers de politique économique] est de stimuler la réflexion et la
discussion, permettant ainsi une meilleure compréhension des difficultés et la résolution de
certains problèmes-clés. >>
Le problème clef du cahier n°1 est de conseiller sur les changements à envisager pour les pays receveur d’aide (financières) de pays donneurs, et la diminution des dépenses pour l’éducation, la santé ou les aides sociales sont mentionnés dans la liste des mesures tentantes à court termes mais destructives au long terme, avec des exemples déjà criant à l’époque (1992) : l’Equateur et le Chili sombrant dans un accroissement des inégalités tandis que la Malaysie et l’Indonésie préparaient leur jeune génération à la forte croissance qu’ils affichent aujourd’hui en 2008, ces deux pays étant en très bonne position dans les économies dites "émergeantes", et la relative rapidité avec laquelle ils se sont remis de la crise économique d’Asie du Sud Est en 1997 prouve qu’augmenter les depenses publiques, comme le preconisait ce cahier, était le meilleur choix à faire.
Le problème clef du cahier n°13 est de conseiller une ligne de conduite pour maintenir la stabilité de l’état lorsqu’un changement est décidé. Il n’est pas de dire qu’un changement est bien ou pas. Si on voulait s’écrier "Regardez, c’est la politique que l’OCDE préconise", alors c’est le cahier n°1 qu’il faut lire (en gardant à l’esprit qu’il a 16 ans d’âge et qu’il n’est que partiellement applicable à un pays "donneur" comme la France) plutôt que le 13.
Bon c’est mon humble avis d’ingenieur en informatique qui a appris l’Economie sur Wikipedia. D’accord ou pas avec le travail de l’OCDE, moi je trouve rassurant de constater que ces rapports sont accessibles publiquement et génère ce genre de débat sur ce site et d’autres, ils remplissent au moins leur fonction de "stimuler la réflexion et la discussion".